Home Blog Page 33

Faux agents, vidéos truquées, promesses d’immigration : Ottawa alerte sur une vague d’arnaques dopées à l’IA

Le gouvernement canadien met en garde contre une multiplication des fraudes utilisant l’intelligence artificielle pour imiter des communications officielles liées à l’immigration.

Dans un avis publié récemment, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada avertit que des fraudeurs exploitent désormais l’intelligence artificielle générative pour produire de faux contenus particulièrement crédibles, capables de tromper des candidats à l’immigration ou des résidents étrangers.

Selon le ministère, ces arnaques prennent plusieurs formes : vidéos truquées de personnalités publiques ou de prétendus fonctionnaires, faux sites Web spécialisés en immigration, courriels frauduleux et appels téléphoniques se faisant passer pour des agents fédéraux.

Les vidéos circulant sur les réseaux sociaux promettent souvent des procédures accélérées, des visas garantis ou des solutions « rapides » pour immigrer au Canada. Certaines utilisent des images, des voix synthétiques ou des montages hyperréalistes générés par l’IA afin de donner une apparence d’authenticité.

Le ministère rappelle qu’aucun agent privé ne peut garantir l’obtention d’un visa ou d’un statut migratoire.

Les autorités fédérales recommandent aux internautes de vérifier systématiquement les informations liées à l’immigration sur les plateformes officielles du gouvernement canadien et de se méfier des contenus diffusés sur les réseaux sociaux ou provenant de sources inconnues.

Cette mise en garde survient alors que les outils d’intelligence artificielle générative deviennent de plus en plus accessibles au grand public, facilitant la création de faux contenus sophistiqués, notamment des « deepfakes » vidéo et audio.

Les experts en cybersécurité observent depuis plusieurs mois une hausse mondiale des fraudes reposant sur l’IA, particulièrement dans les secteurs de l’immigration, des finances et des services gouvernementaux.

Colonialisme, féminisme, ségrégation scolaire : les Prix du livre politique 2026 couronnent des œuvres qui secouent le Québec

0

L’Assemblée nationale du Québec a dévoilé mercredi les lauréats de la 24e édition des Prix du livre politique, récompensant des ouvrages et travaux universitaires portant sur les enjeux politiques, sociaux et historiques du Québec contemporain.

La cérémonie s’est tenue à la Bibliothèque de l’Assemblée nationale, à Québec, sous la présidence du vice-président de l’institution, Frantz Benjamin.

Le Prix de la présidence de l’Assemblée nationale, assorti d’une bourse de 6 500 dollars, a été attribué à Alexandre Dumas pour son ouvrage La ligne de parti au Québec : de la Confédération à nos jours, publié aux Éditions du Septentrion. Le livre retrace l’évolution de la discipline partisane dans l’histoire politique québécoise.

Parmi les finalistes figuraient également Christophe Allaire Sévigny pour une enquête sur la ségrégation scolaire au Québec, Hélène Charron pour un essai consacré à l’évolution du féminisme québécois, ainsi que David Olivier pour une étude sur la pensée intellectuelle de Gérard Bergeron.

Les Prix de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant, destinés aux étudiants universitaires, ont également mis en lumière des recherches portant sur le colonialisme, le néolibéralisme et les stratégies d’influence idéologique au Québec.

Dans la catégorie mémoire de maîtrise, Arthur Foucher a remporté les honneurs grâce à ses travaux sur le colonialisme municipal à Oka entre 1839 et 1912. Du côté des thèses doctorales, Camille Robert a été récompensée pour sa recherche sur les travailleuses des secteurs de la santé et de l’éducation face au virage néolibéral de l’État québécois dans les années 1980.

Au total, 20 000 dollars en bourses ont été distribués lors de cette édition.

Créés pour encourager la réflexion sur la vie politique québécoise, les Prix du livre politique distinguent chaque année des publications universitaires et grand public jugées marquantes par leur originalité, leur rigueur et leur contribution au débat démocratique.

Jean-François Aubé sacré maître du français improvisé : la Coupe Antidote couronne une légende de la LNI

0

L’improvisateur québécois Jean‑François Aubé a remporté pour une deuxième fois la Coupe Antidote, une distinction décernée pour la qualité de l’usage du français lors des matchs de la Ligue Nationale d’Improvisation.

