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Un mégaprojet éolien autochtone de 251 MW propulse Innergex en Colombie-Britannique

Innergex Énergie Renouvelable et West Moberly First Nations ont annoncé mercredi que leur projet éolien Bessie, d’une capacité de 251 mégawatts, avait été retenu dans le cadre de l’appel d’offres 2025 de BC Hydro.

Le parc éolien doit être construit dans la région de Peace, au nord-est de la Colombie-Britannique, avec une mise en service prévue en 2032. Le projet sera majoritairement détenu par la communauté autochtone West Moberly First Nations.

Selon les partenaires, le projet vise à répondre à la croissance de la demande en électricité propre dans la province tout en générant des retombées économiques locales, notamment en matière d’emplois, de formation et de sous-traitance.

Le président et chef de la direction d’Innergex, Jean Trudel, a présenté cette sélection comme une étape importante pour l’avenir énergétique de la Colombie-Britannique et pour le partenariat développé avec la nation autochtone.

Le chef Roland Willson a pour sa part affirmé que le projet reflétait une vision du développement économique fondée sur le leadership autochtone et la participation directe des Premières Nations aux décisions concernant leurs territoires.

Le projet Bessie s’inscrit dans la continuité d’une précédente collaboration entre les deux partenaires, déjà retenue lors d’un appel d’offres antérieur de BC Hydro.

Présente au Canada, aux États-Unis, en France et au Chili, Innergex Énergie Renouvelable exploite actuellement 90 installations hydroélectriques, éoliennes, solaires et de stockage d’énergie, représentant une puissance installée brute de plus de 4 400 MW.

Les promoteurs indiquent que des consultations avec les communautés locales et autochtones doivent se poursuivre au cours des prochaines étapes de développement du projet.

IA, tourisme autochtone et régions : Québec mise gros pour relancer son industrie touristique

Plus de 600 acteurs de l’industrie touristique québécoise étaient réunis mardi au Palais des congrès de Montréal dans le cadre des Assises du tourisme 2026, un rendez-vous consacré cette année aux défis économiques, technologiques et régionaux du secteur.

Entrepreneurs, hôteliers, restaurateurs, festivals et partenaires régionaux ont participé à cette rencontre organisée par le ministère du Tourisme et Alliance de l’industrie touristique du Québec autour du thème « Un tourisme vivant, au cœur de l’économie de nos régions ».

La ministre du Tourisme, Amélie Dionne, a profité de l’événement pour annoncer plusieurs mesures visant à soutenir l’innovation, le tourisme autochtone et l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’industrie.

Québec prévoit notamment un appui financier de 950 000 dollars d’ici 2028 afin d’améliorer l’accueil touristique autochtone et de favoriser une meilleure intégration de cette offre dans les circuits touristiques et les centres urbains. Tourisme Autochtone Québec a également dévoilé un plan d’intervention sectoriel 2026-2036 comprenant une vingtaine de mesures destinées à accroître les retombées économiques dans les communautés autochtones.

Le gouvernement a aussi confirmé la prolongation jusqu’en 2029 de l’Incubateur-accélérateur nordique, un programme de soutien aux entreprises touristiques situées au nord du 49e parallèle.

L’intelligence artificielle figurait également au cœur des discussions. La ministre a annoncé une aide de 50 000 dollars sur deux ans au Groupe IA Tourisme ainsi qu’un soutien de 400 000 dollars sur trois ans à l’Observatoire de l’IA, des données et du tourisme de Université du Québec à Montréal, dirigé par Paul Arseneault.

Selon le gouvernement, ces investissements s’ajoutent aux quatre millions de dollars accordés récemment au MT Lab afin de prolonger son programme d’innovation touristique.

Le secteur touristique demeure l’un des moteurs économiques importants du Québec, particulièrement dans les régions où il soutient l’emploi, les commerces locaux et les activités culturelles.

