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Hydro-Québec et l’occasion manquée : quand la prudence devient paralysie

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Dans l’histoire économique d’une société, il existe des moments où les astres s’alignent de façon exceptionnelle. Où une ressource que vous possédez devient soudainement exactement ce que le monde entier réclame. Où votre positionnement géographique, votre infrastructure et votre réputation se combinent pour vous offrir une fenêtre d’opportunité rare.

Le Québec vit un de ces moments. Et il est en train de le regarder passer depuis les gradins.

Cette semaine, le gouvernement Fréchette et Hydro-Québec ont confirmé les grandes orientations de leur plan énergétique 2026-2050 — un document qui fixe la trajectoire de la société d’État pour un quart de siècle. La conclusion des observateurs les plus avertis tient en deux mots : extrêmement conservateur. Ce n’est pas un reproche anodin. C’est un diagnostic qui mérite d’être examiné sans complaisance, à quelques semaines d’une élection provinciale où personne ne semble vouloir poser la vraie question : le Québec est-il en train de rater sa chance historique ?

Ce que le plan dit — et ce qu’il ne dit pas

Le plan de gestion intégrée des ressources énergétiques 2026-2050, dévoilé fin juin par le ministre Bernard Drainville en compagnie de la présidente d’Hydro-Québec Claudine Bouchard, place l’efficacité énergétique et la résilience du système au sommet de ses priorités pour les 24 prochaines années. Ce sont des objectifs raisonnables et défendables en période ordinaire.

Mais nous ne sommes pas en période ordinaire.

Le plan priorise la sobriété énergétique et la gestion de la demande. Il confirme qu’Hydro-Québec entend freiner les grands projets de développement industriel énergivores plutôt que d’agrandir rapidement son parc de production. Parallèlement, la société d’État propose un nouveau tarif pour les centres de données exigeant cinq mégawatts ou plus — un tarif dit CD — qui doublerait approximativement le coût de l’électricité pour ces clients par rapport aux grands industriels traditionnels, passant à environ 13 cents le kilowattheure. Ce tarif serait applicable dès novembre 2026, sous réserve d’approbation par la Régie de l’énergie, et les exploitants de centres de données ont déjà annoncé leur intention de le contester.

Le signal est clair : le Québec ferme partiellement la porte aux centres de données et aux grands consommateurs industriels. On choisit de rationner plutôt que de produire davantage.

Le paradoxe d’une province riche qui se dit pauvre

Il faut mesurer l’absurdité de la position dans laquelle le Québec se trouve actuellement.

D’un côté, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, déclarait il y a quelques semaines à Montréal que le Canada — et par extension le Québec — est dans une posture idéale pour devenir une puissance exportatrice d’énergie propre sur laquelle le monde peut s’appuyer. Des multinationales de la technologie, de l’aluminium, de la fabrication avancée et des semi-conducteurs cherchent désespérément à s’installer là où elles peuvent accéder à une électricité propre, stable et abordable. Ces entreprises regardent le Québec avec envie.

De l’autre côté, Hydro-Québec dit ne pas avoir assez d’électricité pour les accueillir toutes — et choisit, plutôt que d’accélérer le développement de nouvelles capacités, de rationner l’accès en doublant les tarifs pour les plus grands consommateurs.

Pendant ce temps, la crise d’Ormuz a rappelé au monde entier à quel point la dépendance aux hydrocarbures du Golfe est une fragilité structurelle. Les prix du pétrole ont bondi de plus de 8 % en une journée cette semaine. Les économies asiatiques, qui dépendent de ce détroit pour la grande majorité de leurs importations énergétiques, cherchent à diversifier leurs sources. La demande mondiale pour des alternatives propres et fiables n’a jamais été aussi forte — ni aussi urgente.

Le Québec possède ce que le monde cherche. Et il choisit la prudence.

La vraie question : manque-t-on vraiment d’électricité ?

