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Québec-France : un partenariat économique renforcé dans un contexte mondial tendu

Business France et Investissement Québec International ont renouvelé lundi leur partenariat stratégique afin d’intensifier les échanges commerciaux et les investissements entre la France et le Québec, dans un contexte de recomposition des chaînes d’approvisionnement mondiales.

L’entente a été officialisée à l’hôtel de Matignon en présence de Christine Fréchette et du premier ministre français Sébastien Lecornu.

Cette reconduction fait suite à une première convention couvrant la période 2022-2025, durant laquelle les deux organismes ont multiplié les initiatives conjointes de soutien aux entreprises québécoises et françaises.

Le nouvel accord vise notamment à renforcer la coopération dans des secteurs jugés stratégiques comme les matériaux critiques, la défense, l’environnement et les technologies industrielles. Les deux partenaires souhaitent aussi faciliter le partage de projets d’investissement et l’accompagnement des entreprises de part et d’autre de l’Atlantique.

Selon les chiffres dévoilés par Business France, le Québec a représenté en 2025 près de 70 % des projets d’investissement canadiens réalisés en France, générant environ 2 000 emplois. Près de 90 % des projets canadiens détectés par l’agence française provenaient également du Québec.

De son côté, Investissement Québec International affirme avoir accompagné 23 projets d’investissement français au Québec l’an dernier, incluant plusieurs implantations et réinvestissements majeurs ayant permis la création ou le maintien de près de 2 000 emplois.

Le directeur général de Business France, Louis Margueritte, a souligné la nécessité de « sécuriser et accélérer les coopérations économiques » face aux bouleversements du commerce mondial.

Le président d’Investissement Québec International, Hubert Bolduc, a pour sa part insisté sur l’importance de diversifier les marchés et de renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement entre les deux économies francophones.

Le Québec demeure aujourd’hui la principale porte d’entrée des entreprises françaises en Amérique du Nord, tandis que la France constitue l’un des premiers marchés européens ciblés par les entreprises québécoises en expansion internationale.

Québec : le secteur bioalimentaire se projette à l’horizon 2035 lors d’une rencontre stratégique

Plus de 700 acteurs du secteur bioalimentaire se sont réunis à Drummondville, dans la province du Québec, à l’occasion d’une rencontre consacrée à la Politique bioalimentaire 2025-2035, a annoncé le ministère de l’Agriculture.

Organisé par le Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, l’événement visait à renforcer la coopération entre producteurs, transformateurs, distributeurs et partenaires régionaux autour des enjeux de souveraineté alimentaire et de compétitivité du secteur.

Le ministre de l’Agriculture, Donald Martel, a insisté sur la nécessité d’une action collective pour soutenir la relève agricole, améliorer la productivité et adapter la filière aux changements économiques et géopolitiques.

Les discussions ont notamment porté sur le renouvellement des entreprises, le rôle des jeunes agriculteurs, ainsi que sur la diversification des marchés et la résilience des chaînes d’approvisionnement.

Selon les organisateurs, le secteur bioalimentaire représente environ 7 % du produit intérieur brut québécois et emploie plus de 500 000 personnes à travers la province.

Plusieurs représentants de l’industrie, dont Sollio Groupe Coopératif et Agropur, ont réaffirmé leur engagement à soutenir l’innovation, la transformation alimentaire et le développement durable.

La Politique bioalimentaire 2025-2035 fixe trois grandes priorités : renforcer la compétitivité, valoriser le territoire agricole et accélérer la transition vers des pratiques durables.

Logement au Québec : un réseau d’aide activé à l’approche du 1er juillet

À l’approche du traditionnel déménagement du 1er juillet, les ménages sans logement au Québec sont invités à contacter sans délai les services d’aide à la recherche de logement (SARL), a indiqué lundi la Société d’habitation du Québec.

Déployés à travers une quarantaine de points de service, ces dispositifs visent à accompagner gratuitement les locataires en difficulté dans leur recherche d’un toit, en collaboration avec les offices d’habitation et des organismes communautaires. Une campagne de sensibilisation est lancée jusqu’au début juillet afin d’orienter les ménages vers ces services.

Selon la ministre responsable de l’Habitation, Karine Boivin Roy, ces services constituent « la porte d’entrée d’un réseau de solidarité » mobilisé pour prévenir les situations de précarité résidentielle.

