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Le Canada souligne les 250 ans des États-Unis et met en avant une relation historique

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À l’occasion du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, le premier ministre du Canada, Mark Carney, a salué samedi les liens historiques entre les deux pays, évoquant une relation fondée sur la coopération, la sécurité et les échanges économiques.

Dans une déclaration publiée par son cabinet, le chef du gouvernement a rappelé plusieurs épisodes marquants de cette collaboration, notamment les engagements militaires communs durant la Normandy landings, la guerre de Corée et en Afghanistan, ainsi que la création du North American Aerospace Defense Command et la réalisation de la Saint Lawrence Seaway.

Le premier ministre a également cité des exemples de solidarité entre les deux pays, dont l’aide apportée par des pompiers américains lors des feux de forêt de 2016 Fort McMurray wildfire et l’accueil de milliers de voyageurs américains au Canada après les attentats du September 11 attacks.

Pour souligner cet anniversaire, le gouvernement canadien a annoncé plusieurs gestes symboliques. L’ambassade du Canada à Washington sera illuminée, tout comme les chutes du Niagara aux couleurs du drapeau américain. Des navires militaires canadiens participeront également aux célébrations maritimes Sail250 dans plusieurs villes de la côte Est des États-Unis.

Le Canada offrira en outre 250 érables qui seront plantés à Washington ainsi que dans les treize États américains frontaliers, en hommage aux relations entre les deux voisins.

La déclaration s’inscrit dans le cadre des célébrations du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, commémoré le 4 juillet 2026.

Montréal-Nord : le chef du SPVM répondra aux citoyens lors d’une discussion publique

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La Commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal a reporté au 11 août une discussion publique au cours de laquelle le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher, présentera un état de la situation à Montréal-Nord avant de répondre aux questions du public.

Initialement prévue le 8 juillet, la rencontre a été repoussée à la demande du SPVM en raison des funérailles publiques de Mohamed Lamine Benredouane, décédé dans l’exercice de ses fonctions lors de la fusillade du 22 juin. La Commission a indiqué avoir accepté ce report par respect pour la mémoire du policier, ses proches et l’ensemble de la communauté policière.

La séance se tiendra le mardi 11 août à 18 h, à la salle des Armoiries de l’hôtel de ville de Montréal. Les citoyens pourront assister à la rencontre sur place dès 17 h 30 ou la suivre en direct sur le site internet de la Commission de la sécurité publique.

Selon la Ville, cette discussion permettra au SPVM de présenter un portrait de la situation actuelle à Montréal-Nord et d’échanger avec la population sur les enjeux de sécurité dans le secteur. La documentation préparatoire sera publiée avant l’événement.

Des mesures d’accessibilité sont prévues, notamment pour les personnes à mobilité réduite et celles nécessitant un service d’interprétation en langue des signes québécoise (LSQ), sur demande préalable.

Les commissions permanentes de la Ville de Montréal ont pour mandat de favoriser la participation citoyenne et d’éclairer les décisions des élus sur les principaux enjeux municipaux, notamment en matière de sécurité publique.

Le réarmement canadien : une nécessité réelle, une facture opaque, un débat escamoté

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Il y a quelque chose d’historiquement vertigineux dans ce qui se passe sous nos yeux. Pour la première fois depuis 1987, le Canada a atteint le seuil des 2 % de son PIB consacré à la défense nationale — une cible que le pays s’était engagé à respecter envers l’OTAN depuis 2002, et qu’il n’avait jamais réussi à atteindre. Mark Carney l’a annoncé à Halifax en mars dernier avec une fierté assumée. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a confirmé que tous les membres de l’alliance avaient atteint l’objectif pour la première fois — et ce, grâce aux déclarations du président américain Donald Trump sur les « profiteurs » au sein de l’alliance

Ce dernier détail dit tout. Ce n’est pas une conversion soudaine au réalisme géopolitique qui a poussé le Canada à enfin payer sa part. C’est la peur d’un allié imprévisible. C’est la menace d’un partenaire commercial qui nous tord le bras. Quand on doit sa sécurité à la crainte plutôt qu’à la conviction, on devrait au moins avoir l’honnêteté de le dire — et surtout, l’humilité d’expliquer aux Canadiens ce que cette facture va réellement leur coûter.

La vitesse de l’annonce, le silence sur les chiffres

Le gouvernement Carney ne manque pas d’audace rhétorique sur ce dossier. De 38,3 milliards de dollars en 2024, le budget voué à la défense est passé à 53,4 milliards l’année suivante et à 63 milliards cette année. En dix mois, un bond de près de 65 %. Le premier ministre a réitéré l’intention du Canada d’investir 3,5 % de son PIB en dépenses militaires et 1,5 % de plus dans les dépenses d’infrastructures essentielles d’ici 2035.

