L’écart salarial entre les hommes et les femmes s’est encore creusé au Québec en 2025, atteignant 13 000 dollars par année, selon des données citées lundi par le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT). Il s’agit d’une deuxième hausse consécutive, alors que la province s’apprête à entrer dans une période électorale.
Trente ans après l’adoption de la Loi sur l’équité salariale, le CIAFT estime que plusieurs obstacles continuent de limiter l’autonomie économique des femmes. Parmi eux figurent la précarité de certains emplois, les responsabilités de soin, le coût du logement, l’accès aux services de garde, les discriminations et les violences.
L’organisme a lancé lundi « Déboussolées », un outil présenté comme une démarche non partisane destinée à replacer les enjeux d’égalité et de travail dans le débat public. Contrairement aux traditionnelles boussoles électorales, la plateforme ne recommande aucun parti.
Le parcours propose sept thèmes : conditions de travail, conciliation et responsabilités de soin, sécurité économique, racisme et inclusion, violences, santé et bien-être ainsi que milieux de vie durables. Les utilisateurs peuvent consulter des contenus vulgarisés, se prononcer sur différentes priorités et obtenir un profil d’action personnalisé.
Le CIAFT indique que les réponses recueillies serviront à identifier les préoccupations de la population et à orienter ses recommandations et interventions auprès des partis politiques, du gouvernement et des décideurs.
Créé en 1982, le CIAFT défend les droits des femmes au travail et milite pour des politiques répondant à leurs besoins spécifiques.


