Québec solidaire propose de fixer à 70 000 personnes par an le seuil d’immigration permanente au Québec, tout en renforçant la régionalisation et les mesures d’intégration, a annoncé mardi sa porte-parole Ruba Ghazal lors d’un passage à Rouyn-Noranda.
Le parti souhaite notamment rétablir intégralement le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) et créer un volet destiné aux régions. Le PEQ-Régions permettrait aux immigrants travaillant déjà hors des grands centres d’accéder plus facilement à la résidence permanente, à condition notamment de s’engager à demeurer dans leur région pendant au moins trois ans.
Québec solidaire propose également une politique de francisation en milieu de travail, avec des cours rémunérés durant les heures de travail. Le parti veut par ailleurs abolir les permis de travail fermés, qui contraignent les travailleurs temporaires à rester auprès d’un seul employeur.
Pour Ruba Ghazal, le modèle actuel doit être réorienté vers une immigration davantage permanente et mieux planifiée. Elle estime que l’intégration doit s’appuyer sur la francisation et des conditions de travail jugées dignes.
Le parti met aussi de l’avant le rôle de l’immigration dans la revitalisation de certaines municipalités en région. Sa candidate dans Rouyn-Noranda–Témiscamingue, France Marion, a notamment cité Moffet, en Abitibi-Témiscamingue, ainsi que les Îles-de-la-Madeleine et La Pocatière comme exemples de collectivités ayant bénéficié de l’arrivée de nouveaux résidents.
Ces propositions s’inscrivent dans la campagne électorale québécoise, alors que les seuils d’immigration et la répartition des nouveaux arrivants figurent parmi les sujets débattus par les partis.