C’est ambitieux. C’est peut-être même nécessaire. Mais voici ce que le gouvernement n’a pas encore dit clairement aux Canadiens : combien ça coûte vraiment.

Selon les estimations du directeur parlementaire du budget, l’augmentation des dépenses au cours de la prochaine décennie pour atteindre l’objectif fixé fera grimper le ratio de la dette fédérale par rapport au PIB de 6,3 points de pourcentage en 2035. C’est la projection indépendante — celle que le gouvernement n’a pas fournie spontanément. Le rapport du DPB critique d’ailleurs le fait que le gouvernement n’ait pas publié de données à l’appui de ses projections et qu’il ne lui ait pas fourni les informations qu’il avait demandées au sujet de ses propres projections internes.

Un gouvernement qui refuse de fournir ses propres chiffres à l’officier indépendant chargé de surveiller les finances publiques n’est pas un gouvernement qui fait confiance aux Canadiens. C’est un gouvernement qui gère sa communication.

Un déficit déjà colossal, une ambition encore plus grande

Pour bien mesurer l’ampleur du défi, il faut rappeler le contexte budgétaire dans lequel s’inscrit ce réarmement. Dans leur premier budget, les libéraux de Mark Carney prévoyaient que le déficit atteindrait 78,3 milliards de dollars pour 2025-2026. Il s’établit finalement à 66,9 milliards, notamment en raison de revenus plus élevés qu’anticipé. L’amélioration est réelle, mais l’ancien directeur des études économiques au ministère des Finances, Claude Lavoie, a tempéré l’enthousiasme : ce n’est pas que le PIB va mieux, c’est surtout qu’on a eu plus de revenus et qu’on a un peu moins dépensé en reportant certaines dépenses.

Ce report aura une conséquence directe : Scotiabank prévoit une dégradation du solde public estimé à 96 milliards de dollars en 2026, soit environ 2,9 % du PIB. Et cela, avant même que la pleine accélération des dépenses militaires prévues ne se matérialise.

Le ministre des Finances François-Philippe Champagne a transmis début juillet des lettres à l’ensemble de ses collègues les appelant à documenter des économies d’ici mi-septembre, l’objectif étant de les inclure dans le budget qui sera présenté à l’automne. Traduction : on dépense à vitesse grand V d’un côté, et on demande à tous les ministères de trouver des coupes de l’autre. C’est une gestion budgétaire acrobatique — possible en période de croissance soutenue, périlleuse dans un contexte de récession technique et d’incertitude commerciale persistante.

La question que personne ne pose : à quoi sert cet argent, exactement?

Il ne faut pas être pacifiste pour poser une question aussi simple. Le réarmement canadien est présenté comme une réponse aux menaces russes, chinoises, et à l’imprévisibilité américaine. C’est une analyse légitime. Le ministre de la Défense David McGuinty a expliqué que les guerres en Ukraine et en Iran, la situation dans la région indopacifique et l’imprévisibilité américaine depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche sont des exemples de changements qui justifient une approche plus robuste en défense.

Mais entre le diagnostic et le chèque, il y a une étape cruciale : la stratégie. Et sur ce point, les lacunes sont criantes. Le gouvernement libéral a promis de publier une stratégie industrielle de défense qui détaillerait ses plans pour le secteur, mais il n’a pas respecté le délai qu’il s’était lui-même fixé, à savoir Noël 2025.

On dépense des dizaines de milliards de dollars sans stratégie industrielle clairement articulée. On s’engage à atteindre 5 % du PIB d’ici 2035 sans budget détaillé. On achète des sous-marins et des avions de chasse sans expliquer aux Canadiens — et encore moins aux Québécois — quelles retombées économiques régionales sont garanties dans ces contrats colossaux.

Le Québec dans l’équation : un acteur ou un spectateur?

Pour le Québec, l’enjeu de la défense est à la fois une opportunité et un risque. Une opportunité parce que le ministre Champagne a lui-même affirmé espérer que les politiciens du Québec considéreront l’augmentation du budget de la défense comme un outil économique qui pourrait servir aux petites et moyennes entreprises. Le chantier naval Davie à Lévis est d’ores et déjà positionné pour bénéficier de contrats majeurs. L’écosystème aérospatial montréalais — Bombardier, CAE, Pratt & Whitney Canada — est directement dans la ligne de mire des nouveaux investissements.

Mais un risque aussi, parce que le Québec n’a pas de garantie explicite dans la répartition de ces milliards. Et historiquement, les grands contrats de défense ont souvent favorisé l’Ontario et les provinces de l’Ouest. Sans une vigilance politique active — du gouvernement Fréchette comme des élus fédéraux québécois — le Québec pourrait se retrouver à payer sa part du déficit sans recevoir sa part des retombées.

