Écarté du prix Goncourt dans la tourmente d’une controverse sur l’usage présumé de l’intelligence artificielle et des accusations de plagiat, l’écrivain québécois d’origine haïtienne Thélyson Orélien retrouve une place de premier plan dans la rentrée littéraire française. Son roman C’était ça ou mourir figure parmi les six ouvrages retenus pour le Prix littéraire de la Porte Dorée 2026, selon la sélection dévoilée mardi 6 octobre.
Publié au Canada par Boréal puis en France par Grasset, ce premier roman raconte le parcours de Jonas, professeur d’histoire contraint de quitter Port-au-Prince et engagé dans une longue trajectoire migratoire à travers la République dominicaine, le Brésil et le Mexique, avant de tenter de rejoindre le Canada. Le récit, centré sur l’exil et les frontières, correspond particulièrement à la ligne éditoriale du Prix de la Porte Dorée, consacré depuis 2010 aux œuvres abordant les migrations, l’exil et les identités plurielles.
Orélien a été sélectionné moins de deux semaines après le retrait de son roman de la course au Goncourt. Le 25 septembre, l’Académie Goncourt avait annoncé son exclusion, évoquant des accusations de plagiat et des analyses concluant à une utilisation massive de l’IA. Orélien a démenti les accusations concernant l’intelligence artificielle.
La polémique avait également conduit les Éditions du Boréal à suspendre les activités promotionnelles entourant le livre, tandis que Grasset maintenait son soutien à l’auteur.
Malgré cette séquence tumultueuse, le roman reste donc en lice pour un prix doté de 4.000 euros. Le lauréat sera annoncé le 25 novembre au Palais de la Porte Dorée, à Paris. Le jury est présidé cette année par l’écrivaine Alice Zeniter.



