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Festival Eurêka! 2025 : La science s’éclate au grand air!

Le Festival Eurêka! célèbre la créativité scientifique au parc Jean-Drapeau et à la Biosphère

L’île du savoir, en collaboration avec Espace pour la vie, convie le grand public à la 18e édition du Festival Eurêka!, la plus grande fête des sciences au Québec, qui se tiendra les 30, 31 mai et 1er juin au parc Jean-Drapeau et à la Biosphère. Au programme : près de 150 activités interactives gratuites, conçues pour éveiller la curiosité des petits et des grands, sous le thème de la créativité.

Pensé comme un véritable laboratoire à ciel ouvert, le festival propose une immersion dans l’univers scientifique à travers des démonstrations, expériences, conférences et performances ludiques. Cette année, les visiteurs pourront, entre autres, manipuler des séquences d’ADN, piloter des robots, découvrir la géomatique, ou encore tester des ailes d’avion écoresponsables.

Le site accueillera également plusieurs zones thématiques inédites, telles que la Zone Créativité et exploration, rendue possible grâce au gouvernement du Québec, et l’ÉCOzone, soutenue par le gouvernement du Canada, qui abordera les enjeux environnementaux à travers des installations immersives. La Zone Aéro, quant à elle, mettra en lumière les secrets du cosmos et les technologies aérospatiales.

Parmi les têtes d’affiche : Chloé Savard (alias Tardibabe), la Dre Michelle Houde, Michel Rochon, le slameur Élémo et le bédéiste Tristan Demers. Des moments forts ponctueront l’événement, comme la première canadienne de la Sonde méridienne, une installation artistique de Nicolas Reeves, et une expérience sensorielle unique mêlant musique électronique, champignons et sons de la nature.

Les festivaliers pourront également assister à une soirée d’improvisation scientifique, opposant des comédiens de la LNI à des communicateurs scientifiques dans un match hautement créatif.

Présenté par Hydro-Québec et organisé par L’île du savoir, le Festival Eurêka! bénéficie du soutien de nombreux partenaires institutionnels, académiques et privés, dont Espace pour la vie, le gouvernement du Québec, la Ville de Montréal, Bombardier, Génome Québec, l’Ordre des ingénieurs du Québec, Télé-Québec et plusieurs universités québécoises.

Depuis 2007, plus de 1,2 million de visiteurs, dont 65 000 élèves, ont participé à cet événement phare de la culture scientifique montréalaise.

Été gratuit et vibrant : plus de 400 activités pour redécouvrir Montréal

L’Association des sociétés de développement commercial de Montréal (ASDCM) a donné aujourd’hui le coup d’envoi à sa toute première campagne estivale d’envergure, une initiative festive et gratuite qui célèbre la richesse des quartiers montréalais à travers plus de 400 activités accessibles à tous.

Cette campagne inédite, rendue possible grâce au soutien financier de la Ville de Montréal, vise à mettre en valeur les artères commerciales locales en proposant une programmation variée allant de festivals de rue à des spectacles en plein air, en passant par des animations pour enfants, marchés thématiques et installations artistiques en direct.

L’affiche officielle, créée par l’artiste montréalaise Isadora-Ayesha Lima, illustre l’esprit vibrant et inclusif de l’initiative, en soulignant la diversité, la créativité et la convivialité qui font la force de Montréal.

« C’est une invitation à retomber en amour avec Montréal, à redécouvrir la ville autrement – un commerce, une rue, un quartier à la fois », a affirmé Sébastien Ridoin, directeur général de l’ASDCM, qui regroupe 23 SDC représentant plus de 15 000 commerces.

Un site web dédié, experiencesdc.com, permet au public de consulter la programmation par quartier et de planifier ses sorties estivales en toute simplicité.

La campagne est saluée par la Ville de Montréal, qui y voit une réponse concrète aux défis économiques actuels. « Ces artères commerciales sont des lieux de vie et de rencontres essentiels. Nous invitons la population à profiter des nombreuses activités gratuites tout en soutenant les commerces locaux », a souligné Alia Hassan-Cournol, membre du comité exécutif de la Ville.

Deloitte dévoile les sociétés les mieux gérées au Canada en 2025

Canada : 494 entreprises privées à l’honneur

Deloitte Canada a dévoilé aujourd’hui les 494 lauréates de l’édition 2025 de son prestigieux programme Les sociétés les mieux gérées au Canada, qui célèbre cette année sa 32e édition. Ces entreprises privées canadiennes se sont distinguées par leur excellence organisationnelle, leur résilience et leur contribution marquante à l’économie nationale.

