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Louis Plamondon : 40 ans de fidélité parlementaire et un 13e mandat historique

Son parcours illustre une rare constance et une profonde fidélité à ses convictions et à sa circonscription. À 81 ans, Louis Plamandon continue de servir avec la même énergie et le même engagement, incarnant une stabilité précieuse dans le paysage politique canadien.

Le 28 avril 2025, les électeurs de Bécancour–Nicolet–Saurel–Alnôbak ont une fois de plus renouvelé leur confiance en Louis Plamondon, lui accordant un 13e mandat consécutif à la Chambre des communes du Canada. Avec plus de 45 % des voix, ce vétéran de la politique québécoise consolide sa position de doyen du Parlement canadien, détenant désormais le record de longévité parlementaire sans interruption.

Une carrière politique exceptionnelle

Né le 31 juillet 1943 à Saint-Raymond, Québec, Louis Plamondon débute sa carrière politique en 1984, élu sous la bannière du Parti progressiste-conservateur. En 1990, en réaction à l’échec de l’Accord du lac Meech, il quitte le parti pour co-fonder le Bloc Québécois en 1991, affirmant ainsi son engagement envers la souveraineté du Québec.

Depuis lors, il a été réélu sans interruption, devenant en 2024 le député ayant siégé le plus longtemps sans interruption à la Chambre des communes, avec plus de 40 ans d’expérience.

Un engagement constant envers ses électeurs

Louis Plamondon est reconnu pour sa proximité avec ses concitoyens et son engagement envers les enjeux locaux. Il a notamment œuvré pour l’inscription automatique des personnes de 65 ans au Supplément de revenu garanti et a déposé un projet de loi visant à instaurer un rapport d’impôt unique pour les Québécois.

Son approche pragmatique et son dévouement ont été salués par ses pairs et les citoyens. Lors de la célébration de ses 40 ans de vie politique en septembre 2024, de nombreuses personnalités politiques et membres de la communauté ont rendu hommage à sa carrière exceptionnelle.

Une figure emblématique du Parlement canadien

Au fil des décennies, Louis Plamondon est devenu une figure emblématique du Parlement canadien. En 2023, il a même assumé brièvement le rôle de président intérimaire de la Chambre des communes.

Immersion dans les métiers et formations collégiales

La Fédération des cégeps annonce le lancement de « Tu fais quoi dans la vie ? », une série balado animée par l’humoriste et chroniqueur Jonathan Roberge. Cette série, composée de huit épisodes, vise à faire découvrir les diverses professions et formations offertes au Québec, tout en démystifiant les parcours menant à un diplôme d’études collégiales (DEC) ou une attestation d’études collégiales (AEC). Disponible dès aujourd’hui en formats audio et vidéo sur des plateformes comme Spotify, YouTube et le site lecegep.ca, la série propose des discussions captivantes sur des métiers variés, enrichies de témoignages inspirants.

« À travers cette série, nous souhaitons illustrer la richesse des parcours collégiaux et ouvrir les portes de professions parfois méconnues. Que ce soit pour intégrer le marché du travail ou développer de nouvelles compétences, le cégep est une véritable passerelle vers l’avenir », a déclaré Marie Montpetit, présidente-directrice générale de la Fédération des cégeps.

La série, coproduite avec l’agence Cossette grâce au soutien financier du gouvernement du Québec, aborde des domaines aussi divers que les sciences de la santé, les technologies de l’information, le génie civil et industriel, l’éducation à l’enfance, ainsi que la gestion et les ressources humaines. Chaque épisode propose des échanges riches entre Jonathan Roberge et des professionnels passionnés, mettant en lumière des formations collégiales telles que Techniques en soins infirmiers, Techniques d’informatique, Génie mécanique, et plus encore.

Les huit épisodes de la série sont maintenant disponibles pour écoute et visionnage sur Spotify, YouTube, et lecegep.ca, une plateforme qui regroupe l’ensemble de l’offre de formation collégiale du Québec.

La Fédération des cégeps, créée en 1969, représente les 48 collèges publics du Québec et œuvre pour promouvoir l’accès à la formation collégiale tout en soutenant les cégeps dans leurs activités pédagogiques et administratives.

Un chantier résidentiel entièrement géré par des femmes : une première au Québec

Une page d’histoire s’écrit dans l’industrie de la construction québécoise alors qu’un projet résidentiel à Prévost, dans les Laurentides, est entièrement conçu, réalisé et géré par une équipe 100 % féminine.

