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Montréal honore les femmes qui ont façonné la ville

La Ville de Montréal inaugure la place des Montréalaises : un hommage puissant aux femmes bâtisseuses de la métropole

C’est avec fierté et émotion que la Ville de Montréal a procédé vendredi à l’inauguration officielle de la place des Montréalaises, un nouvel espace public emblématique dédié à la mémoire, à la reconnaissance et à la célébration de l’apport des femmes à l’histoire et à l’évolution de la métropole. Ce vaste aménagement, situé au cœur du secteur Champ-de-Mars, agit comme un trait d’union entre le centre-ville et le Vieux-Montréal, tout en réparant une fracture urbaine héritée de l’autoroute Ville-Marie.

Une place symbolique aux multiples vocations

Née d’une idée proposée dès 2016 par le Conseil des Montréalaises, cette place se veut un legs durable à la ville en reconnaissance de l’engagement, des luttes et des contributions des femmes de toutes origines. Le projet, qui couvre près de deux hectares, s’articule autour de trois composantes majeures :

  • Un pré fleuri, installé sur un plan incliné servant à la fois de belvédère, de lieu de promenade et de symbole vivant de la diversité et de la résilience des femmes montréalaises.
  • Un miroir hommage, constitué de deux hémicycles où sont inscrits les noms des 14 victimes du féminicide de l’École Polytechnique ainsi que sept pionnières ayant marqué la vie sociale, culturelle ou politique de la ville.
  • Un grand emmarchement, parsemé de lettres en acier évoquant le nom de toutes les Montréalaises, et offrant un point de vue saisissant sur la verrière de Marcelle Ferron.

Une réalisation marquante en amont du 400e anniversaire de Montréal

« La place des Montréalaises est un lieu de mémoire, mais aussi un espace de rencontres et d’avenir. Elle rappelle aux filles et aux femmes qu’elles ont toute leur place dans la ville, dans l’histoire et dans les luttes à venir », a affirmé la mairesse Valérie Plante, soulignant que cet aménagement s’inscrit dans la volonté de faire de Montréal une ville résolument féministe.

Pour Nelly Dennene, présidente du Conseil des Montréalaises, il s’agit d’« une avancée historique qui donne visibilité aux bâtisseuses de Montréal » et d’un projet porté par quinze citoyennes engagées depuis près de dix ans.

Un projet urbain de grande ampleur

Fruit d’un concours international d’architecture de paysage, le projet a été conçu par l’équipe formée de Lemay, Angela Silver et AtkinsRealis (anciennement SNC-Lavalin). Il s’inscrit dans la vaste opération de requalification du secteur Champ-de-Mars, amorcée en 2014. L’aménagement de la place a permis de surmonter les ruptures créées par l’autoroute Ville-Marie, grâce notamment à une passerelle piétonne au-dessus de la rue Saint-Antoine, connectant efficacement le réseau urbain.

Outre sa charge symbolique, la place se distingue par ses infrastructures durables et inclusives : plus de 150 arbres plantés, des milliers de vivaces, une toilette autonettoyante, un lien cyclable intégré au Réseau Express Vélo (REV), ainsi que des dispositifs favorisant l’accessibilité universelle.

Place Marie-Josèphe-Angélique : une mémoire historique assumée

Dans le même élan, la place Marie-Josèphe-Angélique, adjacente à celle des Montréalaises, a été réaménagée et mise en valeur. Nommée en 2012 en hommage à Marie-Josèphe Angélique, une femme noire réduite en esclavage au XVIIIe siècle, cet espace vise à rappeler la réalité souvent occultée de l’esclavage au Canada et la violence faite aux femmes. L’intégration de cette mémoire dans l’espace public vient renforcer le caractère inclusif et engagé du projet global.

Une invitation au dialogue et à la réappropriation citoyenne

Ce projet de 98,8 millions de dollars représente bien plus qu’un geste architectural : il incarne un acte de réparation, de reconnaissance et de projection vers l’avenir. La Ville de Montréal invite la population à célébrer cet événement historique le samedi 17 mai, lors d’une journée d’activités culturelles et festives destinées à tous les publics.

