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Carney débloque 2 millions $ pour honorer l’héritage des migrants irlandais

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Le premier ministre canadien, Mark Carney, a annoncé dimanche un investissement pouvant atteindre deux millions de dollars afin de soutenir une vaste initiative commémorative marquant les 180 ans de l’arrivée massive d’Irlandais au Canada durant la Grande Famine du XIXe siècle.

Lors d’une rencontre officielle avec la nouvelle présidente irlandaise, Catherine Connolly, dans le comté de Mayo, dans l’ouest de l’Irlande, M. Carney a souligné la profondeur des liens historiques qui unissent les deux pays.

Les deux dirigeants ont mis en avant la « fraternité durable » entre le Canada et l’Irlande, fondée sur une histoire commune, des valeurs démocratiques partagées et des échanges humains qui se poursuivent depuis des générations.

Le financement annoncé par Ottawa servira à soutenir l’initiative « Canada-Irlande 180 », prévue en 2027. Celle-ci commémorera l’arrivée de plus de 100 000 Irlandais ayant fui la famine qui ravageait leur pays au milieu du XIXe siècle. Les fonds permettront notamment d’appuyer des artistes des deux pays, des festivals, des galeries d’art ainsi que diverses institutions culturelles chargées de raconter cette page marquante de l’histoire canadienne.

M. Carney et Mme Connolly ont également abordé les enjeux internationaux, notamment leur attachement au multilatéralisme et à la modernisation des institutions internationales comme l’Organisation des Nations Unies.

Ismaël Koné : le surdoué imprévisible qui a défié De Zerbi

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Ismaël Koné a fui la guerre civile ivoirienne avec sa mère à 7 ans, a grandi dans Notre-Dame-de-Grâce, et est aujourd’hui le milieu de terrain le plus électrique et le plus imprévisible de l’équipe canadienne. Portrait d’un surdoué qui continue d’étonner — parfois pour les mauvaises raisons, souvent pour les bonnes.


par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026


Dans le troisième épisode du documentaire officiel de l’Olympique de Marseille, intitulé Sans jamais rien lâcher et diffusé sur YouTube, on voit une scène qui a fait le tour des réseaux sociaux de football en quelques heures.

Roberto De Zerbi, entraîneur de l’OM, l’un des techniciens les plus réputés d’Europe, s’en prend à un joueur lors d’un entraînement. Voix qui monte. Tension palpable. Et la réplique qui clôt la scène : « Appelle ton agent ! Qu’il vienne ici ! »

Le joueur en question, c’est Ismaël Koné.

Ce que le documentaire ne montre pas, c’est la suite. Deux hommes qui se retrouvent à Londres quelques mois plus tard. Une accolade. Une longue conversation. Et Koné qui confie à La Gazzetta dello Sport : « Il m’a serré très fort dans ses bras. Nous avons parlé de beaucoup de choses, comme si rien ne s’était passé. Je ne dirai jamais quelque chose de mauvais sur Roberto. »

Voilà, en deux scènes, qui est Ismaël Koné. Le conflit en direct, la réconciliation en silence. L’intensité d’abord, la nuance après.


Abidjan, la guerre, et un billet pour Montréal

Le 16 juin 2002, Ismaël Kenneth Jordan Koné naît à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Sa mère voit son fils taper dans un ballon dès l’âge de deux ans. Elle comprend rapidement qu’il y a quelque chose là.

En 2002, la Côte d’Ivoire bascule dans une guerre civile. Le pays se fracture entre le Nord et le Sud. La violence s’installe, les déplacements de population aussi. Sa mère prend une décision : partir. Trouver ailleurs, pour son fils, un monde plus stable, de meilleures chances.

En 2010, quand Ismaël a sept ans — il tient à préciser « j’allais avoir 8 ans » — ils arrivent à Montréal. Juste eux deux. Son père, sa grand-mère, ses oncles, ses cousins, ses tantes : tous restés en Côte d’Ivoire.