Le gouvernement québécois prévoit également des mesures financières, dont des aides au logement et un soutien aux municipalités, afin de répondre à la pression accrue sur le marché locatif durant cette période critique.

En 2025, plus de 16 000 ménages ont eu recours à ce réseau d’aide, selon la SHQ, qui assure une présence renforcée entre la mi-juin et le début juillet, période où les demandes d’urgence augmentent fortement chaque année au Canada.

Le Festival des Arts de Saint-Sauveur célèbre ses 35 ans avec une affiche internationale spectaculaire

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Le Festival des Arts de Saint-Sauveur dévoile une programmation ambitieuse pour sa 35e édition, qui se tiendra du 22 juillet au 2 août sous le Grand Chapiteau de Saint-Sauveur, avec des compagnies venues d’Amérique, d’Europe, d’Asie et d’Australie.

Le festival, devenu l’un des rendez-vous majeurs de la danse contemporaine au Canada, misera cette année sur des créations mêlant ballet, cirque contemporain, théâtre physique et musique symphonique.

La soirée d’ouverture sera assurée par le collectif montréalais People Watching avec Play Dead, une œuvre à la croisée du cirque contemporain et de la danse. La compagnie réunit des artistes ayant collaboré avec Cirque du Soleil, Les 7 Doigts et Broadway.

Le festival accueillera également la compagnie taïwanaise Hung Dance avec Birdy, ainsi que Ballet Hispánico qui présentera CARMEN.maquia, relecture contemporaine du mythe de Carmen signée par le chorégraphe espagnol Gustavo Ramírez Sansano.

Parmi les temps forts figure aussi la venue du Charlotte Ballet et du Royal Winnipeg Ballet, plus ancienne compagnie de ballet d’Amérique du Nord encore en activité.

Le 28 juillet, l’Orchestre Métropolitain dirigé par Yannick Nézet-Séguin offrira un concert réunissant des œuvres de Dvořák, Grieg, Émilie Mayer et Guillaume Couture.

Autre attraction attendue : Wolf, du collectif australien Circa, reconnu mondialement pour ses créations acrobatiques avant-gardistes.

En parallèle des spectacles payants, plusieurs activités gratuites seront proposées au public, dont les « Samedis dansants », un tournoi de danse urbaine et une Matinée Jeunesse.

Le festival bénéficie notamment du soutien du gouvernement du Canada, du gouvernement du Québec et de plusieurs partenaires privés, dont Hydro-Québec et Banque Nationale du Canada.

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crédit photo-LIU,Ren-haur

Un premier cas confirmé de hantavirus Andes détecté au Canada après une croisière

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L’Agence de la santé publique du Canada a confirmé dimanche un premier cas de hantavirus Andes au pays, lié à l’éclosion observée à bord du navire de croisière MV Hondius.

Le cas confirmé concerne un passager ayant séjourné en Colombie-Britannique, ont indiqué les autorités sanitaires fédérales. Des analyses effectuées par le Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg ont permis de confirmer l’infection le 16 mai.

Une deuxième personne ayant voyagé avec le patient a obtenu un résultat négatif, tandis qu’aucun autre cas n’avait été identifié dimanche matin, selon l’agence fédérale.

Les autorités de santé publique précisent que tous les contacts considérés à haut risque sont actuellement isolés et suivis de près.

Le hantavirus Andes, rare mais potentiellement mortel, peut provoquer une grave infection respiratoire. Il est principalement transmis par contact avec des rongeurs infectés ou leurs excréments. Ce variant, observé surtout en Amérique du Sud, suscite une attention particulière en raison de possibles transmissions entre humains dans certaines circonstances.

L’ASPC affirme toutefois que le risque pour la population canadienne demeure « faible » à ce stade.

L’agence fédérale travaille avec les autorités sanitaires de la Colombie-Britannique et a transmis les informations relatives au cas à l’Organisation mondiale de la Santé dans le cadre du Règlement sanitaire international.

« Compte tenu de la gravité de ce virus, nous adoptons une approche prudente afin d’assurer la protection des Canadiennes et des Canadiens », a déclaré la Dre Joss Reimer.

L’enquête internationale sur l’éclosion liée au MV Hondius se poursuit.

Le Mois du Tennis au Canada est de retour en juin

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Plus de six millions de Canadiens ont joué au tennis en 2025, un record selon Tennis Canada

Tennis Canada a annoncé jeudi le retour du « Mois du tennis au Canada » en juin, dans un contexte de forte croissance de la pratique de ce sport à travers le pays.

