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Des loutres de mer arrivent à l’Aquarium du Québec après un réaménagement de 20,9 millions de dollars

L’Aquarium du Québec accueille pour la première fois de son histoire des loutres de mer, une nouvelle attraction qui s’ouvre officiellement au public samedi à la suite d’un vaste projet de réaménagement de son îlot central.

Baptisé « Louphoque », le nouvel espace de 4 000 mètres carrés a nécessité un investissement de 20,9 millions de dollars. Il comprend des habitats destinés aux loutres de mer et aux phoques, ainsi que des installations permettant aux visiteurs d’observer les animaux à travers des bassins vitrés et différents points de vue aménagés.

Quatre loutres de mer provenant de l’Aquarium de Vancouver ont déjà intégré leur nouvel environnement. L’installation dispose d’une capacité d’accueil pouvant atteindre huit individus. Selon l’établissement, les animaux ont été recueillis alors qu’ils étaient encore très jeunes à la suite d’opérations de sauvetage.

Sept phoques communs occupent également les nouvelles infrastructures, dont trois récemment arrivés à Québec.

Le projet comprend des bassins de présentation, des installations de soins, un bassin d’isolement et des espaces de vie conçus pour reproduire certains éléments des côtes canadiennes, notamment des formations rocheuses, des grottes marines et des plages. Un parcours éducatif destiné aux visiteurs a aussi été aménagé.

L’arrivée des loutres de mer élargit la collection animale de l’Aquarium du Québec. Selon les responsables de l’établissement, seul l’Aquarium de Vancouver présentait jusqu’ici cette espèce parmi les grands aquariums canadiens.

Les nouvelles installations ont été inaugurées vendredi lors d’une visite officielle à laquelle participaient des représentants du gouvernement du Québec, de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) et de l’Aquarium du Québec.

L’Aquarium du Québec, situé dans la capitale québécoise, abrite plus de 10 000 spécimens représentant de nombreuses espèces marines et aquatiques.

Monique Giroux prend la direction artistique de la future Maison de la chanson du Québec

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Figure bien connue de la radio et de la promotion de la chanson québécoise, Monique Giroux a été nommée directrice artistique de la future Maison de la chanson et de la musique du Québec, un projet culturel qui doit ouvrir ses portes en 2028 à Montréal.

L’annonce a été faite jeudi par l’organisme responsable du projet. Mme Giroux, qui défend depuis plus de deux décennies l’idée d’un lieu permanent consacré à la chanson et à la musique québécoises, quitte par ailleurs la présidence du conseil d’administration. Elle sera remplacée à ce poste par Alexandre Gélinas, directeur général et artistique du Théâtre Le Patriote.

Selon l’organisme, cette nomination intervient alors que le projet entre dans une nouvelle phase avec le lancement du chantier d’aménagement de la future institution. En tant que directrice artistique, Monique Giroux sera chargée de concevoir la programmation et les contenus destinés au public.

Porté depuis 2002, le projet a obtenu au fil des années l’appui de nombreuses personnalités du milieu culturel, dont le parolier Luc Plamondon, ainsi que celui de plusieurs centaines d’artistes et intervenants du secteur.

De son côté, Alexandre Gélinas apporte plus de 25 ans d’expérience dans le milieu culturel québécois. À la tête du Théâtre Le Patriote depuis 2012, il a également occupé diverses fonctions au sein d’organismes culturels régionaux et nationaux.

La Maison de la chanson et de la musique du Québec doit être aménagée dans la Bibliothèque Saint-Sulpice, édifice patrimonial situé dans le Quartier latin de Montréal. Présenté comme le premier espace permanent entièrement consacré à la chanson et à la musique québécoises, le projet bénéficie du soutien du gouvernement du Québec, de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et de la Ville de Montréal.

Une exposition immersive fait renaître le savoir millénaire des canots autochtones

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Entre sons de pagaies, récits ancestraux et innovations maritimes, une nouvelle exposition présentée à Ottawa met en lumière un héritage autochtone vieux de plusieurs millénaires. Intitulée Voyage sacré, elle ouvre ses portes samedi au Musée des sciences et de la technologie du Canada et sera accessible jusqu’en janvier 2027.

Développée par la nation Heiltsuk, de la côte pacifique canadienne, l’exposition plonge les visiteurs dans l’univers des canots d’océan, au cœur de la vie culturelle, sociale et économique des peuples autochtones côtiers depuis des milliers d’années.

