Projet Autochtones Québec (PAQ) a appuyé mercredi l’appel lancé par l’ex-première ministre québécoise Pauline Marois et plusieurs signataires d’une lettre ouverte réclamant une mobilisation nationale face à l’aggravation de la crise de l’itinérance dans la province.
Dans un communiqué, l’organisme autochtone urbain a salué l’initiative intitulée « La rue n’est pas une maison », publiée dans le quotidien Le Devoir, et s’est dit favorable à la tenue d’un grand sommet national sur l’itinérance au Québec.
PAQ souhaite participer activement aux discussions entourant les solutions à mettre en place, en insistant sur la nécessité d’intégrer les réalités des Premières Nations et des Inuit aux politiques publiques.
« L’itinérance ne peut plus être abordée uniquement comme une urgence ponctuelle. Il faut une mobilisation nationale durable, humaine et structurée », a déclaré Stacy Boucher Anthony, directrice générale de l’organisation.
L’organisme souligne que les Autochtones demeurent fortement surreprésentés parmi les populations itinérantes, particulièrement dans les grands centres urbains du Québec. Selon PAQ, les réponses gouvernementales devront inclure des approches « culturellement sécurisantes » élaborées en collaboration avec les communautés concernées.
Désirée Nore Duchesne, représentante de l’organisation, a estimé que les enjeux spécifiques vécus par les personnes autochtones en situation d’itinérance nécessitent « des réponses adaptées, concertées et culturellement sécurisantes ».
Fondé il y a plus de 20 ans, Projet Autochtones Québec œuvre auprès des Premières Nations et des Inuit vivant en milieu urbain afin de favoriser leur autonomie et leur mieux-être.