Robots, olympiens et science du corps : le Festival Eurêka! transforme Montréal en immense terrain de découvertes

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Le Festival Eurêka! revient à Montréal du 5 au 7 juin avec une programmation où sciences et sports se rencontrent à travers expériences interactives, démonstrations technologiques et activités familiales gratuites au parc Jean-Drapeau et à la Biosphère.

Pour sa 19e édition, l’événement organisé par L’île du savoir en collaboration avec Espace pour la vie mettra en avant les liens entre performance sportive et innovation scientifique.

Les visiteurs pourront notamment tester leur équilibre, analyser les réactions du corps à l’effort, expérimenter des technologies d’exosquelettes ou découvrir comment l’intelligence artificielle et la robotique modifient déjà le monde du sport.

L’événement prévoit plus de 150 activités réparties dans six zones thématiques consacrées notamment à l’énergie, à l’aérodynamisme, à l’innovation et à l’environnement. La Biosphère offrira également un accès gratuit à ses expositions pendant toute la durée du festival.

Plusieurs personnalités du sport et de la vulgarisation scientifique participeront à la programmation, dont le champion olympique Mikaël Kingsbury, la paralympienne Cindy Ouellet, l’ancienne olympienne Marion Thénault ainsi que le vulgarisateur scientifique Yannick Bergeron.

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Le festival proposera aussi des spectacles et activités participatives, dont une compétition de chaise musicale scientifique et des démonstrations de vol d’oiseaux de proie présentées par Faucon-Éduc.

Créé en 2007, le Festival Eurêka! affirme avoir accueilli plus de 1,2 million de visiteurs depuis sa fondation, devenant l’un des plus importants rendez-vous de vulgarisation scientifique au Québec.

Ces multinationales génèrent 21% du PIB du Québec : une étude révèle leur poids colossal dans l’économie

Les filiales d’entreprises étrangères jouent un rôle beaucoup plus important qu’il n’y paraît dans l’économie québécoise, selon une étude dévoilée mercredi par Investissement Québec, Montréal International et Québec International.

Bien qu’elles ne représentent qu’environ 1 % des entreprises actives au Québec, les quelque 3 900 filiales internationales implantées dans la province génèrent à elles seules 21 % du produit intérieur brut québécois et 11 % de l’emploi total, selon cette analyse réalisée par Aviseo Conseil.

Ces entreprises emploient près de 500 000 travailleurs et proviennent principalement des États-Unis et de la France. Parmi les groupes les plus présents figurent Airbus Canada, Google, Moderna, Rio Tinto Alcan et Pratt & Whitney Canada.

L’étude souligne également leur poids stratégique dans les exportations et l’innovation. Les filiales internationales seraient responsables de 56 % des exportations de marchandises du Québec et de 37 % des dépenses en recherche et développement.

Selon les données publiées, ces entreprises investissent trois fois plus en recherche et développement par employé que les sociétés québécoises dites domestiques et affichent une productivité moyenne 1,7 fois supérieure à la moyenne provinciale.

Le Grand Montréal concentre plus de 80 % des filiales recensées, particulièrement dans les secteurs de l’aérospatiale, des technologies de l’information, des sciences de la vie et des technologies propres.

Dans la grande région de Québec, plus de 400 filiales internationales contribueraient à près de 9 milliards de dollars au PIB régional et soutiendraient plus de 55 000 emplois.

L’étude intervient dans un contexte de ralentissement économique mondial et de tensions géopolitiques croissantes. Les organisations partenaires affirment que la présence de ces entreprises contribue à renforcer la résilience économique du Québec, notamment grâce aux transferts de technologies, à la formation de travailleurs spécialisés et à l’intégration des entreprises locales dans les chaînes d’approvisionnement internationales.

« Gouvernement mort-vivant » : la FNEEQ-CSN attaque frontalement Fréchette et la CAQ

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La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) a dénoncé mercredi les politiques d’austérité du gouvernement caquiste, accusant la nouvelle première ministre Christine Fréchette de poursuivre « le même discours » et « les mêmes échecs » que son prédécesseur François Legault en matière d’éducation et d’enseignement supérieur.