Le Québec s’offre une percée dans la finance quantique

L’AMF et l’Université de Sherbrooke unissent leurs forces pour propulser la finance quantique

Dans un contexte de transformation numérique accélérée, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Université de Sherbrooke (UdeS) annoncent un partenariat stratégique pour faire progresser la recherche appliquée en finance quantique. Cette alliance marque une étape importante dans le développement d’outils technologiques de pointe destinés à renforcer l’efficacité et l’intégrité du secteur financier québécois.

Une collaboration axée sur l’innovation et la rigueur scientifique

L’initiative conjointe vise à perfectionner un algorithme de calculs quantiques conçu l’an dernier, tout en élaborant un cadre d’évaluation rigoureux pour les fonds distincts, un segment de plus en plus complexe des produits financiers. L’AMF contribuera à hauteur de 80 000 $ au projet, tandis que l’UdeS y investira une subvention de 30 000 $.

« La finance quantique représente une opportunité unique pour accélérer le traitement des données financières complexes. Il est de notre responsabilité de favoriser l’émergence de solutions innovantes, tout en veillant à leur encadrement responsable », affirme Marie-Claude Soucy, vice-présidente finances, talents et technologies à l’AMF.

Du côté universitaire, cette collaboration est perçue comme un levier concret d’apprentissage et de transfert technologique. « L’engagement de l’AMF nous permet de confronter la recherche fondamentale aux enjeux réels du marché. Nos étudiantes et étudiants bénéficient ainsi d’un environnement stimulant pour générer des solutions à fort impact », explique la professeure Anne MacKay, coresponsable du tout nouveau Pôle de recherche en finance quantique de l’Université de Sherbrooke.

Un premier jalon pour le Pôle de recherche en finance quantique

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du lancement officiel du Pôle de recherche en finance quantique, rattaché à l’Institut quantique de l’UdeS. La mission du Pôle : identifier des problématiques financières complexes susceptibles d’être résolues grâce à l’informatique quantique, concevoir des algorithmes spécialisés et promouvoir une approche éthique de l’innovation technologique dans le domaine financier.

L’informatique quantique au service de la finance

Reposant sur les principes de la physique quantique, cette nouvelle génération d’informatique permet des capacités de traitement exponentielles, bien supérieures à celles de l’informatique classique pour certaines applications ciblées. Elle est particulièrement prometteuse dans des domaines comme la modélisation de portefeuilles, l’optimisation des stratégies d’investissement, l’analyse actuarielle ou encore la gestion des risques climatiques.

L’apport de l’informatique quantique pourrait également accélérer le développement de l’intelligence artificielle dans les services financiers, ouvrant la voie à des systèmes de décision plus performants et plus fiables.

Un engagement fort pour un secteur financier dynamique

Ce partenariat entre l’AMF et l’UdeS témoigne d’une volonté partagée de positionner le Québec à l’avant-garde de l’innovation financière, tout en assurant une régulation proactive. En misant sur l’interdisciplinarité entre science, technologie et régulation, cette démarche contribue à renforcer la compétitivité du secteur financier québécois et à préserver la confiance du public.

Amazon devant la justice : le bras de fer s’engage autour des fermetures d’entrepôts au Québec

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C’est une bataille judiciaire d’envergure qui s’ouvre ce matin devant le Tribunal administratif du travail (TAT) du Québec. En toile de fond : la fermeture controversée de sept entrepôts d’Amazon dans la province, dont celui de Laval, seul à avoir été officiellement syndiqué. À l’origine du recours, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui dénonce une manœuvre antisyndicale flagrante de la part du géant américain du commerce en ligne.

Le dossier, complexe, soulève des enjeux majeurs à la fois juridiques, économiques et sociaux. En effet, la CSN demande non seulement la réouverture des entrepôts visés, mais exige également plus d’un an de salaire pour chaque travailleur affecté, en plus de dommages moraux et exemplaires.

Étape procédurale

Les débats débute ce matin avec l’examen d’une requête en rejet sommaire déposée par Amazon. L’entreprise souhaite circonscrire la procédure au seul entrepôt syndiqué de Laval, estimant que les six autres — non syndiqués — ne relèvent pas de la même logique. Un argument que la CSN rejette vigoureusement. Selon la centrale, les campagnes de syndicalisation en cours dans les autres entrepôts ont été brutalement interrompues par des fermetures soudaines, privant ainsi des centaines de travailleuses et travailleurs de leurs droits les plus fondamentaux.