Avant de prendre position, il faut examiner l’argument central d’Hydro-Québec et du gouvernement Fréchette : celui du manque de capacité. L’argument est réel, mais il mérite d’être nuancé.

Le Québec dispose effectivement d’une capacité hydroélectrique installée qui est, certaines saisons, proche de ses limites aux heures de pointe. Les projections de demande montrent une pression croissante, notamment avec l’électrification des transports, le chauffage et — justement — les centres de données. Dans ce contexte, un certain rationnement de court terme est défendable.

Mais le rationnement n’est pas une stratégie. C’est une gestion de la pénurie. Et la pénurie québécoise en électricité n’est pas une fatalité géologique — c’est le résultat d’un sous-investissement délibéré dans le développement de nouvelles capacités depuis plus de vingt ans. Le Québec a des rivières. Il a du vent. Il a un potentiel éolien considérable, largement sous-exploité. Les études de la Régie de l’énergie estiment que des dizaines de térawattheures additionnels pourraient être développés à des conditions économiques raisonnables.

On ne manque pas d’eau. On manque de décisions.

Le dossier des centres de données : un choix de société mal posé

La question des centres de données illustre parfaitement les tensions à l’œuvre dans cette stratégie.

D’un côté, les centres de données sont des consommateurs d’électricité extrêmement gourmands. Un grand centre de données peut consommer autant qu’une ville de taille moyenne. Et leur bilan en termes de création d’emplois directs par kilowattheure consommé est nettement inférieur à celui d’une aluminerie ou d’une usine manufacturière. L’argument d’Hydro-Québec en faveur d’un tarif plus élevé a donc une logique économique réelle.

De l’autre côté, les centres de données sont l’infrastructure de l’économie numérique mondiale. L’intelligence artificielle, le stockage de données, les services infonuagiques — tout cela repose sur ces installations. Les entreprises technologiques qui cherchent à installer leurs serveurs dans des régions disposant d’électricité propre sont exactement le type d’investisseurs que le Québec cherche à attirer pour diversifier son économie au-delà du secteur public et des ressources naturelles.

Le tarif CD d’Hydro-Québec, en doublant le coût de l’électricité pour ces clients, envoie un message sans ambiguïté à l’industrie mondiale : nous ne voulons pas de vous. Des opérateurs l’ont d’ailleurs compris — plusieurs ont déjà signalé leur intention de contester le tarif devant la Régie de l’énergie, et d’autres évaluent des alternatives dans des juridictions voisines, notamment en Ontario et dans certains États américains.

Ce n’est pas un choix neutre. C’est un choix économique majeur qui hypothèque une part de la croissance future du Québec dans l’économie numérique.

Ce que le prochain gouvernement devra assumer

À moins de quatre-vingt-dix jours des élections du 5 octobre, aucun des quatre partis en lice n’a proposé de vision énergétique vraiment ambitieuse pour sortir le Québec de cette contradiction fondamentale.

La CAQ de Fréchette assume le plan conservateur qu’elle vient de dévoiler. Le PQ de St-Pierre Plamondon parle d’énergie dans le cadre de la souveraineté, mais sans chiffres concrets sur les capacités à développer. Le PLQ de Milliard ne s’est pas distingué sur ce dossier. Québec solidaire prône la transition et l’efficacité — des objectifs louables, mais insuffisants si on ne parle pas de produire davantage.

Or, le prochain gouvernement n’aura pas le luxe de temporiser. La pression sur le réseau d’Hydro-Québec va s’intensifier dans les prochaines années, indépendamment des choix politiques. L’électrification des transports progresse. Le chauffage au gaz sera progressivement remplacé. L’industrie cherche à décarboner ses procédés. Même sans un seul nouveau centre de données, la demande va croître.

La vraie question n’est donc pas de savoir si on développe de nouvelles capacités. C’est de savoir à quelle vitesse, pour qui, et selon quelle vision du développement économique québécois.

