Home Blog Page 104

Promise David : il a failli abandonner le soccer professionnel, maintenant il joue le Mondial

0

Promise David a failli abandonner le soccer professionnel. Il a rebondi en Croatie, en Estonie, à Malte, en Belgique. Il a regardé le but de Davies à la Coupe du monde 2022 dans un bar maltais, le seul Canadien dans la pièce, et s’est dit : « Je veux faire partie de ça. » Deux ans plus tard, il joue le Mondial à la maison. Et après sa carrière ? Il veut ouvrir une garderie.


par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026


Promise David entre dans le hall de l’hôtel de l’équipe canadienne à Montréal, une semaine avant le coup d’envoi du Mondial 2026. Il vient d’enchaîner plusieurs entrevues. Il s’assoit, répond aux questions pendant une bonne demi-heure en anglais — mais glisse au passage qu’il parle aussi un « français très convenable », appris en quatre ans au secondaire.

À la fin de l’entrevue avec La Presse, il se lève et lâche un grand soupir de soulagement — celui d’un gars épuisé, mais vivant. Et il dit, avant de partir : « Si je ne jouais pas au soccer, je serais probablement éducateur en garderie. »

Puis, comme si la phrase n’était pas assez frappante : « C’est mon objectif après ma carrière. Toby’s Daycare. Même si j’en suis le propriétaire, je veux y travailler. »

Voilà Promise David. 1m95, attaquant, champion de Belgique, joueur de Ligue des Champions. Et futur propriétaire de garderie.


Brampton, le Nigeria, et l’école des durs

Le 3 juillet 2001, Promise David — également surnommé Tobi, diminutif de son deuxième prénom nigérian — naît à Brampton, en Ontario. Ses deux parents sont Nigérians. Et comme beaucoup d’enfants de la diaspora nigériane au Canada, il n’a pas passé toute son enfance à Brampton.

Vers l’âge de trois ans, il part vivre au Nigeria avec ses grands-parents — le temps que ses parents stabilisent leur situation au Canada. Trois ou quatre ans là-bas. Les matchs de rue, la chaleur, la langue yoruba dans les oreilles, les grands-parents. Puis, vers sept ans, retour à Brampton.

Et Brampton — il faut comprendre ce que cette ville représente dans l’histoire du soccer canadien. Dans cet article de La Presse, Promise David l’explique lui-même avec une image inoubliable : « Il y avait beaucoup de talent autour de moi quand j’étais jeune, alors ça m’a forcé à me développer en tant que joueur. Pour nous, les matchs ressemblaient à des finales de Ligue des champions. La seule différence, c’est qu’il y avait des melons d’eau à la mi-temps, et des Timbits après le match ! »

Des melons d’eau et des Timbits. Et des futurs internationaux partout dans les équipes adverses — Cyle Larin, Jonathan Osorio, Tajon Buchanan, Liam Millar, tous de Brampton, tous aujourd’hui au Mondial.


Licencié du Toronto FC à 14 ans. Une bourse partielle à Appalachian State.

À l’âge de huit, neuf ans, il rejoint la pré-académie du Toronto FC. Les espoirs sont là. Il grimpe les échelons.

À 14 ans, le Toronto FC le libère.

La suite est une série de portes fermées. Il rejoint le Vaughan SC, en Ontario. Il continue de jouer, de s’améliorer. Au moment de quitter le secondaire, les options se résument à une : une offre de bourse partielle de la part d’Appalachian State University, en Caroline du Nord — une université de Division I, respectable, mais pas exactement un tremplin vers l’Europe.

Il refuse. Non pas par arrogance — mais parce qu’il croit encore en autre chose. En Europe, peut-être. Il ne sait pas encore comment.

En 2019, un camp d’essai organisé par une équipe croate de deuxième division tient ses séances dans la banlieue d’Oakville, en Ontario. Promise David s’y présente. Il convainc. Et deux semaines plus tard, il s’envole pour la Croatie.

Il a 17 ans. Il n’a jamais vécu hors du Canada, hormis ses années de maternelle au Nigeria.


Zagreb, Malte, l’Estonie — et la pensée d’abandonner

Le club croate, c’est le NK Trnje Zagreb — un club de deuxième division, une ville de 800 000 habitants, une langue incompréhensible, une solitude totale. Ce n’est pas le glamour du soccer européen tel qu’on l’imagine depuis Brampton.

En 2021, il revient brièvement en Amérique du Nord — Tulsa FC, en USL League One, la troisième division américaine. Le soccer de proximité, les terrains synthétiques, les longs trajets en bus entre des villes du Midwest.

Puis, une escale inattendue : Valletta FC, à Malte. Une des ligues les moins connues d’Europe, dans une île de 500 000 habitants au milieu de la Méditerranée. Promise David joue là, en 2021-2022, et atteint la finale de la Coupe de Malte — perdue contre Floriana FC.

C’est là, dans un bar de La Valette ou des environs, en novembre 2022, qu’il regarde la Coupe du monde du Qatar. Le Canada joue. Alphonso Davies marque. Les buts de Jonathan David — son homonyme, aucun lien de parenté — traversent les écrans.

Et lui est là, dans ce bar, le seul Canadien dans la place.

