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Coût de la vie : posséder une voiture devient un luxe pour les Canadiens, selon Turo

Une étude publiée ce 1er mai par Turo, leader mondial de l’autopartage entre particuliers, révèle une pression financière croissante sur les automobilistes canadiens. Selon la quatrième édition de l’Indice de possession de véhicules, menée en partenariat avec Léger, 70 % des Canadiens jugent que leurs dépenses automobiles mensuelles dépassent ce qu’ils peuvent se permettre, alors que 78 % estiment ne pas pouvoir se passer de leur véhicule.

Les coûts annuels de possession automobile ont bondi de 9 % par rapport à 2024, atteignant 5 497 $. Cette inflation pousse 55 % des Canadiens à modifier leurs comportements de consommation, et 42 % à réduire leurs dépenses dans d’autres domaines pour conserver leur voiture.

« Alors que le coût de la vie augmente, les Canadiens cherchent des solutions pour alléger leurs charges, et l’autopartage s’impose comme une alternative crédible », affirme Bassem El-Rahimy, vice-président de Turo.

Des habitudes qui évoluent
L’étude montre une volonté croissante de rompre avec le modèle traditionnel de possession individuelle :

  • 48 % des propriétaires préfèreraient ne payer une voiture que lorsqu’ils en ont besoin ;
  • 41 % souhaitent bénéficier de meilleures options de transport pour se passer d’un véhicule personnel ;
  • 87 % des utilisateurs ayant essayé l’autopartage disent vouloir y recourir à nouveau (+8 % depuis 18 mois).

Les motifs les plus fréquents pour recourir à l’autopartage incluent les voyages domestiques, les courses, les déplacements professionnels et les séjours internationaux.

Nicole Richie devient ambassadrice mondiale de la marque FASHIONPHILE pour 2025

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FASHIONPHILE, première plateforme américaine de revente en ligne d’accessoires de luxe d’occasion, annonce ce 1er mai la nomination de Nicole Richie en tant qu’ambassadrice de marque pour l’année 2025. À cette occasion, la créatrice, actrice et icône de mode signe également une collection exclusive de ses pièces préférées.

Réalisée à Los Angeles par la photographe Claire Leahy et stylée par Jamie Mizrahi, la campagne met en scène le style signature de Nicole Richie, à la croisée de l’élégance décontractée et de l’engagement durable. Elle y présente une sélection de sacs à main et accessoires de grandes maisons telles que Chanel, Hermès, Louis Vuitton, Goyard, Cartier, Van Cleef & Arpels, Gucci et Dior.

« La mode durable n’est pas une tendance, c’est une responsabilité », déclare Nicole Richie. « FASHIONPHILE me permet de prolonger ma passion pour le vintage à travers une sélection incomparable d’accessoires ultra-luxe de seconde main. »

Outre une campagne photo, Nicole apparaît également dans une vidéo de 30 secondes où elle évoque la simplicité du processus d’achat et de revente sur FASHIONPHILE, ainsi que la vision de la marque pour une économie circulaire dans le luxe. Son implication personnelle et son amour du shopping éthique ont rendu cette collaboration naturelle et authentique.

« Ce partenariat reflète notre volonté commune de rendre le luxe plus durable et plus accessible », a déclaré Sophia Tsao, directrice du marketing digital chez FASHIONPHILE. « Nicole incarne parfaitement l’élégance consciente, avec un regard affûté pour la mode et une approche sans compromis de la consommation responsable. »

IA : KPMG Canada veut faire entrer l’entreprise dans une nouvelle ère

KPMG Canada fait entrer l’entreprise dans une nouvelle ère : un moteur d’IA agentique pour transformer le tissu économique canadien

Dans une annonce, KPMG Canada dévoile le lancement d’un moteur d’intelligence artificielle agentique, une avancée technologique qui promet de remodeler profondément les opérations des entreprises canadiennes.

