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Bourses : les valeurs technologiques propulsent Wall Street, EssilorLuxottica s’envole à Paris

Les marchés d’actions ont terminé majoritairement dans le vert mercredi 21 octobre, portés par des résultats d’entreprises supérieurs aux attentes et un regain d’intérêt pour les sociétés liées à l’intelligence artificielle. La progression des indices masque toutefois des écarts importants entre les entreprises, notamment en France, où Carrefour a lourdement chuté.

La saison des résultats trimestriels continue de dicter le rythme des marchés financiers. Mercredi, les investisseurs ont privilégié les entreprises capables de démontrer la solidité de leurs bénéfices et la persistance de la demande en technologies liées à l’intelligence artificielle. Wall Street a progressé, les principales places européennes ont terminé en hausse et Toronto a bénéficié du redressement des valeurs technologiques et financières. En Asie, les évolutions sont restées contrastées.

Wall Street : le Nasdaq en tête

À New York, le Nasdaq Composite a enregistré la meilleure performance parmi les trois grands indices américains, gagnant 1,05 % à 26 702,86 points. Le S&P 500 a progressé de 0,58 %, à 7 757,17 points, tandis que le Dow Jones Industrial Average a avancé de 0,69 %, à 52 856,09 points.

Les valeurs technologiques ont été particulièrement recherchées. Super Micro Computer a bondi de 9,6 % après avoir publié des perspectives encourageantes en matière de chiffre d’affaires et de marges. SpaceX a gagné 7,8 %, soutenue par l’annonce de son premier bénéfice trimestriel depuis son introduction en Bourse. Hewlett Packard Enterprise a progressé de 3,7 % et Dell Technologies de 5,3 %, dans un mouvement favorable aux fournisseurs d’infrastructures informatiques.

Le compartiment n’a toutefois pas avancé d’un seul mouvement. AT&T a perdu 6,5 %, Netflix a reculé de 5,3 % et Alphabet a cédé 1,6 %. Ces replis illustrent les interrogations persistantes sur les perspectives de croissance de certaines entreprises et sur les conséquences des ambitions de SpaceX dans les télécommunications.

Toronto : technologie et banques soutiennent le marché

À la Bourse de Toronto, le S&P/TSX Composite a terminé autour de 36 325 points, en hausse d’environ 0,6 % selon les données de marché disponibles. Les titres technologiques et les grandes valeurs financières ont contribué à la progression de l’indice canadien.

BlackBerry a figuré parmi les valeurs remarquées, avec une hausse de plus de 6 % en cours de séance selon Reuters. Shopify a également avancé d’environ 2 %, profitant du regain d’intérêt pour les entreprises technologiques. Les valeurs bancaires, dont le poids est important dans l’indice torontois, ont elles aussi soutenu la tendance.

Le mouvement s’inscrit dans le prolongement de la progression des actions américaines liées à l’intelligence artificielle. Il convient néanmoins de distinguer les cotations observées en cours de séance des cours définitifs de clôture pour chaque titre. Reuters, via MarketScreener

Paris : EssilorLuxottica bondit, Carrefour décroche

À Paris, le CAC 40 a gagné 1,06 %, à 7 921,68 points. Les valeurs de la santé, de la technologie et de l’énergie ont contribué à la progression de l’indice.

EssilorLuxottica a dominé les hausses du CAC 40, avec un bond de 15,48 %, à 173,80 euros, après la publication de résultats commerciaux favorables, notamment dans les lunettes connectées développées avec Meta. Bureau Veritas a progressé de 3,64 %, à 28,73 euros, tandis qu’Euronext a gagné 3,14 %, à 174,10 euros.

À l’inverse, Carrefour a chuté de 13,80 %, à 14,05 euros, après avoir abaissé ses perspectives pour 2026 dans un contexte de perturbations liées aux violences et aux troubles sociaux en France. Le contraste entre la progression d’EssilorLuxottica et le recul du distributeur montre combien les résultats et les prévisions propres à chaque entreprise peuvent peser sur les cours, même lorsque l’indice général monte.

Francfort : SAP tire les valeurs allemandes

À Francfort, le DAX a progressé de 1,35 %, à 25 645,04 points, atteignant un sommet d’un mois. Les secteurs des logiciels, des médias et de la technologie ont soutenu cette hausse.

