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Guillaume Tremblay reconduit à la tête des municipalités du Québec

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Le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, a été réélu mercredi à la présidence de Union des municipalités du Québec à l’occasion du conseil d’administration tenu en marge des Assises annuelles de l’organisation.

À la tête de l’UMQ depuis 2025, M. Tremblay poursuivra son mandat dans un contexte marqué par les pressions financières sur les villes, notamment en matière d’infrastructures municipales.

Dans une déclaration publiée après sa réélection, il a affirmé vouloir continuer à défendre les intérêts des municipalités et à travailler avec les élus locaux « dans toutes les régions » du Québec.

Les administrateurs ont également élu les membres du comité exécutif pour 2026-2027. La mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, devient première vice-présidente, tandis que la mairesse de Granby, Julie Bourdon, occupera le poste de deuxième vice-présidente.

Plusieurs figures municipales québécoises siègeront aussi au comité exécutif, dont Bruno Marchand, Catherine Fournier, Stéphane Boyer et Soraya Martinez Ferrada.

Fondée il y a plus d’un siècle, l’UMQ représente les gouvernements municipaux de l’ensemble du Québec auprès des différents paliers de pouvoir.

Souveraineté numérique : Equinix promet de garder les données dans les frontières autorisées

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Equinix a annoncé jeudi l’expansion mondiale de ses « Fabric Geo Zones », une technologie destinée à empêcher que des données sensibles transitent hors des territoires autorisés lors des échanges entre différents services infonuagiques.

L’entreprise californienne affirme proposer la première solution de souveraineté des données appliquée directement au niveau du réseau, dans un contexte où les réglementations sur la protection des données se multiplient à travers le monde.

Les entreprises opérant à l’international doivent composer avec des cadres juridiques parfois incompatibles, comme le RGPD européen, la LGPD brésilienne ou les règles australiennes de l’APRA. Selon Equinix, les réacheminements automatiques de trafic lors de pannes ou de congestion peuvent entraîner des transferts de données non conformes.

La nouvelle technologie vise à limiter ce risque en forçant les données à rester à l’intérieur de frontières géographiques prédéfinies, même lors d’un basculement automatique du réseau.

Equinix soutient que cette approche diffère des solutions offertes par les grands fournisseurs infonuagiques, puisqu’elle agit directement sur l’infrastructure réseau plutôt qu’au niveau logiciel.

Le service est déjà offert en avant-première dans plusieurs pays, dont le Canada, les États-Unis, le Japon, le Brésil, la Suisse et l’Australie. Son déploiement dans l’Union européenne est prévu en juin.

L’entreprise cible notamment les secteurs financier, gouvernemental et de la santé, où les règles entourant la localisation des données sont particulièrement strictes.

Électricité, climat, souveraineté : Ottawa lance un vaste virage énergétique

Le gouvernement fédéral a annoncé jeudi le lancement d’une nouvelle stratégie nationale visant à doubler la capacité électrique du Canada d’ici 2050, dans un contexte de tensions géopolitiques, de transition énergétique et de hausse prévue de la demande.

Le premier ministre Mark Carney a présenté ce chantier comme une réponse aux bouleversements du commerce mondial, à l’essor de l’intelligence artificielle et aux changements climatiques. Ottawa prévoit des consultations avec les provinces, les territoires, les peuples autochtones, les services publics et les syndicats.

Le plan repose sur quatre axes : augmenter la production d’électricité, connecter les réseaux provinciaux, former davantage de travailleurs spécialisés et renforcer la fabrication canadienne d’équipements énergétiques.

Selon le gouvernement, la demande en électricité pourrait doubler d’ici le milieu du siècle. Ottawa affirme que la stratégie pourrait générer jusqu’à 15 milliards de dollars d’économies énergétiques d’ici 2050 et réduire les coûts pour une majorité de ménages.

Le fédéral promet aussi davantage de souplesse réglementaire pour permettre l’utilisation du gaz naturel afin d’assurer la stabilité du réseau pendant la transition.

Parmi les projets déjà cités figurent l’expansion hydroélectrique de Taltson dans les Territoires du Nord-Ouest, le projet nucléaire de Darlington en Ontario ainsi que plusieurs projets éoliens et lignes de transport électrique.

