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Ormuz en feu : le Canada face au choc qu’il n’a pas vu venir — et qu’il refuse encore de nommer

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Cette nuit encore, des missiles et des drones ont traversé le ciel du Golfe Persique. L’armée américaine a conduit une nouvelle série de frappes contre des cibles iraniennes, répondant à des attaques contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Donald Trump a déclaré le cessez-le-feu du 17 juin — négocié au prix d’intenses efforts diplomatiques qataris et pakistanais — officiellement terminé. En représailles, les Gardiens de la révolution ont visé des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.

Le détroit d’Ormuz, cette bande maritime de 39 kilomètres qui assure le passage d’environ 20 % du pétrole mondial, est de nouveau une zone de guerre active. Et cette fois, les marchés ne font plus semblant de ne pas s’en inquiéter : le prix du baril de Brent a bondi de plus de 8 % en une seule journée pour franchir la barre des 80 dollars américains — et les analystes les plus pessimistes évoquent la possibilité d’un envol vers 150 dollars si la crise se prolonge.

Pour le Canada, ce n’est pas une actualité lointaine. C’est une menace économique concrète qui vient s’additionner à des vulnérabilités déjà béantes.

Une crise qui dure depuis février et qu’on minimise depuis trop longtemps

Il est important de remettre les choses en contexte. Ce qui se passe cette semaine n’est pas un début — c’est une rechute. La crise du détroit d’Ormuz a véritablement éclaté à la fin février, lorsque les frappes israélo-américaines contre l’Iran ont déclenché une fermeture quasi totale du détroit par les Gardiens de la révolution. Le trafic pétrolier y a chuté massivement en quelques jours. Le prix du baril a grimpé de 61 dollars en janvier pour atteindre plus de 118 dollars en mars, avec un sommet à 126 dollars fin avril.

Le cessez-le-feu du 17 juin avait permis une légère détente. Mais dès le 7 juillet, de nouveaux navires commerciaux ont été attaqués dans le détroit, dont un pétrolier transportant plus de deux millions de barils de brut. La rupture était prévisible. Quiconque suivait les déclarations iraniennes savait que Téhéran ne considérait pas la paix comme acquise.

Depuis cinq mois, le détroit d’Ormuz est donc tantôt fermé, tantôt partiellement rouvert, jamais sécurisé. Les réserves stratégiques américaines, sollicitées massivement pour compenser, ont atteint leur niveau le plus bas depuis plusieurs décennies. Les analystes du secteur énergétique prévenaient dès le début du mois que les prix du pétrole et du gaz allaient probablement augmenter de façon significative cet été, avec un retour à la normale qui, même dans le meilleur des scénarios, ne serait pas garanti avant 2027.

Le Canada a regardé tout ça depuis les gradins. Il est maintenant temps de regarder la facture.

Ce que ça coûte — et à qui

La position du Canada face à la crise d’Ormuz est profondément ambivalente, et cette ambivalence a un coût que personne ne quantifie clairement dans le débat public.

D’un côté, la hausse des prix du pétrole profite directement aux provinces productrices. L’Alberta, la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador encaissent des revenus pétroliers plus élevés, leurs gouvernements voient leurs finances s’améliorer, et les entreprises d’extraction tournent à plein régime. Pour ces provinces, la crise d’Ormuz est, cyniquement parlant, une bonne nouvelle économique à court terme.

De l’autre côté, le Québec et l’Ontario — importateurs nets de pétrole — absorbent la hausse des coûts sans en tirer les bénéfices. Chaque dollar supplémentaire sur le baril se répercute directement sur le prix de l’essence, sur le coût du chauffage, sur les prix du transport des marchandises et, par ricochet, sur l’ensemble des prix à la consommation. Pour une économie québécoise dont l’inflation des coûts de logement dépasse déjà la moyenne canadienne, cette pression supplémentaire arrive au pire moment.

