Un expert canadien en souveraineté numérique a participé à la rédaction d’une déclaration internationale sur la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA), adoptée lors d’une rencontre réunissant des lauréats du prix Nobel, des chercheurs et des responsables politiques à Rome.
Richard St-Pierre, conseiller principal chez Levio, a présidé un groupe de travail consacré à la démocratie, à la souveraineté numérique et à la gouvernance de l’IA dans le cadre de la Global Nobel Laureates Assembly on Artificial Intelligence and Nuclear War, organisée du 14 au 16 juillet en Italie. Les travaux ont abouti à l’adoption de la Déclaration de Rome, qui appelle à un développement responsable de l’IA.
Selon Levio, les discussions ont porté sur les enjeux liés à la protection des données, à l’intégrité de l’information, à la vie privée et à la dépendance des États envers les technologies développées à l’étranger.
Richard St-Pierre a plaidé pour une coopération accrue entre les puissances intermédiaires, estimant qu’elles risquent de devenir des « colonies numériques » si elles ne renforcent pas leur autonomie technologique face à la concentration des capacités d’intelligence artificielle entre un nombre limité d’acteurs.
L’entreprise québécoise souligne que ces questions prennent une importance croissante à mesure que l’IA est intégrée aux services publics, à la santé, à l’éducation et aux infrastructures numériques. Elle estime que la gouvernance des données et le contrôle des systèmes d’IA constituent désormais des enjeux de souveraineté et de compétitivité pour les États.