Avec un investissement massif et ciblé, KPMG entend offrir aux entreprises locales des solutions concrètes bâties autour d’agents numériques autonomes, ces intelligences artificielles capables d’agir, de décider et d’exécuter des tâches complexes sans supervision humaine constante. L’enjeu : jusqu’à 30 % de gains d’efficience pour les organisations d’ici trois ans, dans un contexte économique où la pression concurrentielle et la recherche de performance sont exacerbées.

« L’IA agentique représente la forme d’intelligence artificielle la plus évoluée et la plus transformatrice à ce jour », déclare Stéphanie Terrill, associée directrice canadienne à la transformation numérique. « Elle est la clé pour propulser les entreprises canadiennes vers un avenir plus agile, plus compétitif, plus intelligent. »

Une réponse directe à la crise de productivité

Face à un ralentissement de la productivité et des tensions géopolitiques croissantes, KPMG Canada propose une réponse claire : capitaliser sur l’IA locale, développée par et pour le marché canadien. Des agents de souscription automatisés, des systèmes de gestion des risques prédictifs, ou encore des assistants ESG viennent compléter l’arsenal technologique désormais à la disposition des entreprises.

« Neuf dirigeants sur dix reconnaissent aujourd’hui que l’IA agentique est incontournable pour rester dans la course », note Walter Pela, leader des marchés IA chez KPMG. « Notre rôle est de leur offrir une rampe de lancement sûre, maîtrisée et performante. »

Une intégration transversale dans toutes les expertises

De la fiscalité à l’audit, en passant par les services juridiques ou le développement durable, l’IA agentique s’invite dans tous les silos métiers. Les plateformes propriétaires One Port et Digital Gateway intégreront ces agents intelligents pour renforcer la collaboration avec les clients, optimiser les flux et garantir la traçabilité des décisions grâce à une supervision humaine systématique.

Le cabinet va plus loin avec KPMG Clara, sa plateforme mondiale d’audit, désormais dopée aux agents numériques, offrant une analyse continue des risques et des flux, et améliorant ainsi la qualité des missions d’audit.

« Ces outils ne remplacent pas l’humain, ils le libèrent », résume Sebastian Distefano, directeur canadien de l’audit. « Moins de tâches répétitives, plus de valeur ajoutée. »

Un écosystème de formation et d’innovation

Pour accompagner cette mutation, KPMG s’appuie sur son Centre de développement des compétences, co-créé avec Microsoft Canada. Déjà 53 000 professionnels y ont été formés, preuve d’un engagement à long terme pour armer les décideurs face aux défis de demain.

En parallèle, la plateforme maison KPMG Kleo, dédiée à l’IA générative, permettra aux collaborateurs de créer leurs propres agents, dans une logique d’intrapreneuriat technologique. Le cabinet se positionne ainsi comme « client zéro », testant d’abord en interne ce qu’il déploie ensuite chez ses clients.

Un leadership affirmé sur la scène mondiale

En capitalisant sur ses racines locales, mais fort d’un réseau international structuré, KPMG Canada affirme son rôle de pionnier dans le domaine de l’IA agentique. L’initiative reflète une ambition assumée : faire du Canada un fer de lance mondial de l’innovation responsable, ancrée dans l’expertise, la sécurité, la transparence et la qualité.

Air Transat lance une liaison exclusive sans escale entre Québec et Fort-de-France

Air Transat annonce le lancement d’une route directe exclusive entre Québec (YQB) et Fort-de-France (FDF), renforçant ainsi sa présence sur le marché des Antilles françaises.

À compter du 14 décembre 2025 et jusqu’au 26 avril 2026, le transporteur opérera un vol hebdomadaire tous les dimanches entre l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec et l’Aéroport international Martinique Aimé Césaire. Cette desserte saisonnière constitue la première liaison directe entre ces deux destinations, une première pour une compagnie aérienne.

