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Canada 6 – Qatar 0 : Une soirée historique à Vancouver

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C’était le match qu’attendait tout un pays depuis des décennies. Et les Rouges n’ont pas déçu.

Le Canada a signé la première victoire de son histoire à la Coupe du monde masculine de soccer, et de quelle façon : une éclatante victoire de 6 à 0 contre le Qatar à Vancouver. BC Place a vibré comme jamais, et le football canadien vient d’écrire sa plus belle page.

Jonathan David, l’homme du match — et de l’histoire

Les Rouges ont livré une performance sensationnelle, menée par Jonathan David, auteur d’un tour du chapeau. Le numéro 10 canadien, qui avait suscité certaines interrogations après son match discret contre la Bosnie-Herzégovine, a répondu de brillante façon.

Jonathan David passe en tête des buteurs de la Coupe du monde, à égalité avec Lionel Messi, avec trois buts. Questionné, critiqué, il a su hausser son niveau au moment où son équipe en avait le plus besoin.

L’attaquant canadien a profité d’un tir de Nathan Saliba depuis l’entrée de la surface. Le ballon, qui semblait se diriger vers le filet, a dévié sur David. Ce dernier a ensuite démontré tout son sang-froid en contrôlant le ballon avant de le glisser dans le coin inférieur du filet, prenant à contre-pied le gardien qatari Mahmoud Abunada. Le meilleur marqueur de l’histoire de la sélection masculine canadienne compte désormais 42 buts avec l’équipe nationale.

Une domination totale

Cyle Larin et Nathan Saliba ont également trouvé le fond du filet, tandis qu’un défenseur qatari a marqué contre son camp.

Le Canada a complètement dominé les débats, terminant la rencontre avec 78,8 % de possession du ballon et 33 tirs, dont 10 cadrés. Le Qatar n’a obtenu que deux tentatives, toutes deux en début de rencontre, sans parvenir à cadrer la moindre frappe.

Qatar est descendu à dix joueurs à la 33e minute, ce qui a encore accentué la maîtrise canadienne sur le terrain.

L’ombre de la blessure de Koné

La soirée n’aura pas été sans nuage. Elle a été assombrie par la grave blessure subie par Ismaël Koné en deuxième période. Le milieu de terrain de 23 ans, l’un des joueurs clés de l’équipe, a quitté le terrain sur une civière après un contact avec un adversaire. Ses coéquipiers lui ont rendu hommage : le symbole ne pouvait pas être plus puissant, illustré par les deux mains de Nathan Saliba reproduisant le numéro 8 d’Ismaël Koné.

En tête du groupe B

Grâce à ce résultat, le Canada prend la tête du groupe B avec quatre points et une différence de buts de +6. Les Canadiens devancent désormais la Suisse, également à quatre points, mais avec un différentiel de +3 après sa victoire de 4-1 contre la Bosnie-Herzégovine plus tôt dans la journée.

Le duel entre le Canada et la Suisse, prévu le 24 juin à Vancouver, pourrait donc être déterminant dans la course au 1er rang du groupe. Le vainqueur du groupe B disputera son match des seizièmes de finale à Vancouver, le 2 juillet.

Le Canada rêve désormais tout haut. Avec un Jonathan David en état de grâce, une équipe soudée et tout un pays derrière elle, les Rouges n’ont jamais semblé aussi proches d’une aventure mondiale digne de ce nom. Rendez-vous le 24 juin pour le choc face à la Suisse.

Laval adapte son réseau d’autobus pour la saison estivale dès le 20 juin

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La Société de transport de Laval (STL) mettra en place, à compter du 20 juin, son horaire d’été sur l’ensemble de son réseau d’autobus afin d’adapter son offre de service à la baisse de l’achalandage observée durant la période estivale.

Parmi les principaux changements, des départs supplémentaires seront ajoutés sur les lignes 26, 144 et 151, tandis que les lignes complémentaires 226, 244 et 251 seront suspendues jusqu’à la rentrée. Les horaires seront également modifiés à l’occasion des congés de la Fête nationale, le 24 juin, où le service suivra l’horaire du dimanche, et de la fête du Canada, le 1er juillet, avec un horaire de samedi.

La STL annonce aussi une évolution de son service de taxis collectifs. Dès le 1er juillet, les trajets sur appel seront remplacés par un système de taxis à la demande, permettant aux usagers de réserver leurs déplacements selon leurs besoins à l’intérieur de zones déterminées.

