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Ottawa et l’Alberta scellent un pacte énergétique majeur entre pétrole, carbone et exportations

Le gouvernement canadien et la province de l’Alberta ont annoncé vendredi un accord de mise en œuvre présenté comme « historique » visant à accélérer les exportations énergétiques, renforcer les marchés du carbone et développer les infrastructures électriques du pays.

L’entente, dévoilée par le Premier ministre Mark Carney et la cheffe du gouvernement albertain Danielle Smith, s’inscrit dans le prolongement d’un protocole conclu en novembre 2025 pour réorienter la politique énergétique canadienne vers une approche jugée plus favorable aux investissements.

Le plan prévoit notamment un renforcement progressif de la tarification du carbone dans le secteur industriel, avec un prix fixé à 130 dollars canadiens la tonne d’ici 2040. Ottawa et Edmonton entendent également soutenir le développement de marchés du carbone plus « crédibles » grâce à des mécanismes de garanties de prix et à des contrats sur différence visant 75 millions de tonnes d’émissions.

Les deux gouvernements ont aussi annoncé leur intention de doubler la capacité du réseau électrique albertain d’ici 2050 en misant sur le nucléaire, l’éolien, le solaire, la géothermie et les technologies à faibles émissions.

L’accord prévoit par ailleurs l’étude d’un nouvel oléoduc destiné à acheminer quotidiennement au moins un million de barils de bitume albertain vers les marchés asiatiques. Le projet, qui doit être soumis au Bureau des grands projets avant juillet 2026, serait soutenu par le projet de captage et stockage de carbone Pathways.

Selon Ottawa, ce projet pourrait réduire les émissions du secteur pétrolier de 16 millions de tonnes par an tout en générant des dizaines de milliards de dollars pour l’économie canadienne.

« Nous bâtissons un pays productif et doté d’une économie plus prospère, plus durable et plus résiliente », a déclaré Mark Carney.

L’accord intervient alors que le Canada cherche à diversifier ses débouchés énergétiques et à accélérer les investissements dans les infrastructures stratégiques face aux tensions commerciales et aux transformations du marché mondial de l’énergie.

Québec : les syndicats réclament une meilleure reconnaissance du personnel de soutien en éducation

Plusieurs organisations syndicales québécoises ont appelé samedi à une meilleure reconnaissance des personnels de soutien et des professionnels du réseau éducatif, à l’occasion de la Journée mondiale des personnels de soutien décrétée par Internationale de l’Éducation.

Dans un communiqué conjoint, les fédérations affiliées à Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont souligné le rôle « essentiel » joué par ces travailleurs dans les écoles, cégeps, universités et établissements privés de la province.

Sous le thème « Notre fierté de soutenir l’éducation, chaque jour », les syndicats ont insisté sur la contribution du personnel de soutien et des professionnels à la réussite éducative, dans un contexte marqué par des défis persistants dans le réseau de l’éducation québécois.

Les organisations signataires, dont Fédération du personnel de soutien scolaire, Fédération du personnel professionnel de l’éducation du Québec et Fédération du personnel professionnel des collèges, rappellent que ces employés assurent quotidiennement des tâches jugées indispensables au fonctionnement des établissements et au soutien des élèves.

Les syndicats ont également mis en avant la forte présence des femmes dans ces professions, estimant que leur contribution demeure insuffisamment reconnue malgré leur rôle central dans l’accompagnement des étudiants et le maintien d’environnements éducatifs sécuritaires.

Selon les organisations, cette reconnaissance devrait se traduire par de meilleures conditions de travail, une valorisation accrue des expertises professionnelles et des investissements durables dans les emplois de soutien.

La Fédération du personnel de soutien scolaire, affiliée à la CSQ, indique représenter près de 43.000 membres à travers le Québec, tandis que les autres fédérations regroupent plusieurs milliers de professionnels œuvrant dans les réseaux scolaire, collégial et universitaire.

Cannes 2026 : Québec veut renforcer la place du français dans l’audiovisuel mondial

Le ministre québécois de la Culture, Mathieu Lacombe, effectue cette semaine une mission à Cannes et à Paris afin de promouvoir l’industrie audiovisuelle québécoise et défendre la diversité culturelle francophone à l’ère numérique.