« Il s’agit d’un geste d’une brutalité inouïe, qui trahit l’intention manifeste d’écraser toute tentative d’organisation syndicale, » dénonce Caroline Senneville, présidente de la CSN. « Nous avons bon espoir que le Tribunal reconnaîtra la nature profondément antisyndicale de ces fermetures. »

Une entreprise sur la défensive

Amazon, de son côté, s’efforce de limiter la portée du litige. L’entreprise a également demandé au Tribunal d’écarter toute preuve susceptible de faire référence à sa réputation antisyndicale hors Québec, cherchant ainsi à éviter que le procès ne prenne une dimension plus globale et symbolique.

Cette stratégie judiciaire souligne l’inconfort d’un géant mondial confronté à des mécanismes de droit du travail plus rigoureux qu’ailleurs. Le Québec, avec ses traditions syndicales solidement ancrées, pourrait bien devenir un laboratoire de résistance face à certaines pratiques de l’économie numérique.

Mobilisation politique et citoyenne

Au-delà du terrain juridique, la contestation s’étend. La récente enquête NETendances révélait qu’un Québécois sur deux avait réduit, voire cessé, ses achats sur Amazon. Dans la foulée, plusieurs municipalités — dont Québec, Sherbrooke et Gatineau — ont annoncé des mesures concrètes visant à restreindre leurs achats auprès de l’entreprise. Une vague de boycotts qui témoigne d’un malaise croissant au sein de la population face à l’attitude perçue comme hégémonique et peu respectueuse des droits des travailleurs de la multinationale fondée par Jeff Bezos.

Un précédent aux répercussions nationales

Si le Tribunal donne raison à la CSN, les conséquences pourraient être considérables, bien au-delà des frontières du Québec. Une telle décision créerait un précédent pour d’autres provinces canadiennes — et potentiellement pour d’autres juridictions dans le monde — où Amazon est régulièrement critiquée pour ses pratiques sociales.

Pour l’heure, les regards restent braqués sur le TAT, qui aura à trancher un conflit emblématique de notre époque, entre libertés économiques des géants du numérique et défense des droits fondamentaux des travailleuses et travailleurs.

Optonique lance « Vision 2035 » pour faire du Québec un leader mondial en photonique

Optonique, le pôle d’excellence de l’industrie québécoise de l’optique-photonique, a présenté aujourd’hui « Vision 2035 », une feuille de route ambitieuse visant à doubler la taille de l’écosystème québécois de la photonique d’ici dix ans.

Élaboré avec plus de 40 entreprises, centres de recherche et partenaires gouvernementaux, ce plan stratégique entend positionner le Québec comme référence mondiale en photonique, un secteur clé pour des domaines comme l’aérospatiale, la défense, les sciences de la vie et les technologies quantiques.

Objectifs de Vision 2035 :

  • 50 000 emplois dans le secteur (actuellement 25 000)
  • 400 entreprises (contre 270 aujourd’hui)
  • 7 à 9 milliards $ en retombées économiques (présentement 3,4 G$)

Leviers de croissance identifiés :

  • Recrutement et formation d’une main-d’œuvre hautement qualifiée
  • Renforcement des synergies industrielles et scientifiques
  • Visibilité accrue à l’international
  • Meilleur accès au capital pour l’innovation
  • Consolidation de la chaîne de valeur locale

L’annonce a eu lieu lors de Lumière 2025, le plus grand rassemblement québécois dédié à l’industrie photonique, en présence de plusieurs dirigeants et décideurs, dont Christopher Skeete, ministre délégué à l’Économie, qui a salué l’initiative :

« Le Québec possède un terreau fertile pour propulser la photonique à l’échelle mondiale. »

Pour Alessandro Gasparini, président du CA d’Optonique, Vision 2035 marque une étape déterminante :

« Il est maintenant clair que notre industrie est prête à jouer un rôle de premier plan à l’international. »

Appuyé par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE), Optonique affirme vouloir poursuivre le développement de cette industrie stratégique afin de maximiser ses retombées économiques et scientifiques.

