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Le PIB du Québec recule de 0,1 % en juillet, malgré la résistance de l’industrie

Après une progression de 0,5 % en juin, l’économie québécoise a marqué le pas en juillet 2026. La croissance de la production de biens n’a pas suffi à compenser le repli des services, tandis que le bilan des sept premiers mois reste légèrement positif.

L’économie québécoise a perdu un peu de terrain en juillet. Le produit intérieur brut (PIB) réel de la province a diminué de 0,1 % par rapport au mois précédent, après avoir progressé de 0,5 % en juin, selon les données publiées mardi par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Ce ralentissement traduit des évolutions contrastées entre les principaux secteurs de l’économie. La production de biens a continué d’augmenter, mais le recul des services a pesé sur l’activité globale.

L’industrie et la construction soutiennent l’activité

La production des industries de biens a progressé de 0,4 % en juillet, après une hausse de 0,6 % en juin. La fabrication, en augmentation de 0,5 %, a contribué à cette évolution, tout comme l’extraction minière, l’exploitation en carrière et l’extraction de pétrole et de gaz, qui ont enregistré une progression de 2,8 %. La construction a également avancé de 0,5 %.

Au sein de l’industrie manufacturière, plusieurs branches ont affiché des hausses notables. La fabrication de produits informatiques et électroniques a bondi de 5,4 %, celle des produits en plastique et en caoutchouc a progressé de 4,5 %, tandis que la fabrication de produits chimiques a augmenté de 2,2 %.

Ces résultats témoignent d’une certaine résistance de la production industrielle. Ils n’ont toutefois pas suffi à compenser la contraction enregistrée dans les services, qui occupent une place importante dans l’économie québécoise.

Le commerce de gros pèse sur les services

La production des industries de services a reculé de 0,3 % en juillet, après une hausse de 0,4 % le mois précédent.

Le principal facteur de ce repli est venu du commerce de gros, dont l’activité a chuté de 3,5 %. Les administrations publiques ont également enregistré une baisse de 0,6 %, tandis que le commerce de détail a diminué de 0,8 %.

À contre-courant, les services d’hébergement et de restauration ont progressé de 2,2 %. Cette hausse n’a cependant pas permis d’inverser la tendance générale du secteur tertiaire.

Le recul mensuel du PIB reste limité, mais il souligne la fragilité d’une reprise qui demeure inégale selon les branches d’activité. Les données de juillet ne permettent toutefois pas, à elles seules, de conclure à un ralentissement durable de l’économie.

Une croissance modeste depuis le début de l’année

Malgré le repli de juillet, le bilan des sept premiers mois de 2026 demeure positif. Le PIB réel du Québec a progressé de 0,3 % par rapport à la même période de 2025.

Cette évolution a notamment été soutenue par les services immobiliers et les services de location, en hausse de 1,9 %, ainsi que par la finance et les assurances, qui ont enregistré une progression de 3,3 %. Le transport et l’entreposage ont également contribué à la croissance, avec une augmentation de 2,5 %.

En revanche, la fabrication a pesé sur le résultat cumulé, avec un recul de 1,9 %. Les administrations publiques ont également contribué négativement à l’évolution du PIB, leur production ayant diminué de 1,0 % sur la période.

Ces chiffres mettent en évidence une croissance modérée, portée notamment par les activités immobilières et financières, mais freinée par les difficultés persistantes de certaines branches productives.

Le Québec derrière le Canada

La comparaison avec l’ensemble du pays fait ressortir un écart de croissance. Selon Statistique Canada, le PIB réel canadien est demeuré stable en juillet, après une progression de 0,4 % en juin.

Sur les sept premiers mois de l’année, l’économie canadienne a toutefois progressé de 1,1 % par rapport à la même période de 2025, contre seulement 0,3 % au Québec.

Les prochains résultats permettront de déterminer si le repli observé en juillet constitue une simple pause après la progression de juin ou le signe d’un essoufflement plus durable de l’activité économique québécoise.

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