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Métropolitaine Est fermée tout un week-end : les automobilistes invités à éviter le secteur

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Les automobilistes devront éviter l’autoroute 40 (Métropolitaine) en direction est durant la fin de semaine du 10 au 13 juillet en raison d’importants travaux d’asphaltage, a annoncé lundi le ministère des Transports et de la Mobilité durable.

La fermeture complète sera en vigueur de vendredi à 23 h 30 jusqu’à lundi à 5 h entre la sortie no 65, à la hauteur de l’échangeur de la Côte-de-Liesse, et l’entrée en provenance de l’autoroute 15 (des Laurentides) en direction sud.

Le ministère prévoit une congestion importante dans le secteur. La circulation sera déviée vers la voie de desserte du chemin de la Côte-de-Liesse. Les automobilistes pourront également emprunter un itinéraire alternatif passant par l’autoroute 13 en direction nord, l’autoroute 440 en direction est, puis l’autoroute 15 en direction sud.

Plusieurs accès et bretelles seront également fermés pendant les travaux, notamment les entrées de la Métropolitaine Est depuis les boulevards Cavendish et Marcel-Laurin, la bretelle reliant l’autoroute 520 Est à l’autoroute 40 Est, ainsi que les raccordements avec les autoroutes 15 nord et sud. Les sorties vers les secteurs de l’Acadie, Saint-Laurent et Saint-Denis seront aussi inaccessibles.

Le ministère précise que les travaux pourraient être reportés, prolongés ou annulés en cas de mauvaises conditions météorologiques ou de contraintes opérationnelles. Les usagers sont invités à planifier leurs déplacements à l’avance et à consulter Québec 511 pour connaître l’état du réseau routier en temps réel.

Montréal rallume la flamme olympique avec un spectacle gratuit exceptionnel pour les 50 ans des Jeux

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Le Parc olympique de Montréal célébrera le 1er août le 50e anniversaire des Jeux olympiques de 1976 avec FEU SACRÉ, un grand spectacle gratuit qui réunira artistes, athlètes et figures marquantes de l’histoire olympique sur l’Esplanade Pie-IX.

Présenté à partir de 21 heures, l’événement sera produit par Multicolore sous la direction artistique du studio Hallucination Collective. Le spectacle proposera un parcours mêlant musique, arts de la scène, images d’archives et séquences consacrées à l’héritage des Jeux de Montréal.

La direction musicale sera assurée par Alex McMahon. Plusieurs artistes québécois, dont Robert Charlebois, Ariane Moffatt, Loud et Dubmatique, participeront à la soirée, aux côtés de la troupe Les 7 doigts de la main. L’ancienne gymnaste roumaine Nadia Comăneci, devenue une icône des Jeux de 1976 après avoir obtenu la première note parfaite de l’histoire olympique, sera également présente.

Animée par Pierre Houde et Maude Lanteigne, la célébration s’articulera autour de trois thèmes : la mémoire, l’héritage et l’avenir. Les organisateurs souhaitent rendre hommage à l’impact durable des Jeux sur Montréal tout en soulignant le rôle actuel du Parc olympique comme lieu de sport, de culture et de rassemblement.

Le site ouvrira au public dès 17 heures. L’accès au spectacle sera entièrement gratuit et ouvert à toutes les générations, dans le cadre des festivités soulignant les 50 ans des Jeux olympiques de Montréal.

Ottawa commande, Ottawa improvise : le gouvernement Carney et l’art de l’annonce sans plan

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Ce lundi matin, des dizaines de milliers de fonctionnaires fédéraux ont regagné leurs bureaux avec une nouvelle contrainte dans leurs conditions de travail : quatre jours en présentiel au lieu de trois. La directive du Conseil du Trésor était claire, la date connue depuis des mois. Sauf qu’un détail a été négligé au moment de prendre la décision : il n’y a pas suffisamment de place pour tout le monde.

Ce n’est pas une métaphore. C’est la réalité concrète que vivent aujourd’hui plusieurs ministères fédéraux. Le ministère de l’Immigration a dû informer ses employés qu’ils ne travailleraient sur place que trois jours par semaine jusqu’à ce que les espaces manquants soient trouvés. Le ministère des Affaires mondiales est en pleine rénovation et ne peut pas accueillir tout son personnel selon les nouvelles règles. Le ministère responsable des espaces gouvernementaux lui-même — Services publics et Approvisionnement Canada — n’est pas en mesure d’honorer pleinement la directive qu’il est censé appliquer pour l’ensemble de la fonction publique.