Les sociétés reconnues cette année emploient collectivement plus de 556 000 personnes et ont généré plus de 221 milliards de dollars en revenus combinés. Elles se démarquent dans des secteurs variés allant de l’énergie à la technologie, en passant par la fabrication, la santé et les services financiers.

« Malgré un environnement économique complexe, ces entreprises ont démontré une capacité exceptionnelle à innover, à s’adapter et à croître, tout en soutenant leurs employés et leurs collectivités », a déclaré Lorrie King, coleader nationale du programme et associée de Deloitte Sociétés privées.

Le palmarès 2025 inclut 22 nouvelles lauréates, 81 entreprises de la catégorie Or (ayant maintenu leur statut pendant 4 à 6 ans), et 329 membres du Club Platine, qui conservent leur titre depuis plus de 7 ans. Plus de 270 entreprises familiales figurent également au classement, soulignant le rôle central de l’entrepreneuriat dans le tissu économique canadien.

Le processus de sélection, rigoureux et indépendant, évalue des critères tels que la stratégie, la gouvernance, la performance financière, l’innovation, l’intégration des principes ESG (environnement, société, gouvernance) et les pratiques en matière de diversité, équité et inclusion (DEI).

« Les lauréates incarnent un esprit d’entreprise solide et une volonté d’avoir un impact positif ici et à l’étranger », a souligné Derrick Dempster, également coleader du programme.

Créé en 1993, le programme Les sociétés les mieux gérées au Canada est devenu un emblème d’excellence pour les entreprises détenues et dirigées par des Canadiens. Il est aujourd’hui déployé dans plus de 40 pays, avec un réseau mondial de plus de 1 600 entreprises lauréates.

La liste complète des sociétés récompensées est accessible au www.bestmanagedcompanies.ca.

Une panne informatique perturbe les services de la SAAQ

La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) annonce qu’une panne informatique majeure touche plusieurs de ses services depuis 15 h hier. Les défaillances affectent un parc de serveurs soutenant des services essentiels, y compris la solution SAAQclic, bien que cette dernière demeure fonctionnelle.

En raison de cette panne, l’accès à de nombreux services est actuellement impossible. Cependant, les examens pratiques programmés pour aujourd’hui pourront se dérouler comme prévu. Les centres de services et les mandataires devront cependant fermer temporairement. Les clients ayant des rendez-vous seront contactés pour reprogrammer leurs visites dans les prochains jours.

La SAAQ tient à rassurer la clientèle que les données personnelles des clients ne sont pas affectées par cet incident. Les équipes internes de la SAAQ, en collaboration avec celles de Microsoft, travaillent intensivement pour résoudre le problème dans les plus brefs délais.

L’organisme remercie ses clients et partenaires pour leur compréhension et leur patience face à cette situation imprévue.

Pénurie de main-d’œuvre : les patrons exigent une réforme de l’immigration

Face à la persistance de la pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs stratégiques de l’économie québécoise, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) presse les gouvernements du Québec et du Canada d’agir rapidement pour moderniser le Programme des travailleurs étrangers temporaires (TET).

En déplacement dans le Centre-du-Québec le 6 mai, la direction du CPQ a constaté les effets néfastes de délais administratifs jugés excessifs, d’un manque de prévisibilité et de restrictions réglementaires inadaptées aux besoins criants des entreprises régionales.

Le CPQ formule cinq revendications majeures :

  • L’abolition de la limite de 10 % de TET à bas salaires par entreprise ;
  • La levée de l’interdiction de recruter dans les régions à taux de chômage supérieur à 6 % ;
  • Le maintien du traitement simplifié et de l’exemption sur le ratio d’embauche ;
  • Le retour au permis de travail de deux ans pour les postes à bas salaire ;
  • Le déblocage des programmes d’immigration économique permanente au Québec.

« C’est la croissance économique du Québec qui est en jeu », déclare Marie-Claude Perreault, présidente par intérim du CPQ. « Nos entreprises refusent des contrats, retardent des investissements et limitent leur expansion par manque de personnel. Le gouvernement Legault doit écouter les employeurs et le gouvernement Carney doit agir dès les 100 premiers jours de mandat. »

Plusieurs chefs d’entreprises ont témoigné. Pour Stéphane Bourgeois, président de Matritech, « perdre les TET formés et francisés depuis 2019 est une aberration en pleine croissance industrielle ». De son côté, Marie-Michelle Cyr, responsable RH chez AirEx, rappelle que ces travailleurs « sont intégrés, enracinés, et indispensables à la stabilité de nos communautés économiques régionales ».