Le temps de la prudence est révolu

Il fut un temps où la prudence d’Hydro-Québec était une vertu. Quand les marchés d’exportation étaient incertains, quand les projets hydroélectriques coûtaient excessivement cher, quand la demande était stable — la gestion conservatrice était une sagesse institutionnelle.

Ce temps est révolu. Le monde traverse une crise énergétique structurelle. La crise d’Ormuz le rappelle chaque semaine. Les engagements climatiques mondiaux créent une demande inexorable pour de l’électricité propre. Et le Québec, avec ses rivières, son expertise et son réseau déjà en place, se retrouve en position de force unique.

Choisir la prudence dans ce contexte, c’est choisir de laisser d’autres profiter de l’urgence mondiale. C’est laisser à l’Ontario, à l’Alberta ou à des États américains les investissements que le Québec pourrait attirer. C’est préserver le confort de court terme d’Hydro-Québec au détriment du dynamisme économique à long terme d’une société de neuf millions de personnes.

Le plan 2026-2050 vient d’être dévoilé. Il peut encore être corrigé — par un gouvernement qui aurait le courage de poser la vraie question. La prochaine élection en sera peut-être l’occasion. Ou peut-être pas. Dans un cas comme dans l’autre, la fenêtre, elle, ne restera pas ouverte indéfiniment.

Créer son entreprise : le guide sans filtre pour ne pas se planter dès le départ

Sarah avait 24 ans quand elle a lancé sa première entreprise : une boîte de pâtisseries véganes vendues sur Instagram. Six mois plus tard, elle fermait boutique. Pas parce que ses gâteaux étaient mauvais — au contraire, elle avait des clients fidèles et des commandes chaque semaine. Elle a fermé parce qu’elle n’avait jamais séparé ses finances personnelles de celles de l’entreprise, qu’elle ne savait pas qu’elle devait charger les taxes après un certain seuil de revenus, et qu’elle a fini par devoir un montant à Revenu Québec qu’elle n’avait tout simplement pas mis de côté.

Ce genre d’histoire, il y en a des centaines chaque année. Pas parce que les jeunes entrepreneurs manquent de talent ou d’idées — il y en a à revendre — mais parce que personne ne leur a expliqué les bases avant qu’ils se lancent tête première.

Cet article est le premier d’une série pensée pour ça : donner aux entrepreneurs, nouveaux ou non, les outils concrets pour bâtir quelque chose qui dure. On commence par le début : comment structurer le lancement pour ne pas se retrouver, comme Sarah, à improviser sa comptabilité en pleine crise.

Étape 1 : Valider l’idée avant d’y mettre de l’argent

L’erreur la plus commune ? Investir dans un produit ou un service avant de savoir si quelqu’un est prêt à payer pour ça.

La validation ne coûte rien. Ça peut être :

  • Vendre le produit avant qu’il existe (prévente, liste d’attente)
  • Faire 20 conversations avec des clients potentiels, pas des amis qui veulent te faire plaisir
  • Lancer une version minimale, moche mais fonctionnelle, et observer si les gens reviennent

Un entrepreneur dans le milieu de la restauration rapide m’expliquait un jour qu’il avait testé son concept de bol repas pendant trois mois via un simple compte Instagram et des commandes par messages privés, avant même de penser à louer un local. Résultat : quand il a ouvert physiquement, il avait déjà une base de clients et une idée claire du menu qui fonctionnait.

Le réflexe à prendre : ne jamais confondre « j’aime mon idée » avec « le marché veut mon idée ». Ce sont deux choses différentes, et seule la deuxième paie les factures.

Étape 2 : Choisir la bonne structure légale

Au Québec, trois grandes options s’offrent à toi au démarrage :

L’entreprise individuelle (travailleur autonome). C’est le choix le plus simple et le moins cher pour commencer. Tu déclares tes revenus d’entreprise directement dans ta déclaration personnelle. Le hic : tu es responsable à 100 % des dettes de l’entreprise sur tes biens personnels. Si ça tourne mal, tes créanciers peuvent réclamer ta voiture ou tes économies.