Les experts sont unanimes là-dessus : si la fermeture du détroit se prolonge, les ménages canadiens — particulièrement ceux aux revenus moyens et faibles — verront leur pouvoir d’achat se dégrader encore davantage. Et la Banque du Canada, qui maintient déjà des taux élevés dans un contexte de récession technique et de reprise fragile, se trouverait coincée entre deux impératifs contradictoires : soutenir la croissance et contenir une inflation importée sur laquelle elle n’a aucun levier.

La contradiction centrale de la politique canadienne

C’est ici que le gouvernement Carney fait face à une contradiction qu’il n’a pas encore résolue, et dont la crise d’Ormuz révèle toute l’ampleur.

Le Canada a besoin de prix du pétrole élevés pour que son pipeline de la côte ouest soit rentable pour les investisseurs privés qu’il cherche à convaincre. Il a besoin de revenus pétroliers pour financer une partie de ses ambitions budgétaires. Mais il a simultanément besoin de prix de l’énergie stables pour que l’inflation ne rebondisse pas, pour que la Banque du Canada puisse abaisser ses taux, pour que la reprise économique fragile du deuxième trimestre se confirme.

Ces deux besoins sont en tension directe. Et la crise d’Ormuz, en faisant exploser les prix de l’énergie de façon imprévisible et durable, vient rendre cette tension visible aux yeux de tous.

Par ailleurs, la position géopolitique du Canada mérite qu’on l’examine avec honnêteté. Ottawa est un allié de l’OTAN, un partenaire militaire des États-Unis, et un pays qui vient tout juste d’annoncer l’achat de sous-marins allemands et de multiplier ses dépenses de défense. Quand Washington mène des frappes contre l’Iran — des frappes qui déstabilisent les marchés énergétiques mondiaux et menacent la reprise économique canadienne — le Canada se retrouve dans la position inconfortable d’un allié dont les intérêts économiques sont directement lésés par les actions militaires de son protecteur.

C’est une réalité que personne à Ottawa ne nomme clairement. Le gouvernement Carney parle de défense, de souveraineté, de solidarité atlantique — mais il ne dit pas aux Canadiens que la politique militaire américaine au Moyen-Orient pourrait, si la crise s’aggrave, anéantir les fragiles gains économiques du printemps.

Le Québec, cette fois, n’est pas spectateur

Si la crise du pipeline albertain était une affaire lointaine pour le Québec, la crise d’Ormuz ne l’est pas. Elle touche directement les ménages, les entreprises manufacturières, le secteur du transport, les épiceries. L’économie québécoise importe son pétrole — elle ne le produit pas. Chaque choc sur les cours mondiaux lui coûte sans lui rapporter.

C’est aussi une crise qui pose des questions sur les chaînes d’approvisionnement auxquelles peu de décideurs québécois semblent prêter attention. Le détroit d’Ormuz, c’est certes du pétrole, mais c’est aussi des engrais, du gaz naturel liquéfié, de l’aluminium, des polymères et des composants industriels qui transitent par ses eaux. Dans un monde où les chaînes de production industrielles sont mondiales et interdépendantes, un blocage prolongé du détroit finit par toucher des secteurs qu’on n’associe pas spontanément à la géopolitique du Golfe — y compris des filières industrielles québécoises.

Le gouvernement Fréchette, à moins de cent jours des élections, est en tournée en Abitibi-Témiscamingue ce matin. La géopolitique mondiale n’est pas au cœur de sa campagne. Mais les prix de l’énergie, eux, le seront forcément — car ils touchent directement le portefeuille des électeurs que tous les partis cherchent à séduire.

Ce que cette crise exige du Canada

Il y a une leçon structurelle que la crise d’Ormuz devrait imposer au débat politique canadien, et qu’elle n’impose pas encore.