Le prix lui a été remis lundi soir au MTELUS, à Montréal, lors de la finale de la Saison de la Coupe Charade organisée par le Théâtre de la LNI. Parrainée par Druide informatique, la récompense souligne chaque année les performances linguistiques les plus marquantes sur scène.

Créée en hommage à Yvon Leduc, cofondateur de la LNI et figure reconnue de la défense du français dans le milieu culturel québécois, la Coupe Antidote est attribuée au joueur ou à la joueuse ayant accumulé le plus « d’étoiles Antidote » au cours de la saison. Ces distinctions sont remises après chaque rencontre à l’improvisateur jugé le plus habile dans son utilisation de la langue française.

En 2026, Jean-François Aubé a obtenu cette reconnaissance lors de trois des cinq matchs auxquels il a participé.

Il s’agit de la deuxième Coupe Antidote remportée par l’artiste après une première victoire en 2011. Figure bien connue du circuit d’improvisation québécois depuis plus de deux décennies, il cumule plusieurs distinctions individuelles, dont le trophée Marcel-Sabourin remis par ses pairs et le prix de l’Improvisation de l’année obtenu en 2022 avec Émilie Lajoie.

Au-delà de la scène théâtrale, Jean-François Aubé a aussi évolué dans le milieu musical comme chanteur et bassiste du groupe Laymen Twaist entre 1988 et 2001. Il œuvre également depuis plus de vingt ans dans le domaine de la voix hors champ.

Le Théâtre de la LNI affirme rejoindre près de 60 000 personnes chaque année grâce à ses matchs, tournées, ateliers et formations destinés autant aux écoles qu’aux entreprises.

Québec – Population : 7 150 personnes de moins en 2025, les départs vers les autres provinces dépassent les arrivées

Le Québec perd des habitants pour la première fois depuis des années malgré 9 millions de résidents

Le Québec a connu en 2025 une légère baisse de sa population après trois années de croissance soutenue, une situation inédite depuis la pandémie, selon les données provisoires publiées mercredi par l’Institut de la statistique du Québec.

La province comptait environ 9,03 millions d’habitants au 1er janvier 2026, soit une diminution estimée à 9 600 personnes par rapport à l’année précédente (-0,1 %).

Cette contraction démographique s’explique par une combinaison de facteurs : les décès ont dépassé les naissances pour une deuxième année consécutive et les gains liés aux migrations internationales ont presque disparu après avoir atteint des sommets historiques entre 2022 et 2024.

En 2025, le Québec a enregistré 78 200 naissances, en légère hausse de 1 % par rapport à 2024. Malgré ce rebond modeste, l’indice de fécondité demeure extrêmement faible, à 1,36 enfant par femme, l’un des niveaux les plus bas jamais observés dans la province. L’âge moyen des femmes à la naissance d’un premier enfant a atteint 30,2 ans.

Parallèlement, le nombre de décès a progressé à 80 450, soit 1 650 de plus qu’un an plus tôt. Selon l’Institut, deux épisodes de grippe saisonnière particulièrement sévères auraient contribué à cette hausse, provoquant des pics de mortalité à la fin février et en décembre.

L’espérance de vie reste néanmoins élevée : 84,4 ans chez les femmes et 81,1 ans chez les hommes, des niveaux supérieurs à la moyenne canadienne.

Le ralentissement migratoire marque également une rupture importante. Le Québec a accueilli 60 150 nouveaux résidents permanents en 2025, légèrement plus qu’en 2024, mais le nombre de résidents non permanents — travailleurs temporaires, étudiants étrangers et demandeurs d’asile — a fortement reculé.

Selon les estimations provisoires, leur nombre est passé de 565 450 à 514 050 en un an, soit une baisse de plus de 51 000 personnes.

Au total, le solde migratoire québécois est estimé à -7 150 personnes en 2025, les départs vers les autres provinces continuant de dépasser les arrivées.

Accroissement démographique total, accroissement naturel et accroissement migratoire, Québec, 2000-2025 (Groupe CNW/Institut de la statistique du Québec)

« Beautéclosion » et « survolteur » : des ados québécois inventent les nouveaux mots qui bousculent le français

0

Le français québécois s’est enrichi mercredi de trois nouveaux mots imaginés par des élèves du secondaire, à l’issue de la 7e édition du Concours de créativité lexicale organisé par l’Office québécois de la langue française.