La société en nom collectif ou en commandite, si tu démarres avec un ou plusieurs associés. Utile pour partager les responsabilités, mais attention : les désaccords entre associés sont l’une des causes les plus fréquentes d’échec d’entreprise. Un bon contrat d’associés, écrit dès le départ (même entre amis, surtout entre amis), évite bien des drames.

La société par actions (l’incorporation). Plus complexe et plus coûteuse à mettre en place, mais elle protège ton patrimoine personnel puisque l’entreprise devient une entité légale distincte de toi. C’est aussi souvent nécessaire si tu prévois chercher des investisseurs, accéder à certains programmes de subventions, ou vendre l’entreprise plus tard.

Conseil concret : si ton activité comporte un risque réel (produit physique, service avec responsabilité, contact avec le public), l’incorporation vaut probablement le coût dès le départ, même si les revenus sont encore modestes. Le prix d’une incorporation est minime comparé au risque de perdre tes biens personnels dans un litige.

Étape 3 : L’enregistrement, concrètement

L’immatriculation se fait auprès du Registraire des entreprises du Québec (REQ). Si tu exploites sous un nom différent du tien (par exemple « Sarah » qui vend sous « Douceurs Sarah »), l’immatriculation est obligatoire, même en tant que travailleur autonome.

Les étapes de base :

  1. Vérifier la disponibilité du nom d’entreprise
  2. S’immatriculer au REQ
  3. Obtenir un numéro d’entreprise du Québec (NEQ)
  4. S’inscrire aux fichiers de TPS/TVQ si tes revenus dépassent 30 000 $ sur 12 mois (et même avant ce seuil, s’inscrire volontairement peut être avantageux pour récupérer les taxes payées sur tes dépenses)
  5. Ouvrir un compte bancaire d’entreprise séparé — non négociable, même si tu es seul et que ça semble être une étape administrative de trop

Ce dernier point, c’est exactement ce qui a manqué à Sarah. Mélanger les finances personnelles et professionnelles, c’est la meilleure façon de perdre le fil de ce que l’entreprise gagne réellement, et de se faire surprendre par les impôts.

Étape 4 : Prévoir l’argent avant d’en avoir besoin

Une question à se poser dès le jour 1 : combien de mois l’entreprise peut-elle survivre sans revenus ?

La majorité des jeunes entrepreneurs sous-estiment deux choses : le temps que ça prend avant de générer des revenus stables, et le montant réel des dépenses fixes (loyer, assurances, logiciels, taxes, cotisations). Un coussin de trois à six mois de dépenses de base, mis de côté avant le lancement, change complètement le rapport au stress — et permet de prendre de meilleures décisions, sans paniquer au premier mois creux.

Côté financement, plusieurs pistes existent avant de courir après des investisseurs :

  • Les prêts et subventions de Investissement Québec et des organismes de développement économique locaux, présents dans la plupart des régions
  • Le microcrédit, via des organismes comme le RISQ (Réseau d’investissement social du Québec)
  • Le financement participatif (crowdfunding), utile aussi comme test de marché en plus du financement

Étape 5 : Se garder du temps pour la structure, pas juste pour le produit

Beaucoup d’entrepreneurs passent 90 % de leur énergie sur le produit et 10 % sur les fondations : comptabilité, contrats, structure légale, suivi de trésorerie. Le problème, c’est que ce sont ces fondations, invisibles au début, qui déterminent si l’entreprise survit à sa deuxième ou troisième année.

Un bon réflexe simple : bloquer une heure chaque semaine, dès le lancement, uniquement pour les chiffres — revenus, dépenses, ce qui reste. Pas besoin d’un système compliqué au début, un simple chiffrier suffit. L’important, c’est la régularité, pas la sophistication.