L’autorité de transport rappelle également que certains titres tarifaires seront ajustés à compter du 1er juillet, conformément à l’indexation annuelle de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM). Le tarif payé directement à bord des autobus demeurera toutefois fixé à 3,75 dollars.

La société poursuivra par ailleurs son programme offrant un passage à 1 dollar le lendemain des journées où Environnement Canada émet un avis de smog, une initiative destinée à encourager l’utilisation du transport collectif pendant l’été.

PMET s’allie à Mitsui pour accélérer le raffinage du lithium au Québec

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La société minière canadienne PMET Resources a annoncé la signature d’un protocole d’entente avec le groupe japonais Mitsui & Co. et l’entreprise Microwave Chemical Co. (MWCC) afin d’évaluer une technologie de calcination par micro-ondes destinée à transformer le lithium directement au Québec.

Cette collaboration s’inscrit dans la stratégie de PMET visant à développer une chaîne de valeur locale autour de son projet de lithium Shaakichiuwaanaan, situé dans la région d’Eeyou Istchee Baie-James. Les partenaires testeront, dans une usine pilote à Osaka, des échantillons de spodumène provenant du gisement québécois afin d’évaluer la faisabilité d’une production locale de carbonate de lithium de qualité batterie.

Selon l’entreprise, cette technologie alimentée par l’hydroélectricité québécoise pourrait réduire le recours aux combustibles fossiles, diminuer les coûts de transport, limiter les émissions de carbone et renforcer l’autonomie nord-américaine dans la transformation des minéraux critiques. Mitsui apportera son expertise en développement de projets et en commercialisation, tandis que MWCC pilotera les essais techniques.

Le protocole d’entente, d’une durée initiale de douze mois, demeure non contraignant. Toute décision de déploiement commercial dépendra des résultats des essais, des évaluations économiques, des autorisations réglementaires et du financement du projet. PMET estime que cette initiative pourrait contribuer à faire du Québec un acteur majeur de la chaîne d’approvisionnement occidentale en lithium destiné aux batteries.

Québec rouvre le regroupement familial avec un plafond de 15 700 demandes

Le gouvernement du Québec rouvrira, à compter du 2 juillet 2026, la réception des demandes d’engagement dans le cadre du regroupement familial, avec un plafond fixé à 15 700 dossiers pour les deux prochaines années, a annoncé jeudi le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, François Bonnardel.

Le quota prévoit jusqu’à 13 300 demandes visant un conjoint comme personne parrainée principale et 2 400 concernant un parent ou un grand-parent. Les demandes visant un enfant à charge, un enfant mineur orphelin, un enfant à adopter ainsi que l’ajout de membres d’une famille déjà visée par une demande ne seront pas soumises à ces limites.

Le ministère précise que les demandes devront être transmises exclusivement par la poste. Un calendrier de réception a également été établi afin de prioriser les dossiers les plus anciens et d’offrir une meilleure prévisibilité aux demandeurs.

Le précédent programme, lancé en juin 2024 avec un plafond de 13 000 demandes, avait atteint sa capacité maximale dès juillet 2025.

Selon le ministre François Bonnardel, cette nouvelle période de réception vise à favoriser la réunification des familles tout en respectant les objectifs annuels d’admission fixés par le Québec.

Liam Millar : trop petit pour Toronto FC, il a failli tout perdre sur un pivot

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Liam Millar a été recalé du Toronto FC à 10 ans parce qu’il était trop petit. À 13 ans, il partait seul en Angleterre avec son père pour rejoindre l’académie de Fulham. À 25 ans, il entend un craquement dans son genou à Hull. Un an plus tard, il pleure sur la pelouse de Leicester City — de joie. Et maintenant il joue le Mondial à la maison.


par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026


Il y a une scène, dans une petite maison à une heure de Hull, en Angleterre, un matin ordinaire d’avril 2026, que le journaliste de TSN prend soin de décrire avec précision.

Liam Millar est à la maison avec ses trois jeunes filles. La maison est bruyante, chaotique, pleine de mouvement et de chansons — le genre de désordre magnifique qui définit les jeunes familles. Un monde très loin du terrain de soccer.