On a ordonné le retour au bureau. On n’a pas vérifié si les bureaux existaient.


La genèse d’un cafouillage prévisible

Pour comprendre l’absurdité de la situation, il faut remonter quelques années en arrière. Pendant la pandémie, le gouvernement fédéral a embauché massivement. La taille de la fonction publique a gonflé de plus de 57 000 personnes entre 2020 et aujourd’hui, soit une hausse d’environ 20 %. Pendant ce temps, le même gouvernement s’engageait, dans son budget de 2024, à réduire de moitié son parc immobilier sur dix ans — en vendant ou en louant des espaces jugés sous-utilisés.

Ces deux décisions allaient dans des directions opposées. Davantage d’employés, moins d’espace. Personne ne semble avoir poussé le calcul jusqu’à son terme logique avant d’exiger que tout le monde revienne travailler côte à côte.

Le résultat, c’est le chaos organisé que certains fonctionnaires vivent ce matin. Des gens qui se présentent et n’ont nulle part où s’asseoir. Des ministères qui appliquent la directive à la carte, chacun à son rythme, avec des délais d’adaptation s’étirant jusqu’au 15 septembre pour certains. L’Alliance de la Fonction publique du Canada, qui regroupe l’un des plus grands contingents de fonctionnaires syndiqués, avait prévu exactement cela — et dit avoir été ignorée lors de consultations que d’autres syndicats ont carrément boycottées, estimant qu’elles n’étaient menées que pour la forme.


Une décision politique habillée en gestion

Il serait naïf de réduire ce dossier à un simple problème logistique. La directive de retour au bureau est une décision politique, prise pour des raisons politiques, avec un habillage de gestion.

L’argument officiel met en avant la productivité, la cohésion d’équipe et la qualité du service aux citoyens. Ce sont des arguments valables — le débat sur l’efficacité du télétravail dans la fonction publique est réel et légitime. Mais les syndicats ont posé une question que le gouvernement n’a pas répondue : sur quelles données cette décision repose-t-elle? Le Conseil du Trésor a refusé de partager les études internes sur lesquelles il s’appuyait pour justifier ce virage. On demande aux fonctionnaires de changer leurs habitudes de travail sur la base d’une conviction, pas de données.

Derrière la directive, il y a aussi une pression implicite sur le marché immobilier de la capitale fédérale, qui souffre depuis la pandémie d’une vacance commerciale élevée. Et une volonté politique de montrer que le gouvernement Carney n’est pas celui qui a laissé la fonction publique travailler en pyjama jusqu’à la retraite. Ce sont des motivations compréhensibles. Mais elles auraient dû s’accompagner d’une planification à la hauteur de l’ambition.


Le nucléaire : même logique, même lacune

Le retour au bureau cafouilleux de ce lundi n’est pas un cas isolé. Il illustre un réflexe du gouvernement Carney qui se retrouve dans plusieurs grands dossiers de la semaine.

Prenons l’énergie nucléaire, annoncée en grande pompe il y a deux semaines. Le ministre de l’Énergie Tim Hodgson a dévoilé une stratégie nationale prévoyant jusqu’à dix nouveaux réacteurs au cours des quinze prochaines années, avec la promesse de doubler la capacité électrique du Canada d’ici 2050 et de multiplier par deux les 90 000 emplois du secteur. Un plan d’envergure. Une vision cohérente avec les besoins énergétiques réels du pays, notamment pour alimenter les centres de données et soutenir l’électrification des transports.

Mais voici la phrase que les manchettes n’ont pas mise en gras : la facture potentielle dépasse 100 milliards de dollars, et la stratégie ne précise pas comment ce projet serait financé. Le gouvernement a simplement mentionné la Banque de l’infrastructure du Canada et le Fonds de croissance du Canada comme pistes possibles — deux véhicules financiers dont la capacité combinée est largement insuffisante pour absorber une telle dépense. La politique de financement détaillée est promise pour avril 2027. Soit dix mois après l’annonce.

