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« Montréal, ma Belle » de Xiaodan He présenté au festival Image + Nation

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Filmoption International souligne la présentation de Montréal, ma belle (Montreal, My Beautiful), le nouveau long métrage de la réalisatrice sino-canadienne Xiaodan He, au 38ᵉ festival Image + Nation, le 21 novembre à 21 h 15 au cinéma J.A. de Sève de l’Université Concordia, en présence de la cinéaste.

Le film raconte l’histoire de Feng Xia, 53 ans, immigrante chinoise installée à Montréal, qui a toujours vécu dans une obéissance silencieuse, entre les attentes familiales, culturelles et un mariage figé dans le non-dit. Sa rencontre avec Camille, une jeune Québécoise libre et insouciante, fait remonter un désir longtemps enfoui et déclenche un profond bouleversement intérieur. Sous la canicule estivale, Feng Xia s’autorise pour la première fois à se choisir, quitte à affronter douloureusement son passé et le prix de sa liberté.

Œuvre intime et poignante, Montréal, ma belle marque une étape importante dans le cinéma queer de la diaspora asiatique. Il s’agit du premier long métrage destiné au cinéma ayant pour protagoniste principale une femme lesbienne chinoise réprimée. Inspirée de sa propre histoire d’immigrante, Xiaodan He offre un récit porté par la performance remarquable de Joan Chen, dont le rôle de Feng Xia constitue l’un des moments les plus audacieux de sa carrière.

« Feng Xia ne se révolte pas — elle survit. Après des décennies de silence, elle ose enfin aimer, même si cela peut tout lui coûter », explique Xiaodan He. « À travers cette histoire d’amour intergénérationnelle, j’explore les paradoxes qui habitent la vie des immigrants et la quête d’un amour libre. »

Produit par Christine Falco (Les Films Camera Oscura) en coproduction avec Red Dawn Productions, le film bénéficie du soutien de la SODEC, Téléfilm Canada, des crédits d’impôt québécois et canadiens, du Conseil des arts du Canada et de la Lucy Foundation. Filmoption assure la distribution canadienne et les ventes internationales. La sortie en salles est prévue au printemps 2026.

IBM et Polytechnique Montréal unissent leurs forces pour verdir la chaîne d’approvisionnement forestière

IBM et Polytechnique Montréal annoncent une collaboration ambitieuse visant à renforcer la durabilité de la chaîne d’approvisionnement forestière canadienne grâce à l’intelligence artificielle et à l’informatique quantique. Ce partenariat s’inscrit dans la cohorte 2025 de l’Accélérateur d’impact IBM, un programme mondial d’innovation sociale pro bono qui met les technologies d’IBM au service d’enjeux environnementaux et économiques.

Le projet, mené par le groupe de recherche en ingénierie durable de Polytechnique Montréal, vise à créer un outil d’aide à la décision capable d’optimiser la transformation de la biomasse forestière tout en assurant une exploitation responsable des ressources. En intégrant données opérationnelles, apprentissage automatique et jumeaux numériques, l’initiative permettra d’améliorer la planification des récoltes, la logistique et la prévision du rendement, tout en réduisant les coûts et les émissions.

« Ce partenariat avec IBM nous permettra d’accélérer la mise au point d’un outil novateur pour une gestion durable des forêts », souligne François Bertrand, vice-président à la recherche et à l’innovation de Polytechnique Montréal.

Soutenue également par EY et ServiceNow, l’initiative s’étendra sur deux ans et s’appuiera sur la méthodologie IBM Garage pour transformer les prototypes en solutions concrètes. « L’IA quitte désormais les laboratoires pour s’attaquer aux défis réels des communautés », affirme Justina Nixon-Saintil, vice-présidente à l’impact chez IBM.

Les PME canadiennes pourraient toucher près de 5 milliards $ en remboursements

Les petites et moyennes entreprises (PME) du pays pourraient obtenir un important répit financier si les commissions des accidents du travail restituaient leurs surplus excédant les fonds de réserve. Selon une note de recherche publiée le 13 novembre par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), sept commissions provinciales et territoriales — dont celles du Québec, du Manitoba, du Yukon et du Nouveau-Brunswick — disposent actuellement d’une surcapitalisation évaluée à près de 5 milliards de dollars.