SAP a gagné 3,52 %, à 208,65 euros. Airbus a progressé de 2,70 %, à 198,88 euros, et Bayer de 2,64 %, à 44,63 euros.

Toutes les grandes valeurs allemandes n’ont cependant pas suivi la tendance. Rheinmetall a reculé de 3,23 %, tandis que Merck a perdu 2,83 %. Ces replis ont limité la progression de certains segments du marché.

Londres : une progression plus modeste

À Londres, le FTSE 100 a avancé de 0,19 %, à 10 752,88 points. Sa hausse est restée plus limitée que celles observées à Paris et à Francfort, signe d’une dynamique moins homogène entre les secteurs.

Les informations de clôture consultées confirment la progression de l’indice, mais ne permettent pas d’établir avec suffisamment de certitude un classement complet des principales valeurs individuelles en hausse à Londres. Il serait donc imprudent d’attribuer des performances précises à des titres sans confirmation supplémentaire.

Tokyo : les semi-conducteurs en soutien

À Tokyo, le Nikkei 225 a terminé à 64 621,24 points, en hausse d’environ 0,85 %. Les investisseurs ont notamment réagi à la progression des exportations japonaises en septembre, portée par les ventes d’automobiles et de composants informatiques.

Parmi les valeurs technologiques remarquées au cours de la séance figuraient Mitsui Kinzoku, en hausse de 7,5 %, Ibiden, qui a progressé de 5,9 %, et JX Advanced Metals, en hausse de 5,6 %. Ces performances ont accompagné le regain d’intérêt pour les entreprises associées à la chaîne d’approvisionnement des technologies de pointe.

Des marchés toujours sensibles aux perspectives

La séance de mercredi a confirmé le rôle central des résultats d’entreprises dans les arbitrages des investisseurs. Les sociétés liées à l’intelligence artificielle ont bénéficié de prévisions encourageantes, mais les fortes variations de certains titres rappellent que les marchés restent particulièrement sensibles aux perspectives de bénéfices.

L’évolution des taux d’intérêt, les coûts de l’énergie et les incertitudes économiques continueront également de peser sur les décisions d’investissement. La hausse des indices ne traduit donc pas une confiance uniforme : elle reflète surtout une sélection plus exigeante des entreprises dont les résultats et les perspectives paraissent les plus solides.

Stockage d’énergie : le fabricant chinois HiTHIUM fait son entrée au Canada

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Le fabricant chinois de systèmes de stockage d’énergie par batterie HiTHIUM annonce son arrivée sur le marché canadien avec des solutions lithium-ion de longue durée et une technologie sodium-ion conçue pour résister aux températures extrêmes. L’entreprise entend répondre aux besoins croissants des réseaux électriques, des producteurs d’énergies renouvelables et des grands consommateurs industriels.

Le groupe affirme avoir livré plus de 200 gigawattheures (GWh) de capacité cumulée à l’échelle mondiale. Spécialisé dans le stockage d’énergie stationnaire, il propose des systèmes capables de conserver l’électricité pendant quatre à huit heures avant de la restituer au réseau.

HiTHIUM prévoit de faire de Toronto le centre de ses activités canadiennes, avec des bureaux en Colombie-Britannique et en Alberta ainsi que des sites d’exploitation au Québec, à Yellowknife et à Fort Smith, dans les Territoires du Nord-Ouest.

« Nous nous engageons à fournir aux clients canadiens des solutions avancées et robustes », a déclaré Mizhi Zhang, président des activités mondiales de l’entreprise, en soulignant l’importance d’une présence locale pour accompagner les projets.

Des batteries adaptées aux besoins du réseau

Les systèmes de stockage permettent de conserver l’électricité produite lorsque la demande est faible ou que la production renouvelable est abondante, puis de la restituer pendant les périodes de pointe. Ils peuvent ainsi contribuer à la stabilité du réseau et à une meilleure intégration de l’énergie solaire et éolienne.