Parmi les 625 propositions soumises cette année par près de 6 800 élèves provenant de 78 écoles du Québec, le jury a retenu trois néologismes appelés à faire leur entrée dans l’usage courant : « décellulariser », « beautéclosion » et « survolteur ».

Le terme « décellulariser », créé par des élèves de la polyvalente Le Carrefour à Val-d’Or, désigne l’action de limiter ou d’interdire l’usage du téléphone cellulaire dans un lieu donné. Le mot « beautéclosion », proposé par des élèves de l’école internationale de Montréal, sert d’équivalent francophone au terme anglais « glow-up », décrivant une transformation progressive marquée par un gain de confiance et d’assurance. Enfin, « survolteur », imaginé par un élève de l’école secondaire Georges-Vanier à Laval, désigne une chanson au rythme particulièrement énergique et entraînant.

Selon l’Office, 253 classes ont participé à cette édition du concours, lancé en 2019 afin de stimuler la création de nouveaux mots en français chez les jeunes Québécois.

Les trois néologismes gagnants ont été intégrés à la Vitrine linguistique de l’organisme, une plateforme de référence consultée à travers la francophonie. Plusieurs mots issus des éditions précédentes ont déjà circulé largement sur les réseaux sociaux et dans les médias, notamment « clicophobie », « célébloui » ou encore « balentine ».

Le mot « instavidéaste », lauréat de l’édition 2019, a même récemment été intégré au dictionnaire Le Petit Robert 2027, illustrant la capacité de certains néologismes nés au Québec à franchir les frontières institutionnelles et populaires.

Des capsules vidéo humoristiques présentant les trois nouveaux termes ont également été mises en ligne mercredi par l’Office sur ses plateformes numériques.

Les Gaiters de Bishop’s porteront les couleurs du Canada au Honduras

0

L’équipe masculine de basketball des Université Bishop’s représentera le Canada au Championnat américain universitaire de basketball 3×3 de la Fédération internationale du sport universitaire (FISU), prévu du 26 au 28 mai à Tegucigalpa, au Honduras.

La formation des Gaiters a obtenu sa qualification après sa médaille d’argent au championnat national universitaire U SPORTS disputé en mars à Calgary. Il s’agira d’une première participation internationale en format 3×3 pour le programme de Bishop’s.

Le tournoi continental servira également de qualification pour la Coupe du monde universitaire 3×3 de la FISU plus tard cette année.

L’alignement canadien sera composé de Reggie Jean Seraphin, Yanis Malanda, Kyle Maurice et Charles Robert. Ce dernier, double sélectionné All-Canadian U SPORTS, a dit espérer démontrer « le haut niveau de jeu » du basketball universitaire canadien sur la scène internationale.

L’entraîneur-chef des Gaiters, Matt McLean, récemment nommé entraîneur de l’année U SPORTS, a salué « une reconnaissance importante » pour le programme sportif de l’université.

L’équipe sera dirigée au Honduras par Kyle Desmarais, ancien joueur des Gaiters et actuel entraîneur adjoint de Alliance de Montréal dans la Ligue élite canadienne de basketball.

Immigration : Québec solidaire force la CAQ à rouvrir le PEQ avant l’été

Québec solidaire affirme avoir obtenu du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) l’engagement de rétablir le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) avant la fin de la session parlementaire, prévue le 12 juin.

Le parti de gauche a annoncé cette avancée après une conférence de presse tenue à l’Assemblée nationale avec des étudiants et travailleurs étrangers affectés par la suspension du programme d’immigration.

Le leader parlementaire solidaire, Guillaume Cliche-Rivard, a demandé au gouvernement dirigé par Christine Fréchette et au ministre de l’Immigration François Bonnardel d’adopter rapidement une clause de droits acquis pour les personnes touchées.

Le PEQ permettait à certains travailleurs temporaires et diplômés étrangers francophones d’obtenir plus facilement la résidence permanente au Québec.

Québec solidaire a également critiqué la position du Parti québécois, accusé de s’opposer au retour du programme.