Le développement Le Quartier Cinq4, dirigé par Équipe Laurence, met de l’avant une présence féminine à tous les postes clés du chantier. La surveillance est assurée par Roxane Gaudreau-Parent, ingénieure chez Équipe Laurence, pour le compte de la promotrice Anne-Philippe Lemaire. L’entrepreneur général, DUO Entrepreneur général, est dirigé par Joanie Paquette, tandis que Sophie Ouellet agit à titre de contremaître et Érika Provost comme opératrice d’engins de chantier.

« C’est une première dans l’histoire moderne de la construction au Québec. Ce chantier démontre qu’une équipe entièrement féminine peut livrer un projet d’envergure avec efficacité et rigueur », affirme Alexandre Latour, président d’Équipe Laurence, saluant l’initiative comme « inspirante et porteuse d’un nouveau modèle d’affaires ».

Composée de 18 maisons semi-détachées, la communauté résidentielle se distingue par son emplacement, alliant nature, modernité et qualité de vie. Situé sur la rue du Manse, le Quartier Cinq4 s’adresse à une clientèle de familles et de professionnels à la recherche de calme et d’accès aux services essentiels.

« Nous brisons le plafond de verre. Ce projet démontre qu’il est temps de redéfinir les rôles dans notre industrie et de reconnaître l’apport des femmes dans les métiers de chantier », affirment conjointement les promotrices Anne-Philippe Lemaire et Joanie Paquette.

Ce chantier « au féminin » s’impose comme un symbole de changement et ouvre la voie à une présence accrue des femmes dans un secteur historiquement masculin.

Le personnel de soutien de l’Aide juridique se dote d’un mandat de grève

Les huit syndicats affiliés à la CSN représentant le personnel de soutien de l’Aide juridique au Québec ont adopté un mandat de grève de 10 jours, appuyé à 87 %, après deux ans de négociations stagnantes. Le regroupement syndical dénonce le manque d’ouverture de l’employeur et la lenteur du processus de négociation.

Face à l’impasse, les syndicats s’attendent à un changement d’attitude de la partie patronale lors de la prochaine séance prévue lundi. En l’absence d’avancées significatives, le déclenchement de la grève pourrait être immédiat.

« L’employeur n’a démontré aucune ouverture à nos demandes, qui sont pourtant légitimes et raisonnables. Nous réclamons une application équitable des conditions de travail à travers le Québec », déclare Josée Désilets, présidente du regroupement. Parmi les revendications : des horaires variables uniformes, une politique de télétravail cohérente, une meilleure intégration des nouveaux employés et une définition standardisée des titres d’emploi.

La CSN déplore également un traitement inégal entre le personnel de soutien et les avocats de l’Aide juridique, notamment en matière de stationnement payé et de primes d’éloignement en région. « C’est une question de justice et d’équité », insiste Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

La présidente de la CSN, Caroline Senneville, critique par ailleurs la tentative de l’employeur d’imposer un « pool » de secrétaires pour compenser les effets du gel d’embauche en vigueur depuis novembre 2024. « Personne n’en veut. L’austérité ne doit pas se faire sur le dos du personnel de soutien », affirme-t-elle.

Le personnel de soutien, souvent en poste administratif, joue un rôle essentiel dans le bon fonctionnement des services d’aide juridique au Québec. Les syndicats espèrent que le mandat de grève enverra un signal clair au Conseil du trésor pour accélérer les négociations et mettre fin aux disparités de traitement.

Itinérance à Montréal : le milieu des affaires s’engage

Le Mouvement pour mettre fin à l’itinérance à Montréal (MMFIM) a lancé ce matin, dans le cadre du Forum Grands projets de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), une campagne majeure de mobilisation intitulée L’itinérance, on en fait notre affaire. Appuyée par de nombreux acteurs du milieu des affaires, cette initiative vise à fédérer les efforts collectifs pour prévenir et réduire durablement l’itinérance dans la métropole.

Grâce à la contribution de Pattison Affichage et à l’expertise stratégique de Casacom, la campagne bénéficiera d’une visibilité étendue, avec plus de 81 points d’affichage dans des lieux névralgiques du Grand Montréal, incluant les axes routiers, les édifices commerciaux et résidentiels du centre-ville. En complément, une diffusion sur les médias sociaux redirigera le public vers une plateforme web détaillant différentes façons concrètes de s’engager : dons, offres de logements ou d’emploi, ou encore participation bénévole auprès des organismes membres du MMFIM.