Il raconte : « Je me souviens d’avoir vu le but de Phonzie au bar. Je voyais des gars avec qui j’avais grandi qui étaient dans cette équipe. J’étais le seul Canadien dans la place. Mais j’étais quand même fier de les voir là-bas. Je me suis dit : « Tu sais quoi ? Je veux faire partie de ça. » »

Et il ajoute, en toute honnêteté, qu’à un certain moment dans ses années de galère, il avait été prêt à abandonner sa carrière de joueur professionnel. Il n’en était plus loin. Mais il n’avait « pas d’autre talent particulier ». Alors il a continué.


L’Union Saint-Gilloise et la renaissance

En 2022, Promise David signe à Oud-Heverlee Leuven, en Belgique — même division que l’Union Saint-Gilloise, même niveau que Jonathan David quand il débutait à La Gantoise. Puis, en 2024, l’Union Saint-Gilloise l’acquiert.

Et là, tout s’emballe.

L’Union Saint-Gilloise est un des clubs les plus excitants de Belgique — montée en flèche dans les années 2020, régulièrement qualifiée en Ligue des Champions, avec un style de jeu attractif et une philosophie de développement des joueurs reconnus. Promise David y devient titulaire, gourmand de buts, déterminant.

En 2024-2025, l’Union Saint-Gilloise remporte le championnat de Belgique — le premier titre de la grande histoire du club. Promise David est champion de Belgique. Il remporte aussi la Supercoupe de Belgique la même année.

En 2025-2026, il fait ses premiers pas en Ligue des Champions : 2 buts en 7 matchs. Un avant-centre de 24 ans, valeur marchande estimée à 17 millions d’euros, produit de Brampton et de Malte et de Zagreb et d’Oakville.


Le One Time Switch et le choix du Canada

Pendant toutes ces années, la fédération nigériane avait les yeux sur lui. Il avait joué pour le Nigeria dans certaines équipes de jeunes — ce qui imposait, pour changer d’association, de signer un One Time Switch, un contrat officiel de renonciation auprès de la FIFA.

Le 21 février 2025, Canada Soccer annonce officiellement que Promise David a complété ce processus. Il est désormais Canadien pour de bon, sur le plan fédéral.

Le 7 juin 2025, lors d’un match amical contre l’Ukraine à Toronto, il est titulaire pour la première fois en sélection senior. Et il marque. Victoire 4-2 du Canada.

Treize mois après avoir regardé ses compatriotes jouer le Mondial dans un bar maltais en étant le seul Canadien dans la pièce.


Le surnom, la blague, et Deadpool

La Presse avait titré son portrait : « Promise David, comme Deadpool ».

Parce que Deadpool — le superhéros Marvel joué par Ryan Reynolds, Canadien lui-même — est connu pour être impossible à tuer, pour revenir de toutes les situations impossibles, et pour ne jamais se prendre au sérieux tout en étant terriblement efficace.

Promise David, lui, correspond à cette description presque trop bien. Il est le gars le plus blagueur du vestiaire — « on entend souvent sa voix avant de le voir », dit La Presse, malgré son 1m95. Il s’appelle Promise — la promesse — et porte ce prénom comme un programme.

Et son projet de garderie, Toby’s Daycare, n’est pas une blague. Il le confirme : « Même si j’en suis le propriétaire, je veux y travailler. »

Un avant-centre de Ligue des Champions qui veut changer des couches après sa carrière.


Ce qu’il faut retenir

Promise David n’aurait pas dû être là. Licencié du Toronto FC à 14 ans, refusé par les universités américaines, passé par la Croatie, Malte, l’Estonie et la troisième division américaine — il était à deux doigts d’abandonner.

C’est un bar à Malte, le soir d’un but d’Alphonso Davies, qui l’a ramené sur le bon chemin. Le seul Canadien dans la pièce, qui regardait ses vieux amis de Brampton jouer le Mondial sur un écran, et qui s’est dit qu’il en voulait.

Deux ans plus tard, il est dans la liste officielle du Canada pour la Coupe du monde 2026.

Et quelque part dans son avenir, il y a une garderie avec son nom dessus. Les enfants ne savent pas encore qu’ils seront gardés par un champion de Belgique.

Crème solaire gratuite partout au Québec : une initiative qui pourrait sauver des vies

0

Face à la hausse constante des cas de cancer de la peau au Canada, la Fondation Sauve ta peau annonce l’expansion de son programme de distribution gratuite de crème solaire à l’ensemble du Québec, avec l’installation de 14 nouveaux distributeurs publics en 2026.

Cette initiative portera à 21 le nombre total de stations offrant gratuitement de la crème solaire dans la province. Les nouveaux distributeurs seront installés dans plusieurs municipalités, notamment à Hemmingford, Saint-Isidore, Saint-Mathieu, Coteau-du-Lac, Hudson, Pincourt et Saint-Zotique, dans des lieux très fréquentés comme les parcs, plages, piscines et centres communautaires.

« Le cancer de la peau demeure l’un des cancers les plus fréquents au Canada, alors qu’il est largement évitable », a déclaré Jasmine MacGowan, directrice générale de la Fondation Sauve ta peau. Selon elle, rendre la crème solaire accessible dans les espaces publics permet de réduire les obstacles à la protection contre les rayons ultraviolets et d’encourager de meilleures habitudes de prévention.

L’organisme souligne que plusieurs distributeurs sont déjà en service, notamment au parc Jean-Drapeau à Montréal, où quatre stations sont accessibles au public, ainsi qu’à Joliette et à Dollard-des-Ormeaux.