HiTHIUM commercialise une solution de quatre heures reposant sur son conteneur ∞Power, d’une capacité annoncée de 6,25 mégawattheures (MWh). Le fabricant affirme que sa conception permet d’intégrer davantage de capacité dans un conteneur standard de 20 pieds, tout en réduisant l’espace nécessaire aux installations.

L’entreprise propose également un système lithium-ion de 6,9 MWh destiné au stockage sur huit heures. Selon HiTHIUM, cette solution utilise des cellules de 1 300 ampères-heures et présente une durée de vie prévue de 25 ans.

Ce type de stockage de longue durée pourrait intéresser les producteurs d’électricité renouvelable, mais aussi les centres de données, dont les besoins énergétiques augmentent avec le développement de l’intelligence artificielle.

Une technologie sodium-ion pour les grands froids

Le fabricant met aussi de l’avant un système sodium-ion de 4 MWh, conçu pour des durées de stockage de deux à huit heures et destiné notamment aux environnements très froids du nord du Canada.

Cette technologie constitue une autre option face aux batteries lithium-ion. Son intérêt pour les projets canadiens dépendra notamment de ses performances réelles à basse température, de sa durée de vie, de ses coûts et de sa conformité aux exigences réglementaires locales.

Jordan Hebbert, directeur principal de HiTHIUM pour le Canada, affirme que les promoteurs de projets recherchent des équipements fiables, certifiés et adaptés aux conditions climatiques difficiles. Il indique également que des données d’exploitation issues de projets en Amérique du Nord et en Europe ont montré des performances supérieures aux niveaux garantis par l’entreprise. Le communiqué ne fournit toutefois pas de résultats chiffrés permettant d’évaluer indépendamment ces affirmations.

La sécurité des installations en question

HiTHIUM affirme avoir réalisé au début de 2026, avec UL Solutions, un essai d’incendie sur son système de stockage de 6,25 MWh. Selon le fabricant, le test a duré 24 heures et a été effectué dans des conditions destinées à favoriser la propagation thermique, les conteneurs voisins étant placés à 15 centimètres du dispositif testé.

L’entreprise indique que le conteneur a conservé son intégrité structurelle et qu’aucune propagation thermique ne s’est produite vers les unités adjacentes. Ces résultats sont présentés par HiTHIUM comme une validation de son architecture de sécurité multicouche.

Un marché en expansion

Le Canada cherche à renforcer ses capacités de stockage pour accompagner l’électrification et le développement des énergies renouvelables. HiTHIUM prévoit une progression de la demande nationale et estime que ses solutions de quatre et huit heures peuvent répondre à différents besoins du réseau.

L’entreprise n’a toutefois pas annoncé, dans son communiqué, de contrat canadien précis ni de calendrier détaillé de déploiement de ses systèmes.

Une finale pour sauver la saison : le CF Montréal reçoit le Forge FC ce soir

Tout un automne mouvementé se joue ce soir. À 19 h, au Stade Saputo, le CF Montréal reçoit le Forge FC de Hamilton en finale du Championnat canadien, avec la Coupe des Voyageurs en jeu. Pour une équipe en difficulté en MLS, c’est l’occasion de sauver l’année et de remporter un premier titre depuis 2021. Le vainqueur obtiendra aussi une place en Ligue des champions de la Concacaf en 2027.

Un trophée dans l’ADN du club

Montréal disputera sa neuvième finale du Championnat canadien et pourrait soulever la Coupe des Voyageurs pour une sixième fois. Le club compte cinq titres à son palmarès, dont le plus récent date de 2021.

Un chemin inattendu jusqu’en finale

Le parcours de cette année a réservé une surprise : en demi-finale, Montréal a éliminé les Whitecaps de Vancouver, quadruples champions en titre, 3-2 au total des deux matchs. Après un match nul de 1-1 à Vancouver, Prince Owusu a inscrit un doublé au match retour, à Montréal (2-1), l’un sur penalty en première demie. Cette qualification offre au club sa première finale depuis 2023.

Ce parcours contraste avec la saison de l’équipe en MLS, où l’entraîneur par intérim, Philippe Eullaffroy, a pris la relève de Marco Donadel au printemps.