Pour une petite entreprise de cinq employés, les remboursements pourraient atteindre jusqu’à 4 800 $ au Nouveau-Brunswick ou 3 631 $ en Colombie-Britannique. « Il est injuste que ces commissions accumulent des milliards sans plan clair pour redistribuer les excédents aux employeurs, surtout dans un contexte économique difficile », soutient Louis-Philippe Gauthier, vice-président à la FCEI.

L’organisation invite les provinces à suivre l’exemple de l’Ontario, seule juridiction ayant légiféré sur la redistribution obligatoire des surplus dès que le taux de capitalisation dépasse 125 %. En 2025, cette province a déjà retourné plus de 4 milliards $ aux entreprises.

La FCEI recommande d’instaurer des politiques de remboursement automatique, d’accroître la transparence sur les niveaux de capitalisation et de réduire les primes lorsque les fonds excèdent les besoins. « Ces remises n’impliqueraient aucun coût pour les contribuables et offriraient aux PME un soutien immédiat », conclut l’analyste Alchad Alegbeh.

L’IA redéfinit le recrutement au Canada, mais l’humain reste au cœur du jeu, selon le rapport Hays 2026

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L’intelligence artificielle bouleverse les pratiques d’embauche au Canada, mais sans détrôner l’expertise humaine. C’est ce que révèle le Guide canadien Hays 2026 sur les salaires et les tendances en embauche, basé sur les réponses de milliers d’employeurs et d’employés à travers le pays.

Selon l’étude, 53 % des organisations intègrent déjà l’IA dans leurs opérations, mais seulement 2 % ont remplacé des postes entiers par des systèmes automatisés. Les entreprises privilégient plutôt l’automatisation des tâches répétitives et le perfectionnement des talents internes, avec 42,6 % d’entre elles misant sur la formation plutôt que sur de nouvelles embauches.

« L’IA transforme le milieu de travail, mais pas de manière aussi radicale qu’on pourrait le croire », souligne Travis O’Rourke, président de Hays Canada. « Les dirigeants qui réussiront seront ceux qui investissent dans les gens et alignent la technologie sur le potentiel humain. »

Les secteurs les plus touchés sont les services à la clientèle et la technologie, tandis que les métiers spécialisés, la construction ou le pétrole et gaz résistent bien à l’automatisation. Les compétences en analyse de données, automatisation et ingénierie des prompts deviennent désormais incontournables.

Malgré les avancées technologiques, la supervision humaine, l’empathie et la prise de décision complexe demeurent des atouts majeurs — rappelant que, même à l’ère de l’IA, c’est encore l’humain qui fait la différence.

Immobilier canadien : vers une ère de partenariats et d’innovation en 2026

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Le marché immobilier canadien entre dans une phase de transition stratégique, selon le rapport Emerging Trends in Real Estate (ETRE) 2026 publié par PwC Canada et l’Urban Land Institute (ULI). Dans un contexte de crise du logement et de capitaux plus sélectifs, le secteur mise désormais sur la collaboration intersectorielle et les modèles d’affaires innovants pour se réinventer.

Les investisseurs délaissent peu à peu les condos traditionnels au profit d’immeubles locatifs conçus sur mesure, tandis que les segments du commerce alimentaire, des résidences pour aînés et des espaces médicaux gagnent en importance. Le rapport souligne également l’émergence de synergies inédites entre immobilier, énergie, santé et technologie, ouvrant la voie à de nouvelles sources de croissance.

Face au ralentissement du financement bancaire, le capital privé comble les vides, propulsant des approches plus flexibles et créatives. L’intelligence artificielle s’impose aussi comme levier de performance — de la gestion locative à la tarification prédictive —, tandis que la Loi 25 au Québec pousse les acteurs à renforcer la gouvernance des données.

Côté perspectives, Calgary arrive en tête des villes les plus prometteuses pour 2026, suivie de Toronto et Edmonton. Pour PwC, l’avenir du marché canadien reposera sur trois piliers : l’agilité, la collaboration et la confiance technologique — autrement dit, bâtir autrement pour loger un Canada en pleine mutation.

