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L’été en scène 2025 : Montréal fait battre le cœur de la culture sous les étoiles

Tandis que les bourgeons cèdent la place aux longues soirées d’été, Montréal renoue avec l’une de ses plus belles traditions : faire de ses parcs de véritables scènes à ciel ouvert. La Ville lance officiellement sa programmation culturelle estivale 2025 sous le titre évocateur L’été en scène, et le ton est donné : musique, théâtre, inclusion et émotions.

Théâtre La Roulotte (Groupe CNW/Ville de Montréal – Cabinet de la mairesse et du comité exécutif)

Deux piliers artistiques structurent cette grande fête populaire. D’un côté, le Théâtre La Roulotte, joyau itinérant du théâtre jeunesse, reprendra la route du 27 juin au 15 août avec Dagobert, une comédie tendre et fantasque signée Laurie Léveillé et mise en scène par Émanuel Frappier. Fidèle à son esprit rassembleur depuis plus de 70 ans, La Roulotte visitera 34 parcs dans les 19 arrondissements de la métropole, offrant 47 représentations gratuites à un public transgénérationnel. Cette saison, c’est le roi distrait de la comptine, Dagobert, qui devient héros de scène, dans une fable moderne sur l’amour filial et l’acceptation de soi.

De l’autre, les Concerts Campbell, institution musicale centenaire, enchanteront les Montréalais du 3 juillet au 22 août avec 22 concerts éclectiques et gratuits. Du rap à la musique classique, du rock aux rythmes afrodescendants, la programmation embrasse la diversité montréalaise avec une rare intensité. Dominique Fils-Aimé ouvrira le bal au Théâtre de Verdure, suivie de talents tels que Marie-Pierre Arthur, Djely Tapa, Ensemble Obiora, et les étoiles montantes autochtones Anyma Ora et Eadsé.

Mais au-delà de la simple diffusion artistique, L’été en scène incarne un engagement : celui d’une culture accessible, gratuite et enracinée dans la vie de quartier. « Il y a quelque chose de profondément émouvant à voir ces artistes diversifiés porter la mémoire et l’avenir de Montréal dans nos parcs », a souligné Ericka Alneus, responsable de la culture au comité exécutif.

Deux grands rendez-vous viendront souligner des anniversaires emblématiques : le centenaire du parc Jarry, célébré le 9 août avec une soirée musicale métissée, et les 150 ans de Verdun, fêtés le 22 août dans un esprit festif et communautaire.

En 2025, Montréal ne se contente pas d’animer l’été : elle le fait rayonner, à hauteur d’humain, au croisement de la mémoire et de la modernité. Une ville qui joue sa plus belle partition, celle de la culture partagée.

Cinémas au Québec : un recul de fréquentation malgré un élan du cinéma local

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Pour la première fois depuis la fin de la pandémie, la fréquentation des cinémas au Québec est en baisse. En 2024, 13,5 millions de personnes ont fréquenté les salles obscures de la province, soit une diminution de 7 % comparativement à 2023 (14,6 millions). Ce recul atteint même 28 % par rapport à 2019, année de référence avant la crise sanitaire.

Pourtant, l’activité cinématographique demeure dynamique. Le nombre de projections a légèrement augmenté en 2024 (+3 %), atteignant 850 150 séances, tout comme le nombre de nouveautés à l’affiche, en hausse de 11 % avec 637 films. Cependant, ces hausses ne suffisent pas à ramener les foules aux niveaux d’avant-pandémie.

En contrepartie, le cinéma québécois signe une année remarquable. Avec une part de marché de 15 %, il enregistre sa meilleure performance depuis 2005 (19 %). Trois films locaux se hissent parmi les 10 productions les plus vues : Nos Belles-Sœurs (7e), Le cyclone de Noël (8e) et 1995 (9e), représentant ensemble 43 % des entrées pour les films québécois.

L’assistance pour ces productions nationales a bondi de 15 % par rapport à 2023 (2 millions contre 1,8 million), et de 36 % par rapport à 2019, témoignant d’un regain d’intérêt du public pour les œuvres locales. Ces résultats, compilés par l’Observatoire de la culture et des communications de l’Institut de la statistique du Québec, offrent un éclairage précieux sur les tendances d’un secteur encore en mutation post-pandémie.