Canada : les mises en chantier d’habitations explosent en avril 2025

Un signal fort au cœur des incertitudes économiques

Dans un contexte où l’accessibilité au logement demeure l’un des enjeux majeurs de politique publique au Canada, les chiffres dévoilés ce matin par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) révèlent un net rebond de l’activité résidentielle. En avril 2025, le nombre de mises en chantier d’habitations a bondi de 30 % par rapport au mois précédent, atteignant 278 606 unités en données désaisonnalisées et annualisées — un sommet inattendu.

Une dynamique nationale, mais contrastée

La tendance nationale, mesurée sur six mois, poursuit également sa progression avec une hausse de 2,4 %, pour s’établir à 240 905 unités. Un signal encourageant dans un marché encore secoué par l’instabilité économique mondiale, la remontée des taux d’intérêt et les tensions persistantes dans les chaînes d’approvisionnement.

Mais cette embellie globale cache des réalités régionales contrastées. Si le Québec et les provinces des Prairies tirent la dynamique vers le haut — toutes catégories de logements confondues —, l’Ontario et la Colombie-Britannique enregistrent pour leur part une nouvelle baisse des mises en chantier en comparaison annuelle.

« L’augmentation observée en avril résulte d’un sursaut de l’activité dans le segment des logements collectifs, en particulier dans les centres urbains comme Montréal. Toutefois, l’incertitude économique actuelle pourrait freiner l’élan dans les mois à venir », prévient Kevin Hughes, économiste en chef adjoint à la SCHL.

Montréal en vedette, Toronto en recul

Parmi les grandes agglomérations canadiennes, Montréal se démarque avec une progression spectaculaire de 64 % du nombre de logements commencés en avril 2025, comparativement au même mois de l’an dernier. Cette performance historique est portée par une forte poussée des logements multifamiliaux — notamment les copropriétés et logements locatifs.

Vancouver, quant à elle, affiche une croissance plus modeste (+6 %), toujours sur le segment des logements collectifs. À l’opposé, Toronto accuse un recul significatif de 25 %, reflet d’un essoufflement du marché local dans ce même segment, historiquement moteur de la construction résidentielle dans la métropole ontarienne.

Des volumes records malgré un recul annuel cumulé

Avec 21 720 mises en chantier réelles dans les centres de plus de 10 000 habitants, avril 2025 établit un record absolu pour ce mois de l’année. Sur les quatre premiers mois de 2025, le cumul s’élève toutefois à 67 022 logements, soit une légère baisse de 2 % par rapport à la même période en 2024.

Une dynamique qui suggère un rattrapage ponctuel plus qu’un redressement durable, dans un marché où les promoteurs restent prudents face à la volatilité économique.

Au-delà des chiffres : les enjeux d’un marché en mutation

Pour la SCHL, ces données sont un indicateur précieux de l’offre à venir dans un pays confronté à une pénurie chronique de logements. L’organisme rappelle néanmoins que les statistiques mensuelles doivent être interprétées avec précaution, tant l’activité dans le logement collectif — principale source de volatilité — peut varier fortement d’un mois à l’autre.

Plus largement, la performance d’avril s’inscrit dans un contexte politique et social marqué par la pression croissante sur les gouvernements pour accélérer la production de logements abordables. La SCHL, qui joue un rôle clé dans la stabilisation du système de financement de l’habitation, entend poursuivre ses efforts pour soutenir la création d’habitations durables, climato-compatibles et équitables.

Prochaine échéance : les données de mai, attendues le 16 juin. Les analystes surveilleront de près la capacité du marché à maintenir cette cadence, dans un environnement économique où chaque mois devient un test pour l’avenir du logement canadien.

Montréal entre en fête : la saison des festivals s’ouvre dans le Quartier des spectacles

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Montréal s’affirme une fois de plus comme une ville où l’été ne se vit pas seulement dehors, mais dans les rythmes, les lumières et les émotions partagées. Alors que la musique envahit les rues, que les rires fusent et que les corps dansent, la saison 2025 promet d’être non seulement une parenthèse enchantée, mais aussi un manifeste vibrant de ce que Montréal est : une ville de culture, d’inclusion et de fête.