Et c’est là, dans ce chaos joyeux, que se trouve maintenant le centre de gravité de sa vie. Pas dans les stades. Pas dans les statistiques. Dans cette maison bruyante.

Il dit : « Je ne suis pas juste un joueur de soccer. Je suis Liam Millar. »

Ça lui a pris un genou explosé et un an de rééducation pour le réaliser.


Brampton, le basketball, et le mur du Toronto FC

Le 27 septembre 1999, Liam Alan Millar naît à Toronto. Mais il grandit à Brampton — la même ville que Cyle Larin, Tajon Buchanan et Richie Laryea. Brampton qui continue de produire des joueurs en série, comme une usine silencieuse et multiculturelle nichée à l’ouest de l’aéroport Pearson.

Son père Alan est né à Oakville, en Ontario. Sa mère Jo-Ann est née à Toronto. C’est une famille de sportifs : son père et son grand-père Malcolm ont tous les deux joué au soccer. Et dans une maison de Brampton, le sport n’est pas une option, c’est le langage commun. Millar joue aussi au basketball — une passion parallèle qui durera plusieurs années.

À quatre ans, il commence au Brampton Youth SC. Deux ans plus tard, au North Mississauga SC. Un gamin rapide, technique, qui adore dribbler.

À dix ou onze ans, il passe un essai au Toronto FC Academy — le club de MLS de sa ville, à quelques kilomètres de chez lui. Le rêve logique d’un gamin de la région.

Il est recalé. Trop petit.


13 ans. L’Angleterre. Seul avec son père.

Recalé à Toronto. Mais pas découragé. Parce que Liam Millar a un atout que beaucoup n’ont pas : des parents qui croient en lui au point de tout réorganiser autour de sa passion.

À 12 ans, une connexion s’établit avec l’académie de Fulham, à Londres. L’offre est sérieuse. Et la décision familiale est radicale : Liam part en Angleterre. Avec son père. Juste eux deux, d’abord — le reste de la famille restera au Canada en attendant.

Son père Alan travaille dans l’industrie cinématographique et télévisuelle comme électricien de plateau — « spark » dans le jargon du milieu. À son actif : plusieurs saisons de Game of Thrones. Oui, le père de Liam Millar a contribué techniquement à une des séries les plus regardées de l’histoire de la télévision. Sa mère Jo-Ann est maquilleuse pour le cinéma et la télévision.

Une famille d’artisans du cinéma et de la télé, qui lâche tout pour emmener son fils jouer au soccer à Fulham, en Angleterre.

La famille finit par se retrouver à Liverpool, quand Liam rejoint l’académie des Reds. Tous ensemble de nouveau, dans une nouvelle ville, dans un nouveau pays.


Liverpool. Steven Gerrard. Jürgen Klopp. Et la FA Cup.

En juillet 2016, à 16 ans, Liam Millar quitte Fulham pour rejoindre l’académie de Liverpool FC. Un des clubs les plus prestigieux du monde, en plein renouveau sous Jürgen Klopp.

Il progresse rapidement dans la hiérarchie des jeunes. Pendant 18 mois, il joue sous les ordres de Steven Gerrard — la légende de Liverpool reconvertie en entraîneur des U18. Son coach de l’académie, Neil Critchley, le décrit comme « parfait pour le pressing offensif de Klopp ».

Il devient le premier Canadien à jouer pour les équipes de jeunesse de Liverpool. En 2017-18, il dispute tous les matchs de l’UEFA Youth League et inscrit deux buts en huit rencontres. Il finit capitaine de l’équipe U23 dans plusieurs matchs.

Le 4 février 2020, il joue sa seule et unique vraie chance avec l’équipe première : un match de FA Cup contre Shrewsbury Town, titulaire pendant 82 minutes. Liverpool gagne 1-0.

Ce sera son seul et unique match avec la première équipe de Liverpool. Il part en prêt — Kilmarnock en Écosse, puis Charlton Athletic en League One — avant de signer définitivement à FC Bâle en juillet 2021 pour 1,3 million de livres.


Bâle, la Coupe de Suisse, et le match contre Liverpool

À Bâle, quelque chose se stabilise enfin. Millar s’installe, joue régulièrement, découvre la Super League suisse et l’Europe. Sa première saison : 46 matchs toutes compétitions, 10 buts, 5 passes décisives.