La Fondation rappelle que les experts estiment à environ 11 300 le nombre de nouveaux diagnostics de mélanome au Canada en 2026, contre 10 800 l’an dernier. Près de 1 250 Canadiens devraient succomber à cette forme agressive de cancer de la peau cette année. Selon les données citées par l’organisme, près de 90 % des cancers cutanés seraient liés à l’exposition aux rayons ultraviolets.

Pour réduire les risques, les spécialistes recommandent d’éviter les expositions prolongées au soleil entre 11 h et 16 h, de rechercher l’ombre, de porter des vêtements protecteurs et d’appliquer généreusement une crème solaire à large spectre avec un facteur de protection solaire (FPS) de 50, en renouvelant l’application toutes les deux heures.

La Fondation Sauve ta peau, qui célèbre cette année son 20e anniversaire, affirme vouloir poursuivre ses efforts de sensibilisation afin de réduire l’incidence du cancer de la peau et favoriser le dépistage précoce à travers le pays.

Le Canada investit 6 milliards $ pour surveiller l’Arctique face aux menaces croissantes

0

Le Canada a franchi une étape majeure dans le renforcement de sa défense nordique en concluant un accord historique avec l’Australie pour l’acquisition d’un système de radar transhorizon destiné à surveiller les vastes régions arctiques du pays.

L’annonce a été faite dimanche à Canberra par le secrétaire d’État à l’Approvisionnement en matière de défense, Stephen Fuhr, en présence du vice-premier ministre australien et ministre de la Défense, Richard Marles.

Le projet de radar transhorizon dans l’Arctique (A-OTHR) permettra au Canada de détecter des menaces aériennes et maritimes à très longue distance, bien au-delà de la courbure de la Terre. Cette technologie utilise l’ionosphère pour projeter les signaux radar sur des milliers de kilomètres, offrant ainsi une capacité d’alerte précoce essentielle pour la surveillance du Nord canadien.

Ottawa prévoit investir plus de 6 milliards de dollars dans ce programme, dont 2,5 milliards seront consacrés à l’acquisition de la technologie développée par BAE Systems Australia. Les travaux doivent débuter le 1er juillet 2026, avec une capacité opérationnelle initiale attendue d’ici la fin de 2029.

Selon le gouvernement fédéral, ce projet constitue un élément clé de la modernisation du NORAD et vise à renforcer la souveraineté canadienne dans l’Arctique dans un contexte géopolitique marqué par l’augmentation des activités militaires et stratégiques dans la région.

Le ministre de la Défense nationale, David McGuinty, a affirmé que cette capacité permettra aux Forces armées canadiennes de « détecter, dissuader et répondre aux menaces émergentes avec plus de rapidité, de portée et de précision ».

Le gouvernement estime également que le programme générera d’importantes retombées économiques. Entre 2026 et 2033, le projet devrait contribuer à hauteur de près de 290 millions de dollars par année au produit intérieur brut canadien et soutenir environ 2 270 emplois annuellement.

Présenté comme le plus important contrat d’exportation militaire de l’histoire australienne, l’accord renforce également les liens stratégiques entre Ottawa et Canberra dans les domaines de la défense, de la sécurité arctique et des technologies de surveillance avancées.

Noyades au Québec : la Brigade Splash repart en campagne pour sauver des vies

0

Alors que la saison estivale bat son plein et que les Québécois sont de plus en plus nombreux à fréquenter piscines, plages et plans d’eau, la Société de sauvetage du Québec lance lundi la 20e édition de sa Brigade Splash, une initiative de sensibilisation visant à prévenir les noyades et les accidents aquatiques.

Sous le thème « Le meilleur sauvetage est celui qu’on évite », la campagne 2026 met l’accent sur la prévention, considérée comme l’un des moyens les plus efficaces pour réduire le nombre de drames liés à l’eau.

Le lancement officiel doit avoir lieu à Trois-Rivières en présence du ministre du Travail et ministre responsable des Relations canadiennes, Jean Boulet, ainsi que des représentants de la Société de sauvetage.

Tout au long de l’été, les brigadiers de la Brigade Splash parcourront les différentes régions du Québec afin de rencontrer le public et de promouvoir les bonnes pratiques de sécurité aquatique. Le programme prévoit notamment des formations, des évaluations et diverses activités éducatives destinées aux familles, aux jeunes et aux utilisateurs des installations aquatiques.

Selon la Société de sauvetage, les noyades demeurent une réalité préoccupante au Québec malgré les efforts de sensibilisation déployés depuis plusieurs années. L’organisme estime que la majorité des incidents peuvent être évités grâce à une meilleure connaissance des risques et à l’adoption de comportements sécuritaires près de l’eau.

La Brigade Splash constitue l’une des principales campagnes de prévention aquatique de la province. Depuis deux décennies, elle contribue à informer la population sur les dangers associés aux activités nautiques et à encourager des réflexes pouvant sauver des vies.

Les responsables de la campagne rappellent que la vigilance des adultes, le port du gilet de sauvetage lors des activités nautiques et la surveillance constante des enfants demeurent les mesures les plus efficaces pour prévenir les noyades.

Le lancement officiel de cette 20e édition est prévu lundi après-midi à Trois-Rivières.

Carney promet plus de 8 milliards $ pour les communautés autochtones

0

À l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, le premier ministre du Canada, Mark Carney, a salué dimanche la contribution des Premières Nations, des Inuits et des Métis à l’histoire et au développement du pays, tout en mettant en avant les investissements annoncés par son gouvernement en faveur des communautés autochtones.

