Les principales centrales syndicales du Québec et deux groupes de défense des chômeurs réclament un élargissement de l’assurance-emploi afin de mieux protéger les travailleurs affectés par les conséquences de la guerre commerciale avec les États-Unis.
La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la CSN, la CSQ, la CSD, le Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC) et le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) ont salué lundi la prolongation annoncée par Ottawa de certaines mesures temporaires du régime.
Le gouvernement fédéral avait notamment annoncé le 25 août une mesure limitant au dernier emploi occupé l’exclusion visant les personnes ayant quitté volontairement leur travail. Les organisations demandent toutefois d’aller plus loin.
Elles proposent d’abord d’instaurer une norme universelle d’admissibilité fixée à 420 heures travaillées, indépendamment du taux de chômage régional. Elles réclament également que les 20 semaines supplémentaires de prestations prévues dans certaines situations soient accessibles à tous les travailleurs pendant la durée du conflit commercial.
Selon les organisations, les travailleurs saisonniers, contractuels ou à temps partiel, ainsi que les jeunes et les nouveaux arrivants, risquent particulièrement de demeurer insuffisamment couverts par les mesures actuelles.
Les syndicats demandent enfin de rendre permanentes certaines dispositions temporaires, notamment la suspension du délai de carence et les règles concernant les indemnités de cessation d’emploi.
Les organisations estiment que les crises économiques successives depuis 2020, incluant la pandémie, les feux de forêt et les tensions commerciales avec Washington, justifient une réforme durable du régime.