« Je suis parti jeune. J’ai laissé ma famille. J’ai laissé mes amis. C’était un peu difficile pour moi », confie-t-il. « C’était juste moi et ma mère, mais j’ai traversé ça et je suis heureux d’être Canadien maintenant. »

Ils s’installent dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, à l’ouest de l’île de Montréal. Bilingue, populaire, diverse. Koné apprend le froid, apprend le rythme québécois, apprend à se faire des amis dans une nouvelle langue dans une nouvelle ville.

Et il joue au soccer, avec les Panthers de l’AS Notre-Dame-de-Grâce — un club de quartier, tout ce qu’il y a de plus local.


De NDG à la Serie A en dix ans

À 16 ans, il rejoint le CS Saint-Laurent, où il se fait remarquer assez vite. En 2019, il remporte la médaille de bronze au Championnat canadien U17. En 2020, il part en essai en Belgique — KRC Genk et Royal Excel Mouscron — mais la COVID-19 interrompt tout. Il rentre à Montréal.

De retour, il s’entraîne avec les U23 du CF Montréal. L’entraîneur Wilfried Nancy — Français, Martiniquais d’origine, qui deviendra plus tard champion de MLS avec Columbus — le repère. Il l’invite au camp de la première équipe en mars 2021.

Nouveau problème : des « technicités des règles de la MLS » l’empêchent d’abord de signer un contrat. Puis il se blesse au genou. Tout ça ralentit encore les choses. Le 13 août 2021, le contrat est enfin signé.

Six mois plus tard, le 23 février 2022, il fait ses débuts professionnels en titulaire contre le Club Santos Laguna en Ligue des champions de la CONCACAF. Il marque. Le score final : 3-0 pour Montréal. Premier match, premier but.

En décembre 2022, le CF Montréal annonce son transfert à Watford, en Angleterre, pour 8 millions d’euros — le transfert record de l’histoire du club à ce moment-là. Koné a 20 ans.

Ensuite : Marseille (2024), Rennes (prêt, 2025), Sassuolo (prêt, 2025-26). Quatre pays, cinq clubs en quatre ans. Trois grandes ligues européennes. Et en parallèle : la Copa América 2024, le Mondial du Qatar en 2022.


Au Qatar, dans la chambre d’hôtel, avec ses amis de NDG

Il y a une image d’Ismaël Koné au Mondial 2022 qui n’a jamais été photographiée, mais qui dit tout.

Tout allait si vite depuis ses débuts avec le CF Montréal — en moins de deux ans, il était passé de joueur amateur à international canadien à la Coupe du monde — qu’il n’avait pas eu le temps de réaliser l’ampleur de ce qui lui arrivait.

Au Qatar, il avait fait venir ses meilleurs amis de Montréal pour partager l’événement. Et c’est là, à l’hôtel, entouré des mêmes gars avec qui il traînait à NDG, qu’il a commencé à comprendre. Il confie : « Je suis le seul qui a été choisi à travers ce groupe pour accomplir ce rêve. »

Sa mère, elle, était présente à Watford quelques semaines après, lors du reportage de Radio-Canada — venue pour lui rendre visite et lui donner « quelques trucs de cuisine ». Cette femme qui a tout quitté pour lui offrir un avenir était là, dans son appartement anglais, à lui enseigner des recettes ivoiriennes.


« Appelle ton agent ! » — et la vraie histoire de Marseille

L’été 2024, l’OM le recrute pour environ 12 millions d’euros en provenance de Watford. Roberto De Zerbi, arrivé lui aussi dans la foulée, veut faire de Koné une pièce maîtresse de son système.

Ça ne se passe pas comme prévu.

Le clash devient public via le documentaire du club. La scène — De Zerbi qui s’emporte, Koné en face — fait des millions de vues. Koné, lui, dit n’avoir pas su que cet échange serait inséré dans le documentaire : « C’était une décision de Marseille. Je ne savais pas qu’ils allaient l’insérer. »

Dans La Gazzetta dello Sport, il explique la nature du désaccord, avec une clarté désarmante : « Lui veut qu’au milieu de terrain on joue en une ou deux touches, mais moi j’ai besoin d’un peu de liberté. Nous sommes deux personnes qui aiment le football, mais avec deux visions différentes. »

Il est prêté à Stade Rennais en janvier 2025. Là, son entraîneur Habib Beye le décrit comme « un joueur d’une immense qualité ». Il retrouve son football. Et en toute fin de saison, lors du dernier match de Ligue 1 au Stade Vélodrome, il marque un but de 30 mètres contre son propre club parent, Marseille. Un canon, sur une trajectoire parfaite, dans le but de l’OM.