À travers des œuvres d’art, des vidéos interactives et des installations audiovisuelles immersives, Voyage sacré retrace l’histoire de ces embarcations, longtemps utilisées pour le transport, le commerce, la pêche et les cérémonies. L’exposition montre également leur rôle actuel dans la transmission des savoirs, la revitalisation culturelle et l’engagement des jeunes générations.

Les organisateurs souhaitent aussi démontrer que les traditions autochtones reposent sur des connaissances avancées en matière d’ingénierie navale, de navigation et d’observation de l’environnement. « Le savoir autochtone fait partie intégrante du paysage de l’innovation au Canada », souligne le musée.

Pour sa présentation à Ottawa, l’exposition intègre également du contenu consacré à la culture du canot chez le peuple algonquin Anishinaabe, offrant un regard complémentaire sur l’importance symbolique et pratique de ces embarcations.

Le chef héréditaire heiltsuk Frank Brown estime que cette initiative contribue au processus de réconciliation en favorisant une meilleure compréhension des traditions autochtones. De son côté, la direction du musée voit dans cette exposition une occasion de faire découvrir au public « la force, l’ingéniosité et la pertinence » de ces savoirs toujours vivants.

L’exposition est présentée dans le cadre du programme fédéral « Un Canada fort », qui offre cet été des tarifs réduits dans plusieurs institutions muséales du pays.

De Montréal à Glasgow : Alistair Johnston, le défenseur qui ne recule devant rien

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Alistair Johnston a une mère nord-irlandaise, un passeport britannique, parle français et anglais, a joué pour CF Montréal, et a débarqué au Celtic sans avoir entraîné une seule fois avec l’équipe — directement dans le plus grand derby du football britannique. 9 titres en 3 ans à Glasgow. Et maintenant le Mondial à la maison. Logique.


par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026


Le 2 janvier 2023, Alistair Johnston pose le pied à Glasgow pour la première fois en tant que joueur du Celtic FC. Il ne connaît personne dans le vestiaire. Il n’a pas encore fait un seul entraînement avec son nouveau club. Son contrat est devenu effectif la veille — le 1er janvier, jour de l’An.

Et le lendemain, l’entraîneur Ange Postecoglou l’aligne d’entrée.

Pas en match amical. Pas en match de coupe secondaire. En Old Firm Derby — Celtic contre Rangers, à l’Ibrox Stadium, le match le plus électrique, le plus chargé d’histoire et de rivalité du football britannique. Cent mille décibels. Cinquante mille supporters des Rangers qui veulent sa tête. Cinquante mille supporters des Celts qui exigent qu’il soit à la hauteur dès la première seconde.

Il joue les 90 minutes. Le match se termine 2-2. Et son manager dira après : « Il ne pouvait pas avoir un test plus difficile comme joueur du Celtic. Il s’en est très bien sorti. »

Ce n’était pas la dernière fois qu’il affronterait les Rangers. Et ce n’était clairement pas la dernière fois qu’il passait un test avec succès.


Vancouver, Montréal, Aurora — et Belfast

Le 8 octobre 1998, Alistair William Johnston naît à Vancouver, en Colombie-Britannique. Son père Bill est né à Vancouver — un Canadien pur souche, qui plus est un footballeur : il a remporté deux fois le Championnat national de soccer du Canada avec le Vancouver Westside FC, en 1993 et en 1996. Le soccer comme héritage paternel direct.

Sa mère Catherine, elle, est née à Newtownards, en Irlande du Nord — une ville du comté de Down, à quelques kilomètres de Belfast, sur les rives du Lough Strangford. Elle donne à son fils quelque chose d’inattendu : un passeport britannique.

Ce passeport changera tout.

Quand Alistair a quatre ans, la famille quitte Vancouver pour Montréal. Il commence le soccer au Lakeshore SC — un club de la banlieue ouest de l’île, dans le quartier LaSalle. Il parle français. Il joue au soccer et au hockey — comme des milliers de gamins québécois de son âge.

À sept ans, nouvelle migration : la famille part à Aurora, en Ontario, ville de banlieue cossue au nord de Toronto. Il rejoint les équipes de jeunes locales, grandit dans le soccer ontarien, et finit ses études secondaires à la Aurora High School en 2016.

Vancouver → Montréal → Aurora. Et une mère nord-irlandaise dans le tableau. Cette géographie improbable va définir toute sa carrière.