« Cette campagne se veut le porte-voix des solutions concrètes qui existent pour agir collectivement », a affirmé Julie Grenier, porte-parole du MMFIM. « Qu’il s’agisse de donner de son temps, d’offrir une seconde chance à une personne ayant vécu l’itinérance ou de collaborer sur le plan immobilier, chaque geste compte. »

Fondé en 2015, le MMFIM rassemble aujourd’hui 35 organismes communautaires ainsi qu’une vingtaine de partenaires issus du milieu des affaires et d’institutions. Il œuvre à mobiliser ces forces vives pour une réponse cohérente, concertée et imputable aux défis croissants de l’itinérance à Montréal.

Le Québec relance  »Impulsion PME » pour appuyer les jeunes entreprises innovantes

Le ministre délégué à l’Économie, Christopher Skeete, a annoncé ce jeudi la réouverture du programme Impulsion PME, un levier stratégique visant à soutenir les jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de croissance à travers des investissements au stade de l’amorçage. Administré par Investissement Québec, ce programme permettra d’accélérer leur passage à la phase de précommercialisation.

En misant sur les secteurs d’avenir et l’écosystème entrepreneurial du Québec, le gouvernement entend créer un environnement favorable à l’innovation partout sur le territoire. Les candidatures devront être appuyées par des incubateurs, accélérateurs ou regroupements sectoriels de recherche industrielle.

« Avec la réouverture d’Impulsion PME, on continue de soutenir la commercialisation des innovations d’ici. Il faut plus que jamais créer un environnement propice à la croissance de nos PME pour assurer la compétitivité de nos secteurs stratégiques », a déclaré M. Skeete.

Depuis son lancement en 2021, le programme a permis la réalisation d’environ 60 investissements totalisant près de 61 millions de dollars, en collaboration avec des investisseurs privés actifs dans les premiers stades de financement. Ces appariements, sous forme de capitaux propres ou quasi-propres, comblent un manque souvent identifié dans le financement de l’innovation.

« Le programme permet d’intervenir à un moment structurant du développement des jeunes pousses. Sa relance vient réactiver un levier essentiel pour la croissance de l’innovation au Québec », a ajouté Bicha Ngo, PDG d’Investissement Québec.

Le programme s’inscrit dans la Stratégie québécoise de recherche et d’investissement en innovation (SQRI2), qui vise à positionner le Québec comme un leader mondial en matière de recherche, d’innovation durable et d’inclusion économique.

La CAQ annonce des ajustements au régime fiscal québécois

Québec ajuste son régime fiscal en réponse aux annonces du dernier budget et aux mesures fédérales

Le gouvernement du Québec a annoncé, ce jeudi, des ajustements ciblés à son régime fiscal, notamment en instaurant une règle transitoire liée à l’abolition de l’exemption additionnelle sur les gains en capital pour certains biens du secteur des ressources, une mesure initialement présentée lors du budget du 25 mars 2025.

Le ministère des Finances précise que ces modifications visent à accompagner les contribuables touchés par ce changement et à assurer une transition équitable.

Par ailleurs, Québec harmonise sa législation avec celle du gouvernement fédéral en modifiant la réglementation applicable aux fiducies mises en place dans le cadre d’un protocole d’entente entre Air Canada et des syndicats représentant ses employés. Cette modification permettra à la fiducie concernée de continuer à être exemptée des règles régissant les conventions de retraite.

Dans une déclaration, Eric Girard, ministre des Finances et ministre responsable des Relations avec les Québécois d’expression anglaise, a souligné :

« Les modifications annoncées aujourd’hui répondent à des enjeux qui touchent certains contribuables. Nous voulons nous assurer que notre régime fiscal est équitable et qu’il évolue au rythme des changements qui marquent notre société. »

Un signal fort pour la mode durable?

Liz Hershfield nommée directrice générale de Cotton Council International

Cotton Council International (CCI), la branche de promotion des exportations du National Cotton Council of America (NCC), annonce ce jeudi la nomination de Liz Hershfield au poste de directrice générale. Figure reconnue de la mode durable, Liz Hershfield succède à Bruce Atherley, parti à la retraite en mars dernier.

« Un leadership solide et des stratégies innovantes sont essentiels au maintien de l’avantage concurrentiel du coton américain », a déclaré Gary Adams, président-directeur général du NCC. « Liz est la bonne personne pour porter plus loin la mission de COTTON USA™, renforcer la visibilité de la fibre américaine et offrir aux producteurs de nouvelles opportunités dans un marché mondial en mutation. »

Forte de plus de deux décennies d’expérience dans l’industrie de la mode, Liz Hershfield a occupé des postes de direction dans des enseignes de renom telles que J.Crew, Madewell et Gap Inc. Elle est également fondatrice du cabinet Green-ish, spécialisé dans l’ESG et la gestion durable des chaînes d’approvisionnement.