Dans une déclaration officielle, le chef du gouvernement a souligné que les peuples autochtones sont les gardiens des terres et des eaux du Canada depuis des millénaires et qu’ils continuent aujourd’hui de jouer un rôle central dans le développement économique et social du pays.

M. Carney a cité plusieurs projets majeurs réalisés en partenariat avec des communautés autochtones au cours de la dernière année, notamment le projet Nukkiksautiit à Iqaluit, le terminal de gaz naturel liquéfié Ksi Lisims en Colombie-Britannique et le Corridor économique et de sécurité de l’Arctique. Selon le gouvernement, ces initiatives visent à accroître la participation autochtone au financement et à la gestion des ressources naturelles.

Le premier ministre a également rappelé les engagements financiers dévoilés dans la mise à jour économique du printemps 2026. Ottawa prévoit notamment plus de 4 milliards de dollars pour améliorer l’accès aux soins de santé, à l’éducation adaptée aux réalités culturelles et à l’alimentation dans les communautés autochtones. Une enveloppe supplémentaire de plus de 4,6 milliards de dollars doit être consacrée à la protection et à l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans les Premières Nations.

Le gouvernement fédéral affirme par ailleurs poursuivre la mise en œuvre des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, des appels à la justice de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, ainsi que de la loi fédérale sur la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

« La vérité mène à la réconciliation », a déclaré M. Carney, affirmant vouloir bâtir un Canada « juste », où les enfants des Premières Nations, des Inuits et des Métis pourront préserver leurs langues, leurs cultures et leurs traditions tout en bénéficiant pleinement des possibilités offertes par le pays.

La Journée nationale des peuples autochtones est célébrée chaque année le 21 juin partout au Canada. Elle vise à reconnaître les cultures, les traditions et les contributions des peuples autochtones à la société canadienne.

Pluies diluviennes au Québec : ce que votre assurance couvre vraiment

0

Les fortes pluies qui s’abattent sur plusieurs régions du Québec ont déjà provoqué des dégâts d’eau dans des secteurs de Montréal, des Laurentides et de la Montérégie, poussant le Bureau d’assurance du Canada (BAC) à lancer un appel à la prudence auprès des propriétaires et locataires.

Dans un communiqué publié samedi, l’organisme recommande aux assurés de prendre rapidement des mesures préventives afin de limiter les dommages causés par les intempéries. Le BAC suggère notamment de vérifier l’étanchéité des portes et fenêtres, de dégager les gouttières, de ranger les objets extérieurs, de réduire l’utilisation de l’eau dans la résidence pendant les épisodes de pluie intense et de déplacer les biens de valeur hors des sous-sols.

Les personnes dont l’habitation a subi des dommages sont invitées à retirer l’eau et les débris, nettoyer les surfaces touchées, assurer une bonne ventilation et conserver les factures liées aux travaux d’urgence. Le BAC recommande également de photographier les dommages et de porter un équipement de protection adéquat lors de la manipulation de matériaux contaminés.

L’organisme rappelle que la couverture des dégâts d’eau varie selon les protections souscrites. Les dommages liés aux infiltrations d’eau, aux refoulements d’égouts ou aux débordements de cours d’eau ne sont généralement couverts que si des avenants spécifiques ont été ajoutés au contrat d’assurance habitation.

Les assurés dont le logement devient inhabitable à la suite d’un sinistre couvert peuvent également avoir droit au remboursement de frais temporaires de relogement, de nourriture et de déplacement pendant la durée des réparations.

Le BAC recommande enfin aux sinistrés de communiquer rapidement avec leur assureur afin de vérifier l’étendue de leur couverture et les démarches à entreprendre pour présenter une réclamation.

Le Bureau d’assurance du Canada regroupe la majorité des assureurs de dommages du pays et offre des services d’information et d’accompagnement aux consommateurs en matière d’assurance habitation et automobile.

source et photo : BAC

Luc de Fougerolles, le défenseur qui révisait la psychologie avant de jouer le Mondial pour le Canada

Luc de Fougerolles a un père né à Montréal, une mère née en Iran, et lui est né à Londres. Chelsea l’a essayé à 6 ans — et l’a refusé. Fulham l’a gardé. À 17 ans, il était le meilleur étudiant du club tout en préparant sa première sélection canadienne. À 18 ans, il soufflait ses bougies au Japon en maillot rouge et blanc. À 20 ans, il joue le Mondial. Un choix. Une identité. Une histoire.


par Rezo Montréal | Série Mondial 2026 : Les Lions rouges


Octobre 2023. Luc de Fougerolles pose le pied à Niigata, au Japon, pour la toute première fois avec l’équipe nationale canadienne. Il a 17 ans. Dans quatre jours, il en aura 18.

Son père Jean, né à Montréal, a fait le chemin inverse un jour : il a quitté Montréal pour venir étudier à Londres, s’y est installé, a fondé une famille. Et maintenant son fils — né à Londres, formé à Fulham, avec un passeport canadien et un passeport britannique — est là, dans un hôtel du Japon, à fêter son anniversaire en maillot de l’équipe nationale de ce pays qu’il n’a jamais habité mais qui est dans ses gènes.