Refusé à Troyes, repêché par Nashville, révélé à Montréal

À 15 ans, via le programme de développement ANB Futbol, Johnston réalise un essai d’une semaine en France avec l’ESTAC Troyes. L’essai ne mène nulle part — Troyes ne le retient pas. Il rentre en Ontario.

Il enchaîne avec le Vaughan SC, en Ontario, où il remporte notamment le titre provincial U21 deux années consécutives, avant d’aller jouer au soccer universitaire — d’abord à l’Université Saint John à New York (deux ans, 24 points en 36 matchs), puis à Wake Forest University en Caroline du Nord (deux saisons, 22 points en 43 matchs), une des meilleures formations collégiales de soccer des États-Unis.

En 2020, lors de la SuperDraft de la MLS, Nashville SC le sélectionne en 11e position. Il signe pour deux saisons, apprend le soccer professionnel, inscrit son premier but en MLS contre l’Inter Miami en septembre 2021 — victoire 5-1.

En décembre 2021, CF Montréal l’acquiert pour un million de dollars en allocation générale. Retour au Québec. Retour dans la ville où il a posé ses premières touches de balle, enfant.

Sa saison 2022 avec Montréal est spectaculaire : 4 buts et 5 passes décisives en 33 matchs, nommé joueur défensif de l’année du club. Il joue les trois matchs du Canada à la Coupe du monde au Qatar — contre la Belgique, la Croatie et le Maroc — entier sur le flanc droit de la défense.

Et là, entre les matchs du Qatar, quelque chose se trame. Des rumeurs d’abord. Puis une confirmation : le Celtic FC veut l’acheter.


Le passeport nord-irlandais, la clé du royaume

Pour un joueur non européen, signer dans un club de Premier League ou de Scottish Premiership implique des démarches de visa complexes, des quotas de joueurs étrangers, des contraintes administratives. C’est un frein réel.

Sauf qu’Alistair Johnston a un passeport britannique, grâce à sa mère née à Newtownards. Il n’est pas un joueur étranger au Royaume-Uni. Il est automatiquement éligible pour jouer en Écosse — ou en Angleterre — sans la moindre restriction.

Ce passeport britannique lui permettait d’être enregistré automatiquement en Scottish Premiership — un détail administratif qui a facilité la transaction, rapportée autour de 3,5 millions d’euros.

La famille du Lakeshore SC de LaSalle avait donc, sans le savoir, semé les graines d’une carrière européenne en donnant à Alistair les deux passeports qui lui ouvriraient toutes les portes.


9 titres en 3 ans. Et le truc des 13 duels.

Voilà les chiffres bruts de la carrière d’Alistair Johnston au Celtic, de janvier 2023 à aujourd’hui. Trois Championnats d’Écosse. Trois Coupes d’Écosse. Trois Coupes de la Ligue. Neuf titres en trois saisons.

Pour contextualiser : la plupart des joueurs professionnels remportent un ou deux titres majeurs dans toute leur carrière. Certains n’en remportent aucun. Johnston en est à neuf à 27 ans.

Et ce n’est pas lui qui marque les buts ou qui fait les dribbles qui font le tour d’internet. Il est arrière droit. Son travail, c’est de défendre. Et il le fait d’une manière qui a rapidement convaincu les supporters du Celtic qu’il était le successeur idéal du Croate Josip Juranovic.

En un seul Old Firm Derby à l’Ibrox, en avril 2023, il a remporté 13 duels sur 14 au sol. Treize. Son journal écossais Daily Record a alors déclaré qu’il « se dirigeait vers le statut de culte » à Parkhead. Ce n’était pas une exagération.

Sur 109 matchs suivis pour le Celtic, il a gagné 460 duels — plus de la moitié de tout ce qu’il a contesté — effectué 200 dégagements et réalisé 71 interceptions. Ce ne sont pas des chiffres de joueur ordinaire. Ce sont des chiffres de bête défensive.

Et il aime ça. Il l’a dit lui-même à son arrivée : « J’adore les tacles, j’adore envoyer des diagonales, je suis un joueur assez physique. »


« Le Celtic standard. C’est épuisant mentalement. »

En mars 2025, Johnston accorde une longue interview à Canadian Soccer Daily depuis Los Angeles, où il vient de rejoindre ses coéquipiers de l’équipe nationale avant des matchs de qualifications. Il parle de ce que ça fait de vivre sous la pression permanente du Celtic.