Selon une étude réalisée avec YouGov Canada, plus de six millions de Canadiens ont joué au tennis en 2025, soit plus d’un million de joueurs supplémentaires comparativement à l’année précédente.

L’organisation sportive précise que cette hausse est particulièrement marquée chez les jeunes âgés de 12 à 17 ans : 37 % d’entre eux ont pratiqué le tennis en 2025, en progression de 14 % sur un an.

Lancée pour une troisième année consécutive, l’initiative du Mois du tennis vise à multiplier les activités accessibles partout au pays, en collaboration avec les associations provinciales et territoriales ainsi que les clubs locaux.

Le programme Rogers Premier Set occupera une place centrale dans la programmation avec des activités d’initiation destinées aux débutants.

« Le tennis est un sport qui rassemble toutes les générations, tous les niveaux et toutes les collectivités », a déclaré Gavin Ziv, chef de la direction de Tennis Canada, soulignant également les bénéfices physiques et mentaux associés à cette discipline.

L’édition 2026 du Mois du tennis bénéficie aussi du soutien de l’Comité olympique canadien, qui finance plusieurs programmes liés au sport communautaire et à la participation des jeunes.

Des activités seront organisées dans plusieurs villes canadiennes durant tout le mois de juin afin de favoriser l’accès au tennis pour les joueurs de tous âges et de tous niveaux.

Les Canadiens de Montréal humiliés 8-3 par Buffalo et forcés à un match ultime

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Les Canadiens ont laissé filer une avance de deux buts avant de subir une lourde défaite 8-3 contre les Buffalo Sabres samedi soir au Centre Bell, ratant une première occasion d’accéder à la finale de l’Association Est de la National Hockey League.

Porté par une foule survoltée, le Tricolore avait pourtant pris les commandes 3-1 après seulement dix minutes de jeu grâce aux buts d’Arber Xhekaj, Ivan Demidov et Jake Evans.

Mais les Sabres ont complètement renversé la rencontre en inscrivant sept buts consécutifs, profitant notamment des erreurs défensives et d’un effondrement collectif du Canadien en deuxième période.

Rasmus Dahlin a mené l’attaque de Buffalo avec un but et quatre aides, tandis que Tage Thompson a récolté quatre points. Jack Quinn a ajouté deux buts pour les visiteurs.

Le gardien Jakub Dobes, jusque-là solide depuis le début des séries, a accordé six buts avant d’être remplacé en troisième période par Jacob Fowler.

Après la rencontre, l’entraîneur-chef Martin St. Louis a reconnu que son équipe n’avait « pas joué un bon match », évoquant un manque de calme et d’exécution dans les moments clés.

Le capitaine Nick Suzuki a parlé du « pire match des séries » pour son équipe, tout en rappelant que Montréal conservait une ultime chance de conclure la série.

La pression semblait également avoir rattrapé plusieurs jeunes joueurs du Canadien, notamment Juraj Slafkovsky, auteur de plusieurs revirements dans une soirée difficile pour le premier trio.

À l’extérieur du Centre Bell, des milliers de partisans massés sur l’avenue des Canadiens-de-Montréal ont vu l’ambiance festive s’éteindre progressivement au fil des buts de Buffalo. Selon le Service de police de la Ville de Montréal, aucun débordement majeur n’a toutefois été signalé.

Le septième et ultime match de la série sera disputé lundi soir à Buffalo.

Le chef d’orchestre Benoit Gauthier sacré artiste de l’année sur la Côte-Nord

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Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a décerné samedi le Prix de l’artiste de l’année sur la Côte-Nord au chef d’orchestre Benoit Gauthier, saluant un parcours artistique « profondément ancré dans le territoire » nord-côtier et désormais reconnu à l’international.

Le prix, assorti d’une bourse de 15.000 dollars canadiens, a été remis lors de la cérémonie des Prix Excellence Culture Côte-Nord au Centre des arts de Baie-Comeau.

Dans ses commentaires, le jury du CALQ a souligné « l’intensité » et « la profondeur » des interprétations du jeune chef, ainsi que son engagement envers la communauté culturelle régionale.

Originaire de la Côte-Nord, Benoit Gauthier a fondé à seulement 16 ans l’Orchestre symphonique de la Côte-Nord, devenu au fil des années une institution musicale majeure de la région.

Diplômé du Curtis Institute of Music aux États-Unis, il a travaillé auprès de figures reconnues du milieu classique, dont Yannick Nézet-Séguin et Yuja Wang.