« Cette nouvelle liaison sans escale vient renforcer notre position de premier transporteur vers le Sud au départ de Québec, a déclaré Sebastian Ponce, chef de la direction des revenus chez Transat. Elle répond à une demande croissante, tout en optimisant l’utilisation de notre flotte d’A321LR. »

Le président-directeur général de YQB, Stéphane Poirier, salue également cette annonce : « Fort-de-France devient la première destination des Petites Antilles desservie directement depuis Québec. Ce développement stratégique renforce l’accessibilité de notre région et de tout le Québec vers les Caraïbes. »

Le vol sera assuré par l’Airbus A321LR et les passagers auront accès à des cabines ergonomiques et à une Classe Club offrant une expérience premium, promet Air Transat.

Poilievre, le roi de la droite dans la tourmente

Il promettait de « remettre les pendules à l’heure », de « rendre la vie plus abordable », de « libérer les Canadiens » de l’inflation, des taxes, et — disons-le franchement — de Justin Trudeau. Pendant un temps, Pierre Poilievre a su imposer son rythme, monopoliser l’attention médiatique et caresser l’illusion de la victoire. Il y a quelques mois, les sondages le donnaient gagnant, les conservateurs rêvaient de majorité. Et pourtant…

Revers monumental.

Le chef du Parti conservateur du Canada a perdu sa propre circonscription. Poilievre, non élu. Son adversaire libéral, jusque-là perçu comme figurant, a remporté le siège. Et de surcroit, un autre nouveau venu, Carney, devient premier ministre. Il y a des défaites politiques… et puis il y a celles qui marquent à vie. Celle-là est gravée au couteau.

Le chef conservateur a-t-il creusé lui-même sa tombe électorale? Trop certain de son aura numérique, trop arrogant face aux médias traditionnels qu’il méprise, trop calculateur dans ses attaques ad hominem, il s’est comporté comme un youtubeur en croisade plutôt qu’un chef d’État en devenir. On peut mobiliser Twitter avec des punchlines, mais on ne gagne pas une majorité avec du ressentiment.

Dans sa propre cour, les électeurs l’ont laissé tomber. Et voilà maintenant le parti conservateur dans une situation intenable : faut-il continuer à suivre un chef rejeté par sa propre population locale? Faut-il lui offrir une circonscription, comme un lot de consolation? Lui trouver un siège « en carton » dans une partielle téléguidée pour qu’il puisse siéger? Ou le remercier poliment, l’inviter à s’effacer, à digérer sa défaite?

La légitimité n’est pas un slogan.

La droite canadienne, si elle veut redevenir sérieuse et crédible, devra peut-être accepter que le culte de la personnalité ne remplace pas une vision. Et que la rage n’est pas une stratégie.

Pierre Poilievre a voulu gouverner le Canada comme on dirige une chaîne YouTube : avec des effets, des clips, et des ennemis à abattre. Mais les Canadiens ont préféré un projet à un pugiliste.

Il lui reste maintenant deux options : prendre du recul, faire son autocritique, rebâtir. Ou continuer, toute honte bue, à s’accrocher au volant d’un parti qu’il a mené à la déroute. Mais dans ce Canada post-électoral, plus mature qu’on ne le croyait, va-t-on suivre un général sans troupes?

Poilievre, chef sans siège. Et peut-être bientôt, chef sans parti.

Le crépuscule de Jagmeet Singh : une page se tourne pour la gauche canadienne

Il est des défaites qui claquent comme une gifle, d’autres qui résonnent comme un glas. Celle de Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) du Canada, appartient à cette seconde catégorie. Balayé dans son propre fief électoral, il incarne désormais un symbole de l’effondrement spectaculaire de son parti, réduit à une poignée dérisoire de sept députés. Une hécatombe électorale aux conséquences lourdes : Singh, contraint à la démission, laisse derrière lui un parti exsangue, marginalisé, et privé de ses privilèges parlementaires.

Il faut dire les choses comme elles sont : jamais un chef du NPD n’avait mené son parti aussi près de l’insignifiance politique. Porté à la tête de la formation en 2017 avec l’image rafraîchissante d’un leader jeune, progressiste, charismatique et résolument moderne, Singh incarnait l’espoir d’un renouveau pour la gauche canadienne. Il aura finalement été le fossoyeur d’une ambition déjà fragilisée par des années d’érosion électorale. Le jugement de l’électorat est sans appel.