Le cœur de la métropole s’apprête à battre au rythme d’une effervescence artistique sans égal. Le coup d’envoi est donné : la saison des festivals 2025 s’ouvre officiellement dans le Quartier des spectacles, berceau vivant de la culture montréalaise. Au programme : plus de 26 festivals aux esthétiques multiples, des scènes ouvertes, des rues animées, une foule curieuse et des soirées vibrantes à ciel ouvert.

Alors que le Pouzza Fest et Exclam, humour en liberté ouvrent le bal ce week-end, Montréal se prépare à un été incandescent, où musiques du monde, théâtre contemporain, danse urbaine, cirque aérien et arts numériques se partagent l’affiche jusqu’à l’automne.

Une programmation envoûtante, reflet d’une ville plurielle

Des Francos de Montréal aux Nuits d’Afrique, de Juste pour rire à MUTEK, du Festival TransAmériques au Festival Présence autochtone, c’est toute la mosaïque culturelle montréalaise qui se déploie au grand jour. La saison 2025 célèbre également des anniversaires emblématiques : 45 ans de jazz, 35 ans de voix autochtones, 30 ans de dialogue asiatique – autant de jalons qui témoignent d’un ancrage profond dans l’histoire de la ville et de son ouverture au monde.

« À Montréal, l’été rime avec festivals !», s’enthousiasme Valérie Plante, mairesse de la ville. «Nos événements sont autant d’occasions de rassembler, de créer du lien et de faire rayonner notre culture. Cet été, nous investissons 8 M$ pour soutenir ce dynamisme et faire de notre centre-ville une scène à ciel ouvert. »

Le Quartier des spectacles : une scène à échelle humaine

De la Place des Festivals à l’esplanade Tranquille, en passant par les Jardins Gamelin, les espaces publics du Quartier des spectacles se transforment dès la fin mai en lieux de rencontre et de célébration. Pour Monique Simard, présidente du conseil d’administration du Partenariat du Quartier des spectacles, « chacun y trouve une expérience culturelle accessible, généreuse et rassembleuse, qu’on soit passionné ou simplement curieux. »

Avec une densité unique de salles de spectacles, de galeries, de projections interactives et d’installations lumineuses, le Quartier incarne une modernité ancrée dans les arts. Créé en 2003, le Partenariat du Quartier des spectacles joue un rôle central dans cette vitalité, orchestrant la programmation, la mise en lumière et la promotion de ce cœur culturel vibrant.

Une locomotive économique et touristique

Au-delà du spectacle, les festivals sont aussi un moteur économique puissant. Ils dynamisent le commerce local, stimulent l’hôtellerie et la restauration, et renforcent l’image de Montréal comme capitale nord-américaine des arts vivants. Chaque année, ils attirent des centaines de milliers de visiteurs, venant goûter à une ambiance que peu de villes savent offrir avec autant d’authenticité et de chaleur.

Une saison 2025 sous le signe de la diversité et de l’audace

Parmi les rendez-vous attendus :

  • Festival Accès Asie (1er au 31 mai), pour explorer les cultures du continent asiatique
  • Festival MONTRÉAL COMPLÈTEMENT CiRQUE (3 au 13 juillet), entre voltige et poésie urbaine
  • Festival JOAT (26 août au 1er septembre), temple du street dance
  • MAPP_MTL (23 au 27 septembre), dédié à la projection architecturale

Et bien d’autres encore, qui composent un programme dense, éclectique, festif, où les talents émergents côtoient les figures établies.

À vos agendas, et bon été dans le Quartier des spectacles !

AC Hôtel Vieux-Montréal : une ode au raffinement européen dans l’écrin historique du Vieux-Port

Dans un quartier où chaque pavé résonne de siècles d’histoire, l’élégance contemporaine vient d’écrire un nouveau chapitre. Le AC Hôtel Vieux-Montréal, fruit de la collaboration entre Knightstone Hotel Group et Urgo Hotels Canada, vient d’ouvrir ses portes, et avec lui, un vent de raffinement souffle sur le Vieux-Montréal.