En résumé

Créer une entreprise, ce n’est pas seulement avoir une bonne idée. C’est :

  • Valider avant d’investir
  • Choisir la bonne structure légale selon le niveau de risque
  • S’immatriculer correctement dès le départ
  • Séparer ses finances personnelles et professionnelles
  • Prévoir un coussin financier réaliste
  • Traiter la structure administrative comme une priorité, pas comme une corvée à remettre à plus tard

Sarah, après sa première tentative ratée, a relancé une deuxième entreprise un an plus tard — cette fois incorporée, avec un compte séparé et une heure par semaine réservée aux chiffres. Elle est toujours en affaires aujourd’hui.

Le pont international Gordie-Howe ouvrira le 27 juillet entre le Canada et les États-Unis

Le pont international Gordie-Howe, qui reliera Windsor, en Ontario, à Détroit, au Michigan, sera ouvert à la circulation le 27 juillet, ont annoncé vendredi les gouvernements du Canada et du Michigan, avec l’appui des autorités américaines.

L’ouvrage vient renforcer le principal corridor commercial terrestre entre les deux pays, où transitent quotidiennement des centaines de millions de dollars de marchandises. Les autorités estiment que cette nouvelle infrastructure contribuera à fluidifier les échanges commerciaux, à soutenir les chaînes d’approvisionnement nord-américaines et à faciliter les déplacements entre les deux rives de la rivière Détroit.

Long d’environ 2,5 kilomètres, le pont à haubans comporte six voies de circulation et une portée principale de 853 mètres, présentée comme la plus longue de ce type en Amérique du Nord. Il est accompagné de nouveaux postes frontaliers dotés d’équipements de contrôle destinés à accélérer le traitement des voyageurs et des marchandises.

Le projet, lancé il y a plus d’une décennie, vise notamment à réduire la dépendance au pont Ambassador, seul autre lien routier majeur entre Windsor et Détroit.

Les gouvernements canadien et américain ont également convenu de mettre en place un cadre de coopération concernant la gestion des péages et la gouvernance de l’infrastructure. Un fonds de développement économique, alimenté par une partie des revenus d’exploitation du pont, doit aussi soutenir des projets régionaux pendant une période de quinze ans.

Le corridor Windsor-Détroit constitue un axe stratégique pour les secteurs de l’automobile, de la fabrication et du transport, représentant une part importante des échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis.

Le secteur minier a versé plus de 500 millions de dollars aux organisations inuites du Nunavut en cinq ans

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L’industrie minière a généré plus d’un demi-milliard de dollars en redevances et paiements destinés aux organisations inuites du Nunavut entre 2021 et 2025, selon des données rendues publiques à l’occasion de la Journée du Nunavut, illustrant le poids économique du secteur dans le territoire.

Les plus récents chiffres issus de la Loi sur les mesures de transparence dans le secteur extractif indiquent que les sociétés minières et d’exploration ont versé plus de 462 millions de dollars en redevances et frais aux organisations inuites, auxquels s’ajoutent plus de 50 millions de dollars en impôts au gouvernement du Nunavut. Selon la Chambre des mines des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, le total dépasserait les 500 millions de dollars si certains paiements liés à des droits acquis étaient inclus.

Les principales bénéficiaires sont la Kivalliq Inuit Association, qui a reçu plus de 203 millions de dollars, suivie de Nunavut Tunngavik Incorporated avec plus de 167 millions et de la Qikiqtani Inuit Association avec près de 74 millions.

Le producteur aurifère Agnico Eagle représente l’essentiel de ces versements, avec environ 400 millions de dollars sur cinq ans, soit près de 82 % des paiements destinés aux organisations inuites. Baffinland a contribué à hauteur d’environ 75 millions de dollars, tandis que B2Gold a versé près de 14 millions.