Le Canada est une puissance énergétique majeure — dixième producteur mondial de pétrole, premier exportateur de certains minéraux critiques, puissance hydroélectrique incomparable. Il a tout ce qu’il faut pour bâtir une véritable souveraineté énergétique qui réduise la sensibilité de son économie aux chocs extérieurs. Mais il ne l’a pas encore fait, parce que la politique énergétique canadienne oscille entre les intérêts des provinces productrices et ceux des provinces consommatrices, sans jamais trouver de cohérence nationale.

La crise d’Ormuz devrait être le déclencheur d’une conversation sérieuse sur l’indépendance énergétique du Canada, sur la diversification de ses sources d’approvisionnement, sur le renforcement de ses capacités de raffinage domestique — et sur la façon dont il peut cesser d’être aussi vulnérable aux décisions militaires d’un allié dont les intérêts géopolitiques ne coïncident pas toujours avec les siens.

Cette conversation n’a pas encore lieu. Le Canada regarde les flammes s’élever au-dessus du Golfe Persique et compte les dollars sur le baril. C’est insuffisant pour un pays qui prétend jouer un rôle dans la stabilité mondiale tout en refusant d’analyser lucidement les conséquences de l’instabilité sur sa propre économie.

Le détroit d’Ormuz brûle. L’heure n’est plus à l’attentisme diplomatique poli. Elle est à la clarté — envers les alliés, envers les marchés, et surtout envers les Canadiens.

Québec investit près de 3,9 M$ pour moderniser l’hôtel de ville et la caserne de Lamarche

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Le gouvernement du Québec accorde 3,84 millions de dollars à la Municipalité de Lamarche, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, afin de rénover et d’agrandir son édifice municipal. Les travaux permettront de moderniser l’hôtel de ville, la caserne de pompiers et les espaces communautaires, tout en améliorant les services offerts à la population.

L’annonce a été faite jeudi par le ministre délégué au Développement économique régional et député de Lac-Saint-Jean, Eric Girard, au nom du ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin.

L’investissement de 3 844 500 $ servira à rénover le bâtiment municipal situé sur la rue Principale, qui regroupe l’hôtel de ville, la caserne de pompiers et des locaux destinés aux activités communautaires. Un agrandissement d’environ 120 mètres carrés est également prévu pour la caserne.

Le projet comprend la création d’un garage doté de deux baies de stationnement, d’un atelier ainsi que d’un local réservé au rangement des appareils de protection respiratoire des pompiers. Les travaux prévoient aussi la mise aux normes de l’immeuble grâce à des interventions sur la structure, la plomberie, le système de chauffage, ainsi que le remplacement des portes et des fenêtres.

À l’intérieur, les espaces seront entièrement réaménagés. Le futur hôtel de ville comprendra notamment une réception, des bureaux administratifs, une salle du conseil et une salle de conférence. Une cuisine, une salle polyvalente et deux bureaux accessibles à la communauté seront également aménagés.

Selon le gouvernement, cette aide financière est accordée dans le cadre du Programme d’amélioration et de construction d’infrastructures municipales (PRACIM), financé par le Plan québécois des infrastructures 2026-2036. Les municipalités de plus petite taille, comme Lamarche, bénéficient d’une majoration de 10 % du taux d’aide prévu par le programme.

La mairesse Johanne Morissette a souligné que ces travaux permettront non seulement de moderniser les installations municipales, mais aussi d’améliorer la sécurité des citoyens et les conditions de travail des pompiers volontaires, notamment grâce à l’aménagement de nouveaux espaces de décontamination.

Laval met en service ses premiers autobus électriques de nouvelle génération

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Les premiers autobus électriques LFSe+ de Nova Bus circulent désormais sur le réseau de la Société de transport de Laval (STL). Cette mise en service marque une nouvelle étape dans l’électrification du transport collectif lavallois, avec des véhicules plus silencieux, plus accessibles et dotés de nouvelles mesures de sécurité pour les chauffeurs.