Le gouvernement mise également sur des investissements massifs dans les infrastructures et la formation, estimant que plus de 130 000 travailleurs qualifiés seront nécessaires pour soutenir cette transformation énergétique.

Malgré les crises, 505 entreprises canadiennes affichent une croissance record

Plus de 500 entreprises privées canadiennes ont été reconnues jeudi dans le cadre du palmarès des Sociétés les mieux gérées au Canada, publié par Deloitte Canada, sur fond d’incertitude économique mondiale et de transformation technologique accélérée.

Les 505 entreprises lauréates emploient ensemble plus de 571 000 personnes au Canada et génèrent près de 300 milliards de dollars de revenus, selon les données dévoilées par le cabinet-conseil.

Les sociétés récompensées proviennent principalement des secteurs de l’énergie, des services financiers, de l’industrie manufacturière, des sciences de la vie et des biens de consommation. Plus de la moitié sont des entreprises familiales.

Selon Deloitte, près de 80 % des entreprises primées privilégient une croissance organique, tandis que 70 % prévoient une expansion au Canada. Les partenariats stratégiques et les acquisitions demeurent également au cœur des stratégies de développement.

Le principal défi évoqué par les entreprises demeure toutefois la pénurie de main-d’œuvre : deux tiers des dirigeants interrogés disent éprouver des difficultés à recruter et retenir le personnel nécessaire à leur croissance.

Les investissements dans l’intelligence artificielle, l’automatisation et la modernisation des infrastructures technologiques figurent parmi les priorités identifiées par les entreprises afin de maintenir leur compétitivité.

Créé au Canada il y a plus de 30 ans, le programme des Sociétés les mieux gérées est aujourd’hui présent dans une quarantaine de pays.

« Expulser des travailleurs intégrés, c’est se tirer dans le pied » : le patronat québécois presse Québec et Ottawa d’agir

Le Conseil du patronat du Québec et 18 associations sectorielles ont demandé jeudi aux gouvernements du Québec et du Canada de modifier rapidement leurs politiques d’immigration afin d’éviter le départ de milliers de travailleurs étrangers temporaires déjà intégrés au marché du travail québécois.

Réunis à Montréal, les représentants du patronat ont dénoncé une situation jugée « incohérente », où des employés formés et en poste risquent de perdre leur permis de travail faute de mécanismes de renouvellement adaptés, malgré les pénuries persistantes de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs.

La présidente-directrice générale du CPQ, Michelle LLambías Meunier, a affirmé que ces travailleurs constituaient un « capital humain essentiel » pour l’économie québécoise.

Les employeurs demandent notamment au gouvernement du Québec de revoir les seuils du Programme de l’expérience québécoise afin de permettre à au moins 10 000 travailleurs supplémentaires déjà présents au Québec d’obtenir un statut durable au cours des deux prochaines années.

À Ottawa, ils réclament un assouplissement des règles du Programme des travailleurs étrangers temporaires afin d’autoriser le renouvellement des permis de travail dans tous les secteurs et toutes les régions lorsque les employeurs démontrent un besoin réel.

Plusieurs industries ont affirmé dépendre fortement de cette main-d’œuvre étrangère, notamment la restauration, l’hôtellerie, la construction, le commerce de détail, le camionnage et l’industrie manufacturière.

Le président de Association québécoise des pharmaciens propriétaires, Benoît Morin, a souligné que les pénuries atteignaient 13,4 % chez les pharmaciens et 9 % chez les assistants techniques en pharmacie.

Selon Geneviève Cantin, une réduction de l’accès aux travailleurs étrangers temporaires pourrait fragiliser un secteur touristique qui génère chaque année 19 milliards de dollars pour l’économie québécoise.

Les organisations patronales estiment que les restrictions actuelles risquent d’affaiblir la compétitivité des entreprises québécoises et de pousser des travailleurs déjà francisés et intégrés vers d’autres provinces canadiennes.

Des écoles défavorisées menacées de perdre des services malgré la hausse des besoins

Une pétition déposée jeudi à l’Assemblée nationale réclame une réforme urgente du mécanisme utilisé par le gouvernement du Québec pour répartir certaines ressources dans les écoles publiques, alors que plusieurs établissements jugés défavorisés risquent de perdre du financement.