On annonce le projet. On calcule plus tard.


Un gouvernement qui gère par communiqué

Ces deux exemples — les bureaux vides et les réacteurs sans budget — ne sont pas des accidents administratifs isolés. Ils s’inscrivent dans une tendance lourde que les observateurs commencent à nommer clairement : le gouvernement Carney a une forte propension à annoncer, et une propension nettement plus faible à planifier.

Le pipeline de la côte ouest promis avec une première pelletée de terre en septembre 2027, mais sans financement privé confirmé. L’objectif de 5 % du PIB en dépenses de défense, sans stratégie industrielle publiée. La stratégie de diversification commerciale, sans ententes signées avec les nouveaux marchés ciblés. La réforme de la concurrence promise, sans calendrier précis. La liste est longue.

Carney est un homme de vision. C’est incontestable. Il a su redonner confiance à un électorat qui avait tourné le dos aux libéraux. Il a su rallier des partenaires provinciaux jadis hostiles. Il parle avec autorité des enjeux macroéconomiques mondiaux. Mais gouverner un pays, c’est aussi s’assurer que la directive de retour au bureau soit accompagnée d’un inventaire des bureaux disponibles. C’est un travail moins noble que de lancer une stratégie nucléaire nationale. C’est pourtant là que les gouvernements gagnent ou perdent la confiance concrète des citoyens.


Ce que le Québec devrait en retenir

Pour les Québécois, ces dossiers ne sont pas sans conséquences directes. Une partie importante des fonctionnaires fédéraux qui travaillent à Gatineau — et qui constituent un pilier économique de la région — vivent en ce moment l’incertitude de savoir si leur ministère a ou non les espaces pour les accueillir. Ce n’est pas anodin pour les familles qui ont organisé leur vie autour du télétravail depuis six ans.

Quant à l’énergie nucléaire, le Québec n’a pas de réacteurs existants à agrandir comme l’Ontario, mais il a un intérêt direct dans la capacité électrique nationale, notamment pour les investissements en centre de données et les projets d’électrification industrielle qui regardent vers Hydro-Québec. La question du financement des réacteurs fédéraux n’est donc pas une affaire ontarienne : elle déterminera en partie combien d’espace budgétaire Ottawa aura pour d’autres priorités — y compris celles du Québec.


Annoncer, c’est facile. Livrer, c’est gouverner.

Le test d’un gouvernement ne se mesure pas aux conférences de presse. Il se mesure à ce qui se passe le lendemain, quand les caméras s’éteignent. Ce lundi matin, les caméras étaient pointées ailleurs. Dans les couloirs des ministères fédéraux, des milliers d’employés cherchaient un bureau. Et dans les salles de réunion d’Ottawa, personne ne sait encore comment on paiera les nouveaux réacteurs nucléaires.

Ce n’est pas une crise. C’est un symptôme. Celui d’un gouvernement qui gouverne davantage par l’annonce que par l’exécution. Dans un contexte où la confiance des Canadiens dans leurs institutions publiques n’a jamais été aussi fragile, c’est un luxe que Mark Carney ne peut plus longtemps se permettre.

De Saint-Eustache à Las Vegas : une PME québécoise mise sur l’événementiel pour accélérer sa croissance

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L’entreprise québécoise Imperial Snacking, fabricante de la marque de maïs soufflé French Cancan, poursuit son développement sur le marché nord-américain en s’appuyant sur une stratégie de mise en valeur de sa marque lors de grands événements commerciaux.

Après une première collaboration au Festival d’été de Québec en 2025, l’entreprise de Saint-Eustache a de nouveau fait appel à la firme montréalaise Archex pour concevoir son espace d’exposition au Sweets & Snacks Expo de Las Vegas, l’un des principaux salons consacrés à l’industrie des collations en Amérique du Nord.

Le kiosque, conçu pour mettre en avant les produits de la marque, s’inscrit dans une démarche visant à accroître sa visibilité auprès de distributeurs, détaillants et partenaires commerciaux internationaux.

Imperial Snacking et Archex poursuivront leur collaboration au cours de l’été avec une présence annoncée au Festival d’été de Québec, puis à l’Omnium Banque Nationale de Montréal, où un nouvel espace promotionnel sera déployé.