Réunis en conseil fédéral à Trois-Rivières, près de 200 délégués syndicaux ont manifesté devant les bureaux du ministre du Travail Jean Boulet pour dénoncer le sous-investissement dans les écoles, cégeps et universités.

Le président de la FNEEQ-CSN, Benoît Lacoursière, a reproché à Christine Fréchette de n’avoir fait « aucun mot » sur l’enseignement supérieur dans son discours inaugural. Selon lui, les établissements souffrent d’un sous-financement chronique, alors que plusieurs cégeps font face à des infrastructures vétustes, à une pénurie de locaux et à des gels d’embauche.

Le syndicat estime que les réductions d’impôts promises par le gouvernement privent l’État des ressources nécessaires pour financer les services publics. « Les populations étudiantes en pâtissent », a affirmé M. Lacoursière.

Le président du Conseil central du Cœur du Québec-CSN, Pascal Bastarache, a accusé le gouvernement de chercher à « maquiller son bilan » à l’approche des élections générales prévues en octobre.

La centrale syndicale a également dénoncé plusieurs réformes récentes de la CAQ, qualifiées de « liberticides », notamment les lois encadrant la laïcité, le droit de manifester et la gouvernance syndicale.

Fondée en 1969, Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec représente environ 40 000 membres dans les cégeps, universités et établissements privés du Québec.

Faux agents, vidéos truquées, promesses d’immigration : Ottawa alerte sur une vague d’arnaques dopées à l’IA

Le gouvernement canadien met en garde contre une multiplication des fraudes utilisant l’intelligence artificielle pour imiter des communications officielles liées à l’immigration.

Dans un avis publié récemment, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada avertit que des fraudeurs exploitent désormais l’intelligence artificielle générative pour produire de faux contenus particulièrement crédibles, capables de tromper des candidats à l’immigration ou des résidents étrangers.

Selon le ministère, ces arnaques prennent plusieurs formes : vidéos truquées de personnalités publiques ou de prétendus fonctionnaires, faux sites Web spécialisés en immigration, courriels frauduleux et appels téléphoniques se faisant passer pour des agents fédéraux.

Les vidéos circulant sur les réseaux sociaux promettent souvent des procédures accélérées, des visas garantis ou des solutions « rapides » pour immigrer au Canada. Certaines utilisent des images, des voix synthétiques ou des montages hyperréalistes générés par l’IA afin de donner une apparence d’authenticité.

Le ministère rappelle qu’aucun agent privé ne peut garantir l’obtention d’un visa ou d’un statut migratoire.

Les autorités fédérales recommandent aux internautes de vérifier systématiquement les informations liées à l’immigration sur les plateformes officielles du gouvernement canadien et de se méfier des contenus diffusés sur les réseaux sociaux ou provenant de sources inconnues.

Cette mise en garde survient alors que les outils d’intelligence artificielle générative deviennent de plus en plus accessibles au grand public, facilitant la création de faux contenus sophistiqués, notamment des « deepfakes » vidéo et audio.

Les experts en cybersécurité observent depuis plusieurs mois une hausse mondiale des fraudes reposant sur l’IA, particulièrement dans les secteurs de l’immigration, des finances et des services gouvernementaux.

Colonialisme, féminisme, ségrégation scolaire : les Prix du livre politique 2026 couronnent des œuvres qui secouent le Québec

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L’Assemblée nationale du Québec a dévoilé mercredi les lauréats de la 24e édition des Prix du livre politique, récompensant des ouvrages et travaux universitaires portant sur les enjeux politiques, sociaux et historiques du Québec contemporain.

La cérémonie s’est tenue à la Bibliothèque de l’Assemblée nationale, à Québec, sous la présidence du vice-président de l’institution, Frantz Benjamin.