Le Bloc québécois a d’ailleurs soulevé une question que l’on n’entend pas assez : si on veut atteindre ce 2 %, on implique des dépenses d’environ 40 milliards de dollars de plus, et on ferait tout ça sans budget. On est dans le noir sur la façon dont on va financer ce projet-là. Cette interpellation reste sans réponse satisfaisante.

Le Canada a le droit — et peut-être le devoir — de se réarmer. Le monde de 2026 n’est pas celui de 1990. La Russie est en guerre depuis quatre ans. L’Arctique est convoité. L’alliance américaine ne peut plus être tenue pour acquise. Ces réalités sont incontestables.

Mais la démocratie exige que les dépenses publiques de cette ampleur fassent l’objet d’un débat rigoureux, transparent et documenté. Pas d’une série d’annonces spectaculaires calibrées pour les caméras, à Halifax un jour, à Winnipeg le lendemain, avec un ministre qui refuse de répondre aux questions du directeur parlementaire du budget.

Carney a atteint le 2 %. C’est un fait. Il s’est engagé vers le 5 %. C’est une promesse. Mais entre les deux, il doit au moins une chose aux Canadiens : leur dire franchement combien ça va coûter, comment c’est financé, et quelles régions en bénéficieront concrètement.

Le réarmement sans débat, c’est la politique du fait accompli. Et ça, quelle que soit la menace à laquelle on répond, ce n’est pas la marque d’un gouvernement qui fait confiance à ses citoyens.

Grand Tour BN : 300 000 $ récoltés pour soutenir les jeunes des Laurentides

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La 14e édition du Grand Tour BN a permis d’amasser 300 000 dollars au profit de 14 organismes communautaires des Laurentides et de la Fondation Jeunes en Tête, qui œuvre en prévention de la détresse psychologique chez les adolescents.

L’événement, qui se déroule du 2 au 5 juillet dans les Laurentides, réunit près de 410 employés, retraités et bénévoles de la Banque Nationale. Les participants relèvent un défi sportif à vélo, à la course ou à la marche afin de recueillir des fonds destinés à des organismes venant en aide aux jeunes de la région.

Les sommes recueillies seront distribuées à plusieurs organismes œuvrant notamment dans les domaines de la santé, de la persévérance scolaire, du soutien aux familles, du sport, de l’autisme et de la santé mentale.

Créé il y a quatorze ans, le Grand Tour BN a déjà permis de verser plus de 2,25 millions de dollars à une centaine d’organismes communautaires à travers le Québec. L’édition 2026 s’est tenue dans les Laurentides, avec le soutien de l’Externat Sacré-Cœur de Rosemère.

Selon la Fondation Jeunes en Tête, l’initiative contribue également à financer des activités de prévention en milieu scolaire destinées aux adolescents de 11 à 18 ans. L’organisme indique que les fonds recueillis depuis le début de son partenariat avec le Grand Tour BN ont permis de sensibiliser plusieurs milliers de jeunes aux enjeux liés à la santé psychologique.

Le Grand Tour BN s’inscrit dans une série d’activités philanthropiques organisées chaque année par la Banque Nationale afin d’appuyer des projets communautaires dans différentes régions du Québec, en combinant collecte de fonds, engagement bénévole et promotion des saines habitudes de vie.

Joel Waterman : Premier Spartan de Trinity Western à jouer pour le Canada

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Joel Waterman a grandi dans un village de la vallée du Fraser, en Colombie-Britannique. Il a joué à l’université pendant quatre ans, obtenu un baccalauréat en médias et communication, été ignoré par la MLS — avant que la toute nouvelle Première Ligue canadienne ne lui donne une chance. Premier transfert de la CPL vers la MLS. Premier Spartan de Trinity Western à jouer pour le Canada. 158 matchs avec le CF Montréal. Et la Coupe du monde, deux fois.


par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026


Le 30 mai 2026, Canada Soccer annonce la liste officielle des 26 joueurs pour le Mondial. Joel Waterman voit son nom. Il publie immédiatement sur Instagram une seule phrase — la même qu’en 2022, au Qatar :

« Still that kid from Aldergrove who had a dream and chased it. »

Toujours le gamin d’Aldergrove qui avait un rêve et qui l’a poursuivi.

Dans un groupe d’élite composé de champions d’Écosse, de vainqueurs de la Ligue des Champions, d’internationaux formés à Liverpool et à Bayern Munich — Joel Waterman, lui, revient toujours à Aldergrove. Le village de banlieue où ses parents se sont installés quand il avait deux ans. Le terrain de soccer communautaire où tout a commencé à cinq ans.