Le CPQ, qui représente plus de 70 000 employeurs à travers la province, exhorte les deux paliers de gouvernement à adopter une vision à long terme et un plan réaliste, fondé sur la reconnaissance des besoins terrain.

Fiona Annis signera l’œuvre d’art public du futur Espace Riopelle au MNBAQ

Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) a annoncé ce mardi que l’artiste multidisciplinaire Fiona Annis a été sélectionnée à l’issue d’un concours national pour réaliser l’œuvre d’art public extérieure du futur Espace Riopelle. Intitulée À la rencontre des sources, l’installation sculpturale s’inscrira dans le cadre de la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Née à Glasgow et établie à Montréal depuis deux décennies, Fiona Annis propose une œuvre en quatre tableaux alliant bronze, marbre et acier, qui seront intégrés au corridor piétonnier reliant les différents pavillons du MNBAQ. L’œuvre se veut une ode à la nature, à la culture québécoise et à l’univers de Jean Paul Riopelle, figure phare de l’art canadien à qui sera consacré ce nouvel espace muséal de 84 M$.

« La profondeur de la démarche créative de Fiona Annis, ses choix écologiques et sa sensibilité poétique ont fait l’unanimité », ont déclaré d’une même voix Jean-Luc Murray, directeur général du MNBAQ, et Eve-Lyne Beaudry, directrice des collections et de la recherche.

Réalisée en collaboration avec l’Atelier du bronze d’Inverness, l’œuvre sera installée au printemps 2026. Le projet, doté d’un budget de 309 233 $, s’inscrit dans une approche respectueuse de l’environnement, limitant les résidus issus du processus de production.

Le futur Espace Riopelle, dont l’inauguration est prévue à la même période, abritera la plus importante collection publique d’œuvres de Riopelle au monde. Ce projet est soutenu par le gouvernement du Québec, la Ville de Québec, la Fondation Jean Paul Riopelle et la Fondation du MNBAQ.

 »Superfine » : Le Met redéfinit la mode masculine à travers l’élégance noire

Le Metropolitan Museum of Art de New York a inauguré lundi l’exposition « Superfine: Tailoring Black Style », une célébration éclatante de l’élégance noire à travers les siècles, marquant la première grande exposition dédiée à la mode masculine au Met depuis 20 ans.

Conçue en tandem par le conservateur en chef Andrew Bolton et l’universitaire Monica L. Miller, l’exposition puise son inspiration dans l’ouvrage Slaves to Fashion de Miller (2009), retraçant l’histoire culturelle du Black dandyism du XVIIIe siècle à nos jours. Parmi les figures tutélaires évoquées : le regretté André Leon Talley, dont le style flamboyant imprègne toute l’exposition.

Divisée en douze thèmes tels que présence, distinction, héritage ou encore liberté, l’exposition met en lumière des pièces iconiques – costumes trois-pièces, vestes militaires, ensembles unisexes – portées ou inspirées par des personnalités comme Grace Jones, Prince, James Baldwin ou Frederick Douglass. Des créations de designers afro-descendants de renom comme Ozwald Boateng, Grace Wales Bonner, Olivier Rousteing, ou encore Virgil Abloh y sont exposées aux côtés de pièces de Pharrell Williams et de Dapper Dan.

« Cette exposition est une démonstration éclatante de la puissance de l’identité noire à travers la mode, un vecteur d’émancipation, de créativité et de résistance », a souligné Colman Domingo, co-animateur de la soirée et figure montante du style masculin.

Alors que les débats autour de la diversité et de l’inclusion culturelle font rage aux États-Unis, Superfine s’impose comme un manifeste artistique et politique en faveur de la reconnaissance et de la valorisation des expressions noires dans la mode. « Le style ne s’efface pas », a conclu Bolton.

L’exposition est ouverte au public jusqu’en septembre 2025.

Hugo Boss surprend avec un chiffre d’affaires au-dessus des attentes malgré la baisse

Hugo Boss dépasse les prévisions de chiffre d’affaires au 1er trimestre malgré une baisse des ventes et des bénéfices

Le groupe de mode allemand Hugo Boss a annoncé mardi un chiffre d’affaires supérieur aux attentes pour le premier trimestre 2025, malgré un léger recul par rapport à l’année précédente et une baisse de sa rentabilité. La société a néanmoins confirmé ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice.