Situé à deux pas de la majestueuse basilique Notre-Dame et des rives du Saint-Laurent, cet établissement incarne un luxe discret, où la sobriété du design épouse avec justesse la richesse patrimoniale du quartier. Une alchimie rare, parfaitement maîtrisée.

Une vision européenne au cœur de la métropole

Issu de la prestigieuse bannière AC Hotels by Marriott, l’hôtel puise son inspiration dans l’esthétique épurée du design espagnol. Lignes nettes, matériaux nobles, palette apaisante et détails soignés définissent les 124 chambres et suites. Chaque espace est une invitation à la détente, où la lavande – clin d’œil méditerranéen – s’invite discrètement dans l’expérience sensorielle.

« Nous avons voulu que chaque détail évoque une élégance intemporelle, sans jamais tomber dans l’ostentation », confie un représentant de Knightstone, visiblement fier de cette nouvelle réalisation. De la literie de qualité supérieure aux terrasses privées disponibles dans certaines catégories, tout est pensé pour que l’expérience soit fluide, inspirante, et inoubliable.

L’Espagne dans l’assiette

Côté restauration, l’établissement fait voyager sans quitter la rue Saint-François-Xavier. Sous la direction du chef Marc Casolino – également aux commandes du réputé Il Soffio –, le restaurant du AC Hôtel Vieux-Montréal revisite les grands classiques de la gastronomie ibérique. Le matin, la Cazuela espagnole vient réveiller les papilles, tandis que le soir, amandes Marcona, tortilla traditionnelle et vins soigneusement sélectionnés transforment le bar en taverne chic à l’âme méditerranéenne.

« C’est une cuisine du cœur, simple et élégante, qui invite au partage », explique le chef Casolino. Une promesse tenue à chaque bouchée.

Un hôtel pensé pour vivre, travailler, célébrer

L’expérience AC ne s’arrête pas aux portes de la chambre. Avec ses 4000 pi² d’espaces événementiels répartis en cinq salles modulables, un gym ultramoderne, des bornes de recharge pour véhicules électriques et un marché accessible 24/7, l’hôtel répond aux attentes d’une clientèle hybride : voyageurs d’affaires, épicuriens urbains, flâneurs inspirés.

Le tout à quelques minutes du métro, du Palais des Congrès et du terminal de croisières, ce qui en fait une adresse idéale pour explorer la ville à pied ou organiser un événement mémorable.

Une ambition : devenir un repère

Au-delà de l’accueil, le AC Hôtel Vieux-Montréal aspire à jouer un rôle culturel et social au sein de son quartier. Une ambition portée par ses promoteurs, Knightstone et Urgo Hotels Canada, dont l’expertise en hôtellerie de caractère et en gestion de projets d’envergure est désormais bien établie au Canada.

En conjuguant élégance européenne, sens de l’hospitalité et ancrage local, l’AC Hôtel Vieux-Montréal ne se contente pas d’ajouter une adresse de plus à la carte hôtelière montréalaise. Il redéfinit le séjour urbain, entre héritage et modernité. Et impose, dès son ouverture, un nouveau standard.

Services de diffusion en continu et la télévision en direct : TELUS redéfinit le divertissement

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Uune première canadienne qui marie télévision en direct et diffusion en continu

Dans un marché du divertissement en pleine effervescence, TELUS frappe un grand coup. L’entreprise canadienne de télécommunications lance aujourd’hui au Québec et en Ontario une offre inédite qui marie, sur une seule et même plateforme, la télévision en direct et les services de diffusion en continu les plus prisés, tant locaux qu’internationaux. Une première au pays, et un signal fort adressé aux géants du secteur : l’avenir de la télévision sera hybride, personnalisable, et centré sur l’utilisateur.

Une réponse ciblée aux habitudes numériques des Canadiens

Avec plus de 80 % des ménages abonnés à au moins un service de streaming et une moyenne de 2,6 plateformes utilisées par foyer, le public canadien démontre un appétit clair pour un divertissement flexible, accessible et sur mesure. C’est précisément à cette demande que TELUS répond avec sa nouvelle solution.