Le déplacement, prévu du 14 au 20 mai, s’inscrit dans le cadre du Festival de Cannes et de son Marché du Film, considéré comme le principal rendez-vous mondial de l’industrie cinématographique.

Le ministre doit y rencontrer plusieurs responsables européens, dont Éric Thill, ministre de la Culture du Luxembourg, ainsi que des représentants du Centre national du cinéma et du festival Séries Mania.

Selon le gouvernement québécois, cette mission vise à soutenir le développement international des entreprises culturelles de la province, alors qu’environ 200 sociétés québécoises participent cette année au Marché du Film avec l’appui de Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).

À Paris, Mathieu Lacombe rejoindra la première ministre québécoise Christine Fréchette lors d’une réception marquant les 20 ans de l’Accord Québec-Canada relatif à l’UNESCO.

Québec entend notamment plaider en faveur d’un protocole additionnel à la Convention de 2005 sur la diversité des expressions culturelles afin de renforcer la « souveraineté culturelle » face aux grandes plateformes numériques.

« Le Marché du Film fait partie des événements incontournables pour créer de nouveaux liens et renforcer les partenariats permettant le développement de marchés pour les œuvres québécoises », a déclaré le ministre dans un communiqué.

Créé en 1959, le Marché du Film avait réuni plus de 15.000 professionnels issus de 140 pays lors de son édition 2025.

Vieillissement de la population : TELUS mise sur la technologie pour soutenir les soins à domicile

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Face au vieillissement rapide de la population canadienne, TELUS a annoncé vendredi le lancement d’un appel national aux entreprises technologiques afin de développer de nouvelles solutions destinées au maintien des soins à domicile pour les personnes âgées.

Le groupe canadien de télécommunications organisera le 9 juillet à Vancouver un « Sommet d’innovation sur le maintien à domicile », visant à identifier des partenaires capables de concevoir des outils technologiques destinés aux aînés et aux proches aidants.

Selon l’entreprise, les Canadiens âgés pourraient représenter près du quart de la population d’ici 2030, accentuant la pression sur les systèmes de santé et les services de soins de longue durée.

Déjà présente sur ce marché avec ses dispositifs Alerte Médicale TELUS Santé, spécialisés notamment dans la détection des chutes, TELUS souhaite désormais élargir son offre à des solutions favorisant l’autonomie et le maintien à domicile.

« Le maintien des soins à domicile n’est pas seulement une question de sécurité, mais aussi de préservation de la dignité et de l’autonomie », a déclaré Chris Engst, vice-président des solutions de santé grand public.

L’entreprise affirme rechercher des partenaires capables d’intégrer leurs technologies aux plateformes de TELUS afin de créer un écosystème de soins destiné à soutenir à la fois les patients et les aidants naturels.

Les entreprises intéressées peuvent soumettre leur candidature jusqu’au 29 mai. Les partenaires retenus auront l’occasion de collaborer avec le groupe pour déployer leurs solutions à l’échelle canadienne.

Présente dans plus de 45 pays, TELUS indique que sa division santé dessert environ 170 millions de personnes dans le monde à travers des services liés à la télémédecine, à la prévention et au mieux-être numérique.

À Saint-Hyacinthe, le jardin « Nostalgia 2 » fait fleurir mémoire et écologie

Un jardin inspiré des souvenirs d’enfance et conçu selon des principes écologiques a été inauguré cette semaine au Jardin Daniel A. Séguin par des étudiants de Institut de technologie agroalimentaire du Québec, illustrant la volonté de la relève horticole québécoise de conjuguer patrimoine paysager et développement durable.

Baptisé « Nostalgia 2 », le projet a été présenté jeudi devant près d’une centaine d’invités par les étudiants du programme Paysage et commercialisation en horticulture ornementale (PCHO) du campus de Saint-Hyacinthe.

Le jardin s’inspire des aménagements traditionnels associés aux jardins familiaux d’autrefois, notamment ceux « des grands-mamans », selon les concepteurs. L’espace mise sur une disposition symétrique et des plantations favorisant une atmosphère de calme et de bien-être.

Particularité du projet : il a été réalisé conjointement par les cohortes étudiantes de 2025 et 2026, une collaboration que les organisateurs présentent comme un symbole de transmission entre générations d’étudiants.