Présentée en présence du maire de Laval, Stéphane Boyer, et du président du conseil d’administration de la STL, Pierre Brabant, cette nouvelle flotte est déployée progressivement depuis plusieurs semaines.

Les nouveaux autobus offrent notamment une deuxième place réservée aux personnes à mobilité réduite, une amélioration destinée à rendre le transport collectif plus inclusif. La STL a également équipé ces véhicules d’une cloison de protection pour les chauffeurs dans le cadre d’un projet pilote visant à mieux prévenir les agressions et les incivilités envers son personnel.

La société de transport a déjà reçu un premier lot de 13 autobus électriques Nova Bus LFSe+, qui seront tous intégrés au réseau au cours des prochains mois. Une douzaine d’autres véhicules seront livrés d’ici la fin de 2026, suivis d’une trentaine supplémentaire en 2027. Ces acquisitions viendront renforcer un parc de 337 autobus.

Cette transition s’inscrit dans un vaste projet d’électrification comprenant également la construction d’un futur garage entièrement adapté aux véhicules électriques. La STL affirme ainsi vouloir consolider sa position parmi les chefs de file du transport collectif électrifié au Québec.

L’achat de ces autobus est financé par le gouvernement du Québec dans le cadre du Programme d’aide gouvernementale aux infrastructures de transport collectif. Cette initiative découle du contrat annoncé en 2023 avec Nova Bus, qui prévoit l’acquisition d’un maximum de 1 229 autobus électriques destinés aux réseaux de transport québécois.

Selon le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Benoit Charette, ce programme s’inscrit dans les efforts visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en offrant aux citoyens des solutions de mobilité plus durables.

Ryan Reynolds entre succès et revers : Deadpool 2 cartonne sur HBO Max, tandis qu’Aviation Gin ferme sa distillerie

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Entre succès sur les plateformes de diffusion et revers dans le monde des affaires, l’acteur, producteur et entrepreneur canadien, Ryan Reynolds, vit une semaine riche en contrastes. Son film Deadpool 2 retrouve les sommets des classements sur HBO Max, tandis que la distillerie Aviation Gin de Portland baisse définitivement le rideau.

Selon les données de FlixPatrol, Deadpool 2 figure au septième rang des films les plus regardés sur HBO Max aux États-Unis. Sa version longue, Deadpool 2: Super Duper Cut, s’est également hissée dans le top 10, témoignant d’un regain d’intérêt pour cette suite sortie en 2018.

Réalisé par David Leitch, le long métrage met en vedette Ryan Reynolds dans le rôle du mercenaire irrévérencieux Deadpool. L’histoire suit sa confrontation avec Cable, un voyageur temporel incarné par Josh Brolin, venu éliminer un jeune mutant dont les actions pourraient bouleverser l’avenir. Le film réunit aussi Zazie Beetz, Morena Baccarin, Julian Dennison et Leslie Uggams, en plus d’un caméo très remarqué de Brad Pitt dans le rôle du mystérieux Vanisher.

À sa sortie en salles, Deadpool 2 avait reçu un accueil favorable de la critique et du public. Le film avait récolté plus de 786 millions de dollars américains au box-office mondial pour un budget estimé à 110 millions, ouvrant la voie au succès de Deadpool & Wolverine, lancé en 2024.

Pendant que le superhéros masqué retrouve les faveurs des abonnés de HBO Max, une autre page se tourne pour Ryan Reynolds. La distillerie et le centre d’accueil d’Aviation Gin, situés à Portland, en Oregon, ont officiellement fermé leurs portes le 28 juin.

Aviation Gin appartient depuis 2020 au groupe britannique Diageo, qui avait acquis la marque après que Ryan Reynolds en soit devenu copropriétaire et ambassadeur. L’acteur avait largement contribué à sa popularité grâce à des campagnes publicitaires au ton humoristique et à une forte présence médiatique.