Le Forge, un adversaire qui connaît la recette

En face, le Forge FC cherche à écrire sa propre page d’histoire. Multiple champion de la Première Ligue canadienne depuis la création du circuit en 2019, le club de Hamilton pourrait devenir la première équipe de la PLC à remporter le Championnat canadien. Seuls des clubs de la MLS ont soulevé la Coupe des Voyageurs jusqu’ici.

Le Forge connaît bien Montréal : il l’a éliminé en quarts de finale en 2024, puis de nouveau en 2025. Il dispute sa deuxième finale, après celle de 2020, perdue aux tirs au but contre le Toronto FC. Cette année, il a écarté Supra du Québec en demi-finale (1-1 à Laval, puis 1-0 à Hamilton). Il arrive en confiance, avec trois victoires de suite avant la finale : 3-0 contre Pacific, 5-0 contre Inter Toronto et 2-1 contre l’Atlético Ottawa.

L’ONU met en garde contre l’autonomie croissante de l’intelligence artificielle dans la guerre

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L’intelligence artificielle prend une place grandissante dans les opérations militaires, au risque de réduire le contrôle humain sur les décisions de combat et d’accroître les dangers d’escalade, y compris dans le domaine nucléaire, a averti mardi un responsable des Nations unies.

« La guerre menée par les machines se rapproche toujours davantage », a déclaré Robin Geiss, directeur de l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR), lors d’une conférence de presse à New York. Il a appelé la communauté internationale à répondre à une question centrale : jusqu’où les États sont-ils prêts à laisser les machines sélectionner et attaquer des cibles humaines?

L’inquiétude ne concerne pas uniquement les armes entièrement autonomes. L’intelligence artificielle intervient déjà dans plusieurs étapes des opérations militaires, notamment l’analyse du renseignement, l’identification des cibles, le pilotage de drones et les cyberopérations.

Cette évolution accélère les cycles de décision et peut réduire le temps disponible pour une intervention humaine. Selon M. Geiss, cette tendance concerne également le domaine nucléaire, où une erreur d’analyse ou une mauvaise interprétation pourrait avoir des conséquences particulièrement graves.

Les systèmes dont le fonctionnement est difficile à interpréter présentent aussi des risques d’erreur et de calcul, susceptibles de provoquer une escalade involontaire entre adversaires.

Les entreprises appelées à prendre leurs responsabilités

L’ONU s’inquiète également du rôle croissant des entreprises privées dans le développement de technologies militaires. Les décisions prises lors de la conception des systèmes, de la sélection des données d’entraînement et du développement des logiciels peuvent influencer leur comportement une fois déployés sur le terrain.

L’UNIDIR prépare, avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, un cadre de conduite responsable destiné aux entreprises du secteur. Il doit proposer des recommandations pratiques fondées sur le droit international et les principes des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme.

Ces recommandations seront toutefois volontaires. L’initiative doit réunir des groupes de défense, des entreprises technologiques, des développeurs de logiciels, des sous-traitants et des investisseurs, en collaboration avec les gouvernements et la société civile.

La crainte d’une diffusion des technologies

Les Nations unies redoutent par ailleurs que l’accès plus facile à certains outils d’intelligence artificielle permette à des groupes terroristes ou criminels de perfectionner leurs opérations.

Selon Robin Geiss, des recherches montrent que des acteurs mal intentionnés utilisent déjà ces technologies pour faciliter la planification, l’exécution et la logistique de leurs activités.

Les mécanismes traditionnels de contrôle des exportations et de non-prolifération, conçus notamment pour surveiller les équipements et les technologies sensibles, sont confrontés à de nouvelles difficultés lorsque les capacités concernées reposent sur des outils numériques largement accessibles.

L’UNIDIR travaille avec l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (UNITAR) et l’Autriche sur des moyens de limiter ces détournements sans entraver les usages pacifiques de l’intelligence artificielle.

Des initiatives pour faciliter les négociations

Les efforts diplomatiques restent compliqués par les divergences entre grandes puissances sur les restrictions à imposer aux systèmes d’armes autonomes. Les discussions sont réparties entre plusieurs enceintes internationales, tandis que les technologies évoluent rapidement.

Pour faciliter les échanges, l’UNIDIR prévoit de lancer un lexique commun destiné à clarifier des notions comme l’autonomie, la sûreté et la sécurité, dont les définitions peuvent varier d’un gouvernement à l’autre.

