À l’ouverture de la campagne électorale québécoise, l’organisme École ensemble demande aux partis politiques de se prononcer sur ce qu’il qualifie d’« école à trois vitesses » et sur la sélection des élèves dans les établissements financés par l’État.
L’organisme soutient que la coexistence de réseaux publics, privés et de programmes sélectifs contribue à accentuer les écarts socio-économiques entre élèves. Il établit également un lien avec plusieurs enjeux, dont le décrochage scolaire, l’anxiété de performance, les déplacements scolaires et les difficultés de recrutement et de rétention du personnel enseignant.
École ensemble affirme avoir transmis aux partis deux questions afin de comparer leurs positions : approuvent-ils le modèle permettant à des établissements financés par l’État de sélectionner leurs élèves selon leurs résultats ou la capacité de paiement de leurs parents? Dans le cas d’une réponse négative, l’organisme leur demande de préciser les mesures envisagées et leur échéancier.
Les réponses reçues doivent être rendues publiques par l’organisation afin de permettre aux électeurs de comparer les engagements des formations politiques.
École ensemble cite par ailleurs une demande adressée par l’ONU au gouvernement québécois concernant la ségrégation scolaire et réclame une réforme du système.
Fondé en 2017 par des parents d’élèves, l’organisme défend la création d’un « réseau scolaire commun », qui regrouperait les établissements autour de règles communes. Sa proposition bénéficie notamment de l’appui revendiqué de la Centrale des syndicats du Québec et de la Fédération autonome de l’enseignement.
La question de la place du secteur privé, des programmes sélectifs et du financement public dans le système scolaire québécois pourrait ainsi s’imposer dans le débat électoral.



