Le gouvernement fédéral veut renforcer le recrutement et la rétention des éducatrices et éducateurs de la petite enfance, confrontés à une demande croissante alors que le Canada poursuit l’expansion de son réseau de services de garde.
La ministre de l’Emploi et des Familles, Patty Hajdu, a annoncé lundi une nouvelle initiative dotée d’un financement pouvant atteindre 5,4 millions de dollars d’ici au 31 mars 2027. L’argent provient du Programme de solutions pour la main-d’œuvre sectorielle et doit servir à lever certains obstacles à l’embauche et au maintien en poste dans le secteur.
L’initiative prévoit notamment une mise à jour des normes professionnelles nationales, une amélioration des données sur le marché du travail et la modernisation des outils destinés à la main-d’œuvre. Le gouvernement souhaite également favoriser le mentorat, le perfectionnement professionnel et les possibilités d’évolution de carrière.
Trois organisations participeront au projet : Collèges et instituts Canada, la Fédération canadienne des services de garde à l’enfance et l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne.
Cette annonce intervient alors que les provinces et territoires développent leurs réseaux de garde. Depuis 2021, Ottawa affirme avoir prévu plus de 58 milliards de dollars jusqu’en mars 2031 pour soutenir la mise en place d’un système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants. Les gouvernements provinciaux et territoriaux ont, jusqu’ici, annoncé des mesures visant la création de plus de 250 000 nouvelles places.
Le gouvernement fédéral estime toutefois que l’expansion du nombre de places ne peut se faire sans une main-d’œuvre suffisamment nombreuse et qualifiée. L’initiative annoncée lundi doit ainsi s’attaquer directement à cet enjeu en améliorant les conditions permettant aux éducatrices et éducateurs de demeurer dans le secteur.
En juin, Ottawa avait par ailleurs annoncé un financement additionnel pouvant atteindre 5,4 milliards de dollars sur deux ans, à compter de 2026-2027, afin d’aider les provinces et territoires à maintenir les frais de garde à un niveau stable et abordable pour les familles.
L’objectif affiché par le gouvernement est double : soutenir les familles qui dépendent des services de garde et disposer d’une main-d’œuvre capable d’accompagner l’augmentation de l’offre.