En avril 2025, il avait dirigé la création du « Requiem de guérison » du compositeur innu Alexis Volant, une œuvre consacrée à la mémoire des enfants des pensionnats autochtones. Une adaptation pour orchestre de chambre est actuellement présentée en tournée sur la Côte-Nord.

Le chef d’orchestre a également récemment fait ses débuts au David Geffen Hall de New York avec l’orchestre du Curtis Institute.

Lauréat du prix Jean-Marie-Beaudet 2024 en direction d’orchestre, Benoit Gauthier a été désigné en 2025 parmi les « 30 musiciens classiques de moins de 30 ans à surveiller » par CBC.

Mondial féminin U-20 : le Canada hérite d’un groupe relevé avec le Brésil et l’Angleterre

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Canada Soccer a hérité d’un groupe particulièrement compétitif pour la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA Pologne 2026, où la sélection canadienne affrontera le Brésil, l’Angleterre et la Tanzanie dans le groupe B.

Le tirage au sort officiel du tournoi a été effectué vendredi avant la compétition prévue du 5 au 27 septembre dans quatre villes polonaises : Bielsko-Biała, Katowice, Łódź et Sosnowiec.

Le Canada a obtenu sa qualification après avoir remporté le Championnat féminin U-20 de la Concacaf 2025 grâce à une victoire en prolongation contre le Mexique en finale. Il s’agissait du troisième titre régional de la sélection canadienne et du premier depuis 2008.

« Chaque match nous demandera quelque chose de différent, et c’est un beau défi pour cette équipe », a déclaré Cindy Tye, entraîneure-chef de l’équipe canadienne.

La Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA Pologne 2026 réunira 24 nations issues des six confédérations continentales. Le Canada occupe l’une des quatre places attribuées à la zone Concacaf.

Ce tournoi marquera la dixième participation canadienne à cette compétition mondiale. Le meilleur résultat du pays demeure la médaille d’argent remportée lors de l’édition inaugurale de 2002 organisée au Canada.

Lors de la dernière édition, en Colombie en 2024, les Canadiennes avaient atteint les huitièmes de finale avant d’être éliminées par l’Espagne.

L’essor de l’IA bouleverse les graphistes sportifs, entre fascination et crainte pour l’avenir

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L’arrivée de nouvelles générations d’outils d’intelligence artificielle capables de produire instantanément des visuels sportifs relance les inquiétudes des graphistes travaillant pour les clubs, médias et organisations sportives, partagés entre curiosité technologique et peur d’une dévalorisation de leur métier.

Depuis le lancement, en avril, d’une version améliorée du générateur d’images de OpenAI, les réseaux sociaux ont été inondés de créations automatisées représentant des transferts fictifs, affiches sportives ou maillots revisités. Certaines publications ont même affirmé que les graphistes humains étaient désormais « condamnés ».

Pour des créateurs comme John Osborn, collaborateur de Bleacher Report et d’Electronic Arts, ces réactions traduisent une incompréhension du travail créatif. Selon lui, l’IA demeure incapable de reproduire l’identité visuelle et l’émotion qu’un designer humain peut insuffler à une image.

Le débat traverse désormais les grandes organisations sportives nord-américaines. Certaines équipes, comme Minnesota Timberwolves ou New Orleans Saints, ont publiquement pris leurs distances avec les créations générées par intelligence artificielle. D’autres franchises, comme Indiana Fever, ont été critiquées après la diffusion d’images soupçonnées d’avoir été produites à l’aide d’outils automatisés.

Pour Johnny Smiley, directeur du contenu créatif des équipes sportives de l’University of Oklahoma, le principal danger réside moins dans la technologie elle-même que dans les restrictions budgétaires susceptibles d’encourager les employeurs à remplacer des équipes créatives par des outils automatisés.

Les designers interrogés estiment toutefois que l’IA reste limitée, notamment lorsqu’il s’agit de produire des visuels culturellement précis ou émotionnellement marquants pour les supporters.

Le débat reste cependant ouvert au sein même de la profession. Certains créateurs refusent tout recours à l’IA, tandis que d’autres utilisent déjà des fonctions intégrées à des logiciels comme Adobe Photoshop pour accélérer certaines tâches techniques.

Tous reconnaissent néanmoins que les frontières entre assistance technologique et création artistique deviennent de plus en plus floues dans l’industrie sportive.