« Nous sommes fiers d’être les premiers et les seuls à offrir des forfaits de divertissement personnalisables au Québec », déclare Nathalie Dionne, vice-présidente régionale, Marketing chez TELUS. « Nous offrons à nos clients un moyen plus souple, plus pratique et plus économique de profiter du contenu qu’ils aiment, en unifiant les meilleures chaînes et plateformes de diffusion. »

Une interface unique pour une expérience repensée

Au cœur de cette nouvelle offre se trouve un décodeur numérique nouvelle génération, conçu pour centraliser toutes les habitudes télévisuelles dans un environnement simple, intuitif et entièrement modulable. Qu’il s’agisse de contenu en direct, d’applications comme Netflix, Prime Video, ICI TOU.TV EXTRA ou encore d’émissions sur demande, tout est accessible depuis une interface unique, repensée pour une fluidité d’usage maximale.

L’ambition est claire : rendre obsolète la fragmentation du divertissement numérique. Fini les allers-retours entre services disparates. Avec TELUS, l’abonné construit son univers médiatique à la carte.

Une vision connectée, unifiée, intégrée

Ce lancement s’inscrit dans une stratégie plus large d’intégration des services à domicile. Car au-delà du contenu télévisuel, TELUS propose une offre groupée incluant Internet PureFibre, services mobiles, Maison connectée, et désormais, divertissement intelligent. Grâce à une connexion 100 % fibre optique, l’opérateur promet une performance sans faille, apte à supporter une consommation simultanée de contenus à très haut débit, sur plusieurs appareils.

Dans une ère où le numérique s’étend à toutes les sphères de la vie quotidienne, TELUS anticipe les attentes : des services centralisés, accessibles partout, tout le temps, sans compromis sur la qualité.

Une technologie au service de la culture

Autre élément marquant : l’inclusion d’offres locales au cœur de la plateforme. ICI TOU.TV EXTRA, par exemple, est intégré d’office aux abonnements de téléphonie mobile et de services résidentiels. C’est là un choix stratégique fort, qui valorise la culture québécoise dans une interface qui, souvent, est dominée par les géants américains.

TELUS prend donc le contre-pied d’une globalisation impersonnelle, en proposant un modèle technologique enraciné dans les territoires, à la croisée de l’innovation et de l’identité culturelle.


Une vision d’avenir : souple, locale, humaine

Dans une industrie où la surenchère de contenus crée souvent de la confusion, TELUS choisit l’élégance de la simplicité, la souplesse de la personnalisation, et l’ancrage local comme nouveaux piliers du divertissement moderne.

Ce faisant, l’entreprise ne se contente pas d’ajouter un service de plus : elle reconfigure l’écosystème médiatique canadien, plaçant l’utilisateur au centre, sans renier les spécificités régionales ni la richesse des contenus d’ici.

STM : 1320 employés votent la grève, une première depuis plus de 40 ans

Dans une décision historique, les 1320 employés administratifs, techniques et professionnels de la Société de transport de Montréal (STM) ont adopté mardi soir un mandat de grève à 87 %, marquant une rupture inédite en plus de quatre décennies d’accalmie syndicale. Ce vote, qui résonne comme un coup de semonce dans le paysage syndical québécois, témoigne d’un profond malaise au sein de l’appareil technico-administratif du principal transporteur public de la métropole.

Derrière ce geste fort, un constat alarmant : après une année de négociations et 28 rencontres infructueuses, les pourparlers pour le renouvellement de la convention collective sont toujours dans l’impasse. Le syndicat SCFP 2850, affilié à la FTQ, dénonce l’inaction de la direction, qu’il accuse de n’avoir même pas formulé l’ensemble de ses propositions patronales, bloquant ainsi toute discussion substantielle sur des enjeux majeurs comme les congés, les droits parentaux ou la retraite progressive.

« Nous sommes dans une négociation de façade », fustige Stéphane Lamont, président du syndicat, qui affirme que ses membres sont à bout de patience. « L’employeur fait traîner le processus, tout en ignorant des sujets fondamentaux qui touchent directement à la qualité de vie et au respect de notre personnel. »

Une colère alimentée par les inégalités salariales

Le climat s’est particulièrement tendu lorsque le syndicat a révélé que la directrice générale de la STM aurait perçu une rémunération de 474 000 $ en 2024, soit une hausse de 6,5 %. En comparaison, l’offre salariale proposée aux employés concernés plafonne à une augmentation de 11 % répartie sur cinq ans, avec des hausses annuelles décroissantes.