Portée par la députée indépendante de Laporte, Isabelle Poulet, la pétition signée par près de 5 000 personnes cible l’indice de milieu socio-économique (IMSE), un outil créé il y a plus de 30 ans pour mesurer la défavorisation des écoles.

Ces dernières semaines, plusieurs écoles, notamment à Montréal et en Montérégie, ont vu leur cote de défavorisation diminuer après une mise à jour des données. Cette baisse entraîne toutefois une réduction des ressources accordées, dont certains services spécialisés et mesures de soutien aux élèves.

Des parents et représentants du milieu scolaire dénoncent une méthodologie jugée dépassée, fondée principalement sur le niveau de scolarité de la mère et la situation d’emploi des parents.

Selon eux, les nouveaux calculs ne reflètent pas la réalité vécue dans les écoles, où les besoins sociaux et éducatifs demeurent élevés malgré les changements statistiques.

La députée solidaire Gabriel Nadeau-Dubois et la députée libérale Madwa-Nika Cadet figurent parmi les élus appuyant la demande de révision du système.

Le Canada frappe un dollar historique pour la Coupe du monde 2026

Monnaie royale canadienne a dévoilé jeudi une nouvelle pièce commémorative de un dollar à l’occasion de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, dont le Canada sera l’un des pays hôtes avec les États-Unis et le Mexique.

La pièce a été présentée au stade BC Place de Vancouver en présence de représentants de la FIFA et des autorités canadiennes. Produite en versions colorée et non colorée, elle entre officiellement en circulation le 14 mai.

Le revers de la pièce, conçu par l’artiste canadien Glen Green, met en avant une mosaïque en forme de feuille d’érable inspirée de l’emblème canadien du tournoi. Les noms de Toronto et Vancouver, les deux villes hôtes canadiennes, y figurent également aux côtés d’un ballon de soccer en mouvement.

L’avers porte l’effigie du roi Charles III, réalisée par l’artiste Steven Rosati.

Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, a estimé que cette pièce symbolisait « la fierté et l’unité » liées à l’accueil du tournoi au Canada.

Selon Vittorio Montagliani, cette émission monétaire marque « un nouveau chapitre » dans l’histoire sportive canadienne.

Au total, trois millions d’exemplaires seront mis en circulation, dont deux millions de versions colorées. Les pièces seront progressivement distribuées par les banques et commerces du pays.

Toronto et Vancouver accueilleront treize matchs entre le 11 juin et le 19 juillet 2026, y compris des rencontres de l’équipe nationale masculine canadienne, déjà qualifiée pour le tournoi.

La Monnaie royale canadienne a également lancé plusieurs pièces de collection en métaux précieux consacrées à la compétition.

« Sommes-nous encore libres en ligne ? » : Montréal accueille un débat sur l’IA et la souveraineté numérique

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Intelligence artificielle, désinformation, protection des données et école numérique seront au cœur d’une rencontre publique organisée le 19 mai à Montréal par Éditions Libertés numériques autour des enjeux de citoyenneté numérique et de souveraineté individuelle à l’ère de l’IA.

L’événement réunira l’experte du numérique Michelle Blanc et David Cohen au centre Sanaaq, dans le centre-ville de Montréal.

La discussion portera notamment sur les effets de la transformation numérique dans les médias, l’éducation et la vie quotidienne, alors que les outils d’intelligence artificielle prennent une place croissante dans les écoles, les entreprises et les plateformes numériques.

Martine Rioux, rédactrice en chef web de L’École branchée, animera la rencontre. Elle vient récemment de publier un ouvrage consacré aux mutations de l’éducation à l’ère numérique.

Michelle Blanc y présentera son livre Confessions d’une experte, dans lequel elle revient sur vingt années d’évolution technologique et médiatique. David Cohen abordera pour sa part les enjeux de citoyenneté numérique à travers son ouvrage Citoyenneté numérique. Le petit guide de survie, consacré à la désinformation, aux algorithmes et à la protection des données personnelles.

