L’entente de départ accordée au directeur général sortant de la Ville de Montréal, Benoit Dagenais, suscite une vive controverse alors que le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal (SCFP 301) dénonce un traitement qu’il juge inéquitable envers les employés municipaux.
Selon le syndicat, l’accord approuvé par le comité exécutif prévoit le versement d’une indemnité équivalente à trois années de salaire, soit plus d’un million de dollars. Le directeur général percevait une rémunération annuelle d’environ 368 000 dollars.
Dans un communiqué publié jeudi, les représentants syndicaux estiment que cette décision contraste avec les arguments de rigueur budgétaire avancés par l’administration municipale lors des négociations en cours avec les employés cols bleus.
Le syndicat affirme que la Ville invoque régulièrement les contraintes financières et la capacité de payer des contribuables pour limiter les augmentations salariales réclamées par ses travailleurs. Il estime que l’octroi d’une importante indemnité de départ à un haut dirigeant alimente un sentiment d’injustice parmi les employés municipaux.
Les cols bleus, qui représentent notamment les travailleurs chargés de l’entretien des rues, des parcs, des réseaux d’eau et des infrastructures municipales, demandent à l’administration de faire preuve de cohérence dans ses décisions budgétaires.
À ce stade, la Ville de Montréal n’avait pas réagi publiquement aux critiques formulées par le syndicat. Le dossier intervient dans un contexte de négociations collectives toujours en cours entre l’administration municipale et plusieurs groupes d’employés.