Il n’a jamais prétendu être autre chose.


Langley, Aldergrove, et une famille de Surrey

Le 24 janvier 1996, Joel Robert Waterman naît à Langley, en Colombie-Britannique — une ville de la vallée du Fraser, à une heure à l’est de Vancouver. Son père Trent et sa mère Vicki sont tous deux nés à Surrey, la ville voisine. Une famille de la banlieue de Vancouver, bien ancrée dans la réalité des villes moyennes de la Colombie-Britannique.

Il a deux ans quand la famille déménage à Aldergrove — une petite communauté rurale à l’extrémité est du Township of Langley, bordée de fermes et de forêts, connue pour ses serres et ses marchés fermiers. Rien à voir avec Toronto, Brampton ou Montréal. C’est la Colombie-Britannique profonde.

À cinq ans, il commence le soccer au Aldergrove YSA — le club de jeunesse de son village. Il grandit avec le soccer, le hockey, le basketball, le volleyball et le golf — le sport est partout dans cette famille. Ses idoles ? Steven Gerrard, Virgil van Dijk, Sergio Ramos pour les défenseurs. Et en dehors du soccer : LeBron James et les Los Angeles Lakers.

En 2013, à 17 ans, il représente la Colombie-Britannique aux Jeux du Canada d’été — les olympiques canadiens pour les athlètes amateurs. Il tente aussi un essai aux Vancouver Whitecaps — le club professionnel de sa province. Ça ne mène nulle part.


Quatre ans à l’université. Un baccalauréat. Et les PDL l’été.

En 2014, après son secondaire à l’École communautaire d’Aldergrove, Waterman choisit une voie que beaucoup de joueurs de cette série n’ont pas prise : l’université canadienne. Il s’inscrit à l’Université Trinity Western, à Langley — une petite université privée chrétienne connue pour l’excellence de son programme de soccer, les Spartans.

Quatre ans là-bas. Il obtient en avril 2018 un Baccalauréat en médias et communication. Un diplôme universitaire complet — une rareté dans le soccer professionnel moderne, où la pression de partir jeune en Europe est immense.

Pendant les étés, il joue dans la Premier Development League — l’antichambre de la MLS — avec trois clubs successifs : les Kitsap Pumas, les Rovers de TSS, et les Foothills de Calgary, avec qui il remporte le championnat PDL en 2018.

Mais au terme de ses quatre années universitaires, la MLS ne se manifeste pas. Waterman n’est pas sélectionné à la SuperDraft. Il n’y a pas d’offre de contrat professionnel.


La CPL lui donne une chance. Et il change l’histoire du soccer canadien.

En novembre 2018, lors du tout premier repêchage universitaire de la Première Ligue canadienne — la nouvelle ligue professionnelle canadienne qui s’apprête à disputer sa première saison —, le Cavalry FC de Calgary sélectionne Joel Waterman en 14e position au total, deuxième tour.

Une nouvelle ligue. Un nouveau club. Une dernière porte qui s’ouvre.

Il saisit l’occasion. En 2019, il participe à la toute première saison de la CPL — et le Cavalry FC remporte le Spring Season Championship. Waterman joue 22 matchs en saison régulière, contribue à la conquête du trophée et à la finale des séries où Calgary affronte le Forge FC de Hamilton.

Le 14 janvier 2020, l’Impact de Montréal annonce son acquisition. Joel Waterman devient ainsi le premier joueur de l’histoire à être transféré d’un club de CPL vers une franchise de MLS. Il est aussi le premier Spartan de Trinity Western à signer un contrat MLS.

Un double record d’histoire — pour un gamin qu’aucun club de MLS n’avait voulu après l’université.


Cinq ans à Montréal. 158 matchs. Le championnat canadien.

De 2020 à 2025, Joel Waterman passe cinq saisons complètes au CF Montréal. Il ne fait pas les manchettes. Il ne marque pas beaucoup. Il joue, il défend, il se positionne, il gagne des duels aériens. Il devient un pilier discret d’une équipe qui, sous Wilfried Nancy puis sous d’autres entraîneurs, se construit progressivement en force de la MLS.

158 apparitions toutes compétitions confondues avec Montréal. En 2021, il fait partie de l’équipe qui remporte le Championnat canadien — la Coupe des Voyageurs — face au TFC. En 2024, il est nommé co-capitaine du club aux côtés de Samuel Piette et Victor Wanyama.

Sa saison 2024 est sa meilleure avec Montréal : titulaire régulier, co-capitaine, présence constante dans la feuille de match. Il prend de l’autorité. Il prend de la maturité.