Le geste après le but ? Discret. Respectueux. Mais les 60 000 spectateurs du Vélodrome ont bien compris le message.


Le surdoué qui s’autosabote — et qui apprend

RDS, en mars 2026, publiait un portrait au vitriol tendre d’Ismaël Koné : « Sa carrière est jalonnée d’autant de moments de pur génie que de dures leçons d’humilité. L’étalage d’un talent hors catégorie qui chevauche des éclairs d’immaturité dans un cycle perpétuel. »

Et cette phrase de Wilfried Nancy, son premier entraîneur au CF Montréal : il avait pensé « jeter l’éponge » avec lui, fatigué de le voir répéter les mêmes erreurs.

Sauf que Nancy ne l’a pas lâché. Et Koné, aujourd’hui à 23 ans en Serie A avec Sassuolo — 6 buts en 32 matchs cette saison — est en train de prouver que la leçon a été retenue. Qu’un surdoué qui apprend de ses erreurs est plus dangereux qu’un surdoué sans erreurs.

Son coach à Rennes l’avait bien dit : « Ismaël est un joueur d’immense qualité. »


Ce qu’il faut retenir

Ismaël Koné n’est pas le personnage le plus facile de cette équipe canadienne. Il est trop imprévisible pour ça. Trop libre dans ses mouvements, trop direct dans ses opinions, trop vivant pour rentrer dans une case propre.

Mais il incarne quelque chose de précieux dans ce groupe : la capacité à traverser l’adversité — une guerre civile, une immigration à 7 ans, un conflit public avec l’un des entraîneurs les plus exigeants d’Europe — et à en sortir plus fort, balle au pied, prêt à tout fracasser.

Un gamin de Notre-Dame-de-Grâce. Un milieu de Serie A. Et cet été, une Coupe du monde à jouer dans sa ville.

Sa mère a bien fait de partir.

Harcelée pour ses enquêtes, Carrie Tait reçoit l’une des plus hautes distinctions du journalisme canadien

La journaliste d’enquête Carrie Tait a reçu samedi le Prix Charles Bury de l’Association canadienne des journalistes (ACJ), une distinction soulignant sa contribution au journalisme d’intérêt public et son engagement envers le droit à l’information.

Remis lors de la cérémonie annuelle de l’ACJ à l’Université Carleton, à Ottawa, le prix récompense des journalistes ou organisations ayant démontré un courage et une persévérance remarquables dans l’exercice de leur profession.

Correspondante au bureau de Calgary du The Globe and Mail, Carrie Tait a notamment participé à une enquête de longue haleine sur l’attribution de contrats dans le secteur de la santé en Alberta et sur des allégations d’ingérence politique. Les révélations avaient suscité un important débat public dans la province.

Son travail s’est également déroulé dans un contexte difficile. En 2025, le quotidien avait révélé que la journaliste faisait l’objet d’une campagne d’intimidation en ligne. Un compte anonyme sur les réseaux sociaux avait diffusé des photographies prises à son insu, suivi certains de ses déplacements et évoqué la possibilité d’identifier ses sources confidentielles.

L’Association canadienne des journalistes avait alors dénoncé ces agissements, estimant qu’ils constituaient une menace pour l’exercice du journalisme et pour la protection des sources.

Cette nouvelle distinction s’ajoute à une autre reconnaissance obtenue plus tôt cette année, lorsque Carrie Tait a été nommée « Journaliste de l’année » au Concours canadien de journalisme.

Le Prix Charles Bury, anciennement connu sous le nom de Prix du président, a déjà été attribué à plusieurs figures marquantes des médias canadiens, dont Marie-Maude Denis, Michel Auger et la photojournaliste Zahra Kazemi.

L’ACJ est la principale organisation professionnelle représentant les journalistes au Canada.

