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utiliTerre : le Canada mise sur les données satellitaires pour relever les défis environnementaux

L’Agence spatiale canadienne (ASC) poursuit son engagement en faveur de la planète grâce à utiliTerre, une initiative axée sur l’exploitation des données satellitaires au service de l’environnement, de l’économie et de la société.

L’honorable Mélanie Joly, ministre de l’Industrie et responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec, a annoncé un investissement de 3,9 millions de dollars pour soutenir cinq entreprises canadiennes développant des solutions innovantes fondées sur l’observation de la Terre.

Ces projets couvrent des enjeux cruciaux :

  • Surveillance de l’Arctique (C-CORE, T.-N.-L.)
  • Détection rapide des feux de forêt via satellites intelligents (Mission Control, Ontario)
  • Cartographie des zostères pour la biodiversité (Hatfield Consultants, C.-B.)
  • Protection des baleines noires de l’Atlantique Nord grâce à l’IA générative (AltaML, Alberta)
  • Renforcement des mesures de conservation marine (Fluvial Systems Research, C.-B.)

Depuis son lancement, utiliTerre a financé plus de 85 projets pour un total dépassant 30 millions de dollars, mobilisant plus de 500 experts issus de près de 100 organisations. Ces initiatives renforcent le rôle du Canada comme leader mondial dans l’utilisation responsable des technologies spatiales.

« Grâce à cet investissement, nous accélérons le développement de solutions spatiales innovatrices et renforçons la résilience des Canadiens », a déclaré la ministre Joly.

Commerce intérieur : une approche morcelée risque de freiner l’élan, prévient le FCEI

Selon le plus récent bulletin de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), les gouvernements provinciaux et territoriaux ont fait plus de progrès en six mois qu’en huit ans en matière de commerce intérieur depuis l’Accord de libre-échange canadien (ALEC). Sept provinces ont légiféré ou amorcé la reconnaissance mutuelle, améliorant la libre circulation des biens, des services et de la main-d’œuvre.

Toutefois, la FCEI s’inquiète des stratégies divergentes entre provinces : « Sept provinces, sept approches », prévient Jasmin Guénette, vice-président à la FCEI. Cela pourrait recréer de nouveaux obstacles. La Nouvelle-Écosse arrive en tête du classement 2025 avec une note de 9,4/10, suivie de près par l’Ontario (9,2) et le Manitoba (8,9). Le Québec, bien que mieux noté qu’en 2024, reste en bas de tableau avec une note de 6,0.

La FCEI appelle à un accord pancanadien de reconnaissance mutuelle d’ici décembre 2025 et à des règlements concrets pour transformer ces avancées législatives en résultats tangibles pour les PME.

La Serre+ : Victoriaville devient un phare de l’économie circulaire au Québec

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Une nouvelle ère d’innovation durable s’ouvre à Victoriaville avec le lancement de La Serre+, vitrine technologique inédite au Québec. Ce projet visionnaire illustre de manière concrète les bénéfices de l’économie circulaire, en transformant les eaux usées et les sous-produits industriels en ressources destinées à la production alimentaire locale.

Portée par la Cité de l’innovation circulaire et durable, La Serre+ propose un modèle où chaleur, eau et gaz excédentaires provenant d’entreprises du parc industriel alimentent une serre intelligente. Résultat : une réduction des déchets, une valorisation de la matière organique, et un soutien direct à la sécurité alimentaire.

Ce projet, lauréat du prix « Coup de cœur » des initiatives circulaires, est appuyé par des partenaires majeurs : le Fonds municipal vert de la FCM, le gouvernement du Canada, le ministère de l’Économie du Québec, le CRIBIQ, et une trentaine d’organismes et entreprises locales, démontrant une synergie exceptionnelle entre municipalités, industries et milieux de la recherche.

Pour Simon Barnabé, conseiller scientifique en chef de Victoriaville, La Serre+ est « un écosystème vivant où l’innovation collective devient moteur de durabilité ». Une vision partagée par le maire Antoine Tardif, qui voit dans ce projet « un exemple concret de la capacité des collectivités à transformer les défis environnementaux en opportunités locales ».

Un nouveau prix pour soutenir les artistes en mi-carrière : La Caisse s’engage en art actuel

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La Caisse annonce la création du Prix La Caisse en art actuel, une distinction annuelle de 25 000 $ destinée à reconnaître les artistes en milieu de carrière au Québec. Ce prix vise à combler un vide dans le soutien aux artistes ayant déjà une longue pratique, mais peu de reconnaissance officielle à cette étape.