Le Prix de la présidence de l’Assemblée nationale, assorti d’une bourse de 6 500 dollars, a été attribué à Alexandre Dumas pour son ouvrage La ligne de parti au Québec : de la Confédération à nos jours, publié aux Éditions du Septentrion. Le livre retrace l’évolution de la discipline partisane dans l’histoire politique québécoise.

Parmi les finalistes figuraient également Christophe Allaire Sévigny pour une enquête sur la ségrégation scolaire au Québec, Hélène Charron pour un essai consacré à l’évolution du féminisme québécois, ainsi que David Olivier pour une étude sur la pensée intellectuelle de Gérard Bergeron.

Les Prix de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant, destinés aux étudiants universitaires, ont également mis en lumière des recherches portant sur le colonialisme, le néolibéralisme et les stratégies d’influence idéologique au Québec.

Dans la catégorie mémoire de maîtrise, Arthur Foucher a remporté les honneurs grâce à ses travaux sur le colonialisme municipal à Oka entre 1839 et 1912. Du côté des thèses doctorales, Camille Robert a été récompensée pour sa recherche sur les travailleuses des secteurs de la santé et de l’éducation face au virage néolibéral de l’État québécois dans les années 1980.

Au total, 20 000 dollars en bourses ont été distribués lors de cette édition.

Créés pour encourager la réflexion sur la vie politique québécoise, les Prix du livre politique distinguent chaque année des publications universitaires et grand public jugées marquantes par leur originalité, leur rigueur et leur contribution au débat démocratique.

Jean-François Aubé sacré maître du français improvisé : la Coupe Antidote couronne une légende de la LNI

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L’improvisateur québécois Jean‑François Aubé a remporté pour une deuxième fois la Coupe Antidote, une distinction décernée pour la qualité de l’usage du français lors des matchs de la Ligue Nationale d’Improvisation.

Le prix lui a été remis lundi soir au MTELUS, à Montréal, lors de la finale de la Saison de la Coupe Charade organisée par le Théâtre de la LNI. Parrainée par Druide informatique, la récompense souligne chaque année les performances linguistiques les plus marquantes sur scène.

Créée en hommage à Yvon Leduc, cofondateur de la LNI et figure reconnue de la défense du français dans le milieu culturel québécois, la Coupe Antidote est attribuée au joueur ou à la joueuse ayant accumulé le plus « d’étoiles Antidote » au cours de la saison. Ces distinctions sont remises après chaque rencontre à l’improvisateur jugé le plus habile dans son utilisation de la langue française.

En 2026, Jean-François Aubé a obtenu cette reconnaissance lors de trois des cinq matchs auxquels il a participé.

Il s’agit de la deuxième Coupe Antidote remportée par l’artiste après une première victoire en 2011. Figure bien connue du circuit d’improvisation québécois depuis plus de deux décennies, il cumule plusieurs distinctions individuelles, dont le trophée Marcel-Sabourin remis par ses pairs et le prix de l’Improvisation de l’année obtenu en 2022 avec Émilie Lajoie.

Au-delà de la scène théâtrale, Jean-François Aubé a aussi évolué dans le milieu musical comme chanteur et bassiste du groupe Laymen Twaist entre 1988 et 2001. Il œuvre également depuis plus de vingt ans dans le domaine de la voix hors champ.

Le Théâtre de la LNI affirme rejoindre près de 60 000 personnes chaque année grâce à ses matchs, tournées, ateliers et formations destinés autant aux écoles qu’aux entreprises.

Québec – Population : 7 150 personnes de moins en 2025, les départs vers les autres provinces dépassent les arrivées

Le Québec perd des habitants pour la première fois depuis des années malgré 9 millions de résidents

Le Québec a connu en 2025 une légère baisse de sa population après trois années de croissance soutenue, une situation inédite depuis la pandémie, selon les données provisoires publiées mercredi par l’Institut de la statistique du Québec.

La province comptait environ 9,03 millions d’habitants au 1er janvier 2026, soit une diminution estimée à 9 600 personnes par rapport à l’année précédente (-0,1 %).