Au-delà des redevances, le secteur minier demeure le principal moteur de l’économie privée du Nunavut. Selon les données citées par la Chambre, il représentait près de 47 % du produit intérieur brut territorial en 2025 et les dépenses des entreprises minières ont atteint 2,8 milliards de dollars cette année-là.

L’industrie souligne également son apport en matière d’emploi, de formation et de contrats accordés aux entreprises locales, ainsi que des investissements dans divers projets communautaires. Les chiffres publiés pourraient toutefois être révisés à mesure que d’autres déclarations financières seront finalisées.

Le Charlotte Ballet fait escale à Saint-Sauveur avec trois créations

Le Charlotte Ballet, compagnie américaine de danse contemporaine basée en Caroline du Nord, présentera un programme composé de trois œuvres au Festival des Arts de Saint-Sauveur (FASS) le 26 juillet, marquant sa première participation à l’événement québécois.

La soirée réunira On Three de Nicole Vaughan-Diaz, Solo Echo de la chorégraphe canadienne Crystal Pite et As I Am de Mthuthuzeli November. Ces trois créations proposent des approches distinctes de la danse contemporaine, abordant notamment les thèmes de la mémoire, de l’identité et de la dynamique collective.

L’événement sera également l’occasion du retour dans sa province natale de Neelanthi Vadivel, aujourd’hui directrice des opérations artistiques du Charlotte Ballet. Formée à l’École supérieure de danse du Québec, elle a amorcé sa carrière avec Les Grands Ballets Canadiens avant de poursuivre son parcours aux Ballets Jazz de Montréal.

Après avoir dansé pour plusieurs chorégraphes de renom, dont Crystal Pite et Ohad Naharin, Neelanthi Vadivel a rejoint le Cirque du Soleil, où elle a participé à la tournée de Dralion avant d’occuper des fonctions de direction artistique sur plusieurs productions internationales, notamment Saltimbanco, Michael Jackson Immortal et Totem.

Son arrivée au Charlotte Ballet a marqué un retour au milieu de la danse, où elle supervise désormais les activités artistiques et les tournées de la compagnie aux États-Unis et à l’international.

Port de Matane : une nouvelle phase de modernisation lancée

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Le gouvernement du Québec a autorisé la poursuite de la planification du projet de modernisation du port de Matane, une étape qui ouvre la voie aux études environnementales et à la préparation technique d’un chantier appelé à transformer cette infrastructure stratégique de l’Est-du-Québec.

L’autorisation, annoncée vendredi, permet au ministère des Transports et de la Mobilité durable d’amorcer la procédure d’évaluation des impacts sur l’environnement et de réaliser les études préliminaires nécessaires avant le lancement des travaux. Cette phase de planification est évaluée à 21,6 millions de dollars.

Le projet prévoit la construction d’un nouveau poste à quai, la reconstruction complète du quai existant, le réaménagement des aires d’entreposage ainsi que le rehaussement du brise-lames. Les installations actuelles, vieillissantes, font l’objet de restrictions de charge qui limitent les opérations portuaires.

Afin d’assurer la continuité des activités, les travaux seront réalisés en deux étapes. Un nouveau quai sera d’abord construit pour accueillir les opérations pendant que les infrastructures existantes seront démolies puis reconstruites.

La prochaine phase comprendra également l’élaboration des plans préliminaires, la préparation du dossier d’affaires et les démarches nécessaires à l’obtention des autorisations environnementales provinciales et fédérales, notamment en matière de navigation, de protection des habitats du poisson et des espèces en péril.

Propriété du ministère des Transports, le port est administré par la Société portuaire du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Relié au réseau ferroviaire, il constitue un point de transit important pour plusieurs secteurs industriels, notamment les pâtes et papiers, les composantes d’éoliennes et les habitations préfabriquées destinées aux marchés québécois et internationaux.