Québec Solidaire dénonce une « démolition tranquille » d’Hydro-Québec

L’adoption du projet de loi 69 sous bâillon à l’Assemblée nationale suscite l’indignation de Québec solidaire (QS), qui voit dans cette réforme énergétique une menace directe pour l’avenir d’Hydro-Québec et une porte ouverte à sa privatisation.

Malgré une nuit de débat, la Coalition Avenir Québec (CAQ) a imposé l’adoption accélérée de cette réforme controversée. Selon QS, cette loi permettra à des entreprises privées — y compris des multinationales étrangères — de produire et de vendre de l’électricité au Québec, un changement historique que le parti qualifie de « dénationalisation déguisée ».

« Jean Lesage et René Lévesque ont bâti Hydro-Québec pour et par les Québécois. Aujourd’hui, François Legault la livre au privé en muselant le débat démocratique », a dénoncé Ruba Ghazal, cheffe parlementaire de QS.

Le leader parlementaire Guillaume Cliche-Rivard a critiqué un usage abusif du bâillon : « C’est la septième fois en sept ans. Cette réforme mal ficelée est adoptée à la hâte, malgré l’appel quasi unanime de la société civile pour une véritable consultation nationale. »

De son côté, Haroun Bouazzi a mis en garde contre les effets à long terme : « Davantage de profits pour les actionnaires, moins d’investissements dans nos services publics, et une hausse des factures pour les citoyens. »

Adopté par 67 voix contre 32, le projet de loi a été rejeté par QS, le PLQ et le PQ. Québec solidaire appelle à une mobilisation citoyenne pour défendre un patrimoine collectif essentiel à l’identité et à l’économie du Québec.

Air Canada inaugure une nouvelle liaison entre Toronto et Prague

Air Canada renforce son réseau international avec le lancement de sa toute nouvelle liaison directe entre Toronto et Prague. Le premier vol, AC934, a décollé hier soir de l’aéroport Pearson de Toronto et a atterri ce matin à Prague, marquant le retour de la compagnie canadienne dans la capitale tchèque.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie d’expansion estivale d’Air Canada en Europe. Après les liaisons récemment lancées vers Porto, Naples et Londres Heathrow (au départ d’Ottawa), la destination Prague s’ajoute désormais au réseau, avant l’ouverture prévue de la liaison Montréal–Édimbourg à la fin juin.

« Nous sommes ravis de retourner à Prague, une destination qui allie charme, culture et histoire, et qui suscite un intérêt croissant tant chez nos clients nord-américains qu’européens », a déclaré Mark Galardo, vice-président général d’Air Canada.

Les vols entre Toronto et Prague seront assurés trois fois par semaine jusqu’au 29 septembre 2025 à bord d’un Airbus A330-300. Les passagers auront le choix entre trois classes : Économique, Économique Privilège, et Signature, cette dernière offrant des sièges entièrement inclinables, un service de restauration gastronomique et des privilèges exclusifs à l’aéroport.

Cette nouvelle liaison renforce les échanges touristiques et commerciaux entre le Canada et l’Europe centrale, facilitant l’accès à l’une des plus belles capitales du continent tout en positionnant Toronto comme un hub international incontournable.

Le Canada dévoile ses priorités pour le Sommet du G7 2025 à Kananaskis

À l’aube du Sommet des dirigeants du G7, prévu du 15 au 17 juin à Kananaskis, en Alberta, le premier ministre Mark Carney a présenté les grandes priorités du Canada. Ce forum, fondé il y a 50 ans, reste un pilier de coopération mondiale, et le Canada entend y jouer un rôle moteur dans un contexte international de plus en plus complexe.

Trois grands axes guideront l’action canadienne. D’abord, la sécurité, tant locale que globale, sera mise de l’avant : cela inclut la lutte contre l’ingérence étrangère, la criminalité transnationale, ainsi que la coopération pour prévenir et gérer les feux de forêt. Ensuite, le pays misera sur la sécurité énergétique et la transition numérique, notamment par le développement des chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques et l’adoption de technologies d’avant-garde telles que l’IA et l’informatique quantique. Enfin, le Canada souhaite établir de nouveaux partenariats internationaux pour favoriser les investissements privés dans des infrastructures durables et compétitives.