Fondée à Montréal, Archex est spécialisée dans la conception d’espaces d’exposition, d’environnements immersifs et d’installations événementielles destinés aux entreprises souhaitant renforcer leur image de marque et développer leurs activités sur de nouveaux marchés.

Selon l’entreprise, cette collaboration illustre l’intérêt croissant de plusieurs PME québécoises pour les salons professionnels et les événements commerciaux comme leviers de développement. En multipliant leur présence lors de rendez-vous internationaux, ces entreprises cherchent à accroître leur notoriété, établir de nouveaux partenariats et soutenir leur expansion à l’extérieur du Québec.

La WNBA s’invite à Montréal : les Tempo de Toronto disputeront deux matchs au Centre Bell

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Les Tempo de Toronto, franchise inaugurale de la WNBA au Canada, disputeront deux matchs de saison régulière au Centre Bell en 2026, dans le cadre de leur première saison dans la ligue.

Le 10 juillet, les Wings de Dallas affronteront les Tempo au Centre Bell. La rencontre s’inscrit dans la Tempo Cross-Canada Series, une tournée qui amène l’équipe à jouer des matchs à Montréal et à Vancouver en plus de son calendrier régulier à Toronto.

Le Centre Bell a une capacité de 22 114 places. Un match à guichets fermés dépasserait le record d’assistance actuel de la WNBA, fixé à 22 076 spectateurs. Ce record a été établi à deux reprises lors des séries éliminatoires : au troisième match des finales 2003 entre le Shock de Detroit et les Sparks de Los Angeles, puis au cinquième match des finales 2007 entre le Shock et le Mercury de Phoenix, deux rencontres disputées au Palace d’Auburn Hills.

Un tel résultat surpasserait également le record de saison régulière de la WNBA, établi en 2024 avec 20 711 spectateurs au Capital One Arena de Washington, lors d’un match entre le Fever de l’Indiana et les Mystics. La ligue Unrivaled détient pour sa part le record général du basketball professionnel féminin en saison régulière, avec 21 490 spectateurs au Xfinity Mobile Arena de Philadelphie, le 30 janvier 2026.

Les Tempo de Toronto disputent leur première saison dans la WNBA en 2026, sous la direction de l’entraîneure-chef Sandy Brondello. L’équipe a annoncé dès le départ son intention de jouer des matchs à l’échelle du pays plutôt que de se limiter à Toronto, avec des rencontres prévues à Vancouver et à Montréal durant la saison inaugurale.

La présidente des Tempo, Teresa Resch, a indiqué que l’organisation considère Montréal comme une ville de basketball importante et que la franchise vise à représenter l’ensemble du pays dès sa première saison.

France Margaret Bélanger, présidente de Groupe CH Sports et Divertissement, a confirmé que le Centre Bell accueille les deux matchs des Tempo dans le cadre de cette saison inaugurale.

L’équipe visiteuse, les Wings de Dallas, occupe actuellement une place dans le peloton de tête de la ligue. La formation profite de l’apport de deux choix de première ronde récents, Paige Bueckers (repêchée en 2025) et Azzi Fudd (repêchée en 2026).

Début juin 2026, Montréal a également accueilli NBA House, un événement organisé en marge des finales NBA, qui comprenait notamment une séance de rencontre avec l’ancienne joueuse Diana Taurasi et une soirée de visionnement d’un match des Tempo.

Les Roses retrouvent leur éclat : une victoire qui pourrait relancer toute leur saison

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Après plusieurs semaines de frustration, les Roses de Montréal ont retrouvé le sourire devant leurs partisans. En dominant le Rise FC de Vancouver 5 à 1 au Stade Boréale de Laval samedi, la formation montréalaise a mis un terme à une série de quatre matchs sans victoire et envoyé un message clair à ses rivales : elle est loin d’avoir dit son dernier mot cette saison.

Plus qu’un simple succès au classement, cette performance représente un véritable tournant psychologique. Les Roses avaient montré de belles séquences au cours des dernières semaines, mais peinaient à transformer leurs occasions en résultats. Cette fois, elles ont livré une prestation complète, mêlant efficacité offensive, intensité et maîtrise collective.