La veille, son club venait de perdre un Old Firm Derby face aux Rangers. Et il atterrit à LA avec ça dans la tête, sachant qu’il doit maintenant performer pour son pays.

Il dit : « La semaine dernière, on a fait un match de merde. Le dernier contre qui tu veux faire ça, c’est eux. Tu fais ça et instantanément tu vas en entendre parler. Même si l’année qu’on a eu a été incroyable. On vole dans la ligue, on a un trophée en poche, on a eu un parcours européen incroyable. Mais c’est le Celtic standard. C’est épuisant mentalement — mais ça veut dire tellement quand tu es dans un club comme ça. »

Et cette phrase, qui résume mieux que n’importe quelle analyse sa philosophie du sport de haut niveau : « C’est la pression que tu dois apprendre à apprécier. »


Son père, champion canadien. Lui, champion d’Europe du nord. Et maintenant…

Il y a quelque chose de beau dans la symétrie de cette histoire.

Bill Johnston, le père, remportait le Championnat national de soccer du Canada avec Vancouver en 1993 et 1996 — dans les ligues amateurs de haut niveau de l’époque, quand le soccer professionnel n’existait pas encore vraiment au pays.

Alistair Johnston, le fils, remporte neuf titres avec un des clubs les plus populaires d’Europe, participe à la Ligue des Champions avec le Celtic, joue le Mondial 2022 à Qatar, et s’apprête à disputer le Mondial 2026 sur le sol nord-américain.

Et entre les deux : une mère née à Newtownards, un enfance montréalaise au Lakeshore SC, un essai raté à Troyes, et un Old Firm Derby joué sans même avoir fait une séance d’entraînement avec son club.

Il parle français et anglais. Il a un passeport canadien et un passeport britannique. Il est né à Vancouver, a grandi à Montréal et Aurora, joue en Écosse et représente le Canada.

C’est ça, ce pays. Et c’est pour ça qu’on l’aime.


Ce qu’il faut retenir

Alistair Johnston n’est pas le joueur qui va faire les manchettes pour un geste technique ou un but de trente mètres. Il est celui que tu remarques quand tu te demandes pourquoi l’adversaire n’arrive plus à déborder sur le côté droit.

Il gagne ses duels. Il envoie ses diagonales. Il sourit en tacles.

Et dans les moments qui comptent vraiment — un Old Firm Derby à l’Ibrox sans avoir entraîné, un Mondial au Qatar dans un groupe avec la Belgique, un Mondial 2026 devant sa propre famille — il est toujours là, solide, et prêt.

Le Celtic standard. Il l’a appris à Glasgow. Il va l’apporter au Canada cet été.

Canada 6 – Qatar 0 : Une soirée historique à Vancouver

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C’était le match qu’attendait tout un pays depuis des décennies. Et les Rouges n’ont pas déçu.

Le Canada a signé la première victoire de son histoire à la Coupe du monde masculine de soccer, et de quelle façon : une éclatante victoire de 6 à 0 contre le Qatar à Vancouver. BC Place a vibré comme jamais, et le football canadien vient d’écrire sa plus belle page.

Jonathan David, l’homme du match — et de l’histoire

Les Rouges ont livré une performance sensationnelle, menée par Jonathan David, auteur d’un tour du chapeau. Le numéro 10 canadien, qui avait suscité certaines interrogations après son match discret contre la Bosnie-Herzégovine, a répondu de brillante façon.

Jonathan David passe en tête des buteurs de la Coupe du monde, à égalité avec Lionel Messi, avec trois buts. Questionné, critiqué, il a su hausser son niveau au moment où son équipe en avait le plus besoin.

L’attaquant canadien a profité d’un tir de Nathan Saliba depuis l’entrée de la surface. Le ballon, qui semblait se diriger vers le filet, a dévié sur David. Ce dernier a ensuite démontré tout son sang-froid en contrôlant le ballon avant de le glisser dans le coin inférieur du filet, prenant à contre-pied le gardien qatari Mahmoud Abunada. Le meilleur marqueur de l’histoire de la sélection masculine canadienne compte désormais 42 buts avec l’équipe nationale.

Une domination totale

Cyle Larin et Nathan Saliba ont également trouvé le fond du filet, tandis qu’un défenseur qatari a marqué contre son camp.

Le Canada a complètement dominé les débats, terminant la rencontre avec 78,8 % de possession du ballon et 33 tirs, dont 10 cadrés. Le Qatar n’a obtenu que deux tentatives, toutes deux en début de rencontre, sans parvenir à cadrer la moindre frappe.