Le ou la lauréat·e devra justifier d’au moins 20 ans de carrière en arts visuels et avoir eu une influence significative dans le milieu. Toutes les disciplines – peinture, sculpture, vidéo, photo, etc. – sont admissibles.

« Cette initiative reflète notre engagement durable envers le milieu culturel québécois », souligne Marie-Justine Snider, conservatrice de la collection d’art de La Caisse. Le jury regroupe des figures de renom du monde muséal québécois, dont Bernard Lamarche (MNBAQ), Mark Lanctôt (MAC Montréal) et Anne-Marie St-Jean Aubre (MBAM).

Le premier lauréat ou la première lauréate sera dévoilé·e à l’automne 2025.

Les aéroports canadiens : moteurs économiques majeurs avec 123,5 milliards $ de retombées annuelles

Une nouvelle étude publiée par le Conseil des aéroports du Canada (CAC) révèle que les aéroports du pays génèrent une impressionnante retombée économique annuelle de 123,5 milliards de dollars et soutiennent près de 436 000 emplois à temps plein. Ces chiffres confirment le rôle essentiel des infrastructures aéroportuaires dans l’économie nationale.

Basée sur les données de Statistique Canada et plus de 30 rapports économiques, l’étude montre une progression significative depuis 2016 : +22,8 % d’emplois, +49,5 % en salaires (32,9 milliards $), et une hausse de 56,3 % de la production économique.

« Les aéroports sont des moteurs puissants de croissance, essentiels à la connectivité du pays », a déclaré Monette Pasher, présidente du CAC. Malgré la pandémie, le trafic passager se redresse, et le transport de marchandises s’intensifie.

L’étude souligne aussi le rôle stratégique des petits aéroports régionaux, dont la survie est cruciale : un seul vol peut générer 41,2 millions $ en retombées et soutenir 210 emplois. Un appel est lancé aux décideurs pour garantir un service aérien fiable, partout au Canada.

Jasmin Tanguay honoré par l’Ordre de l’excellence en éducation du Québec

L’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) a salué avec fierté la nomination de son directeur principal des études, Jasmin Tanguay, à l’Ordre de l’excellence en éducation du Québec, la plus haute distinction gouvernementale dans le domaine.

Lors d’une cérémonie tenue à l’agora de l’Assemblée nationale, M. Tanguay a reçu l’insigne honorifique des mains des ministres Pascale Déry (Enseignement supérieur) et Bernard Drainville (Éducation), soulignant son apport exceptionnel à l’avancement du système éducatif québécois.

Sous sa direction, l’ITHQ a connu une transformation majeure. Visionnaire, Jasmin Tanguay a été l’artisan du premier baccalauréat appliqué en gestion de l’accueil au Québec, affirmant la place de l’institution comme pionnière de la formation universitaire en tourisme, hôtellerie et restauration. Il a aussi contribué à l’élargissement de l’offre académique et à la création d’instances universitaires propres à l’ITHQ.

Il est également à l’origine de structures de recherche inédites, notamment le GastronomiQc Lab (en partenariat avec l’Université Laval) et ExperiSens, le seul CCTT spécialisé dans l’expérience client et employé, hors réseau collégial.

Liza Frulla, directrice générale de l’ITHQ, a salué cette reconnaissance, affirmant que le travail de M. Tanguay a permis à l’établissement « de franchir une étape déterminante dans son développement » en consolidant son rôle de chef de file au Canada.

La liberté de presse en péril : la FIJ et la FNCC-CSN dénoncent l’hypocrisie canadienne

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Alors que se clôt à Montréal une importante réunion de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), les dirigeants de la FIJ et de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC-CSN) tirent la sonnette d’alarme : la liberté de la presse est gravement menacée, même dans les démocraties proclamées.

Le refus du gouvernement canadien de délivrer des visas à six membres du comité exécutif de la FIJ — originaires d’Angola, du Cameroun, du Pérou, de Colombie, du Panama et de Palestine — a soulevé l’indignation. « Un geste inacceptable et discriminatoire », affirme Annick Charette, présidente de la FNCC-CSN, qui accuse Ottawa de bloquer l’accès à une tribune vitale pour les voix journalistiques du Sud global.

