Top 5 This Week

Articles similaires

Sidney Crosby tirait des rondelles sur la sécheuse familiale, avant de marquer le but en or aux Jeux de Vancouver

Ce qu’on ne raconte pas toujours sur Sidney Crosby, le capitaine qui refuse toujours de prendre sa retraite à 38 ans

Sidney Crosby a appris à patiner à trois ans. Avant même d’avoir dix ans, il avait déjà massacré le sous-sol familial à coups de rondelles sur la sécheuse, et le jardin, avec son père. Vingt ans plus tard, il est toujours capitaine des Penguins de Pittsburgh, vient de disputer ses troisièmes Jeux olympiques à 38 ans, et reste l’un des ambassadeurs les plus respectés du hockey de sa génération. Voici l’histoire derrière « Sid the Kid ».

Sa cible de pratique préférée était la sécheuse du sous-sol

Né le 7 août 1987 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, et élevé à Cole Harbour, Sidney a appris à patiner à trois ans grâce à son père, Troy, lui-même ancien gardien de but junior repêché par le Canadien de Montréal en 1984, mais qui n’a jamais joué dans la LNH. Avant même ses dix ans, le jeune Sidney passait ses temps libres à tirer des rondelles dans le sous-sol familial, utilisant la sécheuse comme cible de prédilection, au grand désarroi de son père, qui a dû la remplacer tellement elle était couverte de marques. Le jardin, transformé en champ de tir improvisé, n’a pas été épargné non plus.

Il était déjà connu de la presse locale avant l’âge de 7 ans

L’obsession sportive du jeune Crosby n’est pas passée inaperçue bien longtemps : dès l’âge de 7 ans, il donnait déjà sa première entrevue à un journaliste. À 10 ans, il termine une saison de hockey mineur avec un total ahurissant de 159 buts en 55 matchs.

Son idole d’enfance était Steve Yzerman, mais c’est Mario Lemieux qui est devenu son coéquipier, puis son propriétaire

Contrairement à une idée reçue, l’idole de jeunesse de Crosby n’était pas Mario Lemieux, mais Steve Yzerman, capitaine des Red Wings de Detroit, dont Crosby portait d’ailleurs le club dans une ligue mineure du même nom à Cole Harbour. « J’aimais la façon dont il jouait des deux côtés de la patinoire », a expliqué Crosby des années plus tard. Mario Lemieux a néanmoins occupé une place immense dans sa carrière : une fois repêché par les Penguins de Pittsburgh, dont Lemieux était copropriétaire, Crosby a joué à ses côtés durant la dernière saison du grand numéro 66, a vécu chez la famille Lemieux pendant ses cinq premières saisons dans la LNH, et a toujours désigné Lemieux comme un modèle et un mentor essentiel.

Il rêvait secrètement d’être repêché par… Montréal

Fils d’un ancien espoir du Canadien et lui-même partisan de l’équipe durant son enfance, Crosby aurait avoué avoir rêvé de porter un jour l’uniforme montréalais. Un rêve qui ne s’est jamais concrétisé : le repêchage de 2005 était si attendu, vu son talent exceptionnel, que la LNH a dû organiser une loterie spéciale pour déterminer quelle équipe aurait le privilège de le sélectionner. Ce sont finalement les Penguins de Pittsburgh qui ont eu cet honneur.

En 2009, il devient le plus jeune capitaine de l’histoire de la LNH à soulever la Coupe Stanley

Repêché au premier rang en 2005 et nommé capitaine à seulement 19 ans, Crosby mène les Penguins à la conquête de la Coupe Stanley dès 2009, à 21 ans et 10 mois, devenant le plus jeune capitaine de toute l’histoire de la ligue à remporter le trophée, un record qui tient toujours aujourd’hui. Cette conquête est aussi la première victoire du club en plus de 17 ans.

Son but le plus célèbre a fait pleurer tout un pays

Aux Jeux olympiques de Vancouver 2010, Crosby inscrit le but victorieux en prolongation, donnant au Canada la médaille d’or devant les États-Unis, un moment surnommé « le but en or », devenu instantanément l’un des instants les plus marquants de l’histoire sportive canadienne.