Les causes de cette débâcle sont multiples. À commencer par une stratégie politique erratique. Trop souvent, le NPD de Singh a semblé osciller entre posture morale et absence de ligne claire, coincé entre une volonté d’incarner la conscience sociale du pays et une incapacité chronique à transformer cette vision en une force électorale tangible. Pire encore, en soutenant ponctuellement le gouvernement libéral minoritaire de Justin Trudeau, Singh a brouillé les repères idéologiques de son électorat traditionnel, qui a fini par se détourner de lui. Le NPD n’a plus été perçu comme un contre-pouvoir, mais comme un supplétif.

Cette déroute laisse désormais un vide politique sur la scène canadienne. Avec seulement sept députés, le NPD perd son statut de parti reconnu au Parlement — une perte symbolique, mais surtout pragmatique, puisqu’elle entraîne la disparition de ressources financières, de temps de parole et d’influence institutionnelle. La gauche fédérale n’a plus de locomotive.

La chute de Singh s’inscrit aussi dans une dynamique plus large : celle de l’essoufflement des formations progressistes traditionnelles dans les démocraties libérales. De Paris à Ottawa, de Berlin à Rome, on observe la même fatigue idéologique, la même incapacité à réinventer un projet social ambitieux dans un monde fragmenté, dominé par les crispations identitaires, la peur de l’avenir et l’individualisme.

Jagmeet Singh n’a pas su être l’homme de la refondation. Il restera comme celui d’une occasion manquée, d’une promesse inachevée. Sa démission était inévitable, presque attendue. Elle ne réglera rien à elle seule, mais elle permettra peut-être au NPD de se réinterroger sur ses fondements, ses priorités, et surtout sur sa capacité à parler de nouveau aux classes populaires, aux jeunes, aux oubliés de la mondialisation.

En politique, la défaite n’est pas toujours une fin ; parfois, elle est le début d’une reconstruction. Encore faut-il savoir écouter le message des urnes.

Carney interpellé : l’industrie de l’énergie réclame un plan ambitieux

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Au lendemain de la victoire électorale du premier ministre Mark Carney, les chefs de la direction de 38 grandes entreprises du secteur de l’énergie ont transmis leurs félicitations tout en pressant le nouveau gouvernement de passer à l’action pour affirmer la souveraineté économique du Canada et accélérer la création d’emplois par la modernisation des infrastructures énergétiques.

Dans une lettre ouverte adressée au premier ministre, les signataires soulignent que le Canada traverse une période charnière. « Ce moment marque non seulement le premier chapitre pour votre gouvernement, mais aussi une occasion importante pour notre nation de se rassembler autour d’objectifs communs et de bâtir la confiance nécessaire pour réaliser de grandes choses », peut-on y lire.

Les dirigeants proposent un plan d’action en cinq points, présenté initialement en mars dernier, visant à surmonter les freins réglementaires et à stimuler les investissements dans un contexte mondial exigeant. Ce plan repose sur des engagements concrets : simplifier les processus d’approbation, respecter des échéanciers fixes, augmenter la production, attirer des capitaux privés et renforcer la collaboration avec les communautés autochtones.

« Si ce plan est mis en œuvre, il aura des répercussions durables sur la souveraineté économique du Canada », a déclaré Rich Kruger, président et chef de la direction de Suncor. « C’est le moment de rapatrier les investissements au pays et d’assurer un avenir prospère à long terme. »

Le secteur de l’énergie, qui représentait 10,3 % du PIB canadien en 2023, continue de jouer un rôle structurant dans la vitalité économique du pays. Pourtant, les chefs de file de l’indu strie soulignent que des obstacles réglementaires persistants et des cadres d’investissement peu compétitifs freinent le développement de projets essentiels, notamment dans le gaz naturel liquéfié (GNL) et les pipelines.