À Gaza, le prix payé est encore plus lourd : depuis octobre 2023, au moins 170 journalistes palestiniens ont été tués. Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ, appelle à une mobilisation internationale pour dénoncer les assassinats impunis. Dominique Pradalié, présidente de la FIJ, réclame quant à elle une convention internationale pour protéger les journalistes, dont le métier devient de plus en plus mortel.

Enfin, Jon Schleuss, président de The NewsGuild-CWA, rappelle que les attaques contre la presse sont aussi une réalité en Amérique du Nord. « Protéger les journalistes, c’est défendre nos démocraties. »

Can-Explore lève 13 millions de dollars pour accélérer son développement

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Le Groupe Can-Explore, spécialiste québécois en gestion des actifs d’infrastructures, annonce la clôture d’une ronde de financement de 13 millions de dollars, menée par Investissement Québec, avec la participation de Fondaction et Desjardins Entreprises. Ce financement stratégique accompagne l’acquisition des Laboratoires Canalisations Souterraines (LCS), renforçant la présence de Can-Explore dans le secteur des infrastructures d’eau.

Cette injection de capitaux permettra à Can-Explore de soutenir la croissance internationale de sa division Can-Ex Technologies, dédiée à l’inspection innovante des conduites d’eau, ainsi que d’intensifier ses efforts en acquisitions pour enrichir son portefeuille et optimiser ses opérations.

Louis Légaré-Lapointe, président du Groupe, souligne que cet appui financier ouvre la voie à une expansion accélérée : « Ces partenaires financiers nous aident à réaliser nos ambitions et à consolider notre leadership dans la gestion des infrastructures. »

Pour Investissement Québec, Fondaction et Desjardins, ce partenariat illustre leur engagement à soutenir l’innovation, la relève entrepreneuriale et la durabilité des infrastructures essentielles face aux défis climatiques.

La BIC finance le premier projet éolien du Nunavut à Sanikiluaq

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La Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) vient de conclure son premier investissement au Nunavut, marquant un tournant pour l’énergie propre dans ce territoire nordique. Grâce à un prêt de 6,7 millions de dollars accordé dans le cadre de son initiative pour les infrastructures autochtones, la BIC soutient la réalisation du projet Anuriqjuak Nukkiksautiit, qui prévoit l’installation d’une éolienne de 1 MW et d’un système de stockage énergétique de 1 MW/h.

Porté par la Corporation Nunavut Nukkiksautiit, une filiale inuite de la Société Qikiqtaaluk, ce projet permettra de remplacer jusqu’à 70 % de la consommation actuelle en diesel de la collectivité, soit environ 600 000 litres par an. En plus de réduire les émissions de GES de près de 1 600 tonnes, il générera des retombées économiques durables, avec des revenus réinvestis dans les priorités locales telles que l’éducation, les services sociaux et la baisse des factures d’électricité.

Le gouvernement fédéral, par l’entremise de Ressources naturelles Canada, a également injecté 11,3 millions de dollars pour appuyer cette initiative à travers son programme Énergie propre pour les collectivités rurales et éloignées. Le projet, en développement depuis 2016, devrait créer une vingtaine d’emplois pendant la phase de construction.

Summer McIntosh fait tomber un record du monde vieux de 10 ans

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L’étoile montante de la natation canadienne, Summer McIntosh, a une fois de plus marqué l’histoire. Lundi soir, lors des Essais canadiens de natation Bell, elle a battu un record du monde vieux de près de dix ans au 200 m quatre nages individuel féminin, avec un temps sensationnel de 2 min 05,70. Cette performance efface des tablettes le chrono de 2:06,12 réalisé par la Hongroise Katinka Hosszú aux Mondiaux 2015.

Il s’agit du deuxième record mondial de McIntosh en trois jours. Samedi, elle avait déjà repris le record du monde du 400 m libre (3:54,18), avant de signer dimanche un impressionnant 8:05,07 au 800 m libre, le troisième temps le plus rapide de l’histoire.

À seulement 18 ans, McIntosh continue de redéfinir les standards. Déjà triple championne olympique à Paris en 2024, elle domine chaque course avec une maturité remarquable : « J’essaie vraiment de prendre les courses une par une », a-t-elle confié après sa victoire.

Les Essais canadiens, qui se poursuivent jusqu’au 12 juin, servent de sélection pour les Championnats du monde aquatiques, prévus à Singapour du 26 juillet au 3 août. Et McIntosh, qui détient aussi le record du monde du 400 m QNI, n’a pas dit son dernier mot : cette épreuve est au programme mercredi.