En mai 2022, il remporte la Coupe de Suisse avec Bâle — son premier trophée professionnel. Il avait eu beau passer par l’académie d’un des clubs les plus titrés d’Angleterre, c’est en Suisse qu’il soulève sa première coupe.

Anecdote savoureuse : lors de sa première saison à Bâle, il affronte Liverpool en Ligue Europa Conférence. Le club où il a grandi, où il a rêvé, où il a passé cinq ans — de l’autre côté du terrain. Bâle perd les deux matchs. Mais Millar, lui, est sur le terrain.

Après deux saisons à Bâle, il rejoint Preston North End, puis signe à Hull City en Championship — la deuxième division anglaise, un niveau réputé parmi les plus exigeants d’Europe par la densité et le rythme des matchs.


Le craquement. Hull City contre Burnley. Octobre 2024.

Un match ordinaire. Un mouvement ordinaire. Millar prend le ballon, se faufile entre deux défenseurs. Un pivot. Un geste qu’il a exécuté des milliers de fois.

Et là : un grand craquement.

Il le raconte à TSN : « J’ai essayé de pivoter, et mon genou… j’ai juste entendu un grand craquement. »

Il se relève. Il court, même. Il revient brièvement sur le terrain. Mais son genou est instable, « qui part dans tous les sens », comme il dit. Il comprend que quelque chose de grave vient de se passer.

Le diagnostic tombe quelques jours plus tard. Ligament croisé antérieur déchiré. Deux ménisques endommagés. Déchirure de grade 2 du ligament latéral interne. Quatre structures ligamentaires compromises en un seul pivot.

Durée d’absence estimée : au moins un an.


Onze mois dans sa tête

Pour beaucoup de sportifs, une blessure longue durée, c’est une pause forcée. Pour Liam Millar, ça a été quelque chose de plus profond.

Il le dit clairement au journaliste de TSN : « Je pense que jusqu’à ce que je me blesse au genou, c’est probablement qui je voyais dans le miroir » — sous-entendu : juste un joueur de soccer. Pas un père. Pas un mari. Pas un être humain complet.

Onze mois à la maison. Sa femme Daniela — une ancienne joueuse de hockey sur glace universitaire aux États-Unis — présente. Ses trois filles — Reina, Valencia et Summer Willa — présentes. Et progressivement, une révélation simple mais difficile à intégrer pour un sportif professionnel : les gens qui l’aiment le plus s’en fichent complètement qu’il joue au soccer ou pas.

« Mes enfants, ma femme, ma famille, personne ne se préoccupe de si je joue au soccer ou non. Ils m’aiment pour ce que je suis. »


Les larmes de Leicester

21 octobre 2025. Presque un an jour pour jour après la blessure. Hull City affronte Leicester City.

Liam Millar entre en jeu. C’est son premier match titulaire depuis le craquement. Il marque le premier but de la victoire 2-1.

En célébrant, il pleure.

Il s’en souvient : « Je pleurais juste. »

Ce n’est pas que de la joie sportive. C’est la reconnaissance d’un chemin parcouru. D’une identité reconstruite. D’un homme qui a compris, dans une maison bruyante et chaotique avec ses trois filles, qu’il était plus que la somme de ses dribbles.


Le Mondial, en joker de luxe

Le 12 juin 2026, face à la Bosnie-Herzégovine à Toronto, Liam Millar offre à l’équipe de Jesse Marsch l’une de ses meilleures performances dans le match nul 1-1 : six duels gagnés, deux dribbles réussis, une menace constante sur son couloir gauche jusqu’à sa sortie à la 61e minute.

Il n’est pas titulaire indiscutable. Il y a Tajon Buchanan, Ali Ahmed, Jacob Shaffelburg pour se disputer les ailes. Mais Millar apporte quelque chose de différent — un joueur qui peut changer un match en quinze minutes, une vitesse de croisière que les défenseurs adverses n’anticipent pas.

Le gamin de Brampton recalé à Toronto FC parce qu’il était trop petit, qui a tout recommencé à Fulham à 13 ans, qui a tout donné à Liverpool sans jamais vraiment jouer, qui s’est reconstruit en Écosse, en Suisse, en Angleterre, et qui a entendu son genou craquer sur un pivot anodin en octobre 2024 — ce gamin joue maintenant le Mondial dans le pays qui l’a vu grandir.

« Je ne suis pas juste un joueur de soccer. Je suis Liam Millar. »

Et ça, aucune blessure ne peut lui enlever.

