Top 5 This Week

Articles similaires

Ce qu’on ne raconte pas sur Shai Gilgeous-Alexander, le Hamiltonien devenu la plus grande vedette canadienne de la NBA

Shai Gilgeous-Alexander n’a même pas fait l’équipe de basketball de son école secondaire, en 9e année. Une décennie plus tard, il est devenu seulement le quatrième joueur de toute l’histoire de la NBA à remporter, la même saison, le titre de joueur le plus utile, celui de joueur le plus utile des finales et celui de meilleur pointeur de la ligue. Voici l’histoire derrière l’une des ascensions les plus improbables du sport canadien récent.

Sa mère l’amenait faire du lèche-vitrines dans un grand magasin de Toronto pour lui faire rêver

Né le 12 juillet 1998 à Toronto et élevé à Hamilton, en Ontario, Shai est le fils de Charmaine Gilgeous, ancienne athlète d’athlétisme originaire d’Antigua-et-Barbuda, et de Vaughn Alexander, lui aussi d’origine antiguaise et ancien joueur de basketball au secondaire. Enfant, sa mère l’amenait, avec son frère Thomasi, flâner dans le luxueux magasin Holt Renfrew de la rue Bloor à Toronto, où ils passaient des après-midi entiers à rêver du genre de vie qu’ils pourraient un jour se construire, à condition de travailler fort et de ne rien laisser se mettre en travers de leurs objectifs.

Il a été coupé de l’équipe de basketball de son école, en 9e année

Être écarté de l’équipe de basketball de son école dès la 9e année aurait pu briser les rêves de bien des adolescents. Pour Shai, ce revers a plutôt alimenté une détermination qui allait le mener au sommet de la NBA : il a transformé cette humiliation précoce en carburant, remportant plus tard un titre de joueur le plus utile et un championnat municipal avant même de quitter Hamilton pour poursuivre son développement au Tennessee.

Son cousin est aussi un joueur important de la NBA, et ils se sont affrontés en finale de conférence

Shai Gilgeous-Alexander et Nickeil Alexander-Walker, aujourd’hui joueur des Timberwolves du Minnesota, ont grandi ensemble dans la grande région de Toronto, ont été coéquipiers au secondaire, brièvement colocataires, et ont même disputé d’innombrables « batailles d’entrée de garage » enfants. « Il est littéralement comme mon deuxième frère », a confié Shai à propos de son cousin, qui a moins de deux mois de moins que lui. En mai 2025, les deux se sont retrouvés adversaires en finale de la Conférence Ouest de la NBA, un vrai duel familial qui a marqué les partisans canadiens des deux côtés de la frontière. « Pour nous deux, être rendus là, c’est spécial. S’affronter, c’est encore plus spécial », a résumé Alexander-Walker, qui portait autour du cou, avec leur père commun, un pendentif à deux faces représentant chacun des deux cousins.

Chris Paul dit qu’il faut parler à sa mère pour comprendre qui il est vraiment

Peu après son arrivée à Oklahoma City, Shai s’est rapidement rapproché de la légende Chris Paul, s’entraînant et mangeant chez lui presque quotidiennement. Interrogé sur les racines de la discipline légendaire de son jeune coéquipier, Paul s’est arrêté en pleine entrevue pour appeler directement la mère de Shai. « Vous ne pouvez pas écrire cette histoire sans lui parler, à elle », a-t-il insisté. « Si vous connaissez sa mère, vous le connaissez, lui. »

Il a représenté le Canada dès 18 ans, avant même de connaître son plein essor en NBA

Shai a porté les couleurs du Canada dès le Championnat U18 des Amériques de la FIBA 2016, où il décroche une médaille d’argent, avant de rejoindre l’effort collectif de plusieurs jeunes vedettes canadiennes déterminées, dès 2022, à qualifier le pays pour sa première participation aux Jeux olympiques de basketball masculin depuis Sydney 2000. Objectif atteint : bronze au Championnat du monde FIBA 2023, puis présence aux Jeux de Paris 2024, aux côtés de son cousin Nickeil, un rêve d’enfance devenu réalité pour les deux hommes.

En 2025, il devient seulement le quatrième joueur de l’histoire à réussir un triplé rarissime

Lors de la saison 2024-2025, Shai mène le Thunder d’Oklahoma City à un sommet impressionnant de 68 victoires contre seulement 14 défaites, tout en tournant à 32,7 points, 5,5 rebonds et 6,1 passes décisives par match, le meilleur total de pointage de toute la ligue. Il remporte le trophée Michael Jordan du joueur le plus utile de la saison, puis mène le Thunder au titre de champion NBA, décrochant du même souffle le titre de joueur le plus utile des finales. Il devient ainsi seulement le quatrième joueur de toute l’histoire de la NBA à remporter le MVP de la saison, le MVP des finales et le titre de meilleur pointeur au cours de la même campagne, rejoignant Kareem Abdul-Jabbar, Michael Jordan et Shaquille O’Neal.

Il a remporté un deuxième MVP consécutif, presque à l’unanimité

En 2026, Shai est de nouveau couronné joueur le plus utile de la NBA, une deuxième année de suite, recevant cette fois 83 des 100 votes de première place possibles, un choix presque unanime, avec des moyennes de 31,1 points, 4,3 rebonds et 6,6 passes décisives par match.

Sa conjointe d’enfance est elle aussi originaire de Hamilton, et athlète universitaire

Shai est marié à Hailey Summers, née à Hamilton, en Ontario, le 22 octobre 1999. Le couple, ensemble depuis 2016, s’est marié le 14 février 2024 et a accueilli un fils, Ares, né le 25 avril 2024. Athlète accomplie elle-même, Hailey a joué comme défenseure pour l’équipe de soccer féminin de l’Université d’Albany entre 2017 et 2021, où elle a été capitaine à deux reprises et a remporté le championnat de l’America East en 2018.

Il est aussi devenu une référence de style vestimentaire dans la NBA

En dehors du terrain, Shai s’est forgé une réputation d’icône mode grâce à ses tenues d’entrée d’aréna, costumes pastel et Converse personnalisées en tête, lui valant plusieurs mentions dans les palmarès des joueurs les mieux habillés de la ligue, publiés par des magazines comme GQ et Slam.

D’un adolescent coupé de l’équipe de son école secondaire jusqu’à un champion NBA, double MVP consécutif et vedette de mode reconnue, en passant par une rivalité familiale disputée en finale de conférence contre son propre cousin, Shai Gilgeous-Alexander incarne, plus que tout autre athlète canadien de sa génération, la preuve qu’un revers d’adolescence ne prédit jamais grand-chose sur ce qui suit.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Populaires