Il dit, souriant : « Enfin. Ça faisait longtemps. »

Il avait failli y être deux fois avant. Une fois pour cause de COVID. Une autre fois pour cause d’examens. Ce n’est pas une blague : à 17 ans, Luc de Fougerolles avait refusé de rater ses A-Levels pour aller jouer au soccer. Ses A-Levels. Ces examens britanniques de fin de secondaire que la majorité des sportifs professionnels n’ont jamais passés.

Voilà qui est Luc de Fougerolles.


Londres, Montréal, Téhéran. Dans l’ordre.

Le 12 octobre 2005, Luc de Fougerolles naît à Londres, en Angleterre. Son prénom est français — Luc, prénom classique du Québec autant que de France. Son nom de famille est français aussi — de Fougerolles, qui évoque les fougères, une vieille sonorité aristocratique que les Anglais de Fulham ont du mal à prononcer la première fois.

Son père Jean est né à Montréal, au Québec. Il est venu à Londres pour ses études et y a fait sa vie. Sa mère est née en Iran — et a ensuite grandi en Angleterre. Luc est donc, dans son arbre généalogique immédiat, le point de convergence de Montréal, de Téhéran et de Londres. Trois villes. Trois cultures. Trois histoires.

Il a trois nationalités possibles : britannique par sa naissance en Angleterre, canadienne par son père montréalais, et iranienne par sa mère. Et il a choisi — délibérément, consciemment — de jouer pour le Canada.

La Presse de Montréal, en juillet 2023, avait très bien résumé la chose dans un titre : « Montréalais de seconde génération, espoir de premier plan. » Son lien avec Montréal est indirect mais réel — c’est la ville d’où vient son père, c’est le pays qu’il a choisi pour représenter.


Chelsea à 6 ans. Refusé. Retour à Fulham.

À cinq ans, Luc commence le soccer au BHFC Battersea — un club du sud de Londres, quartier populaire en mutation sur la rive sud de la Tamise, connu aujourd’hui pour sa centrale électrique reconvertie en complexe commercial.

À six ans, il rejoint les équipes de jeunes du Fulham FC — le club aux bords de la Tamise, à Craven Cottage, une des enceintes les plus pittoresques du football anglais. Mais à un moment, Chelsea le fait venir pour un essai. Chelsea, le géant de l’ouest de Londres, au budget illimité, à la machine de développement redoutée.

L’essai ne mène nulle part. Chelsea ne le retient pas.

Il retourne à Fulham. Et dans les vestiaires du Fulham Academy, il passe les dix années suivantes à grimper les échelons tranquillement, régulièrement, sans tambour ni trompette.

Il dira plus tard de Fulham, avec une simplicité désarmante : « J’y ai été toute ma vie, en gros. Je connais les gens là-bas, j’aime ça. »


Scholar of the Year. Psychologie. Business. Et soccer.

Le 20 juin 2023, Fulham FC publie un communiqué. Son contenu est inhabituel pour un club de Premier League : le jeune Luc de Fougerolles, 17 ans, vient d’être nommé Scholar of the Year — étudiant de l’année — par le club. Pas joueur de l’année. Étudiant de l’année.

Parce que pendant qu’il jouait en Premier League 2 — la ligue des équipes U21 des clubs de Premier League — et commençait à s’entraîner avec la première équipe de Marco Silva, il préparait simultanément :

  • Un BTEC in Sporting Excellence and Performance
  • Un A-Level en Psychologie
  • Un A-Level en Business

Trois formations en parallèle. Plusieurs clubs de développement de jeunes en Angleterre encouragent leurs académiciens à compléter leurs études — mais peu y mettent autant de sérieux. Et peu sont récompensés par le titre officiel de meilleur étudiant de leur promotion.

Ses entraîneurs à Fulham attribuent une partie de ses progrès sportifs à cette rigueur mentale. Ils disent que c’est la solidité mentale qui le distingue des autres jeunes défenseurs de son âge — une capacité à rester calme sous pression, à analyser les situations rapidement, à prendre les bonnes décisions.

Le A-Level en Psychologie n’est peut-être pas une coïncidence.


Le choix du Canada

Quand la question se pose — Angleterre ou Canada ? — il n’y a pas de long débat dans la tête de Luc de Fougerolles.

Les sources du côté anglais indiquaient en 2023 que l’Angleterre suivait son développement. Il était techniquement éligible. Il était né à Londres. Il avait passé toute sa vie dans des académies anglaises.

Mais son père est Montréalais. Et Luc choisit le Canada. Ce n’est pas une décision par défaut — c’est un geste d’identité assumé.

La première fois qu’il aurait pu rejoindre la sélection canadienne U20, en avril 2022, la COVID l’en a empêché. La deuxième fois, ce sont ses examens — ses fameux A-Levels — qui ont pris la priorité. La troisième fois, à l’automne 2023, rien ne vient l’arrêter. Il s’envole pour le Japon avec l’équipe nationale senior.

Et le 12 octobre 2023, il fête ses 18 ans à Niigata, au Japon, entouré de ses coéquipiers canadiens.


De Niigata à la Copa América. En huit mois.

Le 5 octobre 2023, il est convoqué pour la première fois en équipe senior — mais ne joue pas contre le Japon. La nuit de son anniversaire est une nuit d’apprentissage, pas encore une nuit de match.

Cinq mois plus tard, le 23 mars 2024, il honore sa première sélection officielle en entrant en fin de match contre Trinité-et-Tobago à la place d’Ismaël Koné. Le Canada gagne 2-0 et se qualifie pour la Copa América — une première historique.