Le projet est inscrit au Plan québécois des infrastructures 2026-2036 et est assujetti à la directive gouvernementale sur les projets majeurs d’infrastructure publique. Selon les autorités, une quarantaine de consultations ont déjà été menées auprès des usagers, des entreprises, des groupes environnementaux, des citoyens et des Premières Nations afin d’alimenter la planification du chantier.

BRP décroche quatre prix Red Dot et confirme son savoir-faire en design

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Le fabricant québécois de véhicules récréatifs BRP a obtenu quatre distinctions aux prix internationaux Red Dot 2026, dont la plus haute récompense du concours, le « Best of the Best », attribuée à son ponton Sea-Doo Switch Fish.

L’entreprise de Valcourt a annoncé vendredi que cette embarcation modulable, conçue pour passer rapidement d’un bateau de pêche à un ponton de plaisance, s’est démarquée parmi les lauréats de l’un des concours de design industriel les plus réputés au monde.

Selon les organisateurs, le jury a salué un concept alliant fonctionnalité, modularité et qualité de conception. Le Sea-Doo Switch Fish permet notamment de reconfigurer l’aménagement grâce à un système composé d’une centaine d’accessoires et de modules interchangeables.

Trois autres produits de BRP ont également été récompensés. Le véhicule tout-terrain Can-Am Outlander MAX 6×6 a été distingué pour son design orienté vers la robustesse et la polyvalence, tandis que le Can-Am Outlander Electric, version électrique du VTT, a été reconnu pour son intégration de nouvelles solutions ergonomiques et technologiques. Le véhicule utilitaire Can-Am Defender HD11 a aussi reçu un prix pour l’aménagement de sa cabine et son design extérieur.

Ces distinctions interviennent un an après que BRP est devenue la première entreprise canadienne à recevoir le titre de « Design Team of the Year » décerné par Red Dot. Lors de la cérémonie 2026 tenue en Allemagne, le chef de la direction du design de BRP, Denys Lapointe, a remis ce trophée à l’équipe lauréate de cette année, mettant fin au mandat honorifique de l’entreprise québécoise.

ITHQ : un investissement de 63 millions pour agrandir son empreinte à Montréal

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L’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) franchit une étape majeure de son développement avec l’obtention d’un financement gouvernemental de 63 millions de dollars destiné à l’acquisition et à la transformation d’un immeuble du Quartier latin en nouveau pavillon consacré à la gestion et à la recherche.

L’annonce, faite jeudi à Montréal, marque le plus important projet d’expansion de l’établissement depuis sa fondation en 1968. Le futur pavillon sera aménagé dans un bâtiment situé sur la rue Saint-Denis, à quelques pas du siège principal de l’institution.

Selon les informations rendues publiques, l’édifice accueillera notamment les activités universitaires de l’ITHQ, des espaces de recherche appliquée ainsi que des zones de travail collaboratif. Le projet vise à répondre à l’augmentation des besoins en locaux découlant de l’élargissement de l’offre de formation et du développement des activités de recherche de l’établissement.

Au cours des dernières années, l’ITHQ a renforcé sa présence dans l’enseignement supérieur en obtenant le droit de délivrer des diplômes universitaires et en multipliant les projets de recherche liés aux secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration.

Le futur pavillon comptera une superficie d’environ 4 600 mètres carrés. Sa réalisation est menée en partenariat avec la Société de développement Angus, la firme d’architectes Provencher_Roy et l’entreprise de construction Pomerleau. Le projet prévoit la conservation de la façade actuelle du bâtiment, tandis que l’intérieur sera entièrement reconstruit.

Les promoteurs affirment que l’aménagement intégrera des espaces favorisant l’apprentissage, la recherche et les échanges entre étudiants et chercheurs. La livraison du chantier est prévue pour l’automne 2028.

L’ITHQ demeure la seule institution canadienne offrant des formations spécialisées en tourisme, hôtellerie et restauration à la fois aux niveaux professionnel, collégial et universitaire. L’établissement accueille également plusieurs unités de recherche et un centre d’expertise destinés à soutenir le développement de l’industrie touristique québécoise.

