Le programme national d’alimentation scolaire du Canada a besoin de financements plus importants, de normes nutritionnelles communes et d’un approvisionnement privilégiant les produits canadiens, selon un rapport publié jeudi par Protection mondiale des animaux Canada et l’Institute for Future Food Systems.
Intitulé De l’alimentation à la nutrition, le document estime que le développement du programme risque d’être freiné par des ressources insuffisantes, des pratiques inégales et une dépendance persistante aux dons, aux bénévoles et aux collectes de fonds.
Les auteurs recommandent un financement flexible et prévisible d’au moins 5 $ par élève et par jour, destiné à couvrir les aliments, le personnel, les cuisines, l’équipement, l’entreposage et le transport. Ils préconisent également d’aligner les menus et les achats sur le Guide alimentaire canadien.
Le rapport invite les gouvernements à privilégier les aliments nutritifs produits au Canada, notamment les légumes, les grains entiers, les lentilles, les haricots et les pois. Il souligne que le renforcement des capacités locales de transformation et de distribution permettrait de mieux approvisionner les écoles tout en soutenant les agriculteurs et l’industrie agroalimentaire.
« L’alimentation scolaire devrait faire partie » des investissements destinés à renforcer les industries canadiennes, soutient Colin Saravanamuttoo, directeur général de Protection mondiale des animaux Canada.
Les auteurs réclament aussi des normes nutritionnelles communes, élaborées avec les provinces, les territoires et les communautés autochtones, tout en préservant une certaine souplesse régionale et culturelle.
Le rapport intervient alors que le programme national doit répondre aux besoins d’un nombre croissant d’élèves. Selon ses auteurs, son expansion devrait être accompagnée de ressources suffisantes pour garantir un accès régulier à des repas nutritifs, indépendamment du lieu de résidence des enfants.
Les recommandations visent ainsi à faire de l’alimentation scolaire un levier à la fois de santé publique, de sécurité alimentaire et de développement économique national.