Qatar est descendu à dix joueurs à la 33e minute, ce qui a encore accentué la maîtrise canadienne sur le terrain.

L’ombre de la blessure de Koné

La soirée n’aura pas été sans nuage. Elle a été assombrie par la grave blessure subie par Ismaël Koné en deuxième période. Le milieu de terrain de 23 ans, l’un des joueurs clés de l’équipe, a quitté le terrain sur une civière après un contact avec un adversaire. Ses coéquipiers lui ont rendu hommage : le symbole ne pouvait pas être plus puissant, illustré par les deux mains de Nathan Saliba reproduisant le numéro 8 d’Ismaël Koné.

En tête du groupe B

Grâce à ce résultat, le Canada prend la tête du groupe B avec quatre points et une différence de buts de +6. Les Canadiens devancent désormais la Suisse, également à quatre points, mais avec un différentiel de +3 après sa victoire de 4-1 contre la Bosnie-Herzégovine plus tôt dans la journée.

Le duel entre le Canada et la Suisse, prévu le 24 juin à Vancouver, pourrait donc être déterminant dans la course au 1er rang du groupe. Le vainqueur du groupe B disputera son match des seizièmes de finale à Vancouver, le 2 juillet.

Le Canada rêve désormais tout haut. Avec un Jonathan David en état de grâce, une équipe soudée et tout un pays derrière elle, les Rouges n’ont jamais semblé aussi proches d’une aventure mondiale digne de ce nom. Rendez-vous le 24 juin pour le choc face à la Suisse.

Laval adapte son réseau d’autobus pour la saison estivale dès le 20 juin

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La Société de transport de Laval (STL) mettra en place, à compter du 20 juin, son horaire d’été sur l’ensemble de son réseau d’autobus afin d’adapter son offre de service à la baisse de l’achalandage observée durant la période estivale.

Parmi les principaux changements, des départs supplémentaires seront ajoutés sur les lignes 26, 144 et 151, tandis que les lignes complémentaires 226, 244 et 251 seront suspendues jusqu’à la rentrée. Les horaires seront également modifiés à l’occasion des congés de la Fête nationale, le 24 juin, où le service suivra l’horaire du dimanche, et de la fête du Canada, le 1er juillet, avec un horaire de samedi.

La STL annonce aussi une évolution de son service de taxis collectifs. Dès le 1er juillet, les trajets sur appel seront remplacés par un système de taxis à la demande, permettant aux usagers de réserver leurs déplacements selon leurs besoins à l’intérieur de zones déterminées.

L’autorité de transport rappelle également que certains titres tarifaires seront ajustés à compter du 1er juillet, conformément à l’indexation annuelle de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM). Le tarif payé directement à bord des autobus demeurera toutefois fixé à 3,75 dollars.

La société poursuivra par ailleurs son programme offrant un passage à 1 dollar le lendemain des journées où Environnement Canada émet un avis de smog, une initiative destinée à encourager l’utilisation du transport collectif pendant l’été.

PMET s’allie à Mitsui pour accélérer le raffinage du lithium au Québec

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La société minière canadienne PMET Resources a annoncé la signature d’un protocole d’entente avec le groupe japonais Mitsui & Co. et l’entreprise Microwave Chemical Co. (MWCC) afin d’évaluer une technologie de calcination par micro-ondes destinée à transformer le lithium directement au Québec.

Cette collaboration s’inscrit dans la stratégie de PMET visant à développer une chaîne de valeur locale autour de son projet de lithium Shaakichiuwaanaan, situé dans la région d’Eeyou Istchee Baie-James. Les partenaires testeront, dans une usine pilote à Osaka, des échantillons de spodumène provenant du gisement québécois afin d’évaluer la faisabilité d’une production locale de carbonate de lithium de qualité batterie.

Selon l’entreprise, cette technologie alimentée par l’hydroélectricité québécoise pourrait réduire le recours aux combustibles fossiles, diminuer les coûts de transport, limiter les émissions de carbone et renforcer l’autonomie nord-américaine dans la transformation des minéraux critiques. Mitsui apportera son expertise en développement de projets et en commercialisation, tandis que MWCC pilotera les essais techniques.

Le protocole d’entente, d’une durée initiale de douze mois, demeure non contraignant. Toute décision de déploiement commercial dépendra des résultats des essais, des évaluations économiques, des autorisations réglementaires et du financement du projet. PMET estime que cette initiative pourrait contribuer à faire du Québec un acteur majeur de la chaîne d’approvisionnement occidentale en lithium destiné aux batteries.

