Le marché résidentiel de l’île de Montréal s’est nettement détendu en août, selon l’Indice Tardif, qui mesure le rapport de force entre acheteurs et vendeurs. L’indicateur est tombé à 18,1 sur 100, contre 24,5 en juillet, entrant dans la catégorie des marchés favorables aux acheteurs.
Le recul s’explique notamment par une baisse des transactions et une hausse des nouvelles inscriptions. Quelque 883 ventes fermes ont été enregistrées en août, contre 1 013 un an plus tôt, soit une diminution de 12,8 %. Dans le même temps, 2 402 nouvelles propriétés ont été mises en marché. Le taux d’absorption s’est établi à 36,8 %.
Les vendeurs disposent toutefois encore de marges de négociation variables selon les propriétés. Près de 34,2 % des ventes ont nécessité au moins une réduction du prix avant de trouver preneur. Le prix de vente médian s’est établi à 653 250 dollars, soit 5,2 % sous le prix initialement affiché.
Les prix demeurent néanmoins relativement stables. La copropriété affichait une médiane de 483 000 dollars, en baisse de 0,9 % sur un an, tandis que les maisons unifamiliales atteignaient 816 250 dollars, en hausse de 1,9 %. Les plex de deux à quatre logements reculaient de 3,3 %, à 851 000 dollars.
Le marché reste toutefois très contrasté selon les secteurs. Griffintown affichait un indice de 55,6, correspondant à un marché équilibré, contre seulement 8,4 pour Ville-Marie, classé en zone d’acheteur fort. Le délai médian atteignait 46 jours avant l’acceptation d’une promesse d’achat et 65 jours avant la vente ferme.
Malgré ce contexte favorable aux acheteurs, certaines propriétés continuent de se vendre au-dessus du prix demandé. En août, 13,1 % des transactions ont dépassé le dernier prix affiché, illustrant les écarts persistants entre les différents segments du marché montréalais.