Sur les trois premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires s’est établi à 999 millions d’euros, en léger retrait par rapport aux 1,01 milliard enregistrés un an plus tôt, mais au-dessus des estimations des analystes qui tablaient sur 974 millions d’euros.

Le groupe, dont l’actionnaire principal est le britannique Frasers Group, a souligné que les « incertitudes macroéconomiques croissantes » pèsent sur la confiance des consommateurs à l’échelle mondiale et freinent la dynamique du secteur.

Cependant, la mise en œuvre rigoureuse de ses initiatives stratégiques a permis à Hugo Boss de limiter le recul des ventes du groupe à 2 % en données corrigées des effets de change.

Par régions, les ventes corrigées ont reculé de 1 % en EMEA et en Amérique, tandis que la région Asie-Pacifique a chuté de 8 %, affectée par une demande toujours atone en Chine. Les ventes en Allemagne sont restées stables, mais ont légèrement baissé en France et au Royaume-Uni. L’Amérique latine, en revanche, a poursuivi une croissance à deux chiffres.

Du côté des marques, Boss Menswear a reculé de 2 %, Boss Womenswear de 1 % et Hugo également de 2 %.

Les ventes en ligne ont progressé de 4 %, tandis que les canaux physiques ont subi des baisses : -4 % pour les boutiques en propre et -3 % pour la distribution en gros.

La marge brute est restée stable grâce à des gains d’efficacité dans les achats, malgré un environnement de marché difficile. Le résultat d’exploitation (EBIT) s’est établi à 61 millions d’euros contre 69 millions un an plus tôt, représentant une marge de 6,1 %.

Hugo Boss a réitéré ses perspectives pour 2025 : un chiffre d’affaires global « globalement stable » (entre -2 % et +2 %) et un EBIT attendu en hausse de 5 % à 22 %, avec une marge visée entre 9 % et 10 %.

La direction souligne que cette large fourchette reflète un environnement économique incertain, aggravé par les tensions tarifaires persistantes et la faiblesse prolongée de la demande mondiale.

Le groupe mise néanmoins sur ses initiatives produits et marketing pour renforcer sa notoriété, notamment avec le lancement mondial en avril de la première collection Boss co-créée avec David Beckham.

« Nous restons concentrés sur ce que nous pouvons maîtriser », a déclaré Daniel Grieder, CEO de Hugo Boss. « Malgré un environnement difficile, nous avons continué à faire avancer nos priorités stratégiques, tout en optimisant nos coûts et notre chaîne d’approvisionnement pour soutenir notre rentabilité. »

Les exportations canadiennes vers les États-Unis ont enregistré un recul de 6,6 % en mars

Baisse des exportations vers les États-Unis : le Canada accélère la diversification de ses échanges commerciaux

Les exportations canadiennes vers les États-Unis ont enregistré un recul de 6,6 % en mars, marquant ainsi une deuxième baisse mensuelle consécutive, dans un contexte tendu marqué par l’imposition de nouveaux droits de douane par Washington. Cette diminution survient après un sommet atteint en janvier, alors que les exportations vers le principal partenaire commercial du Canada avaient connu une envolée.

Malgré cette contraction récente, les exportations vers les États-Unis sont demeurées supérieures de 2,5 % à leur niveau de novembre 2024. Toutefois, ce ralentissement affecte le solde commercial global entre les deux pays : le surplus canadien avec les États-Unis est passé de 10,8 milliards de dollars en février à 8,4 milliards en mars.

Dans le même temps, les importations canadiennes en provenance des États-Unis ont également reculé, avec une baisse de 2,9 %, soulignant un ralentissement généralisé des échanges bilatéraux. Ce refroidissement s’inscrit dans une dynamique plus large de réajustement des flux commerciaux nord-américains à la suite des récentes mesures protectionnistes américaines.

Forte progression des exportations vers les autres marchés

En revanche, les exportations canadiennes à destination des pays autres que les États-Unis ont bondi de 24,8 % en mars, après avoir chuté de 12,4 % en février. Il s’agit de la deuxième plus forte hausse mensuelle jamais enregistrée. Cette performance illustre un tournant important dans la stratégie commerciale canadienne.