Québec rouvre le regroupement familial avec un plafond de 15 700 demandes

Le gouvernement du Québec rouvrira, à compter du 2 juillet 2026, la réception des demandes d’engagement dans le cadre du regroupement familial, avec un plafond fixé à 15 700 dossiers pour les deux prochaines années, a annoncé jeudi le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, François Bonnardel.

Le quota prévoit jusqu’à 13 300 demandes visant un conjoint comme personne parrainée principale et 2 400 concernant un parent ou un grand-parent. Les demandes visant un enfant à charge, un enfant mineur orphelin, un enfant à adopter ainsi que l’ajout de membres d’une famille déjà visée par une demande ne seront pas soumises à ces limites.

Le ministère précise que les demandes devront être transmises exclusivement par la poste. Un calendrier de réception a également été établi afin de prioriser les dossiers les plus anciens et d’offrir une meilleure prévisibilité aux demandeurs.

Le précédent programme, lancé en juin 2024 avec un plafond de 13 000 demandes, avait atteint sa capacité maximale dès juillet 2025.

Selon le ministre François Bonnardel, cette nouvelle période de réception vise à favoriser la réunification des familles tout en respectant les objectifs annuels d’admission fixés par le Québec.

Liam Millar : trop petit pour Toronto FC, il a failli tout perdre sur un pivot

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Liam Millar a été recalé du Toronto FC à 10 ans parce qu’il était trop petit. À 13 ans, il partait seul en Angleterre avec son père pour rejoindre l’académie de Fulham. À 25 ans, il entend un craquement dans son genou à Hull. Un an plus tard, il pleure sur la pelouse de Leicester City — de joie. Et maintenant il joue le Mondial à la maison.


par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026


Il y a une scène, dans une petite maison à une heure de Hull, en Angleterre, un matin ordinaire d’avril 2026, que le journaliste de TSN prend soin de décrire avec précision.

Liam Millar est à la maison avec ses trois jeunes filles. La maison est bruyante, chaotique, pleine de mouvement et de chansons — le genre de désordre magnifique qui définit les jeunes familles. Un monde très loin du terrain de soccer.

Et c’est là, dans ce chaos joyeux, que se trouve maintenant le centre de gravité de sa vie. Pas dans les stades. Pas dans les statistiques. Dans cette maison bruyante.

Il dit : « Je ne suis pas juste un joueur de soccer. Je suis Liam Millar. »

Ça lui a pris un genou explosé et un an de rééducation pour le réaliser.


Brampton, le basketball, et le mur du Toronto FC

Le 27 septembre 1999, Liam Alan Millar naît à Toronto. Mais il grandit à Brampton — la même ville que Cyle Larin, Tajon Buchanan et Richie Laryea. Brampton qui continue de produire des joueurs en série, comme une usine silencieuse et multiculturelle nichée à l’ouest de l’aéroport Pearson.

Son père Alan est né à Oakville, en Ontario. Sa mère Jo-Ann est née à Toronto. C’est une famille de sportifs : son père et son grand-père Malcolm ont tous les deux joué au soccer. Et dans une maison de Brampton, le sport n’est pas une option, c’est le langage commun. Millar joue aussi au basketball — une passion parallèle qui durera plusieurs années.

À quatre ans, il commence au Brampton Youth SC. Deux ans plus tard, au North Mississauga SC. Un gamin rapide, technique, qui adore dribbler.

À dix ou onze ans, il passe un essai au Toronto FC Academy — le club de MLS de sa ville, à quelques kilomètres de chez lui. Le rêve logique d’un gamin de la région.

Il est recalé. Trop petit.


13 ans. L’Angleterre. Seul avec son père.

Recalé à Toronto. Mais pas découragé. Parce que Liam Millar a un atout que beaucoup n’ont pas : des parents qui croient en lui au point de tout réorganiser autour de sa passion.

À 12 ans, une connexion s’établit avec l’académie de Fulham, à Londres. L’offre est sérieuse. Et la décision familiale est radicale : Liam part en Angleterre. Avec son père. Juste eux deux, d’abord — le reste de la famille restera au Canada en attendant.