En août 2025, le Chicago Fire l’acquiert pour 500 000 dollars en allocation générale — plus un montant lié à des performances. Fin d’une ère montréalaise, début d’une nouvelle aventure à Chicago.


Chicago, les playoffs — et un retour historique

À Chicago, Waterman fait quelque chose que peu de défenseurs récemment arrivés parviennent à faire : il change immédiatement la culture d’une équipe. Le Chicago Fire n’avait pas atteint les MLS Cup Playoffs depuis 2017. Il n’avait pas gagné un match en playoffs depuis 2009.

En 2025, sa première saison là-bas, le Fire se qualifie pour les playoffs. Et gagne un match en playoffs. Deux records brisés, une saison après son arrivée.

Lors de la sélection de Marsch pour le Mondial en mai 2026, Chicago publie un post sur les réseaux avec la légende : « Believe it, Joel 🥹 ». Il est le premier joueur à être nommé dans un groupe canadien pour la Coupe du monde en tant que membre actif du Fire — le septième joueur dans l’histoire du club à être sélectionné pour un Mondial, toutes nationalités confondues.


Qatar 2022 : remplaçant inutilisé. 2026 : titulaire potentiel.

Une dualité qu’il faut souligner.

Au Qatar en 2022, Waterman était dans les 26 — mais il n’a pas joué une seule minute. Remplaçant inutilisé lors des trois matchs de groupe contre la Belgique, la Croatie et le Maroc. Présent, mais invisible.

Depuis l’arrivée de Jesse Marsch en mai 2024, la donne a changé. Waterman a effectué 14 de ses 17 sélections internationales sous Marsch — plus de 80% de ses caps en carrière accumulés en deux ans. Le nouveau sélectionneur lui fait confiance. Il l’aligne. Il compte sur lui.

À la Copa América 2024, il est dans le groupe. À la Gold Cup 2025, il dispute trois matchs dans un groupe où le Canada reste invaincu. Et au Mondial 2026, il entre dans le onze de base ou sort du banc selon les besoins — un défenseur de 30 ans, expérimenté, fiable, qui a appris à jouer dans les grands moments.


Ce qu’il faut retenir

Joel Waterman est peut-être le joueur de cette équipe dont le parcours est le plus canadien dans le sens le plus littéral du terme. Pas d’Europe à 14 ans. Pas d’académie de Premier League. Pas de camp de réfugiés ni d’odyssée méditerranéenne. Un village de la Colombie-Britannique. Quatre ans d’université avec un vrai diplôme. Une nouvelle ligue nationale qui lui ouvre une porte qu’aucune autre n’avait voulu ouvrir. Et une carrière construite brique par brique, ville par ville — Calgary, Montréal, Chicago — jusqu’à la Coupe du monde.

« Still that kid from Aldergrove who had a dream and chased it. »

Deux fois.

BIXI poursuit son expansion : trois nouvelles villes de la Rive-Nord rejoignent le réseau

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Le réseau de vélopartage BIXI poursuit son développement dans le Grand Montréal avec son implantation à Boisbriand, Sainte-Marthe-sur-le-Lac et Sainte-Thérèse, tout en élargissant son offre à Saint-Eustache. Cette expansion vise à améliorer les déplacements entre les municipalités de la Rive-Nord et les principaux pôles de transport collectif.

Le déploiement comprend 20 nouvelles stations et 108 vélos, dont la moitié sont à assistance électrique. À Saint-Eustache, huit stations supplémentaires et 74 vélos viennent compléter le réseau existant, qui compte désormais 16 stations et 154 vélos. Les stations prévues à Sainte-Thérèse seront mises en service à une date ultérieure.

Les nouveaux points de service ont été installés à proximité de quartiers résidentiels, de commerces, de parcs, de bâtiments municipaux et de gares afin de favoriser les déplacements quotidiens et l’intermodalité avec les transports collectifs, notamment le Réseau express métropolitain (REM).

Pour souligner cette expansion, BIXI et les quatre municipalités ont organisé un relais cycliste d’environ 20 kilomètres reliant Sainte-Thérèse, Boisbriand, Saint-Eustache et Sainte-Marthe-sur-le-Lac, mettant en valeur la continuité du réseau.

Avec l’arrivée de ces trois nouvelles municipalités, BIXI dessert désormais 17 villes au Québec. En 2026, son réseau compte plus de 13 000 vélos, dont 3 500 électriques, répartis dans plus de 1 100 stations.

Cette croissance confirme l’essor du vélopartage comme mode de transport urbain dans la région métropolitaine, alors que plusieurs municipalités misent sur les déplacements actifs pour améliorer la mobilité locale et réduire la dépendance à l’automobile.