Un forum réunissant des représentants des États, de l’industrie, du monde universitaire et de la société civile doit également être inauguré avec la Suisse et le Pakistan. Cette initiative s’inscrit dans les travaux du centre d’excellence de l’UNIDIR sur l’intelligence artificielle, la paix et la sécurité, établi à Genève.

M. Geiss a également évoqué une proposition américaine formulée en septembre visant à instaurer avec la Chine une ligne de communication consacrée aux incidents liés à l’intelligence artificielle susceptibles de menacer la sécurité nationale.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, plaide pour sa part en faveur d’un traité juridiquement contraignant sur les armes autonomes.

Pour les Nations unies, l’enjeu consiste à faire progresser la coopération et les mécanismes de contrôle au rythme d’une technologie qui transforme déjà la conduite des opérations militaires.

Veille de l’assermentation : l’économie qui n’attend pas

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À la veille de l’assermentation de Paul St-Pierre Plamondon, l’économie n’attend pas

Mardi matin, à un jour de l’assermentation annoncée du gouvernement St-Pierre Plamondon, les dossiers économiques s’accumulent. L’inflation remonte, les travailleurs de Stellantis menacent de débrayer et les entreprises réclament des gestes rapides. Le même jour, les résultats du référendum albertain viennent rappeler que l’unité du pays reste un enjeu.

Inflation : 3,1 %, surtout à cause de l’essence

L’inflation canadienne s’est établie à 3,1 % en septembre, contre 3,0 % en août, un peu sous les 3,2 % attendus par les analystes. La hausse est d’abord énergétique : l’essence coûte 27,8 % de plus qu’il y a un an, alors que l’inflation hors essence est de 2,2 %. Les mesures d’inflation de fond restent calmes, avec une médiane à 1,9 % et une moyenne tronquée à 1,8 %. Côté logement, l’inflation du logement est à 1,75 %, ce qui nuance l’idée d’une pression structurelle continue.

Les contre-tarifs canadiens entrés en vigueur le 8 septembre jouent un rôle, mais limité. Une étude de la Banque du Canada estime que les contre-mesures de 2025 avaient ajouté environ 0,3 point à l’inflation. Appliquée aux nouveaux tarifs, cette logique donnerait un effet de 0,2 à 0,3 point, selon ATB. Il s’agit d’une estimation et non d’une mesure.

Le taux directeur reste à 2,25 %. La Banque a signalé que les risques haussiers pour l’inflation ont augmenté, mais les marchés anticipent un nouveau maintien le 28 octobre. Un resserrement n’est pas exclu. Il n’est toutefois pas le scénario central. Le futur gouvernement ne doit pas compter sur des baisses de taux rapides.

Stellantis : un mandat de grève, pas une grève

Les travailleurs de Stellantis ont voté à 97,3 % en faveur d’un mandat de grève. Ce pourcentage porte sur les membres qui ont voté, et le syndicat précise qu’il n’est pas encore légalement en position de déclencher une grève. Les pourparlers sont au point mort, notamment depuis que Roshel a annoncé vouloir acheter l’usine inutilisée de Brampton, ce que le syndicat conteste.

Le dossier se joue en Ontario, mais le Québec pourrait en ressentir les effets, en particulier chez ses fournisseurs de composantes. Le nouveau gouvernement devra préciser comment il compte soutenir les industries exposées aux tarifs.

Pascal Paradis, négociateur en chef

L’ancien député Pascal Paradis, cofondateur d’Avocats sans frontières Canada, est nommé diplomate et négociateur en chef. Il a perdu Jean-Talon face à la libérale Julie White lors du scrutin du 5 octobre. Son mandat comprend les relations avec les États-Unis et celles avec les nations autochtones, notamment sur l’énergie et les traités. Le poste relève du cabinet du premier ministre.

Rien dans les informations disponibles ne permet de dire que ce mandat dépasse ces dossiers pour toucher aux transferts fédéraux ou à l’accession à la souveraineté. La question mérite d’être posée si le gouvernement précise la portée du poste, mais elle reste pour l’instant une question.