Une réaction attendue

Avant le coup d’envoi, la pression était bien réelle. Les Montréalaises n’avaient plus goûté à la victoire depuis quatre rencontres et voyaient leurs concurrentes prendre de l’avance dans la course aux premières places.

L’entraîneur avait appelé son groupe à retrouver son identité : un jeu offensif, rapide et agressif dès la récupération du ballon. Le message est passé.

Même après avoir concédé l’ouverture du score, les Roses n’ont jamais paniqué. Elles ont continué à imposer leur rythme, convaincues que les occasions finiraient par se présenter.

Une attaque retrouvée

Le déclic est venu en seconde période.

L’attaquante Elyse Bennett a redonné l’avantage aux siennes avec son septième but de la saison, confirmant son statut parmi les meilleures buteuses de la Super Ligue du Nord. Puis, les Montréalaises ont déroulé leur football.

Le milieu de terrain a pris le contrôle de la rencontre, les transitions offensives sont devenues plus fluides et les espaces se sont multipliés.

La Ghanéenne Evelyn Badu s’est illustrée avec un doublé spectaculaire, tandis que Tanya Boychuk a également trouvé le chemin des filets pour transformer une victoire serrée en véritable démonstration.

Une équipe qui retrouve sa confiance

Le score final ne raconte pas toute l’histoire.

Ce qui a marqué les observateurs, c’est surtout l’énergie retrouvée de cette équipe. Les déplacements étaient plus coordonnés, la circulation du ballon plus rapide et les joueuses semblaient évoluer avec une confiance qu’on n’avait plus vue depuis plusieurs semaines.

Les célébrations après chaque but traduisaient également un état d’esprit différent. Les Roses avaient besoin de cette victoire, autant pour le classement que pour retrouver la certitude que leur projet de jeu fonctionne.

La course est loin d’être terminée

Dans une Super Ligue du Nord où les écarts demeurent serrés, chaque victoire peut rapidement changer la dynamique d’une saison.

Ce succès permet aux Roses de rester au contact des équipes de tête et d’aborder la suite du calendrier avec un nouvel élan.

Les prochains matchs seront toutefois déterminants. Confirmer cette performance sera aussi important que l’avoir réalisée.

Montréal répond présent

Au-delà du terrain, cette rencontre confirme également l’intérêt grandissant du public québécois pour le soccer féminin professionnel.

Le Stade Boréale continue de s’imposer comme un lieu de rassemblement pour les amateurs de ballon rond, dans une ambiance familiale et festive qui contribue à faire grandir la popularité du club. Le soutien des partisans a une nouvelle fois accompagné les joueuses tout au long de la rencontre.

Une victoire qui vaut plus que trois points

Dans une longue saison, certaines victoires changent davantage qu’un simple classement.

En retrouvant leur efficacité offensive et leur confiance collective, les Roses de Montréal ont peut-être signé bien plus qu’un succès convaincant. Elles ont rappelé qu’elles possèdent les qualités nécessaires pour rivaliser avec les meilleures équipes de la ligue.

Si cette prestation devient la nouvelle référence du groupe, les prochaines semaines pourraient bien marquer le début d’une nouvelle série positive. Pour les Roses, l’été est peut-être enfin lancé.

« Sourde » : le film espagnol multi-récompensé arrive dans les salles du Québec le 10 juillet

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Récompensé au 75e Festival international du film de Berlin par le Prix du public de la section Panorama et distingué lors des Prix Goya 2026, le long métrage Sourde de Eva Libertad prendra l’affiche au Québec le 10 juillet, a annoncé le distributeur AZ Films.

Le film raconte l’histoire d’Angela, une femme sourde interprétée par Miriam Garlo, qui forme un couple avec Hector, incarné par **Álvaro Cervantes>. À la naissance de leur premier enfant, Angela s’interroge sur sa capacité à tisser un lien avec sa fille dans une société où les personnes sourdes demeurent souvent confrontées à des obstacles d’inclusion.

Présenté en première mondiale à la Berlinale, le film a reçu un accueil favorable du public avant de confirmer son parcours lors des 39e cérémonie des Prix Goya, où il a remporté trois récompenses : le prix du meilleur premier film, celui du meilleur espoir féminin pour Miriam Garlo et celui du meilleur acteur dans un second rôle pour Álvaro Cervantes.