Bell, Cohere et Hypertec s’allient pour bâtir une infrastructure d’IA « souveraine » au Canada

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Un groupe de grandes entreprises technologiques canadiennes annonce un partenariat visant à développer une infrastructure d’intelligence artificielle hébergée et exploitée au Canada, dans un contexte où les enjeux de souveraineté numérique prennent une importance croissante.

Bell Canada, Cohere, Hypertec et BUZZ HPC ont annoncé jeudi une entente portant sur le développement d’une plateforme destinée à soutenir l’entraînement et le déploiement de modèles d’intelligence artificielle sur des infrastructures situées au Canada.

Le projet combine les centres de données et les services de connectivité du Réseau d’IA tissé de Bell, les modèles d’intelligence artificielle développés par Cohere, les infrastructures de calcul haute performance de BUZZ HPC ainsi que les serveurs conçus par Hypertec.

Selon les entreprises participantes, l’objectif est de permettre aux gouvernements et aux organisations canadiennes d’utiliser des outils d’IA tout en conservant davantage de contrôle sur leurs données et sur l’infrastructure qui les héberge.

L’installation principale annoncée dans le cadre de l’entente sera située à Merritt, en Colombie-Britannique, où Bell mettra à disposition des capacités de centres de données adaptées aux charges de travail liées à l’intelligence artificielle.

Cette annonce s’inscrit dans la volonté croissante de plusieurs acteurs du secteur technologique canadien de développer des capacités nationales dans un domaine largement dominé par de grandes entreprises américaines et internationales.

Fondée en 2019 et basée à Toronto, Cohere est devenue l’une des principales entreprises canadiennes spécialisées dans les grands modèles de langage, ayant attiré plus d’un milliard de dollars américains en financement auprès d’investisseurs institutionnels et stratégiques.

Les partenaires soutiennent que cette infrastructure pourrait répondre à une demande croissante d’organisations cherchant à déployer des solutions d’IA tout en conservant leurs données au Canada. Aucun détail financier concernant l’entente n’a toutefois été divulgué.

Le ministre fédéral de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon, a salué l’initiative, estimant qu’elle pourrait contribuer à renforcer la capacité concurrentielle du Canada dans l’économie mondiale de l’intelligence artificielle.

Québec investit 4,25 millions de dollars pour moderniser les infrastructures d’eau de Frelighsburg

Le gouvernement du Québec accordera une aide financière de 4,25 millions de dollars à la municipalité de Frelighsburg afin de moderniser ses infrastructures de traitement des eaux usées, a annoncé mercredi le ministère des Affaires municipales.

Le financement permettra de remplacer la station d’épuration actuelle, devenue inadéquate pour répondre aux exigences réglementaires. Le projet vise à assurer un traitement conforme des eaux usées provenant du réseau d’égout municipal et à améliorer les services offerts à la population.

À terme, les nouvelles installations permettront à la municipalité de se conformer au Règlement sur les ouvrages d’assainissement des eaux usées et de desservir environ 250 personnes.

Le ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, a indiqué que la protection de l’environnement et la gestion responsable des eaux usées figuraient parmi les priorités du gouvernement québécois. Il a souligné que ce type d’investissement contribue à rendre les infrastructures municipales plus efficaces tout en améliorant la qualité des services aux citoyens.

La députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest, a pour sa part affirmé que cette modernisation, attendue depuis plusieurs années, favorisera le développement durable de la communauté tout en protégeant les ressources environnementales.

La mairesse de Frelighsburg, Lucie Dagenais, a accueilli l’annonce avec soulagement, estimant que la mise à niveau des installations permettra enfin la réalisation de projets locaux qui étaient en suspens en raison des limites du réseau actuel.

L’aide financière provient du Programme d’infrastructures municipales d’eau (PRIMEAU) 2023-2033, financé dans le cadre du Plan québécois des infrastructures. Pour la période 2026-2036, Québec prévoit consacrer près de 7,3 milliards de dollars aux infrastructures municipales relevant du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation.

Le Canada reçoit son premier CT-153 Juno pour moderniser la formation de ses pilotes militaires

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Airbus a livré le premier hélicoptère H135 destiné au programme de formation du personnel navigant de l’avenir (FPNA), marquant une étape importante dans la modernisation de l’entraînement des pilotes de l’Aviation royale canadienne (ARC).