Une nouvelle chaire de recherche à Bishop’s pour étudier le Québec anglophone

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L’Université Bishop’s a annoncé vendredi la création de la Chaire Marjorie Elizabeth Goodfellow en études québécoises d’expression anglaise, grâce à un legs estimé à près de deux millions de dollars laissé par une ancienne diplômée et militante communautaire des Cantons-de-l’Est.

Cette nouvelle chaire de recherche sera consacrée à l’étude des communautés anglophones du Québec, de leur histoire, de leur culture et de l’évolution de leur identité au sein de la société québécoise et canadienne.

Le financement provient de la succession de Marjorie Elizabeth Goodfellow, décédée en 2024 à l’âge de 86 ans. Figure reconnue de la défense des intérêts des anglophones du Québec, elle avait consacré une grande partie de sa vie à la préservation du patrimoine et au développement communautaire dans les Cantons-de-l’Est.

Selon l’université, la chaire adoptera une approche interdisciplinaire en réunissant des chercheurs issus notamment de l’histoire, de la littérature, de la sociologie, de la linguistique et des sciences politiques. Son titulaire mènera des projets de recherche, participera à l’élaboration de programmes d’études et encadrera des étudiants aux cycles supérieurs et au premier cycle.

L’établissement souhaite également faire de cette chaire un point de rencontre entre le milieu universitaire et les organisations communautaires anglophones du Québec. Des conférences publiques, des activités de diffusion du savoir et des partenariats avec des institutions culturelles sont prévus afin de favoriser le dialogue autour des enjeux touchant les communautés de langue minoritaire.

Le principal de Université Bishop’s, Sébastien Lebel-Grenier, a souligné que cette initiative s’inscrit dans la mission de l’université, fondée en 1843, de servir de pont entre les réalités francophones et anglophones du Québec.

L’annonce intervient dans un contexte où les questions liées à la vitalité des communautés anglophones et à leur place dans l’évolution linguistique et culturelle de la province suscitent un intérêt croissant dans les milieux universitaires et communautaires.

Les Francos de Montréal obtiennent un soutien fédéral de 262 500 dollars

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Le gouvernement du Canada accordera une aide financière de 262 500 dollars aux 37es Francos de Montréal, un festival phare de la musique francophone qui se déroule du 12 au 20 juin dans le Quartier des spectacles.

L’annonce a été faite vendredi par Madeleine Chenette, secrétaire parlementaire du ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, au nom du ministre Marc Miller. Le financement est versé par l’entremise du Fonds du Canada pour la présentation des arts.

Selon Ottawa, cette contribution permettra au festival de proposer une programmation diversifiée mettant en valeur des artistes établis et de la relève issus de la francophonie canadienne et internationale.

Considérées comme l’un des principaux rendez-vous culturels de la métropole québécoise, les Francos offriront cette année plus de 150 spectacles gratuits et payants. Le festival marque traditionnellement le coup d’envoi de la saison estivale des grands événements culturels à Montréal.

Parmi les temps forts de cette édition figure un spectacle hommage à l’album « Le Dôme », de l’artiste québécois Jean Leloup, dont la sortie célèbre son 30e anniversaire. Plusieurs artistes de la scène actuelle participeront à cette célébration musicale présentée sur la place des Festivals.

De son coté, le ministre Marc Miller a souligné que les Francos constituent une vitrine importante de la diversité des musiques francophones et contribuent au rayonnement de la langue française au Canada. De son côté, la direction artistique du festival a insisté sur la vocation de découverte de l’événement, qui met en lumière des talents provenant du Québec, du Canada et de plusieurs régions de la francophonie internationale.

Les organisateurs poursuivent également leurs efforts en matière de développement durable. Depuis 2024, le festival applique une politique environnementale visant à réduire l’empreinte écologique de ses activités.

Les Francos demeurent l’un des plus importants rassemblements consacrés à la chanson et aux musiques francophones en Amérique du Nord, attirant chaque année des centaines de milliers de festivaliers au cœur de Montréal.