Son père Alan travaille dans l’industrie cinématographique et télévisuelle comme électricien de plateau — « spark » dans le jargon du milieu. À son actif : plusieurs saisons de Game of Thrones. Oui, le père de Liam Millar a contribué techniquement à une des séries les plus regardées de l’histoire de la télévision. Sa mère Jo-Ann est maquilleuse pour le cinéma et la télévision.

Une famille d’artisans du cinéma et de la télé, qui lâche tout pour emmener son fils jouer au soccer à Fulham, en Angleterre.

La famille finit par se retrouver à Liverpool, quand Liam rejoint l’académie des Reds. Tous ensemble de nouveau, dans une nouvelle ville, dans un nouveau pays.


Liverpool. Steven Gerrard. Jürgen Klopp. Et la FA Cup.

En juillet 2016, à 16 ans, Liam Millar quitte Fulham pour rejoindre l’académie de Liverpool FC. Un des clubs les plus prestigieux du monde, en plein renouveau sous Jürgen Klopp.

Il progresse rapidement dans la hiérarchie des jeunes. Pendant 18 mois, il joue sous les ordres de Steven Gerrard — la légende de Liverpool reconvertie en entraîneur des U18. Son coach de l’académie, Neil Critchley, le décrit comme « parfait pour le pressing offensif de Klopp ».

Il devient le premier Canadien à jouer pour les équipes de jeunesse de Liverpool. En 2017-18, il dispute tous les matchs de l’UEFA Youth League et inscrit deux buts en huit rencontres. Il finit capitaine de l’équipe U23 dans plusieurs matchs.

Le 4 février 2020, il joue sa seule et unique vraie chance avec l’équipe première : un match de FA Cup contre Shrewsbury Town, titulaire pendant 82 minutes. Liverpool gagne 1-0.

Ce sera son seul et unique match avec la première équipe de Liverpool. Il part en prêt — Kilmarnock en Écosse, puis Charlton Athletic en League One — avant de signer définitivement à FC Bâle en juillet 2021 pour 1,3 million de livres.


Bâle, la Coupe de Suisse, et le match contre Liverpool

À Bâle, quelque chose se stabilise enfin. Millar s’installe, joue régulièrement, découvre la Super League suisse et l’Europe. Sa première saison : 46 matchs toutes compétitions, 10 buts, 5 passes décisives.

En mai 2022, il remporte la Coupe de Suisse avec Bâle — son premier trophée professionnel. Il avait eu beau passer par l’académie d’un des clubs les plus titrés d’Angleterre, c’est en Suisse qu’il soulève sa première coupe.

Anecdote savoureuse : lors de sa première saison à Bâle, il affronte Liverpool en Ligue Europa Conférence. Le club où il a grandi, où il a rêvé, où il a passé cinq ans — de l’autre côté du terrain. Bâle perd les deux matchs. Mais Millar, lui, est sur le terrain.

Après deux saisons à Bâle, il rejoint Preston North End, puis signe à Hull City en Championship — la deuxième division anglaise, un niveau réputé parmi les plus exigeants d’Europe par la densité et le rythme des matchs.


Le craquement. Hull City contre Burnley. Octobre 2024.

Un match ordinaire. Un mouvement ordinaire. Millar prend le ballon, se faufile entre deux défenseurs. Un pivot. Un geste qu’il a exécuté des milliers de fois.

Et là : un grand craquement.

Il le raconte à TSN : « J’ai essayé de pivoter, et mon genou… j’ai juste entendu un grand craquement. »

Il se relève. Il court, même. Il revient brièvement sur le terrain. Mais son genou est instable, « qui part dans tous les sens », comme il dit. Il comprend que quelque chose de grave vient de se passer.

Le diagnostic tombe quelques jours plus tard. Ligament croisé antérieur déchiré. Deux ménisques endommagés. Déchirure de grade 2 du ligament latéral interne. Quatre structures ligamentaires compromises en un seul pivot.

Durée d’absence estimée : au moins un an.


Onze mois dans sa tête

Pour beaucoup de sportifs, une blessure longue durée, c’est une pause forcée. Pour Liam Millar, ça a été quelque chose de plus profond.

Il le dit clairement au journaliste de TSN : « Je pense que jusqu’à ce que je me blesse au genou, c’est probablement qui je voyais dans le miroir » — sous-entendu : juste un joueur de soccer. Pas un père. Pas un mari. Pas un être humain complet.

Onze mois à la maison. Sa femme Daniela — une ancienne joueuse de hockey sur glace universitaire aux États-Unis — présente. Ses trois filles — Reina, Valencia et Summer Willa — présentes. Et progressivement, une révélation simple mais difficile à intégrer pour un sportif professionnel : les gens qui l’aiment le plus s’en fichent complètement qu’il joue au soccer ou pas.