« Cette disparité est indécente. Elle illustre le fossé grandissant entre la direction et ceux qui assurent, au quotidien, la continuité du service public », dénonce Lamont. « C’est une question de justice, mais aussi de reconnaissance. »

Ce sentiment d’injustice semble partagé au sein d’un personnel qui, bien que souvent invisible aux yeux du public, constitue l’épine dorsale du système de transport montréalais — planificateurs de réseaux, analystes, agents de soutien, ingénieurs et techniciens. Leur convention collective est échue depuis le 4 janvier 2025.

Une STM sous tension dans un contexte de défis structurels

Ce vote de grève intervient dans un contexte plus large de tensions à la STM, où les défis opérationnels, financiers et de main-d’œuvre s’accumulent. Le réseau, déjà fragilisé par la pandémie et les bouleversements des habitudes de déplacement, peine à retrouver sa stabilité. Si une grève venait à se matérialiser, même partiellement, les impacts pourraient être considérables, non seulement sur les usagers, mais aussi sur la gouvernance interne de la société de transport.

Pour le SCFP, l’heure n’est plus aux demi-mesures. Ce mandat de grève, qui ne sera déclenché que « stratégiquement » selon les dirigeants syndicaux, constitue un levier de pression important pour forcer l’employeur à revenir à la table avec des propositions sérieuses.

Une épreuve pour l’image de la direction

Avec plus de 143 000 membres au Québec, dont 8 700 dans le transport terrestre, le Syndicat canadien de la fonction publique entend faire de ce conflit un cas emblématique. Et la STM, fleuron du transport collectif québécois, risque d’en sortir égratignée si elle ne parvient pas à désamorcer rapidement la crise.

Dans une ville où les enjeux de mobilité urbaine sont au cœur des débats publics, cette grève annoncée ne manquera pas de raviver les discussions sur la gouvernance, la gestion des ressources humaines et la place des services publics dans la société montréalaise de demain.

Salomé Corbo remporte la coupe Antidote une deuxième fois

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L’actrice et improvisatrice Salomé Corbo a remporté hier soir, pour la deuxième fois de sa carrière, la prestigieuse coupe Antidote, au terme de la finale de la Saison de la Coupe Charade de la Ligue Nationale d’Improvisation (LNI), tenue au MTELUS. Ce prix, remis par Druide informatique, récompense l’excellence de l’usage du français sur scène au cours de la saison 2025.

Couronnée étoile Antidote lors de quatre des six matchs auxquels elle a pris part, Corbo a ainsi dominé le classement annuel de cette distinction créée en hommage à Yvon Leduc, cofondateur de la LNI et ardent défenseur de la langue française. La coupe Antidote, remise annuellement, souligne la qualité linguistique dans les joutes improvisées du théâtre québécois.

Déjà lauréate de cette coupe en 2010, Corbo enrichit ainsi un impressionnant palmarès : trophée Beaujeu en 2014 (deuxième femme de l’histoire à le remporter), trophées Robert-Gravel (2018) et Robert-Lepage (2023, 2024), ainsi que le trophée Marie-Michaud en 2024, qui consacre la joueuse de la saison. Elle faisait également partie de l’équipe championne de la 10e Coupe du Monde d’improvisation en Belgique.

Artiste aux multiples facettes, Salomé Corbo est aussi active au théâtre, à la télévision (notamment dans Unité 9, Ruptures et Les Mutants), à la radio (Parasol et gobelets, L’Effet Pogonat), ainsi qu’en mise en scène et en animation. Elle est également engagée socialement comme porte-parole de La lecture en cadeau, initiative de la Fondation pour l’alphabétisation.

Organisme phare du théâtre québécois, la LNI allie création artistique et transmission pédagogique, rejoignant quelque 50 000 personnes chaque année à travers ses spectacles, formations et tournées.

Partenaire de longue date de la LNI, Druide informatique est une société montréalaise spécialisée en intelligence artificielle linguistique, connue pour ses logiciels Antidote et Tap’Touche, ainsi que pour sa maison d’édition, Les Éditions Druide.