Elle s’est distinguée par des initiatives majeures en faveur du coton régénératif, lui valant des distinctions prestigieuses telles que le Textile Exchange Ryan Young Climate+ Award, ainsi que des reconnaissances du Direct 60 award et du Rivet 50 Index pour son rôle de leader dans l’innovation denim.

Dans son nouveau rôle, Liz Hershfield ambitionne de « renforcer la croissance de la demande mondiale pour le coton américain, une fibre synonyme de qualité, d’innovation et de durabilité ». Elle mènera les programmes de la marque COTTON USA™, active dans plus de 50 pays, avec pour objectif d’accroître l’adoption du coton américain à tous les niveaux de la chaîne textile.

Les cellulaires bannis dans les écoles du Québec

École et civisme : Bernard Drainville impose un virage disciplinaire dans les établissements du Québec

Dans un Québec de plus en plus préoccupé par la montée de la violence et de l’intimidation en milieu scolaire, le ministre de l’Éducation Bernard Drainville choisit la fermeté. À l’occasion d’une déclaration solennelle, il a présenté aujourd’hui une série de mesures ambitieuses qui visent à « rétablir le respect et le civisme dans toutes les écoles du Québec ».

Ces annonces marquent une étape décisive dans la suite du Plan de prévention de la violence et de l’intimidation lancé en octobre 2023. Cette fois, il ne s’agit plus seulement de prévention, mais d’un changement culturel profond, que le ministre veut ancrer dans le quotidien des élèves — jusque dans leurs mots, leurs gestes, et leurs silences.

Interdiction complète du cellulaire : couper la racine du mal

Dès la rentrée 2025, les téléphones cellulaires, écouteurs et autres appareils mobiles seront strictement bannis de l’ensemble du terrain scolaire, du premier au dernier son de cloche, pauses et dîner compris. Une décision radicale, dans la continuité de l’interdiction déjà en vigueur en classe depuis janvier 2024.

Ce durcissement fait écho aux recommandations de la Commission spéciale sur les impacts des écrans et des réseaux sociaux, qui identifie le téléphone comme un catalyseur de nombreuses tensions. Le SPVM (Service de police de la Ville de Montréal) note lui aussi que de nombreux actes violents ont pour origine des conflits initiés ou exacerbés via les écrans.

« On agit à la source », a déclaré Bernard Drainville. « Le téléphone est trop souvent une arme d’intimidation ou d’exclusion sociale. L’interdire, c’est permettre à nos jeunes de redevenir présents, ensemble. »

Des exceptions encadrées seront prévues pour des raisons médicales, pédagogiques ou liées à des besoins particuliers. Chaque établissement conservera une marge de manœuvre locale pour mettre en œuvre cette nouvelle règle.

Retour du vouvoiement et codes de vie renforcés

Au cœur de cette réforme : un nouveau code de vie scolaire à appliquer dès janvier 2026 — ou plus tôt, pour les établissements prêts à devancer l’appel. Parmi les mesures phares :

  • Le vouvoiement devient la norme dans toutes les interactions entre élèves et personnel;
  • Les élèves devront désormais s’adresser aux adultes en disant « Monsieur » ou « Madame »;
  • Des sanctions progressives seront imposées en cas de non-respect : avertissements, lettres d’excuses, services rendus à l’école, voire expulsion pour les cas les plus graves;
  • Le respect des principes fondamentaux du vivre-ensemble, comme l’égalité femmes-hommes et le visage découvert à l’école, sera inscrit dans les règlements, sous réserve de l’adoption du projet de loi 94 sur la laïcité.

Au-delà des consignes, c’est une philosophie éducative fondée sur la responsabilité individuelle que le gouvernement veut restaurer, dans un système parfois accusé de laxisme ou de démission.

Les parents convoqués au devoir éducatif

Nouveauté de taille : les parents seront formellement impliqués dans la transmission et l’application de ces règles. Chaque école devra s’assurer qu’ils prennent connaissance du code de vie et le signent. En cas d’écart de conduite, leur présence pourra être exigée lors de rencontres avec l’école.

Le message est clair : les valeurs s’inculquent d’abord à la maison.

Une équipe d’intervention volante : soutien d’urgence aux écoles en détresse

Face aux cas les plus complexes, une équipe d’intervention spécialisée sera déployée dans les écoles qui en font la demande. Déjà en place dans sept établissements, cette cellule d’experts en éducation interviendra à la manière d’une brigade de médiation : analyse des enjeux, co-construction de plans d’action, formations, partenariat avec les forces policières ou les organismes communautaires.