Cette contraction démographique s’explique par une combinaison de facteurs : les décès ont dépassé les naissances pour une deuxième année consécutive et les gains liés aux migrations internationales ont presque disparu après avoir atteint des sommets historiques entre 2022 et 2024.

En 2025, le Québec a enregistré 78 200 naissances, en légère hausse de 1 % par rapport à 2024. Malgré ce rebond modeste, l’indice de fécondité demeure extrêmement faible, à 1,36 enfant par femme, l’un des niveaux les plus bas jamais observés dans la province. L’âge moyen des femmes à la naissance d’un premier enfant a atteint 30,2 ans.

Parallèlement, le nombre de décès a progressé à 80 450, soit 1 650 de plus qu’un an plus tôt. Selon l’Institut, deux épisodes de grippe saisonnière particulièrement sévères auraient contribué à cette hausse, provoquant des pics de mortalité à la fin février et en décembre.

L’espérance de vie reste néanmoins élevée : 84,4 ans chez les femmes et 81,1 ans chez les hommes, des niveaux supérieurs à la moyenne canadienne.

Le ralentissement migratoire marque également une rupture importante. Le Québec a accueilli 60 150 nouveaux résidents permanents en 2025, légèrement plus qu’en 2024, mais le nombre de résidents non permanents — travailleurs temporaires, étudiants étrangers et demandeurs d’asile — a fortement reculé.

Selon les estimations provisoires, leur nombre est passé de 565 450 à 514 050 en un an, soit une baisse de plus de 51 000 personnes.

Au total, le solde migratoire québécois est estimé à -7 150 personnes en 2025, les départs vers les autres provinces continuant de dépasser les arrivées.

Accroissement démographique total, accroissement naturel et accroissement migratoire, Québec, 2000-2025 (Groupe CNW/Institut de la statistique du Québec)

« Beautéclosion » et « survolteur » : des ados québécois inventent les nouveaux mots qui bousculent le français

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Le français québécois s’est enrichi mercredi de trois nouveaux mots imaginés par des élèves du secondaire, à l’issue de la 7e édition du Concours de créativité lexicale organisé par l’Office québécois de la langue française.

Parmi les 625 propositions soumises cette année par près de 6 800 élèves provenant de 78 écoles du Québec, le jury a retenu trois néologismes appelés à faire leur entrée dans l’usage courant : « décellulariser », « beautéclosion » et « survolteur ».

Le terme « décellulariser », créé par des élèves de la polyvalente Le Carrefour à Val-d’Or, désigne l’action de limiter ou d’interdire l’usage du téléphone cellulaire dans un lieu donné. Le mot « beautéclosion », proposé par des élèves de l’école internationale de Montréal, sert d’équivalent francophone au terme anglais « glow-up », décrivant une transformation progressive marquée par un gain de confiance et d’assurance. Enfin, « survolteur », imaginé par un élève de l’école secondaire Georges-Vanier à Laval, désigne une chanson au rythme particulièrement énergique et entraînant.

Selon l’Office, 253 classes ont participé à cette édition du concours, lancé en 2019 afin de stimuler la création de nouveaux mots en français chez les jeunes Québécois.

Les trois néologismes gagnants ont été intégrés à la Vitrine linguistique de l’organisme, une plateforme de référence consultée à travers la francophonie. Plusieurs mots issus des éditions précédentes ont déjà circulé largement sur les réseaux sociaux et dans les médias, notamment « clicophobie », « célébloui » ou encore « balentine ».

Le mot « instavidéaste », lauréat de l’édition 2019, a même récemment été intégré au dictionnaire Le Petit Robert 2027, illustrant la capacité de certains néologismes nés au Québec à franchir les frontières institutionnelles et populaires.

Des capsules vidéo humoristiques présentant les trois nouveaux termes ont également été mises en ligne mercredi par l’Office sur ses plateformes numériques.