Les agents du service à la clientèle d’Air Canada ratifient une nouvelle convention collective

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Les quelque 6 000 agents du service à la clientèle d’Air Canada représentés par le syndicat Unifor ont ratifié à 94 % une nouvelle convention collective de quatre ans, mettant fin à plus de trois mois de négociations entre les parties.

L’entente prévoit une hausse salariale cumulée de 21 % sur la durée du contrat. Les employés recevront une augmentation de 12 % dès la première année, suivie de hausses annuelles de 3 % jusqu’à l’échéance de la convention en février 2030. Une prime à la signature est également prévue.

Selon le syndicat, l’accord comprend aussi des améliorations aux régimes de retraite et aux avantages sociaux. Les changements touchent notamment la couverture des soins de santé mentale, des soins dentaires, des soins de la vue et des médicaments sur ordonnance. L’accès à certains services paramédicaux sera également élargi.

La convention introduit par ailleurs des ajustements aux primes de quart et d’ancienneté ainsi qu’au traitement des congés de maladie inutilisés.

Sur le plan de l’emploi, l’entente maintient certaines dispositions liées au travail effectué pour le transporteur régional Jazz Aviation et étend à PAL Airlines des clauses concernant l’attribution de certaines tâches au sein du groupe Air Canada.

Les travailleurs concernés occupent principalement des postes dans les aéroports et les centres d’appels de la compagnie aérienne à travers le pays. Ils sont responsables notamment des services de billetterie, de réservation, de modification de voyages et du programme de fidélisation Aeroplan.

Environ 1 600 de ces employés travaillent au Québec, selon Unifor. La nouvelle convention collective demeurera en vigueur jusqu’au 28 février 2030.

Le Canada et la France concluent un accord sur l’échange de renseignements classifiés

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Le Canada et la France ont signé un accord sur la sécurité générale de l’information visant à renforcer leur coopération dans les domaines de la défense, de la sécurité et des technologies de pointe, ont annoncé vendredi les autorités canadiennes.

L’entente établit un cadre permettant aux deux pays d’échanger et de protéger des renseignements classifiés de manière sécurisée. Selon Ottawa, cet accord facilitera la collaboration entre les gouvernements, les forces armées et les entreprises engagées dans des projets nécessitant le partage d’informations sensibles.

Le ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement, Joël Lightbound, a affirmé que l’accord contribuera à renforcer la sécurité du Canada tout en améliorant la coordination avec l’un de ses principaux alliés européens.

Le gouvernement canadien estime également que cette entente ouvrira de nouvelles possibilités économiques pour les entreprises du pays. Les sociétés canadiennes seront mieux positionnées pour participer à des projets de défense, de sécurité et de recherche menés conjointement avec la France, notamment dans les secteurs de l’aérospatiale, de l’espace, de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle et des technologies maritimes.

La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a souligné que cet accord reflète l’engagement commun des deux pays envers la sécurité internationale et le renforcement de la coopération entre alliés.

Alliés au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) depuis 1949, le Canada et la France entretiennent des liens étroits en matière de défense et de sécurité. Les autorités canadiennes considèrent cette nouvelle entente comme une étape supplémentaire dans le développement de partenariats stratégiques avec des pays partageant les mêmes valeurs.

Ottawa affirme que l’accord favorisera également l’innovation et la croissance économique en facilitant les échanges dans des secteurs technologiques à forte valeur ajoutée, tout en renforçant la capacité des deux pays à répondre aux défis émergents en matière de sécurité.

Cyle Larin : ce redoutable buteur canadien mange du shawarma avant les matchs

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Cyle Larin a marqué quatre buts en un seul match en Turquie, a rencontré Justin Trudeau sur un terrain d’entraînement, et détient le record de buts pour le Canada. Voici l’histoire du « Battle Cat » devenu lion.


par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026


Avril 2026. Southampton vient de battre Wrexham. Cyle Larin, fraîchement transféré de manière permanente au club anglais, répond à un questionnaire « A-Z » pour le site officiel du club. Question : quel est ton but préféré de la saison ?