Un dispositif inédit qui rappelle que le terrain reste au cœur des préoccupations, et que le ministère entend s’y engager de manière concrète.

Un virage culturel, pas seulement disciplinaire

En creux de ces mesures se lit une volonté de réenchanter le lien social à l’école, de remettre à l’honneur les règles partagées comme vecteur d’inclusion plutôt que d’exclusion. Le cellulaire n’est pas simplement un outil de distraction : c’est, dans l’analyse du ministre, un instrument de rupture sociale, qui accentue la solitude, la comparaison, le harcèlement.

La réponse est donc plus large qu’un simple cadre : elle se veut structurelle, éthique, pédagogique. Et, pour Drainville, urgente.

« Le respect ne s’enseigne pas uniquement par des leçons : il se vit. Il se ressent. Et il se structure. »


Cette réforme ambitieuse, qui ne manquera pas de susciter débats et résistances, pourrait bien redéfinir durablement le visage de l’école québécoise.

« Suzanne Guité » : hommage immersif et musical à une pionnière de l’art gaspésien au cœur de l’Assemblée nationale

Ce 10 mai, les murs solennels de l’Assemblée nationale du Québec vibreront au rythme d’une voix singulière de l’histoire artistique québécoise : celle de Suzanne Guité, sculptrice avant-gardiste et figure féminine marquante de la Gaspésie. À travers Suzanne Guité, théâtre musical contemporain, un spectacle immersif d’une quarantaine de minutes, c’est une femme libre, visionnaire et indomptable que la compositrice Mathilde Côté réinvente sur scène, entre musique contemporaine, poésie et mémoire.

Présentée dans le cadre de la Programmation citoyenne de l’Assemblée, cette création inédite se déploie dans l’agora du pavillon d’accueil, transformée pour l’occasion en écrin scénique. La production s’appuie sur des extraits des correspondances personnelles de Guité, révélant une personnalité vibrante, passionnée, profondément engagée dans son art et dans son époque.

« Suzanne Guité était un être plus grand que nature », confie Mathilde Côté. « Sa pensée, ses doutes, ses élans, tout résonne aujourd’hui avec une modernité saisissante. »

Une fresque musicale et sensorielle

Le spectacle convoque les voix cristallines du Chœur Ad Vitam et de la Maîtrise des Petits Chanteurs de Québec, dirigés par Anne Gilbert, pour interpréter un répertoire original conçu comme un dialogue entre la mémoire et l’intime. Aux instruments, un ensemble aussi éclectique que précis : piano (Mathilde Côté), guitares (André Lavergne), contrebasse (Simon Dolan) et percussions.

La comédienne et percussionniste Krystina Marcoux incarne une Suzanne Guité fragmentée, plurielle, faite d’ombres et de lumière. Sur scène, elle ne joue pas seulement un rôle : elle habite l’artiste, résonne avec elle, dans une performance à la fois physique, musicale et incarnée.

La direction de production, assurée par Zoé Jean-Deslauriers, veille à tisser un univers sensoriel immersif, où chaque élément – sons, voix, textes, présence scénique – agit comme une strate d’un autoportrait à plusieurs mains.

Une œuvre, un legs

Grâce à la collaboration du Musée de la Gaspésie, quelques œuvres de Guité seront exposées temporairement dans l’enceinte même de l’Assemblée, prolongeant ainsi l’expérience artistique par une incursion concrète dans le travail plastique de l’artiste.

Née en 1926 à New Richmond, formée à Chicago, Paris et Florence, Suzanne Guité a marqué les décennies 1950 à 1970 par une œuvre puissante et variée — sculptures monumentales, murales, tapisseries, aquarelles — et par un engagement sans relâche pour l’art en région. En cofondant le Centre d’art de Percé avec son mari Alberto Tommi, elle a posé les jalons d’une véritable scène artistique gaspésienne. Veuve précoce, mère de quatre enfants, gestionnaire, créatrice, elle fut une pionnière du féminisme artistique québécois, souvent en avance sur son temps.

Une mémoire qui dialogue avec le présent

La démarche de Mathilde Côté s’inscrit dans une volonté de reconnexion : à l’histoire, au territoire, aux figures oubliées. Déjà saluée pour son opéra La nuit est ma femme d’après Jack Kerouac, la compositrice gaspésienne confirme ici son sens du récit musical et de l’hommage incarné. Sa maîtrise de l’intime comme de l’ampleur chorale confère à ce spectacle une densité rare dans la scène contemporaine.