Désigné CT-153 Juno au sein des Forces armées canadiennes, l’appareil servira à former la prochaine génération de pilotes d’hélicoptères militaires grâce à une plateforme bimoteur équipée de la suite avionique Helionix d’Airbus.

Sélectionné par SkyAlyne, maître d’œuvre du programme FPNA, le CT-153 Juno sera utilisé pour l’instruction de base, la formation avancée au vol aux instruments (IFR) ainsi que l’entraînement tactique. L’appareil doit permettre une transition plus fluide vers des hélicoptères militaires plus complexes.

« Cette première livraison constitue une avancée importante pour le programme de formation du personnel navigant de l’avenir et pour la prochaine génération de pilotes de l’Aviation royale canadienne », a déclaré Dwayne Charette, président d’Airbus Helicopters au Canada.

Le H135 est déjà utilisé par plusieurs armées à travers le monde pour la formation de leurs équipages. Avec cette acquisition, le Canada rejoint douze autres forces militaires ayant adopté cet hélicoptère à des fins d’entraînement.

La flotte canadienne sera basée à la 15e Escadre Southport, au Manitoba, où elle sera exploitée par la 3e École de pilotage des Forces canadiennes. Les appareils sont assemblés et livrés à partir des installations d’Airbus Helicopters à Fort Érié, en Ontario, où ils reçoivent des modifications adaptées aux besoins opérationnels canadiens, notamment au niveau des systèmes de communication et du poste de pilotage.

Le programme FPNA constitue un investissement majeur du gouvernement fédéral visant à renouveler les méthodes de formation de l’ARC. Les livraisons des autres CT-153 Juno se poursuivront jusqu’en 2028, alors qu’Ottawa cherche à doter ses forces aériennes d’un personnel navigant mieux préparé aux exigences des opérations modernes.

La future Maison de la chanson du Québec entre officiellement en chantier

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Le projet de la Maison de la chanson et de la musique du Québec a franchi une nouvelle étape avec le lancement officiel des travaux de réhabilitation de l’ancienne Bibliothèque Saint-Sulpice, appelée à devenir, en 2028, le premier lieu permanent entièrement consacré au patrimoine musical québécois.

Réunis mardi à l’Espace CNM, en face du futur site, partenaires institutionnels, artistes et artisans du projet ont dressé un bilan des dix-huit derniers mois de préparation, marqués notamment par la mise sur pied de l’organisation, l’achèvement des plans d’architecture et de scénographie ainsi que le lancement d’un appel d’offres pour la conception de l’exposition permanente.

À l’origine de l’initiative, Monique Giroux a réaffirmé sa volonté de faire de la Maison un espace vivant consacré à la création et à la transmission. « La Maison n’est pas un musée. Surtout pas un mausolée », a-t-elle déclaré, décrivant un lieu ouvert à tous les publics où artistes et citoyens pourront se rencontrer.

Le futur établissement sera articulé autour de six vocations : éducative, créative, patrimoniale, citoyenne, technologique et mobilisatrice. Installée dans la Bibliothèque Saint-Sulpice, édifice patrimonial construit en 1914 et classé monument historique, la Maison ambitionne de mettre en valeur l’histoire et l’évolution de la chanson et de la musique québécoises.

Le ministre québécois de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, a profité de l’événement pour réitérer l’appui du gouvernement à ce projet d’envergure nationale, soutenu également par Bibliothèque et Archives nationales du Québec et la Ville de Montréal.

Plusieurs figures de la scène musicale québécoise, dont des membres des groupes Harmonium et Beau Dommage, étaient présentes pour témoigner de leur soutien à cette future institution culturelle, appelée à ouvrir ses portes au cœur du Quartier latin en 2028.

Mondial 2026 : Derek Cornelius, une carrière qui se lit comme un roman d’aventures

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Derek Cornelius a joué dans 8 pays avant d’avoir 29 ans. Il a été bloqué par la FIFA à 14 ans, a marqué 4 buts en Irlande du Nord pour le CSKA Moscow, a survécu à deux blessures musculaires à Marseille et débute enfin son premier Mondial à la maison. Bienvenue dans le parcours le plus déroutant du soccer canadien.


par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026


Il y a des carrières qui se lisent comme un roman d’aventures. Celle de Derek Cornelius ressemble plutôt à un jeu de géographie où quelqu’un a jeté des fléchettes sur une carte du monde.

