À l’approche des élections générales du 5 octobre, l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec appelle les partis à faire des services sociaux une priorité et propose cinq mesures pour améliorer leur accessibilité.
L’Ordre réclame notamment la création d’un poste de ministre responsable des services sociaux, doté d’un budget et d’un mandat de coordination de l’action gouvernementale face aux crises sociales.
Il souhaite également renforcer les CLSC afin d’offrir des services de proximité accessibles sans rendez-vous, sans référence et sans diagnostic préalable. Pour accroître les effectifs, il propose d’augmenter les cohortes en travail social, de créer des programmes universitaires francophones en thérapie conjugale et familiale et de mieux valoriser la profession.
Sur le front de la pauvreté et de l’itinérance, l’Ordre demande que les prestations d’aide sociale atteignent au moins le seuil de la mesure du panier de consommation. Il réclame aussi un réinvestissement dans le logement social et communautaire et un financement accru des organismes communautaires.
« L’itinérance, la pauvreté, la violence faite aux femmes et la santé mentale ne peuvent plus être traitées comme des enjeux secondaires », estime sa présidente, Valérie Fernandez.
L’Ordre, qui compte près de 17 000 membres, affirme que davantage d’investissements en services sociaux permettraient d’intervenir plus tôt et de prévenir la détérioration des situations individuelles et familiales.



