À l’occasion du débat électoral consacré jeudi à la petite enfance à Montréal, le Réseau des Centres de ressources périnatales du Québec (RCRPQ) demande aux partis de ne pas limiter leurs propositions aux services destinés aux jeunes enfants et d’intégrer davantage les besoins des parents et la période entourant la naissance.
Selon un sondage réalisé par le réseau auprès de parents québécois ayant un enfant âgé de 0 à 4 ans, près d’un parent sur deux dit connaître une santé mentale fragile. Un sur trois rapporte également avoir vécu des symptômes dépressifs ou anxieux importants depuis la naissance de son enfant.
Le RCRPQ estime que l’accompagnement des parents constitue un volet déterminant de la prévention en petite enfance. Les Centres de ressources périnatales (CRP), des organismes communautaires spécialisés, accompagnent chaque année plus de 20 000 parents et futurs parents au Québec.
Le réseau souligne toutefois des écarts importants entre les régions, des listes d’attente en hausse et un financement souvent lié à des projets ponctuels, jugé peu prévisible par les organismes. Ces contraintes limiteraient leur capacité à répondre à l’augmentation des besoins.
Le RCRPQ demande au prochain gouvernement de reconnaître officiellement le rôle des CRP dans le continuum de services en périnatalité et d’associer le réseau à la planification de l’offre communautaire. Il réclame également un modèle de financement permettant d’assurer des services accessibles et pérennes dans toutes les régions.
L’organisme souhaite ainsi que la politique québécoise de la petite enfance accorde une place plus importante à la prévention, au soutien de proximité et à l’accompagnement des familles dès la période précédant la naissance.
Photo FB : Réseau des Centres de ressources périnatales du Québec (RCRPQ)