Montréal : tunnel La Fontaine, pont Honoré-Mercier… les fermetures qui compliqueront vos déplacements ce week-end

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Les automobilistes devront s’attendre à d’importantes perturbations sur le réseau routier de la région métropolitaine durant la fin de semaine du 3 au 6 juillet, en raison de plusieurs chantiers majeurs, a indiqué le ministère des Transports et de la Mobilité durable.

La principale entrave concerne l’autoroute 25 et le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine. Le tunnel sera complètement fermé dans les deux directions durant la nuit de vendredi à samedi, tandis que la chaussée en direction nord fera ensuite l’objet d’une fermeture prolongée jusqu’à lundi à 5 h. Des détours seront mis en place, notamment par le pont Jacques-Cartier.

Le pont Honoré-Mercier sera également touché. De samedi à lundi matin, la circulation s’effectuera à contresens sur le pont en direction de Kahnawake, avec une seule voie ouverte dans chaque direction, une configuration susceptible de provoquer d’importants ralentissements.

D’autres travaux sont prévus dans le secteur du Sud-Ouest de Montréal, où les rues Bridge et Wellington seront partiellement ou complètement fermées durant la fin de semaine. Le Réseau express métropolitain (REM) ouvrira aussi plus tard les 4 et 5 juillet en raison de travaux planifiés.

Le ministère rappelle également que plusieurs chantiers de longue durée demeurent en cours, notamment sur les autoroutes 13, 15, 20 et 30, ainsi qu’à Vaudreuil-Dorion, Brossard et Laval.

Les autorités recommandent aux usagers de planifier leurs déplacements à l’avance, de privilégier les transports collectifs lorsque possible et de consulter les mises à jour sur les conditions de circulation avant de prendre la route, les travaux pouvant être modifiés ou reportés selon les conditions météorologiques.

Verdun renforce la sécurité sur sa plage urbaine avant le pic de l’été

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À l’approche des périodes les plus achalandées de la saison estivale, l’arrondissement de Verdun a organisé jeudi une journée de sensibilisation à la baignade sécuritaire sur sa plage urbaine, en partenariat avec la Société de sauvetage du Québec. L’initiative visait à rappeler les risques liés à la baignade en milieu naturel et les consignes à respecter sur le fleuve Saint-Laurent.

Tout au long de la journée, le public a participé à plusieurs activités de prévention, dont des démonstrations de réanimation cardiorespiratoire (RCR) en réalité virtuelle, des ateliers sur l’utilisation des équipements de flottaison, des exercices d’auto-sauvetage et des séances d’information sur la reconnaissance des situations de détresse dans l’eau. L’escouade nautique du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) était également présente pour répondre aux questions concernant la sécurité sur le fleuve.

Les organisateurs ont rappelé que la baignade est autorisée uniquement dans la zone surveillée délimitée par des bouées et durant les heures de présence des sauveteurs. Ils recommandent aussi d’éviter toute consommation d’alcool ou de drogues avant de se baigner ou de pratiquer une activité nautique et d’utiliser un gilet de sauvetage lorsque les circonstances l’exigent.

Selon l’arrondissement, la plage urbaine de Verdun demeurera ouverte jusqu’au 30 août, si les conditions météorologiques et la qualité de l’eau le permettent, avant une réouverture prévue durant la fin de semaine de la fête du Travail. Les autorités invitent les visiteurs à vérifier les conditions de baignade avant de se déplacer, celles-ci pouvant être suspendues notamment après de fortes pluies ou en cas d’orages.

Canada–Thaïlande : un nouvel accord ouvre la voie à des milliards d’échanges en Asie-Pacifique

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BANGKOK – Le Canada et la Thaïlande ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations économiques avec la signature, jeudi, d’un protocole d’entente entre Exportation et développement Canada (EDC) et la Banque d’import-export de Thaïlande (EXIM Thailand). L’accord vise à accroître les échanges commerciaux, soutenir les investissements bilatéraux et développer des projets communs dans la région Asie-Pacifique.

Le document établit un cadre de coopération permettant aux deux institutions d’explorer des mécanismes de financement conjoints, de partager des informations sur les marchés et de faciliter les partenariats entre entreprises canadiennes et thaïlandaises.

Les secteurs ciblés comprennent notamment l’agroalimentaire, les technologies propres, la transition énergétique, les industries numériques, la fabrication de pointe ainsi que les minéraux critiques. Les deux organismes prévoient également de collaborer sur les questions de financement durable, de gestion des risques et de partage d’expertise.

Cette initiative intervient alors que le Canada et la Thaïlande célèbrent le 65e anniversaire de leurs relations diplomatiques et poursuivent des négociations en vue d’un éventuel accord de libre-échange.