Et en juin 2024, à 18 ans et demi, Jesse Marsch l’intègre à la liste des 26 joueurs canadiens pour la Copa América aux États-Unis. Il est l’un des joueurs les plus jeunes du tournoi. Le 13 juillet, lors du match pour la troisième place contre l’Uruguay, il est titulaire pour la première fois en sélection senior.


1er novembre 2023. Ipswich. Et la Premier League qui attend.

Entre les deux sélections, Luc de Fougerolles a fait quelque chose d’important : il a disputé son premier match officiel avec la première équipe de Fulham — le 1er novembre 2023, en EFL Cup contre Ipswich Town. Victoire 3-1. Titulaire.

Il a 18 ans. Il joue en Premier League 2 avec les U21, il débute en coupe nationale avec la première équipe, et il vient d’être convoqué en équipe nationale senior.

En juillet 2025, il prolonge son contrat avec Fulham jusqu’en 2029. La confiance est totale dans les deux sens. Et pour lui donner du temps de jeu, Fulham l’envoie en prêt à Dender EH, en Belgique — le même championnat qui a lancé les carrières de Tajon Buchanan, Jonathan David et Ismaël Koné avant lui. Le 2 août 2025, il débute avec Dender contre le Standard de Liège. 76 minutes. Premier match. Première impression.

En décembre 2025, il est nommé Joueur espoir de l’année de Canada Soccer pour 2025.


Ce qu’il faut retenir

Dans cette série de portraits, on a raconté des fuites de guerre, des genoux explosés, des promesses faites à des entraîneurs après une défaite 5-0, des terrains construits dans des cours arrière. Luc de Fougerolles, lui, vient d’un appartement londonien au bord de la Tamise.

Il est le joueur le plus jeune de cette série. Il est peut-être aussi le plus atypique dans son chemin : refusé par Chelsea à 6 ans, meilleur étudiant de Fulham à 17 ans, en équipe nationale senior à 18 ans, titulaire en Copa América à 19 ans, au Mondial à 20 ans.

Son père a quitté Montréal pour Londres un jour, pour étudier, pour vivre. Son fils joue maintenant la Coupe du monde sous le drapeau du pays que son père a quitté.

Les histoires de la diaspora canadienne sont parfois plus belles quand elles font le chemin inverse.

Itinérance : Québec solidaire presse les partis d’agir avant que la crise ne s’aggrave

0

Face à l’aggravation de la crise de l’itinérance, Québec solidaire a apporté vendredi son soutien à la campagne RELIER, une initiative qui appelle les partis politiques québécois à s’engager autour de mesures concrètes pour prévenir et réduire le phénomène.

Le député de Taschereau, Étienne Grandmont, a annoncé avoir signé la déclaration d’appui de la campagne au nom de sa formation politique, estimant que les solutions proposées permettent d’agir à la fois en prévention et en accompagnement des personnes en situation d’itinérance.

« L’itinérance n’est pas une fatalité », a déclaré l’élu, plaidant pour que les décideurs politiques fassent de la prévention une priorité dans leurs interventions.

Lancée par des acteurs engagés dans la lutte contre l’exclusion sociale, la campagne RELIER vise à mobiliser les formations politiques autour d’actions destinées à répondre à une problématique qui touche un nombre croissant de personnes dans plusieurs régions du Québec.

Selon M. Grandmont, la situation s’est considérablement complexifiée au cours des dernières années, particulièrement dans les centres urbains. Député du centre-ville de Québec depuis 2022, il affirme constater quotidiennement les effets de la crise sur le terrain.

Québec solidaire soutient notamment l’idée d’une approche axée sur la dignité, le respect des droits des personnes concernées et le renforcement des mesures permettant d’éviter les ruptures menant à l’itinérance.

Alors que les organismes communautaires multiplient les appels à l’aide face à l’augmentation des besoins, la campagne RELIER cherche à faire de la lutte contre l’itinérance un enjeu central du débat public. Ses promoteurs estiment qu’une action coordonnée des gouvernements, des municipalités et du milieu communautaire demeure essentielle pour freiner une crise qui continue de s’étendre à travers le Québec.

Mondial 2026 : Jacob Shaffelburg, le Messi des Maritimes

0

Jacob Shaffelburg a grandi à Port Williams, Nouvelle-Écosse — un village de 1 100 habitants au milieu des vergers de la vallée d’Annapolis. Ses parents ont construit un terrain de soccer dans leur cour arrière. Les ballons cassaient les fenêtres. Ils ont continué quand même. À la Copa América 2024, il marquait contre le Venezuela et affrontait le vrai Messi en demi-finale. Au Mondial 2026, son grand-père Marvin retenait ses larmes. C’est la plus belle histoire de toute la Nouvelle-Écosse.


par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026


L’été dernier, l’équipe nationale canadienne tenait un entraînement ouvert au Wanderers Grounds de Halifax, en Nouvelle-Écosse. Des milliers de personnes avaient rempli les gradins historiques de cette enceinte — des chandails rouges et blancs partout, des enfants avec des drapeaux, des familles qui n’avaient jamais regardé un match de soccer de leur vie.

Jacob Shaffelburg marchait sur ce terrain et regardait autour de lui, un peu dépassé par l’ampleur de la scène.