Par ailleurs, une attention particulière sera portée à l’Ukraine et à d’autres régions en conflit, ainsi qu’à l’élargissement des alliances au-delà des membres traditionnels du G7.

« Le Canada possède ce que le monde veut et les valeurs auxquelles tous aspirent », a affirmé le premier ministre Carney. Ce sommet sera aussi l’occasion d’honorer les peuples autochtones du territoire visé par le Traité no 7, où se tiendra la rencontre.

Le Canada préside le G7 pour la septième fois, déterminé à agir avec force et en partenariat avec les démocraties de confiance du monde entier.

La FTQ réclame un statut permanent pour les travailleurs étrangers temporaires

Immigration au Québec : la FTQ dénonce la précarité imposée par la CAQ aux travailleurs temporaires

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) critique sévèrement la décision du gouvernement Legault de maintenir les seuils d’immigration temporaire, au détriment d’un accès élargi à la résidence permanente pour des milliers de travailleuses et travailleurs étrangers essentiels à l’économie québécoise.

Dans un communiqué diffusé aujourd’hui, la FTQ dénonce une stratégie gouvernementale qui, selon elle, « favorise les intérêts du patronat » au lieu de répondre durablement aux besoins de main-d’œuvre. « Si les besoins sont permanents, l’immigration doit l’être aussi », martèle Denis Bolduc, secrétaire général de la centrale syndicale.

La FTQ réclame une régularisation immédiate des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires déjà établis au Québec. « Ils sont au cœur de notre économie, ils y vivent, y paient des impôts, mais restent exclus de la pleine citoyenneté sociale. Ce traitement injuste les expose aux abus et crée une catégorie de travailleuses et travailleurs sans droits égaux », ajoute M. Bolduc.

Le syndicat s’en prend directement au ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, accusé de perpétuer une instabilité juridique et sociale qui rend ces personnes vulnérables. Le recours aux permis de travail fermés et à des renouvellements incertains maintient, selon la FTQ, une forme de dépendance qui a déjà été dénoncée sur la scène internationale, notamment par les Nations Unies.

Le festival Reggae Rise de Montréal débarque en force au bassin Peel

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Du 8 au 10 août 2025, Montréal vibrera aux rythmes des Caraïbes avec la première édition très attendue du Festival Reggae Rise de Montréal, un événement musical majeur qui promet de faire rayonner l’âme du reggae, du dancehall et de la soca dans la métropole.

Installé sur le quai du Bassin Peel, en plein cœur de Griffintown, ce nouveau rendez-vous culturel est le fruit d’une collaboration entre Un Goût des Caraïbes (TOTC), Nouvelle Vie et l’Alliance de la jeunesse Mahaba. Orlando Newton, président de Nouvelle Vie, se réjouit : « Montréal cherchait un espace pour rassembler les cultures caribéennes. Reggae Rise, c’est une promesse d’authenticité et de communion festive. »

La programmation est à la hauteur de l’ambition : Anthony B, Kranium, Gramps Morgan, Romain Virgo, les légendaires Sister Nancy et Lady G, ainsi que les reines de la soca Alison Hinds et Patrice Roberts, sans oublier Skinny Fabulous et bien d’autres. Chaque soirée mettra aussi en lumière des artistes québécois et canadiens, soulignant la richesse locale.

Ouvert tous les jours de 15 h à 23 h, le festival offrira une expérience immersive : food trucks, marchands caribéens, DJ sets et live bands. Billets disponibles sur montrealrisereggaefestival.ca et dans les points de vente de Montréal, Ottawa et Toronto.

Le CAM en tournée 2025-2026 : une programmation éclatante au cœur des quartiers

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Le Conseil des arts de Montréal (CAM) a officiellement lancé la 42e édition du CAM en tournée, une initiative phare qui fait rayonner l’art montréalais au sein même des quartiers de la métropole. Cette nouvelle saison s’annonce riche, inclusive et vibrante, avec une sélection artistique qui conjugue diversité, accessibilité et excellence.