Sa réponse, mot pour mot : « Celui contre Wrexham était plutôt sympa. J’étais content de celui-là. Le chawarma d’avant-match a fait des merveilles 🍗 »

Voilà. Un des meilleurs attaquants canadiens de l’histoire, qui vient de marquer un but important en Angleterre, et son explication la plus sérieuse, c’est le shawarma qu’il a mangé avant le match.

C’est tout Cyle Larin en une phrase.


Brampton, les Battle Cats et trois titres OFSAA

Le 17 avril 1995, Cyle Christopher Larin naît à Brampton, en Ontario. Sa mère Patricia est née à Montréal — un fil québécois de plus dans cette équipe canadienne. Son père est né à Clarendon, en Jamaïque. Il a un frère, Elijah, et une sœur, Casandra.

À sept ans, il commence au Brampton Youth Soccer Club. En 2007, à 12 ans, il remporte le titre de champion Ontario Cup U12 avec les Brampton A Battlecats — d’où le surnom « Battle Cat » qu’on lui donnera plus tard.

Au secondaire, à l’école St. Edmund Campion de Brampton, il devient le meilleur buteur de l’école et capitaine de l’équipe lors de ses trois dernières années, aidant son équipe à remporter trois championnats OFSAA — le championnat provincial scolaire de l’Ontario. Petite anecdote pour la route : deux autres futurs internationaux canadiens, Jonathan Osorio et Tajon Buchanan, sont passés par cette même école.

Trois futurs joueurs de la sélection canadienne du Mondial 2026, formés dans la même école secondaire de Brampton. Ce n’est pas une coïncidence — c’est tout un système qui a porté ses fruits, et St. Edmund Campion en est un microcosme parfait.


Le premier choix au monde

En 2013, Larin part étudier et jouer au UConn (University of Connecticut). Dès sa première saison, il est titulaire dans 22 des 23 matchs et inscrit 14 buts — il est nommé Rookie de l’année de l’American Athletic Conference.

Puis vient 2015, et la SuperDraft de la MLS. Larin devient le premier choix au monde de la draft — et le premier joueur canadien de l’histoire à être sélectionné en première position. Direction Orlando City.

Sa première saison professionnelle est un tsunami. 17 buts en 27 matchs, un record du nombre de buts inscrits par un joueur de première année (rookie) dans l’histoire de la MLS à l’époque. Il devient le premier joueur à réussir deux triplés (hat-tricks) dans une même saison de MLS. Logiquement, il est nommé Rookie de l’année de la MLS 2015.

Dans une interview à la MLS cette année-là, il explique sa philosophie en une phrase : « C’est comme un instinct quand tu vas sur le terrain : toute ta concentration est sur le but. »


Du calme de la Floride au chaos d’Istanbul

Pendant ses trois saisons à Orlando, il joue 87 matchs et inscrit 43 buts. Sa vie là-bas ? Tranquille. Un article de l’époque le décrit en plein farniente : il fait du shopping, va à Universal Studios, dîne avec l’équipe, et passe son temps libre « au bord de la piscine, les pieds en l’air ». Il appelle son père à Toronto chaque semaine et garde contact avec sa famille de Brampton par FaceTime.

Puis, en janvier 2018, tout bascule. Beşiktaş, le club historique d’Istanbul — un des trois grands clubs turcs, avec une base de supporters parmi les plus passionnées du monde — annonce avoir recruté Larin. Sauf qu’Orlando City affirme qu’il est toujours sous contrat. Un véritable bras de fer s’engage : Larin ne se présente même pas au premier jour de la présaison d’Orlando, malgré les rappels du club.

Orlando publie même un communiqué cinglant, parlant du « comportement inacceptable de l’athlète et de ses représentants ». Le litige dure plusieurs semaines, jusqu’au 30 janvier 2018, où un accord est enfin trouvé. Larin débarque à Istanbul.

Et là, retrouvailles : son compatriote canadien Atiba Hutchinson — la légende qui inspire tant Saliba, comme on l’a vu dans l’article précédent — est déjà capitaine de Beşiktaş. Les deux Canadiens vont jouer ensemble pendant des années dans un des environnements les plus électriques du football européen.


Quatre buts en un match. Devant Hutchinson, qui avait congé.