« Le Canada a toutes les ressources, le savoir-faire et les technologies pour devenir une superpuissance énergétique mondiale », affirme Greg Ebel, président et chef de la direction d’Enbridge. « Le moment est venu pour les parlementaires de se mobiliser et de concrétiser cette vision. »

Alors que la demande mondiale en énergie traditionnelle demeure forte et que la transition énergétique se poursuit, les dirigeants insistent sur la nécessité d’investir dès maintenant. Ils affirment leur volonté de collaborer étroitement avec le gouvernement fédéral pour bâtir une industrie énergétique résiliente, durable et compétitive au bénéfice de tous les Canadiens.

Bruce Fanjoy, ce parfait inconnu qui a terrassé Poilievre

Il n’était pas le favori des médias. Il n’était même pas considéré comme un sérieux adversaire. Et pourtant, Bruce Fanjoy vient de faire basculer l’histoire politique canadienne contemporaine. Dans un renversement spectaculaire, ce néophyte politique, inconnu du grand public jusqu’à tout récemment, a remporté la circonscription de Carleton en défaisant rien de moins que Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur du Canada.

Une victoire symbolique, une claque magistrale.

Fanjoy, candidat libéral, a obtenu la confiance des électeurs de Carleton dans une course où peu auraient misé sur lui. Face à un Poilievre sûr de lui, fort de son long règne dans cette circonscription depuis 2004 et de son aura nationale, Fanjoy est resté calme, enraciné, méthodique. Résultat : plus de 50 % des voix et un siège libéral repris haut la main. Un tremblement de terre politique.

Mais qui est Bruce Fanjoy?

Résidant de Manotick, dans la banlieue sud d’Ottawa, Bruce Fanjoy est un homme de terrain, marié, père de deux enfants. Ancien entrepreneur et défenseur de causes communautaires, il s’est forgé une réputation discrète mais solide dans les milieux associatifs locaux. Il a œuvré dans des initiatives sociales, soutenu l’innovation locale, et mis l’accent sur des politiques de proximité plutôt que sur les grandes envolées idéologiques.

À 49 ans, Fanjoy n’a rien du politicien professionnel. Il n’a pas de vidéo virale sur TikTok. Il ne multiplie pas les polémiques. Il écoute plus qu’il ne parle. Et c’est sans doute là que réside sa force.

Un David face à Goliath numérique.

Dans une circonscription longtemps considérée comme imprenable pour les libéraux, Fanjoy a patiemment tissé des liens avec les citoyens, écouté leurs préoccupations, notamment sur le coût de la vie, le logement et les transports. Pendant ce temps, son adversaire multipliait les sorties contre les journalistes, les économistes, les institutions, et cherchait plus souvent à polariser qu’à rassembler.

Cette stratégie du clivage a échoué à Carleton. Les électeurs ont préféré la sobriété à la flamboyance. L’ancrage au bruit. La proximité au spectacle.

Et maintenant?

Avec cette victoire, Bruce Fanjoy ne devient pas seulement député. Il devient une figure symbolique : celle du citoyen engagé qui renverse l’ordre établi, celle de l’outsider qui défait un chef de parti en pleine campagne nationale. Plus encore : l’homme qui a empêché Poilievre d’entrer à la Chambre des communes.

Le voilà désormais propulsé au cœur du pouvoir libéral, dans un nouveau gouvernement formé par Mark Carney. On parle déjà de lui comme d’un symbole du renouveau. Lui, reste humble. Mais dans les couloirs d’Ottawa, le nom de Bruce Fanjoy est désormais associé à l’un des plus grands coups d’éclat de la politique canadienne contemporaine.

Et à Carleton, l’histoire retiendra que le géant est tombé. Et que c’est un parfait inconnu qui l’a fait chuter.

Photo FB

Projet de loi 101 : La FIQ sonne l’alarme sur une régression des protections pour les travailleuses du réseau public

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) dénonce vivement le projet de loi n° 101, présenté comme une réforme des lois du travail, mais perçu comme une attaque directe contre les mécanismes de prévention en santé et sécurité du travail dans les secteurs à majorité féminine tels que la santé et l’éducation.