Dans un communiqué transmis aux médias américains, Diageo explique que cette fermeture s’inscrit dans une réorganisation de son réseau de production en Amérique du Nord afin de mieux répondre à ses besoins opérationnels. La production de la marque avait déjà commencé à être transférée vers d’autres installations l’an dernier.

Cette décision intervient alors que Diageo fait face à un ralentissement de ses ventes et mène un important plan de restructuration. Malgré la fermeture du site de Portland, le groupe affirme qu’il demeure engagé envers la marque Aviation Gin, qui continue d’occuper une place importante dans son portefeuille de spiritueux.

Justin Bieber rejoint Madonna, Shakira et BTS pour le tout premier spectacle de la mi-temps de la finale du Mondial 2026

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Le chanteur canadien Justin Bieber participera au tout premier spectacle de la mi-temps de la finale de la Coupe du monde de la FIFA 2026, qui aura lieu le 19 juillet au MetLife Stadium, ont annoncé mercredi la FIFA et l’organisation Global Citizen.

L’artiste partagera la tête d’affiche avec Madonna, Shakira et BTS. Le spectacle de 11 minutes a été conçu sous la direction artistique de Chris Martin. Les artistes Burna Boy, le chef d’orchestre Gustavo Dudamel et la chorale PS22 Chorus participeront également à la prestation.

Selon les organisateurs, ce spectacle inaugural soutient le FIFA Global Citizen Education Fund, une initiative qui vise à recueillir 100 millions de dollars américains afin de financer l’accès à l’éducation et à la pratique du football pour les enfants dans le monde. Un dollar américain par billet vendu pour les matchs de la Coupe du monde est versé à ce fonds, qui avait déjà recueilli plus de 50 millions de dollars avant la finale, selon Global Citizen.

Dans un communiqué, Justin Bieber a déclaré être honoré de participer à l’événement, soulignant que cette initiative contribuera à élargir l’accès à l’éducation pour les jeunes.

La finale de la Coupe du monde 2026 débutera à 15 h (heure de l’Est) et sera disputée au MetLife Stadium, rebaptisé New York New Jersey Stadium durant le tournoi. Le spectacle de la mi-temps constituera une première dans l’histoire de la compétition et devrait être suivi par plusieurs centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde.

Meta investira 13 milliards de dollars dans un centre de données d’IA en Alberta

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L’entreprise technologique Meta prévoit investir 13 milliards de dollars dans la construction de son premier centre de données consacré à l’intelligence artificielle au Canada, un projet qui sera réalisé en Alberta et qui figure parmi les plus importants investissements privés jamais annoncés dans la province.

Selon les informations communiquées par la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, le chantier devrait générer environ 3 000 emplois dans la construction ainsi que 300 emplois permanents une fois les installations mises en service.

Les autorités estiment également que le projet produira des retombées économiques annuelles d’environ 250 millions de dollars pour la province. En parallèle, 60 millions de dollars seront consacrés à l’amélioration des routes, des réseaux d’eau et d’autres infrastructures communautaires liées au développement du site.

Le gouvernement affirme que Meta financera entièrement les nouvelles infrastructures de production et de transport d’électricité nécessaires au fonctionnement du centre de données. Selon la province, ces investissements pourraient également améliorer la fiabilité du réseau électrique et contribuer à réduire les coûts de transport de l’électricité, avec une baisse pouvant atteindre 6 % sur cette composante des factures des consommateurs.

Les centres de données destinés à l’intelligence artificielle nécessitent d’importantes capacités de calcul et une alimentation électrique continue. Leur développement s’accélère dans plusieurs régions du monde, les grandes entreprises technologiques cherchant à soutenir la croissance des applications d’IA générative et des services infonuagiques.

Les modalités du projet, notamment son calendrier de réalisation et la date prévue de mise en service, n’ont pas encore été précisées.