Le scénario est signé par Eva Libertad, qui adapte son propre court métrage Sorda (2021), première œuvre en langue des signes espagnole à avoir été nommée aux Prix Goya. Sociologue de formation, la cinéaste développe un cinéma centré sur les enjeux d’inclusion, de représentation et d’identité.

À travers le parcours d’une jeune mère confrontée aux défis de la parentalité et de la communication, « Sourde » propose une réflexion sur la différence, l’accessibilité et les liens familiaux, portée par une distribution largement saluée par la critique internationale.

L’oléoduc de la côte ouest : Carney joue gros, le Québec regarde de loin

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Il fallait voir l’image. Mark Carney et Danielle Smith, côte à côte à Calgary le 3 juillet, annonçant ensemble la soumission officielle d’un tracé pour un nouvel oléoduc reliant l’Alberta à la côte sud de la Colombie-Britannique. Deux premiers ministres que tout — idéologie, électorat, vision économique — semblait destiner à l’affrontement perpétuel. Debout ensemble devant les caméras, comme si l’histoire venait de tourner une page.

C’est peut-être le cas. Ou peut-être que Carney vient de signer l’acte le plus périlleux de son premier mandat.

Ce qui a réellement été annoncé

Soyons précis sur ce que représente cette annonce, parce que la couverture médiatique a parfois brouillé les lignes entre l’ambition et le concret.

Ce qui existe aujourd’hui, c’est un tracé soumis au Bureau fédéral des grands projets — pas un permis, pas un financement, pas un coup de pelle. L’Alberta agit comme promoteur du projet en s’associant à Trans Mountain Corporation, la société fédérale, et à Pembina Pipeline. L’échéancier prévoit une désignation comme projet d’intérêt national d’ici octobre 2026 et un début de construction en septembre 2027.

Ces dates sont ambitieuses. Elles sont aussi assorties d’une condition que le gouvernement a mentionnée en passant, sans en faire la manchette : le projet est lié à la réalisation d’un programme de capture et de séquestration du carbone par les producteurs de sables bitumineux. Or ce programme n’est pas encore négocié. Aucune entente formelle n’a été signée avec les producteurs albertains concernés. On annonce donc un pipeline conditionnel à un accord environnemental qui n’existe pas encore. C’est une nuance de taille.

La leçon non apprise de Trans Mountain

Le Canada a une longue et coûteuse expérience des grands projets d’infrastructure pétrolière. Trans Mountain en est l’exemple le plus éloquent : un projet qui devait coûter quelques milliards s’est transformé en gouffre financier de plus de 34 milliards pour les contribuables canadiens, avec des années de contestations judiciaires, d’oppositions communautaires et de dépassements de coûts à répétition.

Carney, lucide sur ce précédent, avait posé une condition claire en novembre dernier : ce nouveau pipeline devra être entièrement financé par le secteur privé. Pas question de répéter l’expérience Trans Mountain avec l’argent public.

C’est une position de principe tout à fait défendable. Mais elle soulève une question fondamentale que les conférences de presse n’ont pas résolue : où est le secteur privé dans tout ça? À ce stade, aucun grand investisseur, aucune pétrolière majeure, n’a formellement annoncé sa participation financière. Les gouvernements ont annoncé le projet; l’industrie, elle, dit encore évaluer les coûts et la viabilité.

Autrement dit, le promoteur officiel du projet est un gouvernement provincial. Le financier attendu n’a pas encore levé la main. Et la première pelletée de terre est annoncée dans quatorze mois. Il y a là un écart entre le discours et la réalité qu’il serait imprudent d’ignorer.

Une logique politique assumée

Plusieurs experts ont souligné que le tracé retenu n’est ni le plus court ni le moins coûteux — c’est celui qui résistera le mieux aux contestations juridiques et favorisera les partenariats avec les communautés autochtones riveraines. C’est une décision pragmatique, mais elle confirme que derrière l’annonce économique se cache avant tout un calcul politique.

Et ce calcul, il faut le nommer franchement. Carney a besoin de l’Ouest canadien. Les tensions entre Ottawa et les provinces des Prairies se sont accumulées pendant des années sous les gouvernements Trudeau — taxe carbone, politique énergétique, sentiment d’exclusion des grandes décisions nationales. Montrer que son gouvernement libéral peut construire des infrastructures pétrolières, c’est envoyer un signal fort à un électorat que les libéraux ont longtemps négligé.

