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La SCHL prévoit un marché immobilier toujours freiné par l’incertitude en 2026

Le marché canadien de l’habitation devrait rester modéré en 2026 sous l’effet de l’incertitude économique, des coûts d’emprunt élevés et d’un ralentissement de la croissance démographique, selon la mise à jour de mi-année des perspectives publiée mercredi par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

L’organisme fédéral prévoit une baisse des prix des propriétés en 2026 avant un retour à une croissance plus modeste en 2027 et 2028. Les ventes de logements devraient se redresser progressivement, tout en demeurant inférieures aux niveaux observés au cours de la dernière décennie.

La SCHL souligne que les tendances varieront selon les régions. Les marchés des Prairies devraient continuer d’afficher des ventes soutenues et les plus fortes hausses de prix, tandis que le Québec devrait connaître une progression plus modérée grâce à des conditions jugées plus équilibrées. En Ontario et en Colombie-Britannique, les difficultés d’accessibilité financière devraient continuer de freiner l’activité.

L’organisme anticipe également un recul des mises en chantier, les promoteurs étant confrontés à une demande plus faible, à des stocks élevés et à des coûts de construction importants. La construction de logements locatifs devrait aussi ralentir après les niveaux records enregistrés en 2025.

Sur le marché locatif, la SCHL estime que l’augmentation de l’offre contribuera à une détente graduelle, notamment à Toronto, Vancouver et Montréal, où la hausse des taux d’inoccupation devrait ralentir la progression des loyers. Malgré cette évolution, les logements devraient demeurer peu abordables dans plusieurs régions du pays en raison de loyers qui continuent d’augmenter plus rapidement que les revenus.

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