Le 6 janvier 2021, Beşiktaş écrase Çaykur Rizespor 6-0 à Istanbul. Et Cyle Larin, 25 ans, s’offre un match de gala : quatre buts. Un sur une passe en profondeur conclue en glissade, un sur une erreur du gardien adverse, un autre où il devance un défenseur pour chiper le ballon dans la surface.

Le détail savoureux : Atiba Hutchinson avait eu son jour de congé ce soir-là. Il a regardé son compatriote détruire la défense rivale depuis les tribunes de Vodafone Park.

Cette saison-là, Larin termine meilleur buteur de Beşiktaş avec 19 buts, aidant le club à remporter le triplé domestique : championnat de Süper Lig, Coupe de Turquie et Supercoupe. Le président turc Recep Tayyip Erdoğan félicite personnellement le club sur Twitter pour ce titre.

Larin, lui-même, qualifiera plus tard cette période sur Southampton’s A-Z : « Jouer pour Beşiktaş en Turquie, c’était fou. » Et à la question sur ses trophées préférés : « Gagner trois trophées à Beşiktaş, c’était spécial. On a gagné le doublé championnat-coupe, et ensuite la Supercoupe. »


Trudeau sur le terrain d’entraînement

Le 15 novembre 2021, à la veille d’un match crucial de qualification pour le Mondial du Qatar à Edmonton, l’équipe nationale canadienne reçoit une visite surprise sur son terrain d’entraînement : le premier ministre Justin Trudeau en personne.

Le lendemain, Larin et ses coéquipiers battent le Mexique. Cette campagne de qualification est, rétrospectivement, le moment où le Canada a commencé à être pris au sérieux par tout le continent — Larin, justement, terminera la campagne comme meilleur buteur de toute la zone CONCACAF avec 13 buts.

Et il y a cette autre anecdote, gravée dans l’histoire du soccer canadien : le 25 mars 2016, lors d’un match de qualification contre le Mexique à BC Place de Vancouver, 54 798 spectateurs étaient présents — le record absolu de foule pour un événement sportif d’équipe nationale au Canada, toutes disciplines confondues. Le Canada a perdu 3-0 ce jour-là. Mais le chiffre, lui, est resté gravé : la preuve que le soccer canadien pouvait remplir des stades, même dans la défaite.


Le détour espagnol, et maintenant l’Angleterre

Après Beşiktaş, Larin signe pour le Club Brugge en Belgique en juillet 2022 — où il retrouve une fois de plus un compatriote canadien, Tajon Buchanan, dont on a raconté l’histoire dans cette série. Mais l’adaptation est difficile : un peu plus de 200 minutes jouées seulement. Il est prêté en janvier 2023 au Real Valladolid, en Espagne.

Suivront le RCD Mallorca, où il atteint la finale de la Coupe du Roi en 2023-24 — affrontant entre autres le grand Real Madrid d’Antonio Rüdiger, qu’il décrit comme « tellement agressif et physique, un combat constant ». Puis un prêt au Feyenoord en 2025-2026, et enfin, au printemps 2026, un transfert permanent à Southampton FC en Angleterre.

À la question de son but préféré de toute sa carrière, sans hésiter : « Le match contre le Real Madrid en 2022, avec Luka Modrić — celui-là restera. »


Le meilleur buteur de l’histoire canadienne, tout simplement

Avec ses statistiques accumulées sur plus d’une décennie, Cyle Larin est aujourd’hui le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe nationale masculine canadienne, toutes compétitions confondues. Il a disputé le Mondial 2022 au Qatar, affrontant entre autres la Croatie de Modrić.

Quand on lui demande son rêve ultime, sur Southampton’s A-Z, sa réponse est simple : « Gagner la Coupe du monde. »

Et le Mondial 2026, à domicile, est probablement sa dernière vraie chance.


Ce qu’il faut retenir

Cyle Larin, c’est l’histoire d’un gamin de Brampton qui a explosé tous les records de rookie en MLS, qui s’est battu becs et ongles pour rejoindre un des clubs les plus passionnés d’Europe, qui a inscrit quatre buts en un seul match devant une légende canadienne assise dans les tribunes, et qui — trente ans plus tard — répond encore aux interviews avec un mélange désarmant de sérieux sportif et d’autodérision sur le shawarma pré-match.