Selon les données communiquées, le commerce bilatéral de marchandises a atteint environ 7,4 milliards de dollars canadiens en 2025. Les exportations canadiennes vers la Thaïlande se sont élevées à 1,14 milliard de dollars, affichant une croissance annuelle moyenne supérieure à 7 % entre 2020 et 2025. Les principaux produits exportés incluent les engrais, le fer et l’acier, les machines industrielles ainsi que la pâte de bois.

Les investissements directs témoignent également du rapprochement économique entre les deux pays. Les investissements canadiens en Thaïlande représentaient 531 millions de dollars canadiens en 2024, tandis que les investissements thaïlandais au Canada atteignaient 692 millions de dollars, illustrant une intensification progressive des échanges et des intérêts commerciaux entre les deux économies.

Owen Goodman : le plus jeune joueur de l’équipe canadienne au Mondial 2026

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Owen Goodman est le plus jeune joueur de l’équipe canadienne au Mondial 2026 — 22 ans, gardien de Crystal Palace prêté à Barnsley. Il est né dans la banlieue est de Londres, a grandi cinq ans à Romford avant qu’on ne l’emmène à Alliston, Ontario — une ville de 20 000 habitants à une heure au nord de Toronto. Il a appris le soccer au Canada, est retourné en Angleterre à 13 ans rejoindre Crystal Palace, et a représenté les deux pays en jeunesse avant de choisir le Canada. Plus de 11 000 minutes en senior à 22 ans. Portrait du gardien que personne ne voyait venir.


par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026


Dans une interview accordée à OneSoccer en mai 2026, quelques jours après avoir été sélectionné pour le Mondial, Owen Goodman répond à une question sur ses origines.

Sa réponse : « Je suis né en Angleterre. Je suis né à Romford. »

Romford. Une ville de l’est du Grand Londres, dans le Borough de Havering — le genre d’endroit que les touristes ne visitent jamais mais où grandissent des gens normaux qui prennent le métro District Line tous les matins. Pas Chelsea. Pas Arsenal. Romford.

Et quelques années plus tard, ce gamin de Romford se retrouve à Alliston, Ontario — une ville de 20 000 habitants au bord de la rivière Nottawasaga, connue pour ses pommes de terre et ses fermes, à une heure au nord de Toronto.

Entre Romford et Alliston, il y a l’Atlantique. Et une décision familiale qui a tout changé.


Harold Wood, Romford, et cinq ans dans l’Essex

Le 27 novembre 2003, Owen Olamidayo Goodman naît à Harold Wood — un quartier de la périphérie est de Londres, dans l’arrondissement de Havering, historiquement connu pour ses champs et ses fermes qui ont progressivement cédé la place aux maisons mitoyennes et aux artères commerciales de la suburbia anglaise.

Son nom complet le dit : Olamidayo est un prénom d’origine yoruba, le peuple majoritaire du sud-ouest du Nigeria. Comme pour plusieurs joueurs de cette équipe — Ali Ahmed, Moïse Bombito, Sam Adekugbe — le Nigeria est quelque part dans l’arbre généalogique.

Il passe ses cinq premières années dans la région de Havering. Puis, sa famille prend une décision qu’on retrouve souvent dans ces histoires : émigrer au Canada.

Première étape : Toronto. Puis, rapidement, Alliston — une petite ville agricole du comté de Simcoe, au nord du Grand Toronto. Pommes de terre, maïs, quelques usines, des hivers longs. Et des terrains de soccer communautaires où un gamin de l’Essex va apprendre à garder les buts.


Le soccer commence au Canada. L’Europe rappelle à 13 ans.

C’est au Canada qu’Owen Goodman commence le soccer de manière organisée. Il joue dans les clubs locaux d’Alliston et de la région de Simcoe, apprend les bases dans les ligues de jeunesse ontariennes — ces ligues qui ont vu passer des dizaines de joueurs de cette série, de Brampton à Calgary en passant par Scarborough.

Et là, le chemin inverse commence. Alors que des joueurs comme Jonathan David ou Liam Millar partaient du Canada vers l’Europe adolescents, Goodman, lui, fait le trajet dans l’autre sens — de retour vers l’Angleterre.

À 13 ans, il rejoint l’académie de Crystal Palace FC, dans le sud de Londres — à l’autre bout de la ville de sa naissance, mais dans le même pays. Crystal Palace, club de Premier League fondé en 1905, réputé pour son travail de développement des jeunes gardiens notamment.


Angleterre ET Canada en jeunesse. Un choix à faire.

Son parcours en sélection nationale est, une fois encore dans cette série, une histoire de double appartenance.