C’est de la politique fédérale cohérente. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Mais quand on gouverne un pays aussi vaste et aussi divisé que le Canada, la cohérence politique et la solidité économique d’un projet ne vont pas toujours de pair.

La contradiction climatique que personne ne veut nommer

Il y a une tension dans la posture de Carney que les images de Calgary ne font que rendre plus visible. Le premier ministre est arrivé au pouvoir avec un profil de banquier central préoccupé par les risques climatiques, architecte de cadres financiers internationaux sur la transition énergétique. Il a multiplié les discours sur la nécessité de décarboner l’économie mondiale.

Et il annonce aujourd’hui, en assumant publiquement que les émissions canadiennes vont augmenter à court terme, un projet d’exportation de pétrole des sables bitumineux vers les marchés asiatiques. Les deux positions ne sont pas irréconciliables en théorie — la transition prend du temps, les revenus pétroliers peuvent financer la décarbonation, etc. Mais en pratique, ce gouvernement n’a pas encore expliqué avec rigueur comment il entend tenir simultanément ses engagements climatiques, ses objectifs de dépenses en défense, ses promesses d’équilibre budgétaire et ses nouvelles ambitions en infrastructures pétrolières.

Quelque chose devra céder. En politique budgétaire comme en physique, on ne peut pas pousser dans toutes les directions à la fois sans perdre de la cohérence.

Le Québec : absent du débat, pas des conséquences

Pendant que Calgary célébrait, Québec regardait de loin. Le gouvernement Fréchette n’a pas commenté l’annonce — ce qui est compréhensible à cent jours d’une élection provinciale où la transition énergétique est un enjeu sensible — mais ce silence a un coût politique réel.

Le Québec n’est pas concerné par ce pipeline de façon directe. Mais il l’est indirectement, et de plusieurs façons. D’abord, en tant que province importatrice nette de pétrole, le Québec sera partiellement tributaire des effets de cette infrastructure sur les prix énergétiques continentaux. Ensuite, en tant que partenaire de la fédération canadienne, il partage les risques financiers de tout projet qui pourrait un jour nécessiter une intervention publique — comme Trans Mountain l’a démontré. Enfin, en tant que société qui a pris des engagements climatiques ambitieux, le Québec a intérêt à ce que les décisions fédérales en matière d’énergie ne viennent pas contredire sa propre trajectoire de décarbonation.

Ne pas peser dans ce débat, c’est laisser à Ottawa et à l’Alberta le soin de définir la politique énergétique nationale — et d’en partager ensuite les factures avec tout le monde.

Ce que 2027 dira de cette annonce

Dans un an, la vérité de cette annonce sera connue. Soit le secteur privé aura confirmé son financement, les consultations autochtones auront progressé sérieusement et la désignation fédérale aura été accordée — et le projet sera réel. Soit les délais auront glissé, les coûts auront gonflé, les investisseurs privés n’auront toujours pas signé — et Calgary 2026 ressemblera rétrospectivement à une grande mise en scène préélectorale.

Carney a pris un risque politique calculé. Il a uni autour d’un projet les deux provinces les plus difficiles à rallier — l’Alberta et la Colombie-Britannique. Il a montré qu’un premier ministre libéral peut parler le langage de l’énergie sans s’effondrer. C’est un accomplissement réel.

Mais les projets ne se construisent pas avec des images. Ils se construisent avec de l’argent, des permis, des partenaires et du temps. Sur ces quatre éléments, le gouvernement Carney a encore beaucoup à livrer.

Mondial 2026 : Le rêve canadien écrasé par le Maroc

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Le Canada ne disputera pas les quarts de finale de sa Coupe du monde. Devant leurs partisans nord-américains, les hommes de Jesse Marsch se sont inclinés 3-0 face à un Maroc clinique et parfaitement organisé. Les Lions de l’Atlas poursuivent leur aventure et retrouveront la France au prochain tour.

Le conte de fées canadien a pris fin en huitièmes de finale. Après avoir réalisé un parcours historique jusqu’à la phase à élimination directe, le Canada a buté sur une équipe marocaine expérimentée, capable de transformer la moindre occasion en but.