Commerce de détail : le Québec progresse dans sa transformation numérique

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Bonne nouvelle pour les détaillants québécois : la maturité numérique du secteur progresse, selon le nouveau Portrait 2025 publié par Détail Québec. Moins réjouissant toutefois, le rapport révèle que si 64 % des commerces réalisent désormais des ventes en ligne, plus de la moitié d’entre eux y génèrent moins de 10 % de leur chiffre d’affaires. Autrement dit, le virage est amorcé, mais la vitesse reste modérée.

L’étude, menée auprès de 400 détaillants représentant plus de 2 700 établissements, évalue la maturité numérique moyenne à 5,96 sur 10 — un score “intermédiaire”, reflet d’efforts réels mais fragmentés. Seuls 23 % des répondants se considèrent à un stade avancé.

Le constat est clair : les commerces disposant d’une stratégie numérique formelle performent mieux à tous les niveaux. Pourtant, seulement un tiers en possèdent une. Quant à l’intelligence artificielle, son intégration reste timide (13 % d’usage intensif), malgré son potentiel pour automatiser les tâches, analyser les ventes ou personnaliser le marketing.

Parmi les principaux freins : surcharge de travail (51 %), manque de moyens financiers (44 %) et pénurie de compétences (29 %). Détail Québec recommande donc d’intensifier les programmes d’accompagnement, de formation et de cybersécurité pour transformer durablement le commerce de détail — sans y laisser son souffle numérique.

Noël Gospel : quand l’esprit des Fêtes prend des accents de Brooklyn à Montréal

Montréal s’apprête à vibrer au rythme du gospel les 29 et 30 novembre à la Salle Pierre-Mercure, avec le retour très attendu du spectacle Noël Gospel, réunissant le Jireh Gospel Choir et le Montreal Gospel Choir sous la direction de la légendaire Carol Bernard.

Plus de 100 chanteurs et musiciens, menés par Paul Charles, promettent une explosion de voix, de groove et d’émotion pure. Au programme : un voyage musical entre spirituals afro-américains, hip-hop, et classiques de Noël comme Minuit Chrétien et Joy to the World. « Avec Noël Gospel, nul besoin de traverser la frontière — c’est tout Brooklyn qui débarque à Montréal! », s’amuse Carol Bernard.

L’événement coïncide avec la sortie prochaine du documentaire de l’ONF Jireh Gospel, une famille de cœur, réalisé par Wylem Decaille, qui retrace les 30 ans d’histoire du Jireh Gospel Choir, lauréat du prix de l’Album gospel de l’année pour Get Up.

Entre ferveur, groove et convivialité, Noël Gospel est devenu une véritable tradition montréalaise : deux heures d’énergie contagieuse et de chaleur humaine, à savourer en famille avant l’hiver.

Plus d’un milliard d’armes légères en circulation : l’ONU alerte sur un fléau planétaire

Elles ne font pas les gros titres, mais elles tuent chaque jour davantage que les bombes. Plus d’un milliard d’armes légères circulent aujourd’hui dans le monde, alimentant guerres, insécurité et criminalité organisée. Réunis à New York, les représentants de l’ONU ont tiré la sonnette d’alarme face à une prolifération qui mine la paix mondiale et fragilise les États.

Selon Adedeji Ebo, du bureau onusien pour le désarmement, cette explosion des armes à feu est à la fois « symptôme et moteur des crises de sécurité contemporaines ». En 2023, les 100 plus grandes entreprises d’armement ont engrangé 632 milliards de dollars, tandis que les dépenses militaires mondiales atteignaient 2 700 milliards, en hausse de 37 % depuis 2015.

Les conséquences humaines sont vertigineuses : les armes légères seraient responsables de près d’un tiers des morts civiles dans les conflits récents, et de 88 % des violences sexuelles liées à la guerre.

En Haïti, malgré un embargo de l’ONU, près d’un demi-million d’armes illégales circuleraient, nourrissant la spirale de la terreur imposée par les gangs. En Afrique, du Sahel au Darfour, la prolifération d’armes alimente les guerres locales et empêche les efforts de paix. L’Union africaine mise sur une stratégie 2020-2030 pour « faire taire les armes », mais le défi reste immense.

