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Connor McDavid, le capitaine le plus jeune de l’histoire de la LNH, le meilleur joueur de hockey du monde

Ce qu’on ne raconte pas sur Connor McDavid, le capitaine le plus jeune de l’histoire de la LNH

Connor McDavid a raté la date limite d’inscription au hockey mineur par 13 jours. Ses parents ont menti sur son âge pour l’inscrire quand même. Près de 25 ans plus tard, il est capitaine des Oilers d’Edmonton, triple récipiendaire du trophée Hart, et considéré par beaucoup comme le meilleur joueur de hockey au monde. Voici comment tout a commencé — sur des patins à roues alignées, dans un sous-sol de Newmarket, en Ontario.

Il patinait déjà à 3 ans… sur des rollers, au sous-sol

Connor Andrew McDavid est né le 13 janvier 1997 à Richmond Hill, en Ontario, et a grandi tout près, à Newmarket. Il a commencé à patiner à trois ans — sur des patins à roues alignées, dans le sous-sol familial — avant d’être inscrit au hockey organisé l’année suivante.

Ses parents ont menti sur son âge pour qu’il puisse jouer

À quatre ans, ses parents, Brian et Kelly McDavid, l’inscrivent à la ligue de son quartier — sauf qu’il a raté la date limite d’âge par seulement 13 jours. Ils ont donc dit qu’il avait cinq ans, l’âge minimum requis, pour qu’il puisse jouer une année plus tôt que prévu.

Il a fait un escalier de papier pour convaincre sa mère de le faire jouer avec des enfants plus vieux

Quand la ligue de hockey mineur de Newmarket a refusé de laisser le jeune Connor, alors âgé de 6 ans, jouer dans une catégorie d’âge supérieure, ses parents l’ont plutôt inscrit dans un programme d’Aurora, en Ontario, où il affrontait des enfants de neuf ans. Sa mère, Kelly, se souvient de sa détermination : « Il était plutôt insistant, et c’était un peu frustrant. » Finalement, elle s’est assise avec lui pour lui demander ce qu’il voulait vraiment. Sa réponse : jouer au niveau AAA. Il restait alors dix semaines avant la date limite d’inscription à ce niveau — et dix matchs à jouer dans sa saison en cours. Kelly a fabriqué un escalier en papier, une marche par match restant, pour lui donner un objectif concret à atteindre.

Son père était un fan des Bruins de Boston qui ne lui a fait aucun cadeau

Brian McDavid, joueur de hockey au secondaire et entraîneur des équipes mineures de son fils, était reconnu pour ne faire aucun compromis afin de pousser Connor à atteindre son plein potentiel. Sa mère, elle, avait joué une seule année de hockey récréatif dans son enfance avant de se tourner vers le ski — et c’est elle qui, longtemps, doutait le plus des chances réelles de son fils dans la LNH. « Je me disais : « Pour l’amour du ciel, tous les enfants pensent qu’ils vont jouer dans la LNH. Sors-toi ça de la tête » », a-t-elle confié en 2015. Le déclic est venu vers ses 12 ans, en le regardant jouer au hockey mineur : « Il pouvait faire des choses que les autres ne pouvaient pas faire. »

À 15 ans, il obtient un statut si rare que seuls deux joueurs l’avaient eu avant lui

En niveau bantam-midget mineur, en 2011-2012, il inscrit 209 points en 88 matchs (79 buts, 130 aides) et est nommé joueur de l’année de la GTHL, la grande ligue torontoise du hockey mineur. Cette performance contribue à lui valoir le statut de « joueur exceptionnel » de Hockey Canada — un statut qui n’est pas accordé sur la seule base des statistiques : Hockey Canada et l’Ontario Hockey Federation ont procédé à une évaluation complète de son dossier, incluant son niveau de jeu, ses résultats scolaires et sa maturité, avant de le lui accorder officiellement en mars 2012. C’était, à l’époque, un statut si rare qu’il n’avait été accordé qu’à deux joueurs avant lui, John Tavares et Aaron Ekblad — McDavid en devenant le troisième. Cela lui permet de jouer dans la Ligue de hockey de l’Ontario (LHO) un an plus tôt que la normale. Il est repêché au premier rang par les Otters d’Érié.