Réalisée en collaboration avec les Maisons de la culture de Montréal et l’Association des diffuseurs culturels de l’île de Montréal (ADICÎM), l’édition 2025-2026 propose 88 œuvres portées par 72 organismes ou collectifs artistiques, pour un total impressionnant de 461 représentations qui s’échelonneront jusqu’en mai 2026. La programmation couvre un large éventail de disciplines : arts visuels, cinéma, danse, théâtre, musique et plus encore.

« Le CAM en tournée est le reflet de tout ce que nous soutenons au CAM et témoigne de notre ancrage dans les milieux de vie où se transmet l’art, » a déclaré Nathalie Maillé, directrice générale du Conseil des arts de Montréal. « Chaque année, nous redoublons d’efforts pour faire de notre ville un théâtre de création unique au pays. »

Parmi les temps forts de la saison, on note les incontournables concerts estivaux en plein air de l’Orchestre métropolitain et de l’Orchestre symphonique de Montréal, deux institutions qui incarnent l’excellence musicale québécoise.

Avec plus de 1,7 million de dollars investis, cette tournée souligne l’engagement constant du CAM à rendre l’art accessible à toutes et à tous, en soutenant les créateurs et en renforçant les liens entre culture et communauté.

Patrick Caron et Andrée Mayer-Périard reçoivent le Prix Nelson-Mandela du Fonds 1804

Le Fonds 1804 pour la persévérance scolaire a remis, à l’occasion de son 10e Gala, le prestigieux Prix Nelson-Mandela à Patrick Caron et Andrée Mayer-Périard, deux figures majeures de l’éducation québécoise.

Directeur général du Collège André-Grasset depuis 2018, Patrick Caron est salué pour son leadership inclusif et son engagement envers l’accessibilité scolaire. « Ce prix célèbre une cause qui m’habite depuis toujours », a-t-il déclaré, soulignant l’éducation comme levier fondamental d’égalité.

Andrée Mayer-Périard, qui dirige le Réseau réussite Montréal depuis 15 ans, est reconnue pour sa lutte contre le décrochage scolaire. Elle orchestre une mobilisation sans précédent entre écoles, familles et milieux communautaires. « Ensemble, poursuivons notre engagement à bâtir une société plus juste », a-t-elle lancé avec émotion.

Pour Edouard Staco, président du Fonds 1804, ces deux lauréats incarnent pleinement les valeurs de dignité, de courage et de solidarité défendues par le prix. La remise aura lieu le 1er juin à la salle Pierre-Mercure, lors d’un gala réunissant plus de 800 personnes et célébrant 130 jeunes persévérants de partout au Québec.

Shania Twain s’engage contre la faim au Canada

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La chanteuse et philanthrope Shania Twain intensifie son engagement social en s’associant à Deuxième Récolte, la plus grande organisation de récupération alimentaire au Canada, pour lutter contre la précarité alimentaire et le gaspillage alimentaire.

Par le biais de sa fondation, Shania Twain Foundation, la star internationale mettra son influence au service d’une cause urgente : faire en sorte que les surplus alimentaires nourrissent les personnes dans le besoin plutôt que de finir à la poubelle. « Ensemble, nous pouvons faire de grandes choses pour améliorer la vie dans les collectivités du Canada », a-t-elle affirmé.

Ce partenariat prévoit des campagnes de sensibilisation, le soutien à la récupération alimentaire à travers le pays et une collaboration avec les instances préoccupées par le gaspillage. La directrice de Deuxième Récolte, Lori Nikkel, se réjouit de l’implication de Twain : « Sa voix puissante mettra en lumière le besoin urgent de s’attaquer au gaspillage alimentaire et à la faim au Canada. »

Deuxième Récolte, pionnière dans la redistribution de denrées périssables, œuvre à réduire les déchets et les émissions de gaz à effet de serre, tout en améliorant l’accès à la nourriture pour des millions de Canadiens.

En unissant leurs forces, les deux organisations ambitionnent un changement systémique, plaçant l’humain et l’environnement au cœur de leur mission : « Que les aliments soient mangés, pas jetés. »