Le meilleur buteur de l’histoire du Canada. Et probablement le plus détendu.

Montréal : 560 000 dollars recueillis lors de la 35e édition de « Pédalez pour les enfants »

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Des centaines de cyclistes, bénévoles et donateurs se sont mobilisés cette semaine à Montréal à l’occasion du 35e anniversaire de l’événement caritatif « Pédalez pour les enfants », permettant de recueillir 560 000 dollars au profit de la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants.

Organisée sur quatre jours, cette activité phare de financement a rassemblé des participants qui ont parcouru le centre-ville à bord d’un imposant vélo festif de 30 places. Les sommes amassées serviront à soutenir des programmes de soins, de recherche et d’innovation destinés aux jeunes patients de l’établissement pédiatrique.

Depuis sa création en 1991, l’événement a permis de récolter plus de 16 millions de dollars pour améliorer les soins offerts aux enfants et aux familles à travers le Québec.

Cette année, les participants ont roulé en l’honneur de Zackary, un garçon de 10 ans atteint de paralysie cérébrale. Après une intervention chirurgicale à la colonne vertébrale réalisée à l’Hôpital de Montréal pour enfants il y a deux ans, il a retrouvé une mobilité lui permettant aujourd’hui de pratiquer le BMX et même de participer à des compétitions.

« Nous sommes profondément touchés par la générosité de cette communauté qui répond présente année après année pour soutenir les enfants malades », a déclaré la présidente de la Fondation, Renée Vézina.

L’événement a été fondé par Michael Conway en mémoire de sa fille Meagan, soignée à l’Hôpital de Montréal pour enfants. Ce qui n’était au départ qu’un hommage personnel est devenu l’une des plus importantes traditions philanthropiques de Montréal.

Les fonds recueillis en 2026 seront consacrés à la clinique de dentisterie pédiatrique de l’hôpital, la plus importante du genre au Canada. Celle-ci offre des soins spécialisés à des enfants présentant notamment des besoins médicaux complexes, des troubles du développement ou des défis comportementaux.

La Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants a salué l’engagement des milliers de participants, bénévoles et partenaires qui ont contribué au succès de cette édition anniversaire.

Richard Bergevin reconduit à la tête de la FSE-CSQ pour un nouveau mandat

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Les délégués du conseil fédéral de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) ont réélu à l’unanimité Richard Bergevin à la présidence de l’organisation pour un mandat de trois ans, a annoncé la fédération vendredi.

À la tête de l’organisation depuis 2023, M. Bergevin poursuivra son travail de représentation des quelque 95 000 enseignantes et enseignants membres de la FSE-CSQ, la plus importante fédération de personnel enseignant au Québec.

Dans sa première déclaration après sa réélection, le dirigeant syndical a affirmé vouloir continuer à défendre les conditions de travail du personnel enseignant et à promouvoir la profession. Il a également indiqué que la fédération entendait maintenir un dialogue avec le prochain gouvernement québécois afin d’aborder plusieurs enjeux touchant le réseau scolaire, notamment l’évaluation des apprentissages, la violence dans les établissements d’enseignement et l’autonomie professionnelle des enseignants.

Le conseil fédéral a également confirmé le maintien de Martin Hogue au poste de secrétaire-trésorier pour un troisième mandat. Isabelle Paulin, présidente du Syndicat de l’enseignement de Portneuf (SEP-CSQ), fait son entrée au comité exécutif à titre de première conseillère.

La fédération a par ailleurs rendu hommage à Natacha Blanchet, conseillère sortante et présidente du Syndicat de l’enseignement du Grand-Portage (SEGP-CSQ), qui prendra sa retraite à la fin de l’année scolaire après plusieurs années d’engagement syndical.

Affiliée à la Centrale des syndicats du Québec, la Fédération des syndicats de l’enseignement regroupe 34 syndicats représentant du personnel enseignant des niveaux préscolaire, primaire, secondaire, de la formation professionnelle et de l’éducation des adultes à travers le Québec.