À ces menaces s’ajoutent de nouvelles formes de trafic : impression 3D d’armes, commerce clandestin en ligne, ou détournements dans les zones de guerre. INTERPOL, via sa base de données iARMS, coordonne les opérations transfrontalières qui ont permis la saisie de milliers d’armes et de munitions, notamment en Amérique latine.

Pour l’ONU, contrôler la prolifération des armes légères est désormais une condition préalable à toute paix durable. « Chaque pistolet récupéré, chaque fusil détruit, chaque frontière surveillée est une victoire invisible », a conclu M. Ebo, « mais dans un monde saturé d’armes, la paix reste une course contre la montre. »

À Genève, les États s’engagent à réduire davantage l’usage du mercure, un poison mondial

Les représentants de 153 pays réunis à Genève du 3 au 7 novembre ont adopté 22 nouvelles mesures destinées à renforcer la lutte contre la pollution au mercure, un métal lourd hautement toxique pour la santé humaine et l’environnement. Cette décision marque une avancée majeure dans le cadre de la Convention de Minamata, en vigueur depuis 2017 sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Le mercure peut affecter le cerveau, les reins, les poumons et le système immunitaire, notamment chez les enfants et les femmes enceintes. Issu de pratiques industrielles comme l’extraction artisanale de l’or, il se propage dans l’air et les océans avant de contaminer la chaîne alimentaire. La maladie de Minamata, découverte au Japon dans les années 1950, a révélé ses effets dévastateurs : paralysies, troubles neurologiques, surdité ou décès.

L’un des objectifs majeurs de la conférence est la suppression progressive des amalgames dentaires d’ici 2034, un matériau contenant du mercure encore utilisé dans de nombreux pays. Les États se sont également engagés à réglementer l’extraction aurifère artisanale, une source majeure de contamination, et à impliquer les communautés locales et autochtones dans la mise en œuvre des alternatives.

« Les discussions ont été productives, inclusives et tournées vers l’avenir », a déclaré Monika Stankiewicz, secrétaire exécutive de la Convention, qui a également exhorté les États à interdire les cosmétiques au mercure, toujours en circulation malgré les risques connus.

Le PNUE collabore désormais avec Interpol et l’Organisation mondiale des douanes pour endiguer le commerce illégal du mercure, notamment dans les secteurs cosmétique et dentaire. Une technologie chimique alternative, basée sur le cyanure, pourrait à terme remplacer le procédé traditionnel de l’amalgame, encore pratiqué dans des milliers de petites mines.

Cinéma : Calorie, le nouveau film d’Eisha Marjara, en salle le 28 novembre

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Calorie, le nouveau long métrage de la cinéaste montréalaise Eisha Marjara, sortira en salle au Québec le 28 novembre, distribué par Filmoption International. Produit par Compass Productions, le film a connu sa première mondiale au Festival international du film de Calgary en septembre et a remporté trois prix majeurs au IFFSA de Toronto : meilleur film canadien, meilleure réalisation et meilleure actrice (Ellora Patnaik).

Ce drame intergénérationnel suit trois générations de femmes dont les destins se croisent lors d’un été en Inde. Monika, mère célibataire dépassée, envoie ses deux filles adolescentes, Alia — obsédée par les calories — et Simi, la rebelle, chez leurs proches en Inde. Ce séjour, censé les reconnecter à leurs racines punjabi, devient un voyage initiatique, au fil duquel les jeunes filles découvrent une tragédie familiale enfouie.

« Calorie est un drame féminin qui traverse les continents, les cultures et les générations. Il explore la relation profonde et conflictuelle entre mères et filles », explique Eisha Marjara, également scénariste du film.

Révélée par Desperately Seeking Helen (ONF, 2000), Marjara s’est imposée comme une voix singulière du cinéma canadien. Son œuvre, marquée par la quête d’identité et les liens familiaux, comprend notamment Venus (2017) et le court métrage primé Am I the Skinniest Person You’ve Ever Seen? (2024).

Produit par Joe Balass avec le soutien de Téléfilm Canada, du Fonds des médias du Canada et de CBC, Calorie s’annonce comme une œuvre sensible et universelle sur la mémoire, la transmission et la réconciliation.