À l’approche de la rentrée scolaire, plusieurs quartiers montréalais réclament des investissements dans les infrastructures scolaires et dénoncent les délais dans la construction de nouvelles écoles. La Coalition montréalaise des Tables de quartier (CMTQ) interpelle les partis engagés dans la campagne électorale québécoise et leur demande des mesures concrètes.
À Pointe-Saint-Charles, dans le Faubourg Saint-Laurent et dans le secteur Peter McGill, des mobilisations sont prévues en septembre pour mettre en lumière les besoins locaux. La coalition affirme que certaines familles attendent depuis plus de dix ans l’arrivée d’une nouvelle école, contraignant des élèves à parcourir de longues distances.
À Peter McGill, où il n’existe actuellement aucune école publique, cette situation contribuerait au départ de familles et compliquerait le développement d’un sentiment d’appartenance au quartier, selon la table de concertation locale.
La CMTQ estime également que le manque d’investissements dans l’entretien des bâtiments scolaires a contribué à la dégradation d’une partie du parc immobilier, tandis que certains secteurs en croissance ne disposent pas des infrastructures nécessaires pour accueillir de nouveaux élèves. Cette situation exercerait une pression supplémentaire sur les établissements des quartiers voisins.
La coalition demande au prochain gouvernement de consacrer davantage de fonds aux infrastructures et d’améliorer la planification du réseau scolaire. Elle défend notamment l’objectif d’une école primaire accessible à moins de 15 minutes à pied et d’un établissement secondaire à moins de 30 minutes en transport en commun.
Les groupes de quartier souhaitent maintenant connaître les engagements des différents partis sur la construction d’écoles, l’entretien des bâtiments existants et la réduction des inégalités d’accès au réseau public.