Il devient le plus jeune capitaine de l’histoire de la LNH

Repêché au premier rang par les Oilers d’Edmonton en 2015, Connor connaît des débuts professionnels difficiles, limités à 45 matchs en raison d’une fracture de la clavicule. Il termine tout de même sa saison recrue avec 48 points (16 buts, 32 aides), le meilleur ratio de points par match parmi les recrues cette saison-là. Le 5 octobre 2016, à 19 ans et 266 jours, il est nommé capitaine des Oilers — devenant le plus jeune capitaine de toute l’histoire de la ligue.

Il a fait sa demande en mariage un 22 juin — et s’est marié un an plus tard, en Ontario

Le 22 juin 2023, Connor demande en mariage Lauren Kyle, décoratrice d’intérieur, après presque huit années ensemble. Le couple se marie le 27 juillet 2024, sur une île du lac Muskoka, en Ontario.

Le 4 Nations Face-Off de 2025 a été son premier grand tournoi « best-on-best » depuis près d’une décennie

Malgré cinq titres de pointage jusqu’en 2023 (et un sixième acquis depuis — voir plus bas), Connor McDavid n’avait pas eu l’occasion de disputer un tournoi international « best-on-best » — c’est-à-dire réunissant les meilleurs joueurs de la LNH par pays — depuis la Coupe du monde de hockey de 2016, où il représentait d’ailleurs Équipe Amérique du Nord plutôt que le Canada. Il avait toutefois déjà porté les couleurs du Canada avec succès dans des compétitions majeures : médaille d’or au Championnat du monde IIHF 2016, ainsi qu’au Championnat du monde junior 2015 et au Mondial U18 2013. « Ça a été extrêmement malheureux, pour nous les amateurs de hockey et pour Connor comme joueur, qu’il ait dû attendre aussi longtemps avant de vivre un vrai « best-on-best » », a résumé l’entraîneur canadien Jon Cooper à l’approche du tournoi de février 2025. McDavid a mené le Canada à la victoire au tout premier 4 Nations Face-Off, marquant le but gagnant en prolongation contre les États-Unis.

Aux Jeux olympiques de 2026, il devient le meilleur pointeur du tournoi… mais repart avec l’argent

Aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, en 2026 — sa toute première participation olympique, et la première participation de joueurs de la LNH aux Olympiques depuis 2014 — Connor est nommé joueur le plus utile du tournoi masculin de hockey, avec un record de 13 points (2 buts, 11 aides), dépassant l’ancien record de 11 points partagé par les Finlandais Teemu Selänne et Saku Koivu. Mais comme lors de ses deux dernières finales de la Coupe Stanley, sa brillance individuelle n’a pas suffi : le Canada s’incline 2-1 en prolongation face aux États-Unis et reçoit la médaille d’argent plutôt que l’or.

Il a signé un contrat « à rabais » pour donner une chance aux Oilers de gagner — avant une sortie éclair des séries

En octobre 2025, McDavid signe une prolongation de contrat de deux ans à 12,5 millions de dollars par saison en moyenne — un montant jugé « favorable à l’équipe » pour les standards de la LNH — dans un contexte où il a lui-même exprimé sa volonté de donner à Edmonton une meilleure chance de gagner la Coupe avant de pouvoir devenir joueur autonome en 2028. Sept mois plus tard, en avril 2026, les Oilers sont éliminés dès le premier tour des séries par les Ducks d’Anaheim, en six matchs — leur sortie la plus hâtive depuis 2021, et un nouveau coup dur pour un joueur qui a déjà perdu deux finales de la Coupe Stanley consécutives sans jamais soulever le trophée. Ce revers survient malgré une saison individuelle exceptionnelle : McDavid a terminé la campagne 2025-2026 avec 138 points, remportant du même coup son sixième trophée Art Ross — un total qui ne le place plus qu’à égalité avec Gordie Howe et Mario Lemieux pour le deuxième rang de tous les temps, derrière Wayne Gretzky et ses dix trophées.

Du sous-sol de Newmarket jusqu’aux glaces olympiques de Milan, en passant par un mensonge parental sur son âge et un escalier de papier fabriqué par sa mère, Connor McDavid incarne peut-être le plus grand paradoxe du sport canadien actuel : l’un des plus grands talents de l’histoire du hockey, encore à la recherche du seul trophée qui compte vraiment à ses yeux.

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