La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) demandent au gouvernement du Québec et à la direction du Collège LaSalle de trouver un compromis afin d’éviter une crise à l’approche de la rentrée.
Le Collège s’est placé lundi sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), invoquant son incapacité à acquitter une pénalité gouvernementale de près de 30 millions de dollars. La mesure survient alors que des milliers d’étudiants risquent de voir leur parcours perturbé et que plus de 400 enseignants syndiqués sont confrontés à une forte incertitude.
La CSN estime que les deux parties doivent poursuivre les discussions pour préserver les emplois et la mission de l’établissement, tout en respectant les dispositions de la Charte de la langue française adoptées en 2022.
« Adopter la ligne dure, dans les circonstances, ne ferait que des victimes », affirme Benoît Lacoursière, président de la FNEEQ-CSN, évoquant le risque de chômage pour les employés et d’interruption des études pour les étudiants.
La présidente de la CSN, Caroline Senneville, appelle également Québec et le Collège à « mettre chacune de l’eau dans son vin ». Le syndicat prévient qu’il entend se mobiliser pour défendre les emplois dans le cadre de ce conflit administratif.
Le Collège LaSalle avait annoncé la veille le dépôt d’une demande de protection judiciaire, alors que sa rentrée prévue le 27 août a été suspendue.