Il dit : « J’ai été élevé par toute la communauté. Et ça se voyait hier soir, avec le nombre de gens qui étaient dans ma section famille pendant l’entraînement ouvert. J’avais mes voisins là. C’est un endroit spécial. Tout le monde s’aime. »

Ses voisins. Pas juste sa famille. Ses voisins de Port Williams — un village de 1 100 personnes dans la vallée d’Annapolis — avaient fait le trajet jusqu’à Halifax pour regarder leur gamin de la rue s’entraîner avec l’équipe nationale.

Voilà d’où vient Jacob Shaffelburg. Et voilà pourquoi son histoire est différente de toutes celles qu’on a racontées dans cette série.


Port Williams, Nouvelle-Écosse. Population : 1 100.

Le 26 novembre 1999, Jacob Shaffelburg naît à Kentville, en Nouvelle-Écosse — la ville principale de la vallée d’Annapolis, connue pour ses vergers de pommiers, ses exploitations agricoles et ses marées parmi les plus hautes du monde dans la Baie de Fundy. Il grandit dans le village voisin de Port Williams, à quelques minutes de là — une communauté rurale de 1 100 habitants, où tout le monde se connaît, où les enfants jouent dehors après le dîner, et où la notion de grande ville est abstraite.

Son père s’appelle Michael, sa mère Linda. Il a un grand frère, Zachary — huit ans de plus — et une sœur, Jessica. La famille Shaffelburg est une famille de soccer. Pas au sens professionnel du terme. Au sens littéral : les enfants jouaient au soccer tous les soirs après le dîner dans le terrain que Michael et Linda avaient construit dans leur cour arrière.

Linda Shaffelburg confie en riant que les voisins pensaient sûrement qu’ils étaient un peu fous. Les balles cassaient les fenêtres. Elles endommagaient les gouttières. Elles fracassaient les lumières extérieures.

La famille continuait quand même.


« J’ai réalisé qu’il fallait partir. »

Être repéré au soccer quand on vit dans une des provinces les moins peuplées du Canada, dans un village de 1 100 âmes, c’est une mission quasi impossible. Les structures de développement y sont rares. Les recruteurs des grandes académies n’y font pas de tournées. La Nouvelle-Écosse n’est pas l’Ontario. Ce n’est pas le Québec. C’est la fin de la carte, vers l’Atlantique.

Jacob Shaffelburg a compris ça très tôt.

Il se souvient d’un moment précis, à 14 ans : le directeur technique de la sélection nationale junior vient lui rendre visite en Nouvelle-Écosse. Shaffelburg comprend, en regardant cet homme traverser la province pour venir jusqu’à Port Williams, que les occasions ne viendraient pas à lui naturellement. Qu’il devrait aller les chercher lui-même.

Et là, une connexion familiale inattendue ouvre une porte. Son grand frère Zachary, huit ans plus tôt, avait fréquenté la Berkshire School — une école préparatoire de haut niveau à Sheffield, Massachusetts, sur les collines du Berkshires, connue pour son exigence académique et son programme de soccer de qualité. D’anciens élèves de la Berkshire School avaient ensuite été repêchés en MLS.

Jacob postule. Il est sur liste d’attente. Puis accepté — à condition de recommencer sa 9e année.

Il a 15 ans. Il quitte Port Williams, ses parents, ses voisins, ses amis, pour aller recommencer une année scolaire dans un pensionnat du Massachusetts. Sans garantie. Sans filet.

« C’était difficile de quitter la maison, explique-t-il. Mais je savais que c’était nécessaire. »


Gatorade Player of the Year. Deux années de suite.

À la Berkshire School, Shaffelburg explose. Ses deux dernières années au Massachusetts lui valent le titre de Gatorade Massachusetts Boys Soccer Player of the Year en 2017-18 et en 2018-19 — le prix le plus prestigieux du soccer scolaire américain, qui récompense à la fois l’excellence sportive, académique et le caractère.

Deux années consécutives. Personne ne l’avait fait avant lui à cette école.

Les scouts du Toronto FC le suivent depuis un moment. En 2016, à 16 ans, il intègre l’académie du club. Le 21 juin 2019, il signe avec l’équipe première comme Homegrown Player — le neuvième joueur formé au club de l’histoire de la franchise. Quatre jours plus tard, il est titulaire et délivre une passe décisive à Alejandro Pozuelo dans une victoire 3-2 contre Atlanta.

Son entraîneur de l’époque à Nashville, Mike Jacobs, résumera plus tard ce qu’il est : « Jacob est un joueur de couloir polyvalent avec une vitesse fulgurante qui le rend constamment dangereux. »


Copa América 2024. Le Venezuela. Et le vrai Messi.

Juin 2024. La Copa América se joue aux États-Unis. Le Canada dispute pour la première fois de son histoire ce tournoi continental. Et Jacob Shaffelburg, 24 ans, entre à la mi-temps contre le Pérou et offre la passe décisive du seul but de la victoire — inscrit par Jonathan David.

Deux semaines plus tard, 5 juillet 2024. Quarts de finale contre le Venezuela. La 13e minute. Dans un éclair, Shaffelburg récupère le ballon, se faufile dans la surface et pousse la balle au fond des filets. 1-0. Le Canada tiendra ce résultat jusqu’aux tirs au but — et se qualifiera pour les demi-finales après avoir gagné 4-3 aux penalties.

Les médias canadiens cherchent un surnom. Ils trouvent : le Messi des Maritimes.

Et en demi-finale, le Canada va affronter l’Argentine. Autrement dit : le Messi des Maritimes va affronter le vrai Messi. Lionel Messi, champion du monde en titre, meilleur joueur de l’histoire selon la majorité des experts. Dans le même match, sur la même pelouse.