En 2018, il a improvisé une partie de hockey avec un adolescent inconnu, sur une patinoire extérieure du Québec

En vacances à Mont-Tremblant, au Québec, durant une semaine de congé des Penguins, Crosby croise Guillaume Ouimet, un cégépien de 19 ans, en train de patiner seul sur une patinoire extérieure au petit matin. Sans se faire connaître au préalable, il va chercher son propre équipement dans sa jeep pour venir jouer avec lui, et les deux patinent et s’entraînent ensemble pendant plus d’une heure. Fidèle à sa réputation de gars profondément terre-à-terre, Crosby a pris la peine de répondre en français pendant une dizaine de minutes aux employés de l’aréna venus le saluer, même si le jeune homme s’adressait à lui en anglais. Après leur partie improvisée, les deux sont allés visiter le vestiaire de l’équipe junior du jeune homme, les Diables de Mont-Tremblant.

Lui, Kris Letang et Evgeni Malkin forment le trio actif le plus durable de tout le sport professionnel nord-américain

Coéquipiers depuis la saison 2006-2007, Crosby, Letang et Malkin ont entamé leur 20e saison ensemble à l’automne 2025, devenant le tout premier trio de l’histoire des grandes ligues professionnelles nord-américaines (LNH, NBA, MLB, NFL) à atteindre ce plateau ensemble, dépassant le record de 17 saisons détenu par le trio formé de Derek Jeter, Mariano Rivera et Jorge Posada, des Yankees de New York. En 2021, Crosby devient le premier joueur à disputer 1000 matchs entièrement avec les Penguins, se classant alors deuxième au sommet des pointeurs de l’histoire du club avec 1276 points.

Sa propre mère a fait du pain aux bananes pour toute l’équipe, lors d’un retour triomphal en Nouvelle-Écosse

Lors d’un match des Penguins disputé près de chez lui, en Nouvelle-Écosse, les coéquipiers de Crosby ont reçu dans leur chambre d’hôtel des sacs-cadeaux contenant, entre autres, du pain aux bananes fait maison par Trina Crosby, la mère du capitaine. Les joueurs ont aussi décoché des tirs dans une vieille sécheuse, un clin d’œil direct à l’enfance de leur capitaine dans son sous-sol.

En 2025, il a porté le Canada vers un titre sans en marquer le but décisif

En février 2025, Crosby mène le Canada, à titre de capitaine, jusqu’à la victoire lors du tout premier tournoi 4 Nations Face-Off. Il y est brillant tout au long de la compétition (trois passes lors de la victoire en prolongation contre la Suède, entre autres), mais c’est Connor McDavid, et non Crosby, qui inscrit le but gagnant en prolongation lors de la finale contre les États-Unis, remportée 3-2 par le Canada au TD Garden de Boston.

À 38 ans, il a disputé ses troisièmes Jeux olympiques, puis a dû regarder la finale depuis la salle de réadaptation

Aux Jeux de Milano Cortina 2026, Crosby dispute ses troisièmes Olympiques, aux côtés d’une nouvelle génération de vedettes canadiennes vivant leur toute première expérience olympique : Connor McDavid, Nathan MacKinnon, Cale Makar, Brayden Point et Sam Reinhart. Il y est dominant : deux buts et quatre passes en trois matchs de ronde préliminaire lui suffisent pour devenir le meilleur pointeur canadien de l’histoire des tournois olympiques avec participation de joueurs de la LNH.

Mais son parcours prend fin brutalement en quart de finale contre la Tchéquie, où il est victime de deux mises en échec successives et quitte la rencontre avec une blessure au bas du corps. Il doit renoncer à la demi-finale contre la Finlande, puis, dans ce qu’il qualifiera lui-même de décision « difficile », choisit de ne pas risquer de jouer la finale, mettant l’intérêt de l’équipe avant le sien, alors qu’il s’agissait peut-être de sa dernière chance de disputer un match olympique. Le Canada, orphelin de son capitaine, s’incline 2-1 en prolongation contre les États-Unis sur un but de Jack Hughes, qui offre aux Américains leur premier titre olympique en hockey masculin depuis le « Miracle sur glace » de 1980. Crosby regarde la défaite depuis la salle de réadaptation, en civil, et repart avec une médaille d’argent.

Malgré cette fin de tournoi difficile, Crosby continue de dominer statistiquement les Penguins et n’a montré aucune intention de prendre sa retraite.

D’un sous-sol de Cole Harbour transformé en champ de tir improvisé jusqu’à un but historique en prolongation aux Jeux de Vancouver, en passant par une décision de mettre son équipe avant lui-même à Milano Cortina, Sidney Crosby incarne une longévité et une humilité rares dans le sport professionnel moderne.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Populaires