Les exportations vers le Royaume-Uni (essentiellement de l’or brut), les Pays-Bas et Hong Kong (pétrole brut), ainsi que vers l’Allemagne (produits diversifiés) ont particulièrement contribué à cette reprise. Ce dynamisme à l’international a permis de réduire le déficit commercial du Canada avec les pays non américains, qui est passé de 12,2 milliards de dollars en février à 9,0 milliards en mars.

Du côté des importations, les achats en provenance de ces pays ont crû de 1,0 % au cours du mois, une hausse modeste mais constante.

Vers une diversification stratégique des échanges

En 2024, les exportations canadiennes totales sur une base douanière ont atteint 721,1 milliards de dollars. Près de 76 % de ces exportations étaient destinées aux États-Unis, une dépendance historique que les récentes tensions commerciales viennent remettre en question. Derrière les États-Unis, la Chine (4,1 %), le Royaume-Uni (3,7 %) et le Japon (2,1 %) complètent le peloton de tête des destinations des exportations canadiennes.

Les récents bouleversements dans les relations commerciales entre Ottawa et Washington ravivent les appels à une diversification plus soutenue des débouchés. Le gouvernement fédéral et les milieux économiques multiplient les initiatives pour renforcer les liens avec l’Europe, l’Asie et d’autres marchés émergents, dans l’espoir de réduire la vulnérabilité du commerce extérieur canadien aux aléas des politiques américaines.

Alors que les tensions douanières persistent, le mois de mars 2025 pourrait marquer un tournant dans l’évolution de la structure commerciale du pays, mettant en lumière l’importance stratégique d’une approche plus équilibrée et résiliente dans les échanges extérieurs.

Carney à Trump : « Le Canada ne sera jamais à vendre »

Rencontre tendue mais cordiale à la Maison-Blanche entre le président américain Donald Trump et le premier ministre canadien Mark Carney

Le premier ministre canadien Mark Carney a affirmé lundi à Washington que « le Canada ne sera jamais à vendre », en réponse aux propos répétés du président américain Donald Trump exprimant son souhait de voir le Canada devenir le 51e État des États-Unis.

Les deux dirigeants se sont rencontrés dans le Bureau ovale avant un dîner de travail, dans ce qui constitue leur premier tête-à-tête officiel depuis l’arrivée au pouvoir de M. Carney. Accompagné des ministres Mélanie Joly, David McGuinty et Dominic LeBlanc, ainsi que d’une importante délégation diplomatique, le premier ministre a affirmé vouloir « mettre fin aux tarifs sur l’acier et l’aluminium » et amorcer « une révision sérieuse de la relation commerciale bilatérale ».

« Comme vous le savez, en immobilier, certains endroits ne sont pas à vendre… et le Canada ne le sera jamais », a lancé M. Carney devant les caméras, tout en assurant vouloir renforcer le partenariat militaire et commercial entre les deux pays.

Interrogé sur l’idée d’une annexion du Canada, M. Trump a répondu qu’il « respecterait la volonté des Canadiens », tout en soulignant que cela « ne se ferait pas en un jour » et qu’il s’agissait d’« une opportunité immobilière magnifique ». Des propos qui ont suscité une vive réaction au Canada, où les sondages démontrent un attachement fort à la souveraineté nationale.

Le président Trump, souvent provocateur, s’est toutefois montré élogieux envers son invité, saluant sa victoire électorale et le qualifiant de « personne talentueuse ». « Il a réussi un retour peut-être encore plus grand que le mien », a-t-il ajouté, évoquant leur volonté commune de mettre fin à la guerre en Ukraine et d’affronter ensemble les défis du fentanyl et de la sécurité frontalière.

Malgré les divergences affichées, les deux hommes ont insisté sur la nature « amicale » de la discussion. « Ce n’était pas comme l’explosion avec quelqu’un d’autre », a glissé M. Trump, en allusion apparente à sa célèbre altercation avec le président ukrainien Zelensky.

Enfin, sur le plan commercial, M. Carney a rappelé que le Canada reste le « plus grand client des États-Unis » et a qualifié l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) de « base pour des négociations élargies ». Le président Trump, lui, a affirmé que l’accord avait été « utile », mais qu’il n’était « peut-être plus nécessaire ».

Les négociations entre Ottawa et Washington devraient se poursuivre dans les mois à venir, dans un climat mêlant fermeté canadienne et imprévisibilité américaine.