Emplois : le diagnostic de la FCEI

Le Québec a perdu 94 600 emplois en un an. Dans une lettre ouverte publiée dans Le Soleil le 19 octobre, la FCEI avance que 55 % des emplois créés au Québec entre janvier 2019 et janvier 2026 l’ont été dans le secteur public, contre 31 % en Ontario et 36 % pour l’ensemble du Canada, alors que le secteur privé emploie trois travailleurs sur quatre. Ces chiffres reposent sur une étude de l’IEDM de mars 2026, et la lecture qui en est faite est celle de l’organisation.

Cette répartition des créations d’emplois ne suffit pas, à elle seule, à conclure que le secteur privé stagne. Il faudrait aussi regarder l’évolution de l’emploi privé, de la population active et de la productivité. La FCEI souligne par ailleurs que le PQ, le PCQ et le PLQ ont tous défendu une baisse de la fiscalité des entreprises et un allègement de la paperasse, et qu’ensemble ils ont fait élire 118 des 127 députés. Elle rappelle aussi les engagements péquistes sur la fiscalité des entreprises, les formalités administratives, l’efficacité de l’État et le prix de l’essence.

Un gouvernement minoritaire sous contrainte

Avec 59 sièges, le PQ n’atteint pas les 64 nécessaires à la majorité. Le Parti libéral de Charles Milliard forme l’opposition officielle. Les finances publiques limitent aussi la marge de manœuvre : le budget de mars estimait le déficit 2025-2026 à 7,7 milliards. Sur le plan des dépenses, Québec solidaire veut investir dans les salaires et l’équité salariale du secteur public, alors que d’autres partis ont promis de réduire les effectifs de l’État. Ces positions risquent de compliquer les compromis, sans qu’on puisse prédire quelle forme ils prendront.

Alberta : le non l’emporte, le débat demeure

Les résultats préliminaires montrent qu’environ 75 % des Albertains ont voté pour rester au Canada, et 25 % pour lancer le processus menant à un second référendum. La question ne portait pas directement sur la séparation, mais sur le choix entre rester dans le Canada et enclencher le processus légal d’un référendum contraignant. C’est une victoire pour Mark Carney, qui cherche à unifier le pays. Mais 73 % des Albertains sondés s’attendaient à ce que la question revienne sous une forme ou une autre.

Anthropic : la Nouvelle-Écosse, pas le Québec

Anthropic a signé un bail avec EverWind à Point Tupper, en Nouvelle-Écosse, pour un projet évalué à 10 milliards de dollars. La première phase de 95 MW doit être opérationnelle à la fin de 2027. Du côté québécois, Hydro-Québec propose un tarif d’environ 13 ¢/kWh pour les nouveaux centres de données de plus de 5 MW, sous réserve de l’approbation de la Régie de l’énergie. Aucune source consultée ne lie le choix d’Anthropic à ce tarif.

Ce qui attend le nouveau gouvernement

Le milieu des affaires attend des gestes rapides, et le contexte (inflation, tensions commerciales, pertes d’emplois, minorité parlementaire) laisse peu de place à l’attente.

Bourses mondiales : les valeurs technologiques américaines rebondissent, l’Europe et Toronto s’essoufflent

Le 19 octobre, les valeurs liées à l’intelligence artificielle ont regagné du terrain à Wall Street après une semaine de forte baisse, tandis que l’Europe, le Canada et l’Inde ont reculé. En Asie, Séoul a affiché la plus forte hausse des indices cités.

La séance du lundi 19 octobre a été contrastée. Le Nasdaq a mené la hausse à New York après avoir chuté de plus de 2 % vendredi, les investisseurs revenant vers les titres liés à l’IA. En Europe, les tensions politiques en France ont pesé sur les marchés, et Toronto a également reculé.

Wall Street : un rebond après la chute de la semaine

Le Nasdaq Composite a gagné 1,11 %, à 26 430,89 points, et le S&P 500 0,41 %, à 7 690,73 points, tandis que le Dow Jones a reculé de 0,07 %, à 51 966,03 points. Ce rebond doit être replacé dans son contexte : le Nasdaq avait perdu 4,48 % la semaine précédente, dont 2,15 % pour la seule séance de vendredi.