« Mes enfants, ma femme, ma famille, personne ne se préoccupe de si je joue au soccer ou non. Ils m’aiment pour ce que je suis. »


Les larmes de Leicester

21 octobre 2025. Presque un an jour pour jour après la blessure. Hull City affronte Leicester City.

Liam Millar entre en jeu. C’est son premier match titulaire depuis le craquement. Il marque le premier but de la victoire 2-1.

En célébrant, il pleure.

Il s’en souvient : « Je pleurais juste. »

Ce n’est pas que de la joie sportive. C’est la reconnaissance d’un chemin parcouru. D’une identité reconstruite. D’un homme qui a compris, dans une maison bruyante et chaotique avec ses trois filles, qu’il était plus que la somme de ses dribbles.


Le Mondial, en joker de luxe

Le 12 juin 2026, face à la Bosnie-Herzégovine à Toronto, Liam Millar offre à l’équipe de Jesse Marsch l’une de ses meilleures performances dans le match nul 1-1 : six duels gagnés, deux dribbles réussis, une menace constante sur son couloir gauche jusqu’à sa sortie à la 61e minute.

Il n’est pas titulaire indiscutable. Il y a Tajon Buchanan, Ali Ahmed, Jacob Shaffelburg pour se disputer les ailes. Mais Millar apporte quelque chose de différent — un joueur qui peut changer un match en quinze minutes, une vitesse de croisière que les défenseurs adverses n’anticipent pas.

Le gamin de Brampton recalé à Toronto FC parce qu’il était trop petit, qui a tout recommencé à Fulham à 13 ans, qui a tout donné à Liverpool sans jamais vraiment jouer, qui s’est reconstruit en Écosse, en Suisse, en Angleterre, et qui a entendu son genou craquer sur un pivot anodin en octobre 2024 — ce gamin joue maintenant le Mondial dans le pays qui l’a vu grandir.

« Je ne suis pas juste un joueur de soccer. Je suis Liam Millar. »

Et ça, aucune blessure ne peut lui enlever.

Bell, Cohere et Hypertec s’allient pour bâtir une infrastructure d’IA « souveraine » au Canada

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Un groupe de grandes entreprises technologiques canadiennes annonce un partenariat visant à développer une infrastructure d’intelligence artificielle hébergée et exploitée au Canada, dans un contexte où les enjeux de souveraineté numérique prennent une importance croissante.

Bell Canada, Cohere, Hypertec et BUZZ HPC ont annoncé jeudi une entente portant sur le développement d’une plateforme destinée à soutenir l’entraînement et le déploiement de modèles d’intelligence artificielle sur des infrastructures situées au Canada.

Le projet combine les centres de données et les services de connectivité du Réseau d’IA tissé de Bell, les modèles d’intelligence artificielle développés par Cohere, les infrastructures de calcul haute performance de BUZZ HPC ainsi que les serveurs conçus par Hypertec.

Selon les entreprises participantes, l’objectif est de permettre aux gouvernements et aux organisations canadiennes d’utiliser des outils d’IA tout en conservant davantage de contrôle sur leurs données et sur l’infrastructure qui les héberge.

L’installation principale annoncée dans le cadre de l’entente sera située à Merritt, en Colombie-Britannique, où Bell mettra à disposition des capacités de centres de données adaptées aux charges de travail liées à l’intelligence artificielle.

Cette annonce s’inscrit dans la volonté croissante de plusieurs acteurs du secteur technologique canadien de développer des capacités nationales dans un domaine largement dominé par de grandes entreprises américaines et internationales.

Fondée en 2019 et basée à Toronto, Cohere est devenue l’une des principales entreprises canadiennes spécialisées dans les grands modèles de langage, ayant attiré plus d’un milliard de dollars américains en financement auprès d’investisseurs institutionnels et stratégiques.

Les partenaires soutiennent que cette infrastructure pourrait répondre à une demande croissante d’organisations cherchant à déployer des solutions d’IA tout en conservant leurs données au Canada. Aucun détail financier concernant l’entente n’a toutefois été divulgué.

Le ministre fédéral de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon, a salué l’initiative, estimant qu’elle pourrait contribuer à renforcer la capacité concurrentielle du Canada dans l’économie mondiale de l’intelligence artificielle.