Une technologie finlandaise de stockage de la neige séduit de plus en plus de stations de ski nord-américaines

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Face à des hivers de plus en plus imprévisibles, un nombre croissant de stations de ski en Amérique du Nord misent sur une technologie de stockage de la neige afin de garantir leur ouverture en début de saison. Selon l’entreprise Snow Secure USA, plus d’une dizaine de centres ont déjà adopté son système breveté, dont Aspen Snowmass et Soldier Hollow.

La technologie consiste à produire de la neige durant l’hiver, lorsque les conditions sont optimales, puis à l’entreposer sous des couvertures isolantes au printemps. L’entreprise affirme que cette méthode permet de conserver en moyenne 80 % du volume initial jusqu’à la saison suivante, réduisant ainsi les besoins en fabrication de neige à l’automne, une opération généralement coûteuse en eau et en énergie.

À Soldier Hollow, futur site des compétitions des Jeux olympiques d’hiver de 2034, les responsables présentent cette approche comme un moyen de mieux faire face aux aléas climatiques avant l’événement.

Snow Secure indique avoir réalisé près de 20 installations en Amérique du Nord en moins de deux ans et plus de 150 projets à travers le monde au cours des quatre dernières années. L’entreprise affirme être actuellement en discussion avec environ 80 stations de ski sur le continent.

Le plus important projet utilisant cette technologie se trouve à Levi Ski Resort, où d’importants volumes de neige sont conservés chaque année afin d’assurer la tenue de l’épreuve d’ouverture de la Coupe du monde de ski alpin FIS en novembre.

Présentée par ses promoteurs comme une solution d’adaptation aux changements climatiques, cette technologie vise à offrir aux stations une plus grande prévisibilité pour le début de la saison hivernale tout en limitant le recours à la production de neige artificielle lorsque les températures sont moins favorables.

GLS Canada récompensée pour ses efforts environnementaux dans le secteur de la logistique

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L’entreprise de transport et de logistique GLS Canada a reçu le Prix du développement durable 2026 du Canadian Institute of Traffic and Transportation (CITT) dans la catégorie des grandes entreprises, une distinction qui souligne ses initiatives visant à réduire l’empreinte environnementale de ses activités.

Selon l’organisation, le prix récompense les mesures mises en place par l’entreprise dans la gestion de sa flotte, le développement de ses infrastructures et sa collaboration avec ses partenaires de livraison afin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

GLS Canada indique avoir entrepris l’électrification progressive de ses opérations. À la fin de 2025, sa flotte comptait notamment six camions électriques, 32 camionnettes électriques et quatre tracteurs de manœuvre électriques, en plus de quatre camions fonctionnant au gaz naturel comprimé alimentés en partie par du gaz naturel renouvelable pour les longues distances.

L’entreprise précise également avoir installé plus de 60 bornes de recharge dans ses installations à travers le pays, dont une unité mobile aménagée à partir d’une ancienne remorque afin de faciliter le déploiement de véhicules électriques.

Ces initiatives s’inscrivent dans la stratégie environnementale du groupe GLS, qui vise une réduction de 90 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2045, conformément aux objectifs de l’initiative Science Based Targets. Les émissions résiduelles devraient ensuite être compensées par des projets de captation du carbone.

Le troisième lien sans la Caisse : Fréchette face à l’évidence que ses prédécesseurs ont refusé de voir

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En politique, il arrive des fois où les institutions parlent plus clairement que les partis. Ce lundi matin, CDPQ Infra — le bras infrastructure de la Caisse de dépôt et placement du Québec, l’institution financière la plus respectée de la province — a dit publiquement et sans ambiguïté ce que presque tous les experts répètent depuis des années : ce projet ne nous intéresse pas. Nous n’y participerons pas.

Le troisième lien entre Québec et Lévis vient de perdre son investisseur naturel le plus crédible. Et ce, à moins de quatre-vingt-dix jours du scrutin du 5 octobre.