Pourtant, les Canadiens avaient bien entamé la rencontre. Plus entreprenants dans les premières minutes, ils se sont procuré plusieurs occasions franches sans parvenir à tromper la vigilance du gardien marocain. L’absence d’efficacité offensive allait rapidement leur coûter cher.

Ounahi fait basculer la rencontre

Au retour des vestiaires, le Maroc a changé de rythme. À la 50e minute, Azzedine Ounahi a ouvert le score en reprenant une combinaison parfaitement exécutée sur coup franc. Ce but a complètement renversé la dynamique du match.

Contraints de se découvrir pour revenir au score, les Canadiens ont laissé des espaces dont les Lions de l’Atlas ont su profiter. Ounahi a signé un doublé à la 82e minute au terme d’une contre-attaque rapide, avant que Soufiane Rahimi ne parachève la démonstration dans le temps additionnel pour offrir une victoire sans appel aux siens.

Un Mondial historique malgré l’élimination

L’élimination est douloureuse pour le pays hôte, mais elle ne doit pas faire oublier les progrès accomplis par la sélection canadienne. Le Canada quitte le tournoi avec son premier succès en Coupe du monde et une première qualification pour les matchs à élimination directe, des performances qui confirment la montée en puissance du football canadien.

L’absence d’Alphonso Davies, ménagé en raison d’une gêne musculaire, a également pesé dans une rencontre où les Canadiens ont manqué de percussion dans les moments décisifs.

Le Maroc confirme son statut

Déjà demi-finaliste historique en 2022, le Maroc démontre que son exploit n’avait rien d’un hasard. Solides défensivement, disciplinés tactiquement et redoutables en transition, les hommes de Walid Regragui continuent d’impressionner.

Grâce à cette victoire, les Lions de l’Atlas accèdent aux quarts de finale où ils retrouveront la France. Une affiche qui ravivera le souvenir de leur confrontation en demi-finale du Mondial 2022 et qui offrira aux Marocains une nouvelle occasion de poursuivre leur rêve d’un premier titre mondial pour une sélection africaine.

Le Canada, lui, quitte la compétition la tête haute. Malgré cette lourde défaite, cette Coupe du monde restera comme un tournant dans l’histoire du soccer canadien, avec un parcours qui nourrit désormais de grandes ambitions pour les années à venir.

Verdun ouvre les premiers parcours de « La route bleue » sur l’île de Montréal

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Les amateurs de kayak, de canot et de planche à pagaie disposent désormais d’un nouvel accès aménagé au fleuve Saint-Laurent. L’arrondissement de Verdun a inauguré les trois premiers parcours de La route bleue sur l’île de Montréal, marquant l’arrivée officielle de ce réseau nautique dans la métropole.

Le nouveau tronçon propose trois itinéraires adaptés à différents niveaux de pratique. Un premier parcours linéaire de 5 kilomètres, reliant le Natatorium à la Pointe-Nord de l’île des Sœurs, s’adresse aux débutants. Un deuxième circuit de 10 kilomètres fait le tour de l’île des Sœurs et convient aux pagayeurs intermédiaires en raison de la présence de courants et de hauts-fonds. Enfin, un troisième parcours de 700 mètres autour de l’île Rock est réservé aux utilisateurs expérimentés, compte tenu de la proximité de rapides.

Des cartes installées aux principaux points d’accès indiquent les trajets, les zones de vigilance et les consignes de sécurité afin d’encadrer la pratique des activités nautiques non motorisées.

Inspirée du concept des réseaux de pistes cyclables et de sentiers, La route bleue vise à structurer l’accès au fleuve tout en favorisant une pratique sécuritaire et respectueuse de l’environnement. Les usagers sont invités à vérifier les conditions météorologiques, à choisir un parcours adapté à leur niveau et à porter un vêtement de flottaison avant de prendre l’eau.

Avec ce premier déploiement, Montréal enrichit son offre de plein air urbain et intègre le réseau québécois de La route bleue, qui rassemble des parcours nautiques destinés à rendre les voies navigables plus accessibles tout en sensibilisant les utilisateurs aux règles de sécurité et à la protection des milieux naturels.