Le Canada perd 2-0 contre l’Argentine. Mais Shaffelburg, lui, a existé sur ce terrain. Il a défendu, il a couru, il a pesé. Il n’a pas disparu. Et dans les tribunes, quelque part, ses parents Michael et Linda regardaient leur fils affronter le plus grand joueur du monde.

Lui, après le match : « Le simple fait d’être originaire de Port Williams, une si petite ville, et de marcher devant 70 000 partisans avec ma mère et mon père dans la foule. C’est fou. »


Grand-père Marvin et les larmes du Mondial

Juin 2026. La liste officielle du Canada pour le Mondial est annoncée. Jacob Shaffelburg figure dedans — premier Néo-Écossais de l’histoire à participer à une Coupe du monde avec l’équipe nationale masculine canadienne.

À Port Williams, sa mère Linda et son grand-père Marvin Messom apprennent la nouvelle ensemble. La CBC est là avec une caméra. Marvin — l’arrière-grand-père du joueur par alliance — a du mal à retenir ses larmes en parlant de son petit-fils. Linda aussi.

Randall Gates, propriétaire du Soccer Shop à New Minas — la ville voisine de Port Williams — connaît Jacob depuis qu’il a huit ans. Il dit : « C’est un des gamins les plus gentils que j’aie jamais rencontrés. Et tout ce qui lui arrive, il le mérite. »

Le patron d’un restaurant local d’Annapolis Valley, lui, est frappé par la même chose : chaque fois que Jacob revient dans la région, il entre dans son resto, dit bonjour, ramène parfois ses proches. « Quand ils restent humbles comme ça, ça transcende le sport. »


LAFC et le Mondial à la maison

Depuis janvier 2025, Shaffelburg joue pour le Los Angeles FC — le club de la MLS le plus en vue de la côte ouest, champion de la Coupe MLS en 2022. Il avait signé à Nashville en 2023 après son passage à Toronto, et LAFC l’a recruté pour renforcer son couloir gauche.

Au Mondial 2026, il est un des ailiers en compétition pour une place dans le onze de Jesse Marsch — avec Tajon Buchanan et Liam Millar. La concurrence est féroce. Mais Shaffelburg apporte quelque chose de rare dans ce groupe : une vitesse de débordement pure, et une connexion avec un territoire canadien que le soccer a longtemps ignoré.

La Nouvelle-Écosse. La vallée d’Annapolis. Port Williams. 1 100 habitants. Un terrain en cour arrière. Des fenêtres cassées. Et un arrière-grand-père qui retient ses larmes devant une caméra de la CBC parce que son gamin joue la Coupe du monde.

Ce n’est pas juste une belle histoire de sport. C’est la preuve que le Canada peut produire des joueurs de soccer de calibre mondial dans des endroits où personne ne cherche.

À condition que les parents soient assez fous pour construire un terrain dans leur cour.


Ce qu’il faut retenir

Dans cette série de portraits, on a raconté des fuites de guerre, des carrières dans 8 pays, des genoux explosés en ambulance et des buts rêvés la nuit d’avant. Jacob Shaffelburg, lui, vient d’un village qui ressemble à ceux que la plupart des Canadiens fantasment quand ils pensent à « la vraie vie canadienne » — calme, agricole, communautaire, loin du bruit.

Et de là, avec un terrain en cour arrière et un grand frère qui lui a montré le chemin d’une école préparatoire du Massachusetts, il s’est rendu jusqu’au vrai Messi en demi-finale de Copa América.

Le Messi des Maritimes. Et les voisins dans les tribunes.

Montréal inaugure un complexe de 96 logements destiné aux femmes en situation de vulnérabilité

0

Un nouveau complexe résidentiel de 96 logements destiné à des femmes en situation de vulnérabilité a été inauguré cette semaine dans l’arrondissement de Ville-Marie, à Montréal, dans un contexte où les organismes communautaires soulignent la persistance des besoins en matière de logement abordable et de prévention de l’itinérance.

Baptisé Résidenti’ELLE, le projet a été développé par le Y des femmes de Montréal. Il vise notamment les femmes ayant vécu de la violence, celles confrontées à des difficultés économiques, les mères monoparentales ainsi que les proches aidantes. En plus du logement, les résidentes auront accès à un accompagnement psychosocial et communautaire.

Selon l’organisme, l’initiative repose sur un modèle de mixité socioéconomique et entend offrir un environnement stable favorisant l’autonomie et l’intégration sociale des occupantes.

L’inauguration a réuni des représentants du Y des femmes de Montréal, des élus municipaux et provinciaux ainsi que plusieurs partenaires ayant contribué à la réalisation du projet.

Le complexe s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre l’itinérance féminine et de soutien aux femmes à risque de perdre leur logement. Les responsables du projet estiment que l’accès à un milieu de vie sécuritaire constitue un facteur déterminant pour favoriser la stabilité résidentielle et la réinsertion sociale.

La réalisation de Résidenti’ELLE a bénéficié de financements provenant de différents paliers gouvernementaux, notamment à travers le programme AccèsLogis Québec et l’Initiative fédérale pour la création rapide de logements.

Fondé en 1875, le Y des femmes de Montréal est un organisme communautaire qui offre des services en hébergement, employabilité, intervention jeunesse et soutien aux femmes confrontées à diverses formes de vulnérabilité sociale.