Selon la FIQ, les modifications proposées fragilisent les protections déjà existantes pour des dizaines de milliers de professionnelles en soins. « Le gouvernement affaiblit les leviers de prévention au lieu de les renforcer. C’est inacceptable, surtout dans des milieux aussi à risque que les hôpitaux ou les centres d’hébergement », a déclaré Isabelle Groulx, vice-présidente de la FIQ.

En s’exemptant lui-même des obligations qu’il impose ailleurs, le gouvernement tourne le dos à des engagements de longue date, souligne la fédération. Ces mécanismes, instaurés depuis les années 1980, ont démontré leur efficacité, mais seraient désormais relégués à la discrétion de l’État dans les réseaux publics.

Les chiffres sont éloquents : en 2023, le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale représentait 33,6 % des lésions professionnelles indemnisées au Québec, tout en ne comptant que pour 13,6 % des emplois. En 2022, les coûts liés à ces blessures s’élevaient à près de 245 millions de dollars. Les professionnelles, souvent victimes de violences physiques et psychologiques, voient leurs conditions de travail se détériorer, selon la FIQ.

« Le projet de loi centralise les décisions entre les mains des employeurs, écarte les représentantes des travailleuses et compromet les comités de santé et sécurité. On sacrifie des acquis essentiels, dans un contexte où les inégalités persistent », ajoute Mme Groulx.

La FIQ entend déposer un mémoire dans les prochaines semaines pour exposer les conséquences concrètes de cette réforme. Elle exhorte le gouvernement à retirer les dispositions jugées néfastes du projet de loi 101 et à rétablir des mécanismes de prévention justes et universels.

Un petit timbre, un grand avenir : Postes Canada s’engage pour les enfants

Postes Canada dévoile un timbre au grand cœur pour bâtir l’avenir des enfants

Donner un coup de pouce à l’avenir, un timbre à la fois. C’est la promesse renouvelée par Postes Canada, qui a lancé aujourd’hui un nouveau timbre philanthropique dans le cadre de sa campagne annuelle en soutien à la Fondation communautaire de Postes Canada. L’objectif : récolter des fonds pour des programmes essentiels destinés aux enfants et aux jeunes du pays.

Cette édition 2025 se distingue par une illustration émouvante de girafes entourant leurs petits, symbolisant la tendresse, la protection et l’encouragement nécessaires à l’épanouissement de chaque enfant. Un dessin signé Anne-Julie Dudemaine, avec une typographie originale et ludique conçue par le studio Paprika, qui incarne à merveille la fraîcheur et la créativité de l’enfance.

Un timbre, mille possibilités

Le timbre est bien plus qu’un support postal : il devient un levier de solidarité. Pour chaque carnet de 10 timbres, un dollar supplémentaire est versé à la Fondation. De même, 10 cents de chaque carte postale ou pli Premier Jour officiel sont consacrés à cette cause.

Depuis sa création en 2012, la Fondation communautaire de Postes Canada a investi 14,8 millions de dollars dans plus de 1 300 projets communautaires d’un bout à l’autre du pays. Écoles, organismes de bienfaisance, centres jeunesse — tous bénéficient de ce soutien dans le but de créer un environnement positif, sûr et stimulant pour les jeunes de 21 ans et moins.

« Chaque timbre vendu est une promesse, un geste concret qui aide des enfants à rêver plus grand, à s’exprimer, à apprendre et à s’épanouir », souligne un représentant de Postes Canada.

Un engagement profondément enraciné

Ce timbre n’est pas seulement le fruit d’un comité de conception : il a été sélectionné par le personnel même de Postes Canada, incarnant ainsi un engagement collectif, du bureau de poste local à la direction nationale. La Fondation, quant à elle, repose sur une approche de terrain. Elle canalise les dons du public, les contributions du personnel et les recettes des ventes pour offrir des subventions ciblées à des projets à fort impact local.

Cette campagne incarne également la mission sociale que Postes Canada s’est donnée : contribuer à un Canada plus fort par la solidarité et l’action communautaire. En renforçant les maillons les plus vulnérables de la société — les enfants —, elle s’inscrit dans une vision de progrès humain durable.