L’École de technologie supérieure et DIAGNOS ont annoncé la création d’une chaire de recherche consacrée à l’intelligence artificielle appliquée à l’imagerie rétinienne, avec l’ambition de renforcer le dépistage précoce de nombreuses maladies grâce à l’analyse des images de la rétine.
Dirigée par Ismaïl Ben Ayed, la Chaire de recherche DIAGNOS s’inscrit dans les activités de l’institut de recherche en technologies de la santé de l’ÉTS. Les travaux viseront à développer de nouveaux algorithmes capables de détecter des indices précoces de maladies oculaires, cardiovasculaires, neurologiques et systémiques à partir d’images rétiniennes obtenues lors d’examens courants.
Les chercheurs misent sur les avancées de la vision par ordinateur, une branche de l’intelligence artificielle spécialisée dans l’interprétation d’images. L’objectif est de permettre aux professionnels de santé d’identifier plus rapidement certains risques médicaux et d’orienter les patients vers des évaluations spécialisées lorsque nécessaire.
« La rétine représente une fenêtre unique sur la santé globale », a souligné Ismaïl Ben Ayed, estimant que les nouvelles méthodes d’IA pourront révéler des signaux subtils invisibles à l’œil humain et ainsi soutenir la prise de décision clinique.
Selon les promoteurs du projet, les futurs algorithmes devront également être interprétables, c’est-à-dire capables d’expliquer quelles zones de l’image ont influencé leur analyse et de mesurer leur niveau d’incertitude, une exigence croissante dans le domaine médical.
Pour André Larente, ce partenariat doit permettre de transformer les avancées scientifiques en outils concrets destinés aux cliniques et aux professionnels de santé. La chaire contribuera aussi à la formation d’étudiants aux cycles supérieurs et de chercheurs postdoctoraux dans un secteur en forte croissance.
Le lancement officiel de la chaire a eu lieu le 11 juin à Montréal en présence de représentants du monde universitaire, de l’industrie et du secteur de la santé.