Ajax, Ontario. Moscou, Russie. Lübeck, Allemagne. Neumünster, Allemagne. Ivanjica, Serbie. Vancouver, Canada. Athènes, Grèce. Malmö, Suède. Marseille, France. Glasgow, Écosse.

Dix villes. Huit pays. Neuf clubs professionnels. Tout ça avant de souffler ses 29 bougies.

Et maintenant : le Mondial.


Ajax, Ontario. Oui, Ajax.

Le 25 novembre 1997, Derek Austin Cornelius naît à Ajax, en Ontario. Une ville de 130 000 habitants à l’est de Toronto, sur le bord du lac Ontario. Son nom vient d’un navire de guerre néerlandais — rien à voir avec le club de football d’Amsterdam, même si la confusion est permanente.

Son père, Derek senior, est né à Bridgetown, à la Barbade. Sa mère Karen est née à Manchester, en Jamaïque. Deux îles des Caraïbes, un fils né au Canada. Un profil classique de cette génération canadienne de joueurs brassée par les migrations.

À quatre ans, il commence à taper dans un ballon dans les ligues maison de l’Ajax SC. À six ans, l’Ajax Thunder U8 le sélectionne. Il est déjà MVP de la coupe Unionville Milliken Challenge — à l’âge où la plupart des gamins ne font encore que labourer la pelouse en tout sens. À onze ans, son équipe est championne du COVI Championship, une des compétitions régionales de jeunesse de l’Ontario.

Son idole ? Cristiano Ronaldo. Son équipe de cœur ? Manchester United et Real Madrid. Typique de la génération FIFA 2000.


Le CSKA Moscow à 14 ans. En Irlande du Nord.

Et maintenant, l’anecdote qui fait décrocher la mâchoire.

En 2012, Cornelius a 14 ans. Il est repéré par les recruteurs du PFC CSKA Moscow — oui, le club moscovite, multiple champion de Russie, vainqueur de la Coupe UEFA 2005. Il rejoint les équipes de jeunes du club.

Cette année-là, le CSKA Moscow l’emmène en tournée internationale. D’abord en Espagne, pour l’Oviedo Cup. Puis en Irlande du Nord, pour la Milk Cup — un tournoi de jeunesse réputé sur l’île d’Irlande, qui a lancé des dizaines de futurs professionnels.

Au Milk Cup, Cornelius est déchaîné : quatre buts dans le tournoi. Quatre buts pour le CSKA Moscow, à 14 ans, en Irlande du Nord.

L’aventure russe continue : il est invité au camp de la réserve du CSKA Moscow — l’antichambre du professionnel. En parallèle, il joue en Ontario et inscrit 22 buts en 30 matchs dans les ligues U21 et régionales masculines.

En 2013, il est sélectionné pour les camps de l’équipe nationale canadienne U17 en Floride et au Costa Rica. Puis pour un tournoi en Italie avec le Canada U16.

En mars 2013, il part en essai auprès de clubs hongrois — Nyíregyháza Spartacus et Győri ETO.

Il a quinze ans. Il a déjà posé ses valises en Russie, en Espagne, en Irlande du Nord, en Floride, au Costa Rica, en Italie et en Hongrie. En cinq ans de jeunesse organisée.


Lübeck, Allemagne. Et la règle FIFA — encore.

En janvier 2014, à 16 ans, Derek Cornelius traverse l’Atlantique une nouvelle fois. Direction Lübeck, dans le nord de l’Allemagne, pour rejoindre les U19 du VfB Lübeck.

Deux saisons à Lübeck. Et une complication qu’on a déjà rencontrée dans cette série : la même règle FIFA qui avait bloqué Tajon Buchanan au Colorado — celle qui interdit à un mineur vivant sans ses parents biologiques de jouer en compétition dans un pays étranger.

Cornelius ne peut pas disputer de matchs officiels. Il s’entraîne. Il grandit. Il attend. Il devient éligible en janvier 2016. Et pour ne pas perdre son temps, il remporte deux fois la Coupe du Schleswig-Holstein avec Lübeck.

En janvier 2017, il signe avec le FK Javor Ivanjica, en Serbie. Un club modeste de la SuperLiga serbe, dans une ville de 12 000 habitants au centre du pays. Personne dans son entourage n’a jamais entendu parler d’Ivanjica.