Selon le regroupement Le Québec c’est nous aussi, plus de 17 000 personnes ont signé une pétition réclamant le rétablissement du PEQ.

Des étudiants et travailleurs étrangers présents lors du point de presse ont affirmé avoir construit leur vie au Québec et souhaitaient pouvoir y demeurer de façon permanente.

Le gouvernement caquiste n’a pas encore dévoilé les modalités précises du rétablissement du programme.

Livres scolaires menacés : le PLQ accuse la CAQ de fragiliser la lecture chez les jeunes

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a réclamé mardi le maintien d’une enveloppe budgétaire protégée consacrée à l’achat de livres dans les écoles, dénonçant une réforme budgétaire proposée par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale, la députée Madwa-Nika Cadet, porte-parole libérale en matière d’éducation, a affirmé que la fusion de plusieurs programmes éducatifs dans une enveloppe unique risquait de réduire les investissements destinés aux bibliothèques scolaires et aux coins lecture des classes.

Selon les représentants du milieu du livre présents à l’événement, environ 37 millions de dollars sont actuellement consacrés à l’acquisition de livres dans les établissements scolaires québécois.

Plusieurs organisations, dont l’Association des libraires du Québec, l’Union des écrivaines et écrivains québécois et l’Association québécoise des professeur•e•s de français, ont soutenu l’appel du PLQ.

Les intervenants estiment que l’accès aux livres joue un rôle central dans la réussite scolaire, la maîtrise du français et le développement des habitudes de lecture chez les jeunes.

Le gouvernement québécois soutient pour sa part que les nouvelles règles visent à offrir davantage de flexibilité budgétaire aux établissements scolaires.

Pier-Luc Funk et Guy Lafleur au cœur de la fête nationale 2026

0

Le gouvernement du Québec a lancé mardi les célébrations de la fête nationale 2026, qui mettront à l’honneur la culture québécoise, les artistes de la province et le 75e anniversaire de naissance de Guy Lafleur.

Réunis au Musée national des beaux-arts du Québec, la première ministre Christine Fréchette et le ministre de la Culture Mathieu Lacombe ont dévoilé les grandes lignes des festivités prévues les 23 et 24 juin.

Le comédien et animateur Pier-Luc Funk a été nommé porte-parole de cette 192e édition. Le visuel officiel de l’événement a été confié à l’artiste Isadora-Ayesha Lima.

Le Grand Spectacle présenté sur les plaines d’Abraham réunira plusieurs artistes québécois, dont Lou-Adriane Cassidy, Claude Dubois, Marie-Mai, Daniel Boucher, Sarahmée et Alaclair Ensemble.

Les célébrations se dérouleront également dans les différentes régions du Québec avec des spectacles, défilés et activités communautaires.

Les organisateurs ont annoncé qu’un hommage particulier serait rendu à Guy Lafleur, surnommé le « démon blond », figure emblématique du hockey québécois décédée en 2022.

KOHO intègre officiellement le réseau Virement Interac

Interac a annoncé mardi l’intégration de KOHO au service Virement Interac, une étape présentée comme une avancée importante pour l’innovation dans les paiements numériques au Canada.

L’entreprise torontoise de technologie financière devient l’un des premiers fournisseurs de services de paiement à se connecter directement au réseau après l’élargissement récent de l’accès au système pour les acteurs fintech qualifiés.

Selon Jeremy Wilmot, cette ouverture vise à offrir « plus de choix et d’innovation » aux consommateurs et aux entreprises canadiennes. L’intégration permettra notamment à KOHO de proposer une expérience de transfert d’argent plus fluide à ses utilisateurs.

Le chef de la direction et fondateur de KOHO, Daniel Eberhard, affirme que cette connexion directe donnera à l’entreprise davantage de flexibilité pour développer des fonctionnalités adaptées au marché canadien.

Fondée en 2014, KOHO propose une application financière axée sur la gestion quotidienne des dépenses, l’épargne et le renforcement du crédit. L’entreprise est désormais membre officiel fournisseur de services de paiement de Paiements Canada.

Le service Virement Interac demeure l’un des principaux outils de paiement numérique au pays, avec plus de 1,6 milliard de transactions traitées au cours de la dernière année, selon Interac.