Les travailleurs étrangers temporaires (TET) occupent principalement des postes que les jeunes Canadiens sont les moins enclins à accepter, selon une étude publiée mardi par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui défend le maintien du programme pour répondre aux pénuries de main-d’œuvre.
D’après le sondage, près de la moitié des jeunes interrogés ne souhaitent pas occuper un emploi comportant des quarts de nuit réguliers ou des tâches physiquement exigeantes. Plus du tiers disent également éviter les emplois effectués principalement à l’extérieur ou rémunérés au salaire minimum ou à un niveau voisin.
La FCEI souligne que les travailleurs étrangers temporaires sont nombreux à occuper des postes de manœuvres agricoles, d’employés de serres, de cuisiniers, de superviseurs des services alimentaires ou de travailleurs en élevage, des emplois souvent saisonniers, physiquement exigeants ou situés en région.
Selon l’organisation, neuf entreprises sur dix ayant recours au Programme des travailleurs étrangers temporaires affirment ne pas réussir à pourvoir ces postes avec de la main-d’œuvre locale. Plus de la moitié des PME sondées estiment également que ce programme leur permet de poursuivre leurs activités et de maintenir des emplois occupés par des travailleurs canadiens.
La FCEI appelle le gouvernement fédéral à adapter les règles du programme en fonction des professions où les difficultés de recrutement persistent, tout en harmonisant son application à l’échelle du pays.