Il y joue deux saisons. 31 matchs. Et il fait son travail, sans bruit.


Canada U21, le Tournoi de Toulon et une nomination nationale

Mai 2018. Le Tournoi de Toulon, dans le sud de la France — un des tournois de jeunesse les plus réputés du monde, qui a lancé les carrières de Thierry Henry, Nicolas Anelka, Didier Drogba et Patrick Vieira entre autres. Le Canada U21 y participe, et Cornelius s’y révèle au niveau international.

Les évaluateurs retiennent particulièrement sa solidité défensive et son leadership. À la fin de l’année, il est nommé Joueur international espoir de l’année de Canada Soccer pour 2018.

La même année, il est rappelé pour la première fois en sélection senior. Et en janvier 2019, Vancouver le recrute.


Trois pays en trois ans après Vancouver

À Vancouver, Cornelius s’impose progressivement. Mais dès juillet 2021, le club le prête à Panetolikos, en Grèce. Deux saisons là-bas — près de 50 matchs en Super League grecque. Solide. Régulier. Invisible dans la presse sportive canadienne, mais précieux sur le terrain.

En décembre 2022, Malmö FF le recrute pour la Suède. Il signe jusqu’en 2026. Et là, quelque chose de beau se passe : en 2023, Malmö remporte le titre de champion de l’Allsvenskan — la première division suédoise. Puis la Coupe de Suède en 2024.

Cornelius a enfin des trophées à ranger quelque part.

Avant la fin de la saison 2024, l’Olympique de Marseille frappe. Transfert de 4 millions d’euros. Contrat de quatre ans. L’OM, avec ses 60 000 abonnés au Vélodrome, ses présidents imprévisibles, ses supporters parmi les plus passionnés du monde, et Roberto De Zerbi comme entraîneur — le même qui avait mis Ismaël Koné en colère dans le documentaire du club.

Cornelius joue 21 matchs en Ligue 1 lors de sa première saison à l’OM. Mais une blessure à la poitrine en novembre 2024, puis une lésion musculaire en novembre 2025 compliquent sa deuxième année. Il est prêté aux Glasgow Rangers en septembre 2025 — l’un des clubs les plus titrés d’Écosse — pour retrouver du rythme.

Au retour du prêt, fin mai 2026, une seule obsession : le Mondial.


Le surnom le plus affectueux du vestiaire

Dans les portraits des Whitecaps à Vancouver, on lui demandait son surnom dans le vestiaire. Il en avait plusieurs : « Corns, DC, D. Je pense que c’est Jake [Nerwinski] qui a inventé Corndog. »

Corndog. Le gars qui a joué pour le CSKA Moscow en Irlande du Nord à 14 ans, survécu à deux règles FIFA kafkaïennes, vécu dans 8 pays différents, joué dans 4 championnats européens distincts — son surnom, c’est Corndog.

Quand on lui demandait le plus grand défi de sa carrière ou de sa vie, sa réponse était sans détour : « Être à l’étranger sans connaître la langue, sans connaître le pays, sans connaître la culture. Être loin de la famille et des amis. Être dans un monde complètement différent où tu n’es familier avec rien — et quand même devoir bien jouer sur le terrain. »

Une phrase qui résume dix ans de carrière nomade, de chambres d’hôtel dans des villes inconnues, et de matchs joués devant des tribunes qui ne connaissaient même pas son prénom.


Ce qu’il faut retenir

Derek Cornelius est l’illustration parfaite de ce que le soccer demande parfois : une capacité à tout recommencer à zéro, dans un nouveau pays, une nouvelle langue, un nouveau club, encore et encore, sans garantie de retour sur investissement.

Moscou à 14 ans. Lübeck à 16 ans. Belgrade à 19 ans. Vancouver à 21 ans. Athènes à 23 ans. Malmö à 25 ans. Marseille à 26 ans. Glasgow à 27 ans.

Et maintenant, à 28 ans, il joue sa première Coupe du monde. Sur le continent nord-américain. Pas si loin d’Ajax, Ontario, où un gamin de quatre ans avait commencé à taper dans un ballon sans se douter que ce ballon l’emmènerait à Moscou, en Serbie, en Grèce et en Écosse avant de revenir enfin à la maison.

Corndog est prêt.