Les conceptrices étudiantes Amélie Michaud et Mia Guillette ont indiqué que le jardin repose sur l’approche « PUUR paysage », centrée sur l’aménagement écologique. Le site comprend notamment des sentiers perméables favorisant l’infiltration de l’eau, des végétaux soutenant la biodiversité ainsi que des matériaux réutilisés.

L’inauguration a permis aux visiteurs de découvrir un projet mêlant création paysagère, sensibilisation environnementale et mémoire collective, dans un contexte où les initiatives de verdissement durable gagnent en importance au Québec.

Fondé il y a plus de 60 ans, Institut de technologie agroalimentaire du Québec est le seul établissement collégial francophone spécialisé en agroalimentaire dans la province.

Montréal sous pression: 52 grands chantiers routiers prévus cet été

Les automobilistes de la région métropolitaine de Montréal devront composer avec une nouvelle saison de perturbations routières alors que Mobilité Montréal a annoncé vendredi le déploiement de 52 chantiers majeurs pour le printemps et l’été 2026, dont 23 nouveaux projets.

Les travaux toucheront plusieurs axes stratégiques de l’agglomération, notamment les autoroutes 15, 20, 25, 40 et 520, ainsi que différentes traversées entre Montréal et les rives nord et sud. Neuf liens interrives feront l’objet d’interventions à divers moments au cours des prochains mois.

Les secteurs du centre-ville, du sud-ouest de l’île, de LaSalle, de Saint-Laurent et d’Ahuntsic-Cartierville figurent parmi les zones les plus susceptibles d’être affectées par des fermetures partielles, des détours et des ralentissements importants.

Le pont Honoré-Mercier, l’échangeur Saint-Pierre et plusieurs tronçons de l’autoroute Métropolitaine seront notamment visés par des travaux de réfection et de modernisation.

Les partenaires de Mobilité Montréal affirment vouloir limiter les impacts sur la circulation en concentrant une partie des interventions durant les nuits et les fins de semaine. Les entraves seront également réparties sur l’ensemble de la période estivale afin d’éviter la fermeture simultanée de plusieurs axes majeurs.

Les autorités recommandent aux usagers de privilégier le transport collectif et actif lorsque possible, alors que la saison estivale coïncidera aussi avec de nombreux événements attirant d’importants déplacements dans la métropole.

Cité Mémoire renaît : le Vieux-Montréal retrouve ses projections emblématiques

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Après une interruption d’un an, le parcours multimédia Cité Mémoire fera son retour dans le Vieux-Montréal à compter du 17 mai, date marquant l’anniversaire de la fondation de la métropole québécoise, ont annoncé samedi ses organisateurs.

Dix tableaux emblématiques seront de nouveau projetés sur quatre sites du quartier historique, redonnant vie aux façades, ruelles et places publiques grâce à une combinaison d’images, de récits et de musique diffusés à la tombée de la nuit.

Le projet est relancé grâce à une contribution de 687.000 dollars canadiens accordée par la Ville de Montréal sur trois ans. Cette aide vise à soutenir une œuvre devenue, au fil des années, l’un des principaux attraits culturels nocturnes du Vieux-Montréal.

Créé par les artistes Michel Lemieux et Victor Pilon, avec des textes du dramaturge Michel Marc Bouchard, le parcours transforme l’espace urbain en musée à ciel ouvert inspiré de l’histoire montréalaise.

« Le retour des tableaux de Cité Mémoire dans le Vieux-Montréal est une excellente nouvelle pour Montréal, ses citoyens et pour l’ensemble de l’industrie touristique et culturelle », a déclaré Martin Laviolette, fondateur et producteur délégué de Montréal en Histoires.

Présenté gratuitement toute l’année, du mercredi au dimanche, le parcours invite les visiteurs à utiliser l’application mobile dédiée afin d’accéder aux bandes sonores et aux contenus narratifs associés aux projections.

Lancée en 2016, Cité Mémoire s’est imposée comme l’une des signatures culturelles les plus reconnues de la métropole québécoise, attirant touristes et résidents dans les rues du Vieux-Montréal après la tombée du jour.

Une firme mondiale d’IA s’installe à Montréal pour miser sur le virage numérique des entreprises

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L’entreprise spécialisée en intelligence artificielle et en automatisation Ashling a annoncé vendredi l’ouverture d’un bureau à Montréal, marquant sa première implantation physique au Québec et une expansion de ses activités au Canada.