La reprise est restée sélective. La majorité des actions américaines hors IA et technologie ont reculé. Le Dow a notamment été pénalisé par la baisse de JPMorgan Chase (−1,82 %). Les investisseurs attendent maintenant les résultats trimestriels des grandes entreprises technologiques, qui diront si le doute sur la rentabilité des dépenses d’IA est justifié.

L’Europe sous pression

Le Stoxx Europe 600 a perdu 0,80 %, à 639,56 points, et le CAC 40 a reculé de 1,11 %, à 7 868,05 points. La Bourse de Paris pâtit de la situation en France : elle accuse un net retard sur ses voisines européennes cette année, dans un contexte de volatilité politique et de mécontentement social, qui s’est traduit par de grandes manifestations le week-end précédent. L’écart de taux entre les obligations françaises et allemandes a atteint des niveaux inédits depuis 2011-2012.

Toronto recule

L’indice composé S&P/TSX a perdu 0,69 %, pour clôturer à 35 928,63 points. Selon certains comptes rendus de marché, une inflation plus élevée que prévu et les craintes sur les taux d’intérêt ont pesé sur l’indice.

Asie : Séoul en tête

Le Kospi sud-coréen a gagné 1,76 %, à 5 768,01 points, et l’ASX 200 australien 0,44 %, à un sommet de cinq semaines. Le Shanghai Composite a progressé de 0,39 %, à 3 730,92 points, et la Bourse de Hong Kong était fermée.

À l’inverse, le Nikkei 225 japonais a reculé de 0,62 %, à 64 916,70 points, sur des craintes liées aux dépenses d’IA qui ont touché les fabricants d’équipements pour puces, et le Nifty 50 indien a perdu 1,11 %, à 22 888,95 points, après la baisse des banques privées à la suite de leurs résultats.

Pétrole et or

Le pétrole reste élevé, entretenu par les tensions au Moyen-Orient. Les cours ont été soutenus par des revendications d’attaques houthies contre des installations saoudiennes, et le rendement du bon du Trésor américain à dix ans a atteint 5,14 %. Le Brent de décembre a cédé environ 0,3 %, à 109,55 $ le baril, après avoir effacé une baisse de 3 $ en cours de séance. Le baril de WTI se situait autour de 100 $, selon l’échéance retenue. L’or a reculé d’environ 0,5 %, autour de 4 160 $ l’once.

Au final, le rebond de la technologie américaine et la progression de Séoul ont été les principaux points positifs. Mais le recul de l’Europe, de Toronto, de Tokyo et de Bombay montre que l’appétit pour le risque reste sélectif, à quelques jours des publications de résultats des grands groupes américains.

Équipe Laurence ouvre un dixième bureau à Québec et mise sur les grands chantiers régionaux

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La firme québécoise de génie civil renforce sa présence dans la Capitale-Nationale pour conquérir de nouveaux marchés, des infrastructures municipales aux projets immobiliers et touristiques.

Équipe Laurence poursuit son expansion au Québec. La firme d’ingénierie civile a ouvert un bureau régional à Sainte-Foy, son dixième établissement, avec l’ambition de renforcer ses activités dans la Capitale-Nationale et de participer aux grands projets d’infrastructures attendus dans la région.

Installée au 925, avenue de la Grande Allée Ouest, cette nouvelle implantation doit rapprocher l’entreprise des municipalités, des promoteurs immobiliers, des constructeurs et des entrepreneurs du secteur privé. Elle complète notamment le bureau de Rimouski, qui dessert déjà le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et la Côte-Nord.

Le président de l’entreprise, Alexandre Latour, entend faire valoir une expertise acquise dans des dossiers de développement immobilier et de grands travaux d’infrastructures, ainsi qu’auprès de plus de 150 villes et municipalités. La firme ambitionne de répondre aux besoins des acteurs publics comme privés, tout en accompagnant les municipalités de moindre taille dans leurs démarches de financement et de demandes de subventions.

