À quelques semaines des élections générales québécoises du 5 octobre, une coalition regroupant près de 130 organisations demande aux principaux partis de prendre des engagements sur l’abordabilité du logement, alors que les locataires demeurent confrontés à la hausse des loyers et à la pénurie de logements accessibles.
La Coalition contre le logement cher (COLOC), lancée en avril 2026, réclame trois mesures : un contrôle obligatoire des loyers, un développement massif du logement social et l’inscription du droit au logement dans la Charte des droits et libertés de la personne. Cinq organisations membres, dont le FRAPRU, le RCLALQ et l’Union étudiante du Québec, ont présenté ces revendications vendredi à Montréal.
Selon les données avancées par la coalition, le loyer moyen au Québec a augmenté de près de 30 % entre 2022 et 2025. L’itinérance visible aurait parallèlement progressé de 20 %, atteignant 12 077 personnes en avril 2025. Deux mois après le 1er juillet 2026, 1 646 ménages locataires étaient encore sans logement ou accompagnés activement dans leurs recherches.
La coalition souligne également l’écart entre les revenus et les prix immobiliers. Le prix médian d’une maison unifamiliale approche 512 000 dollars et celui d’une copropriété 400 000 dollars. Près de la moitié des ménages locataires québécois, soit 741 322 ménages, disposent d’un revenu annuel inférieur ou égal à 48 400 dollars.
À Montréal, les données citées par la COLOC font état d’une hausse moyenne de 17,2 % du loyer des logements de type 4 ½ lors d’un changement de locataire en 2025.
Les organisations demandent aux chefs des partis de se prononcer sur leurs trois propositions lors des débats électoraux. Elles prévoient également des actions entre le 25 septembre et le 3 octobre dans le cadre d’une mobilisation contre la hausse du coût de la vie.
La coalition affirme vouloir maintenir la pression après le scrutin, quel que soit le parti appelé à former le prochain gouvernement.