La société, qui accompagnait déjà des entreprises québécoises à distance, affirme vouloir renforcer sa présence locale alors que les organisations accélèrent leurs investissements en intelligence artificielle et en automatisation des processus.

Le bureau montréalais servira de centre régional pour les projets liés à l’IA appliquée, à l’automatisation et à la transformation numérique. Ashling dit vouloir aider les entreprises à convertir leurs projets pilotes en gains de productivité mesurables.

L’entreprise soutient que plusieurs organisations peinent encore à intégrer durablement l’intelligence artificielle dans leurs opérations, notamment en raison du manque d’expertise spécialisée et des défis liés à l’adaptation des infrastructures technologiques.

Ashling travaille notamment avec des partenaires technologiques comme Microsoft, Google, Amazon Web Services et UiPath.

Le bureau de Montréal sera dirigé par Nicolas Payeur et regroupera des spécialistes en IA, des développeurs et des analystes d’affaires bilingues. L’entreprise indique être en phase de recrutement pour plusieurs postes liés à l’automatisation intelligente et à l’intelligence artificielle appliquée.

Fondée aux États-Unis, Ashling compte plus de 250 employés et intervient principalement dans les secteurs bancaire, manufacturier, du commerce de détail et des services financiers.

Québec ouvre un vaste chantier sur le financement des infrastructures municipales

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Le gouvernement du Québec lance une réflexion nationale sur le coût et le financement des infrastructures municipales, alors que plusieurs villes font face à une pression croissante liée au vieillissement des réseaux d’eau et aux coûts de construction.

Le ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, en a dévoilé les grandes lignes vendredi devant les membres de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), réunis en congrès annuel à Québec.

La démarche, demandée par la première ministre Christine Fréchette, prévoit une consultation publique en ligne dès le 19 mai, suivie d’un forum réunissant élus municipaux, experts universitaires et acteurs de l’industrie de la construction.

Le gouvernement souhaite notamment examiner l’utilisation des pouvoirs fiscaux des municipalités, revoir certaines normes jugées coûteuses et identifier des mécanismes pour prioriser l’entretien des infrastructures existantes.

Un comité d’experts doit ensuite se pencher sur des pistes de réforme entre juillet et novembre 2026. Un rapport final est attendu en décembre.

Cette initiative survient dans un contexte où plusieurs municipalités dénoncent l’explosion des coûts liés aux infrastructures d’eau, aux travaux routiers et à l’entretien des actifs municipaux.

En marge de l’annonce, Samuel Poulin a également indiqué vouloir accélérer le développement de quartiers destinés aux premiers acheteurs et réduire les délais administratifs entourant les projets municipaux. Des mesures additionnelles devraient être dévoilées prochainement, selon le ministère.

La CSQ attaque la Loi 4 en justice et dénonce une tentative de « museler » les syndicats

La Centrale des syndicats du Québec a déposé une contestation devant la Cour supérieure du Québec afin de faire invalider certaines dispositions de la Loi 4, qu’elle juge contraires aux droits fondamentaux protégés par la Constitution canadienne.

Le syndicat estime que cette loi, adoptée au nom de la transparence et de la gouvernance des associations en milieu de travail, limite de façon abusive l’utilisation des cotisations syndicales et restreint la capacité des organisations à intervenir sur des enjeux sociaux, politiques et juridiques.

Le président de la CSQ, Éric Gingras, affirme que le texte législatif porte atteinte à la liberté d’association et à la liberté d’expression des syndicats. Selon lui, les nouvelles règles créent une inégalité entre organisations syndicales et employeurs, ces derniers n’étant pas soumis aux mêmes contraintes.

La centrale soutient également que certaines dispositions limitent le droit des syndicats de contester des décisions devant les tribunaux lorsqu’il s’agit d’enjeux dépassant strictement les conditions de travail. Elle dénonce aussi l’introduction de sanctions pénales liées à l’utilisation jugée non conforme des cotisations facultatives.

La CSQ affirme ne pas s’opposer aux principes de transparence financière, mais considère que la loi ouvre la porte à une intervention politique dans les affaires syndicales. L’organisation syndicale compare cette réforme à un recul historique des droits des travailleurs.

Cette contestation s’ajoute à d’autres recours judiciaires déjà entrepris contre des réformes récentes du gouvernement québécois en matière de droit du travail et de services essentiels.