Un verdict sans appel, rendu pour la deuxième fois

Ce refus n’est pas une surprise. C’est une confirmation. La Caisse avait déjà remis, en 2024, un rapport limpide dans ses conclusions : les gains en mobilité qu’on peut attendre d’un nouveau lien routier entre les deux rives ne justifient pas l’investissement requis. La direction de CDPQ Infra avait été claire à ce moment-là, elle l’est encore davantage aujourd’hui : le mandat d’étude est terminé, les conclusions sont déposées, et le projet tel qu’il est conçu relève entièrement de la responsabilité du gouvernement.

Autrement dit, si Québec veut ce pont, il devra le construire sans la Caisse. Ce qui veut dire soit avec des fonds publics — dans un contexte budgétaire déjà tendu — soit avec des investisseurs privés qu’on cherche encore, via un appel d’intérêt international lancé le 25 juin et dont les réponses sont attendues au 10 août prochain.

Un appel d’intérêt lancé dix-neuf semaines avant une élection. Le temps de compilation des résultats nous amène à l’automne 2026, soit pendant ou après la campagne électorale. Difficile de prétendre que ce calendrier obéit à une logique de gestion de projet plutôt qu’à une logique électorale.

Huit ans de valse-hésitation : le bilan d’un projet devenu symbole

Le troisième lien est entré dans le vocabulaire politique québécois en 2018, lorsque la CAQ l’a inscrit à sa plateforme électorale. Depuis, ce projet a pris plus de formes qu’une girouette par grand vent : tunnel autoroutier sous l’île d’Orléans, tunnel entre les deux centres-villes, lien réservé au transport collectif, retour au lien autoroutier, puis pont à l’est dans un corridor privé. À chaque remaniement, les études ont recommencé, les contrats d’ingénierie se sont multipliés, et la facture des travaux préliminaires a continué de gonfler — plus de 80 millions de dollars en contrats octroyés depuis 2018, selon les compilations disponibles, sans qu’une seule pelletée de terre ne soit tournée.

Le coût du projet lui-même reste une inconnue que le gouvernement promet de dévoiler avant les élections. Cette promesse aurait été plus convaincante si elle avait été tenue il y a deux ans. Aujourd’hui, elle ressemble à ce qu’elle est : un engagement électoral minimal, fait sous pression, par un gouvernement qui sait que les chiffres risquent de ne pas plaider en faveur du projet.

Rappelons les données disponibles : la Caisse a évalué que les gains en temps de déplacement pour un automobiliste moyen se chiffrent à un peu plus de deux minutes. L’investissement envisagé se situe quelque part entre onze et vingt milliards de dollars, selon les estimations et la version retenue. À ce ratio coût-bénéfice, peu de projets d’infrastructure auraient survécu à une évaluation rigoureuse.

Fréchette dans une position intenable

Pour Christine Fréchette, ce refus de la Caisse crée une situation politiquement délicate à gérer. En héritant du dossier de Legault, elle a tenté de se démarquer en abandonnant le tracé central au profit d’un pont à l’est, réalisé en partenariat public-privé. Elle a lancé l’appel d’intérêt international. Elle a demandé une estimation de coûts pour l’automne. Sur le papier, elle gère le dossier.

Mais le refus de CDPQ Infra vient de confirmer que le projet qu’elle porte ne trouve pas preneur auprès de l’institution financière la mieux placée pour en évaluer la viabilité. Ce n’est pas un détail. La Caisse de dépôt gère l’épargne-retraite de millions de Québécois. Quand elle dit qu’un projet d’infrastructure ne justifie pas l’investissement, ce jugement repose sur des analyses que peu d’acteurs au Québec sont mieux qualifiés pour conduire.

Fréchette a deux options d’ici octobre. Elle peut assumer que le projet continuera avec des partenaires privés internationaux et espérer que l’appel d’intérêt génère des réponses enthousiastes malgré le verdict de la Caisse. Ou elle peut reconnaître ce que les données disent depuis des années — que ce projet, sous cette forme, avec cette justification, ne tient pas la route — et proposer une alternative crédible pour la mobilité dans la région de Québec.