Les organisateurs souhaitent ouvrir un débat sur les conséquences sociales et politiques de l’intelligence artificielle, notamment en matière de sécurité, de liberté individuelle et de contrôle des informations personnelles.

Fondées en 2017 à Montréal, Éditions Libertés numériques publient des essais et ouvrages consacrés aux questions de numérique, de société et de libertés publiques.

Les navettes fluviales reviennent à Montréal dès le 22 mai

Les navettes fluviales de la région métropolitaine de Montréal reprendront du service le 22 mai pour la saison estivale 2026, ont annoncé jeudi Autorité régionale de transport métropolitain et le gouvernement du Québec.

Le réseau comprendra six liaisons reliant Montréal, Longueuil, Boucherville et Varennes, avec des horaires adaptés aux déplacements domicile-travail, aux activités de loisirs et aux grands événements estivaux, dont le Grand Prix du Canada.

Les lignes N1, N2 et N3 offriront des départs tôt le matin en semaine, tandis que la liaison N4 entre le Vieux-Port de Montréal, l’île Sainte-Hélène et Longueuil maintiendra un service prolongé jusqu’à 23 heures les jeudis, vendredis, samedis et dimanches.

Selon l’ARTM, plus de 543 000 déplacements ont été enregistrés durant la saison 2025, soit une hausse de 18 % par rapport à l’année précédente. Les lignes desservant Longueuil, Pointe-aux-Trembles et l’est de Montréal ont connu les plus fortes augmentations d’achalandage.

Le service s’intègre au réseau de transport collectif grâce aux correspondances avec le métro, les autobus et les stations BIXI. Les vélos demeurent autorisés gratuitement à bord.

Le ministre des Transports, Benoit Charette, a indiqué que le gouvernement reconduisait le financement du service, notamment pour maintenir la gratuité de la ligne entre Boucherville et Montréal-Mercier pendant les travaux du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine.

La ministre responsable de la Métropole, Chantal Rouleau, a estimé que les navettes fluviales contribuaient à réduire la congestion routière tout en redonnant une place centrale au fleuve Saint-Laurent dans les déplacements urbains.

Le billet unitaire coûtera six dollars jusqu’au 30 juin, puis sept dollars à compter du 1er juillet. Certains abonnements de transport collectif permettront toutefois d’accéder au service sans frais supplémentaires.

« Rien sur nous sans nous » : les syndicats canadiens lancent une offensive contre la haine et le racisme

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Réunis à Winnipeg, des milliers de délégués syndicaux canadiens ont adopté mercredi un vaste plan d’action destiné à lutter contre le racisme, la discrimination et la violence fondée sur le genre dans les milieux de travail et dans la société canadienne.

Le programme, intitulé « Lutter pour la justice », a été approuvé lors du congrès de Congrès du travail du Canada. Il prévoit notamment des mesures pour renforcer l’équité en emploi, soutenir les travailleuses et travailleurs autochtones, racialisés, en situation de handicap et issus des communautés 2SLGBTQIA+, ainsi que promouvoir la réconciliation avec les peuples autochtones.

La présidente du CTC, Bea Bruske, a affirmé que la lutte contre les inégalités faisait partie intégrante du mouvement syndical canadien.

« Notre force nous vient de notre unité contre ceux qui cherchent à nous diviser », a-t-elle déclaré devant les participants réunis dans la capitale manitobaine.

Le plan réclame notamment des réformes de la législation canadienne sur l’équité en matière d’emploi, des campagnes pour l’équité salariale et des initiatives visant à combattre la discrimination et les violences liées au genre.

Les syndicats souhaitent également appliquer plus largement le principe de « rien sur nous sans nous », qui vise à inclure directement les groupes concernés dans les décisions et politiques les touchant.

Les délégués ont aussi rendu hommage à Rosemary Brown, figure historique de la lutte pour les droits civiques et l’égalité au Canada, en reprenant sa formule : « Tant que nous n’aurons pas toutes et tous réussi, aucun de nous n’aura réussi. »

Le congrès du CTC se poursuit cette semaine à Winnipeg avec plusieurs débats consacrés aux droits des travailleurs, à l’économie et aux politiques sociales.