Avec ce projet, l’institution consolide sa présence au centre-ville de Montréal dans un contexte où les établissements d’enseignement cherchent à moderniser leurs infrastructures et à accroître leurs capacités d’accueil.

Canada–Arabie saoudite : Carney scelle un rapprochement économique et stratégique

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Le premier ministre canadien Mark Carney et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ont annoncé jeudi un renforcement de leurs relations bilatérales, marqué par la signature de 13 accords commerciaux et protocoles d’entente totalisant plus d’un milliard de dollars dans les secteurs de la technologie, des infrastructures, des minéraux critiques, de l’énergie et de la défense.

En visite officielle à Djeddah, la première d’un chef de gouvernement canadien en Arabie saoudite depuis 26 ans, M. Carney a également convenu avec les autorités saoudiennes de créer un Conseil de coordination Canada–Arabie saoudite afin d’approfondir la coopération politique, économique et sécuritaire entre les deux pays.

Parmi les ententes annoncées figure un partenariat entre l’entreprise canadienne Cohere et la société saoudienne HUMAIN visant à développer une infrastructure de calcul destinée aux futurs modèles d’intelligence artificielle. Des discussions ont aussi été engagées entre BlackBerry et Aramco Digital sur des technologies de communications sécurisées.

Les deux gouvernements ont également convenu d’accélérer les négociations d’un accord de protection des investissements étrangers et d’un traité sur la double imposition, tout en renforçant leur coopération dans les domaines de l’énergie, de l’exploitation minière, de l’intelligence artificielle et de la défense. Ottawa prévoit notamment l’ouverture d’un poste d’attaché de défense à Riyad.

Sur le plan diplomatique, les deux dirigeants ont condamné les attaques contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz et réaffirmé leur volonté de coopérer sur les enjeux de sécurité régionale. Ils ont aussi abordé les conflits au Moyen-Orient, notamment la situation en Palestine, au Yémen et au Soudan.

Le futur Musée d’art contemporain de Montréal retient quatre finalistes pour une œuvre permanente

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Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) a dévoilé jeudi les quatre artistes finalistes appelés à concevoir une œuvre permanente qui sera intégrée au nouveau bâtiment actuellement en construction au Quartier des spectacles.

À l’issue d’un concours national lancé au printemps, le comité de sélection a retenu les candidatures de Ludovic Boney, Rafael Lozano-Hemmer, Sandra Volny ainsi que d’un collectif formé de Steve Bates, Alexandre Burton et Marc-Alexandre Reinhardt.

Le concours porte sur la création d’une œuvre en art sonore, pouvant être accompagnée d’une composante visuelle, qui prendra place dans un espace public intérieur du futur musée. Les propositions des finalistes seront présentées au comité de sélection en octobre, avant la désignation du lauréat au cours de l’automne.

Selon les organisateurs, 44 candidatures ont été déposées, dont 32 ont été jugées conformes aux critères d’admissibilité. Chacun des quatre finalistes recevra une indemnité de 12 000 dollars pour élaborer son projet.

L’œuvre retenue bénéficiera d’un budget maximal de 359 540 dollars, couvrant sa conception, sa réalisation et son installation. Elle sera inaugurée lors de l’ouverture du nouveau Musée d’art contemporain de Montréal, prévue en 2028.

Le concours s’inscrit dans le cadre de la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments publics du Québec, qui prévoit l’intégration d’œuvres d’art dans les projets de construction gouvernementaux. Depuis sa création en 1961, ce programme a permis l’installation de près de 4 500 œuvres dans des bâtiments et espaces publics de la province.

En attendant la réouverture de son siège rénové, le Musée d’art contemporain poursuit ses activités à Place Ville Marie, où il est temporairement installé depuis le début des travaux de modernisation.