La première option est plus confortable politiquement à court terme. La deuxième est plus honnête envers les électeurs de la région.

La région de Québec mérite mieux qu’une promesse répétée

Il serait injuste de réduire ce dossier à une simple question de partisanerie. La région de Québec a de vrais besoins en matière de mobilité. Les deux ponts actuels sont congestionnés aux heures de pointe. La ville de Lévis continue de croître. Le transport de marchandises vers l’est du Québec repose sur une infrastructure vieillissante.

Mais ces besoins réels méritent des réponses réelles — pas des projets qui changent de forme à chaque cycle électoral et dont on refuse de divulguer le coût réel jusqu’à la veille du scrutin. L’argent public consacré aux études préliminaires de ce projet aurait pu financer des améliorations concrètes sur les liens existants, des voies réservées, du transport collectif interrives. Des solutions moins spectaculaires, moins mobilisatrices pour un discours politique, mais plus susceptibles d’améliorer le quotidien des résidents des deux rives.

Ce que le refus de la Caisse dit, au fond, c’est que la région de Québec s’est fait promettre un monument et qu’on lui a livré huit ans de consultations. Le prochain gouvernement — quel qu’il soit — aura la responsabilité de proposer à ces citoyens autre chose qu’une énième version du même projet indéfiniment recommencé.

Ce que le 5 octobre tranchera — et ce qu’il ne tranchera pas

Le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon a promis de ne pas relancer le projet — il estime simplement qu’il n’y aura pas de projet à annuler. Québec solidaire dit qu’il l’abandonnerait immédiatement. Le PLQ dit vouloir sonder l’intérêt du privé. La CAQ dit qu’elle va le construire.

Quatre partis. Quatre positions. Une seule certitude : le 5 octobre, les résidents de la région de Québec voteront en sachant encore moins qu’il y a huit ans ce que ce projet va coûter, à quoi il va ressembler et si quelqu’un est prêt à le financer.

Quand la Caisse de dépôt ferme la porte, ce n’est pas un épisode de plus dans un feuilleton politique. C’est un signal qu’on aurait dû entendre en 2024, et qu’on devra bien finir par écouter — avant ou après les élections.

Le Québec se dote d’une technologie de pointe pour améliorer la pulvérisation en verger

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Les Producteurs de pommes du Québec (PPQ) ont annoncé mardi la mise en service d’un banc d’essai destiné à évaluer la distribution de l’air des pulvérisateurs arboricoles, une technologie présentée comme une première en Amérique du Nord pour améliorer la précision des traitements en verger.

Développé en collaboration avec l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA), le projet bénéficie du soutien de La Financière agricole du Québec (FADQ) et du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

L’équipement permet de mesurer la vitesse et la répartition du flux d’air produit par les pulvérisateurs afin d’en optimiser le fonctionnement. Les promoteurs du projet estiment que cette technologie contribuera à réduire les pertes de produits, à diminuer le bruit des appareils et à améliorer l’efficacité des traitements phytosanitaires, tout en favorisant des pratiques agricoles plus durables.

Selon les PPQ, une douzaine de bancs d’essai comparables existent dans le monde, principalement en Europe. Fabriqué en Allemagne selon la norme AirCheck, celui acquis par le Québec serait le premier de ce type déployé à l’extérieur du continent européen.

Les chercheurs de l’IRDA utiliseront l’installation pour évaluer les pulvérisateurs, produire des recommandations techniques et accompagner les producteurs dans une campagne de diagnostic et de calibration qui se déroulera sur plusieurs années.

Après une première phase de déploiement en Montérégie, le banc d’essai sera mis à la disposition des producteurs d’autres régions pomicoles du Québec dans le cadre d’ateliers financés par le MAPAQ.

Les Producteurs de pommes du Québec représentent plus de 400 pomicultrices et pomiculteurs à travers la province.