Goodman représente l’Angleterre au niveau U18 (une sélection) et U20 (une sélection et demie). Il représente aussi le Canada au niveau U20.

Deux pays. Deux identités. Un choix à faire.

En octobre 2025, il tranche : il engage son avenir international avec le Canada et obtient la citoyenneté canadienne pour officialiser ce choix auprès de la FIFA.

Quelques mois plus tard, en 2026, il reçoit sa première convocation en équipe senior. Et Jesse Marsch l’inclut dans la liste officielle des 26 joueurs pour le Mondial 2026 — à 22 ans, il est le plus jeune joueur de la sélection canadienne.


Crystal Palace, quatre prêts, 11 000 minutes

Depuis la signature de son premier contrat professionnel avec Crystal Palace en juillet 2021, Goodman n’a pas beaucoup vu le stade de Selhurst Park depuis les buts. Comme la plupart des jeunes gardiens de Premier League, son développement s’est fait dans les ligues inférieures, en prêt, match après match, saison après saison.

Son tour des clubs en League One et Two est devenu une des histoires de formation les plus complètes de l’EFL ces dernières années.

Colchester United, League Two, saison 2023-24 : 40 apparitions, 124 arrêts, dont deux arrêts de penalties. Son entraîneur le décrit comme un des meilleurs gardiens en prêt de l’histoire récente du club. Sa note Sofascore sur la saison : parmi les meilleures du championnat à son poste.

AFC Wimbledon, League Two, saison 2024-25 : la saison la plus spectaculaire de sa jeune carrière. 54 titularisations. 25 blanchissages — 46% de ses matchs terminés sans encaisser. Seulement 41 buts encaissés en 4 860 minutes — 0,76 buts par match. Il réclame 38 centres aériens avec autorité. Il remporte le Golden Glove — le trophée du meilleur gardien de la division — et est sélectionné dans l’équipe type de League Two de la saison.

Wimbledon termine sa saison en montant en League One grâce à sa solidité défensive.

Huddersfield Town, League One, premier semestre 2025-26 : 12 apparitions, 4 blanchissages avant que le prêt soit interrompu en janvier par consentement mutuel — une décision liée à une concurrence interne plutôt qu’à ses performances.

Barnsley, League One, à partir de janvier 2026 : 22 titularisations, 5 blanchissages, une note FotMob de 6,76 de moyenne sur la saison. Sa note lors du match contre Port Vale le 14 avril 2026 — 7,6 — est une de ses meilleures de la saison.

Au total, en quatre prêts : plus de 11 000 minutes en senior à 22 ans, et 313 arrêts. Pour contextualiser : la plupart des jeunes gardiens de Premier League arrivent au Mondial sans 50 matchs professionnels à leur actif. Goodman en a plus de 100.

Son manager à Barnsley, Conor Hourihane, dira au moment de sa signature en janvier 2026 : « Il a une présence réelle, une maturité au-dessus de son âge, et une faim de progresser. »


Troisième gardien. Et alors ?

Au Mondial 2026, Goodman est le troisième gardien derrière Maxime Crépeau et Dayne St. Clair. Il n’a pas joué lors des deux premiers matchs du Canada contre la Bosnie et le Qatar. Il est là pour l’expérience — et pour l’avenir.

Mais voilà ce que cette position « troisième gardien » ne dit pas : il a 100 matchs professionnels à 22 ans, ce que ni Crépeau ni St. Clair n’avaient à son âge. Il a été élu meilleur gardien de League Two. Il a aidé un club à monter de division. Et il joue pour Crystal Palace — un club de Premier League qui l’a sous contrat jusqu’au 30 juin 2026, avec la suite qui s’annonce.

Jesse Marsch l’a sélectionné non pas comme figurant, mais comme un investissement dans le futur de l’équipe nationale. Un futur gardien numéro un potentiel, qui accumule des minutes, des expériences et de la confiance au moment précis où ses deux aînés ont la trentaine.


Ce qu’il faut retenir

Owen Goodman est l’histoire la plus silencieuse de cette équipe canadienne. Pas de fuite de guerre. Pas de règle FIFA kafkaïenne. Pas de genou explosé en ambulance. Un gamin de Harold Wood, Essex, emmené à Alliston, Ontario, à cinq ans, qui apprend le soccer dans les ligues du comté de Simcoe, retourne en Angleterre rejoindre Crystal Palace à 13 ans, hésite entre deux passeports, choisit le Canada en octobre 2025, et se retrouve au Mondial six mois plus tard.

Il est né à Romford. Il a grandi à Alliston. Et cet été, il est le plus jeune joueur du Canada à la Coupe du monde.

La suite appartient à lui.