Des infrastructures touristiques aux travaux publics

L’expansion vers Québec s’inscrit dans un portefeuille de projets qui dépasse les frontières de la Capitale-Nationale. Équipe Laurence a notamment obtenu un contrat pour le réaménagement du système de production et de gestion de l’enneigement artificiel de la station de ski Mont-Bélu, à La Baie, au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Ce chantier multidisciplinaire mobilisera plusieurs spécialités, du génie civil aux génies électrique, mécanique et structure, en passant par l’architecture et l’aménagement paysager.

La firme participe également au développement de Sommet Timber, un nouveau secteur skiable de la Station Mont-Tremblant dont les investissements annoncés s’élèvent à 42,5 millions de dollars. Prévue pour la saison 2027-2028, cette extension doit ajouter près de 25 hectares au domaine skiable. Équipe Laurence intervient dans la conception des plans et devis des infrastructures, notamment le tracé des pistes, le réseau d’enneigement et les aménagements civils.

Selon Alexandre Latour, la collaboration entre la firme et la Station Mont-Tremblant remonte à plus de trente ans.

L’entreprise intervient par ailleurs auprès d’Hydro-Québec comme fournisseur qualifié pour la surveillance de projets de construction et de réfection en génie civil à travers la province.

À Montréal, une chaise pour réconcilier entreprises, environnement et générations futures

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Conçue à partir de matériaux récupérés de chantiers, La Chaise de la transmission réunit des entreprises familiales, une artiste et une entrepreneure innue autour d’une question centrale : que laisserons-nous aux générations qui nous suivront ?

Et si une chaise pouvait inciter les dirigeants à penser au-delà des résultats trimestriels ? À Montréal, un collectif réunissant des acteurs de la construction, des milieux artistique et autochtone ainsi que de l’enseignement supérieur entend faire de cet objet un symbole de la transition durable.

Dévoilée le 20 octobre par HEC Montréal, La Chaise de la transmission est née d’une initiative lancée en 2024 par quatre entreprises familiales québécoises : Les Gicleurs ACME, Groupe AGF, Groupe Canam et Groupe Deschênes. L’œuvre, réalisée à partir de matériaux récupérés sur leurs chantiers, invite à repenser les décisions économiques à l’aune de leurs conséquences sur les générations futures.

Au cœur de la démarche figure le principe autochtone des sept générations, qui encourage à considérer les effets des choix présents sur celles et ceux qui vivront bien après nous. Comment les décisions prises aujourd’hui façonneront-elles le monde dans cinquante ou cent ans ? Quelles pratiques faut-il transformer, et auxquelles faudrait-il renoncer ? Le collectif a fait de ces interrogations le fil conducteur de son projet.

Donner une seconde vie aux matériaux

L’artiste en arts visuels Mia Bureau, établie en Estrie, a conçu et sculpté la chaise à partir de rebuts issus des chantiers des quatre entreprises partenaires. Deux acteurs du secteur textile ont également contribué à sa réalisation : Bioastra a fourni de la biomousse pour le rembourrage, tandis que Mini Tipi a offert des retailles de couvertures aux motifs d’inspiration autochtone pour habiller le coussin.

Cette démarche d’économie circulaire prend une résonance particulière dans le secteur de la construction. Sandra D. Péloquin, vice-présidente à la transformation durable chez Les Gicleurs ACME, souligne que plus de 30 % des matières de l’industrie finissent encore à l’enfouissement, selon les données qu’elle avance. Une situation qui, à ses yeux, appelle une réflexion collective sur les ressources et les pratiques du secteur.

L’initiative a aussi permis de rapprocher des univers qui ne se rencontrent pas toujours. Mélanie Paul, entrepreneure innue et fondatrice de Mocassins et Talons Hauts, y voit une occasion de placer le respect de la Terre-Mère, la réconciliation avec les peuples autochtones et la responsabilité envers les descendants au cœur de la réflexion économique.

Plus de 70 participants autour d’un même symbole

Le 1er octobre, plus de 70 personnes issues des milieux des affaires, universitaire, artistique et autochtone ont participé à un atelier de cocréation destiné à finaliser l’œuvre. Animée notamment par Laurent Simon, professeur titulaire à HEC Montréal, la rencontre visait à dépasser les approches strictement techniques du développement durable pour ouvrir un espace de dialogue entre générations, expertises et sensibilités.

Pour Dominique Anglade, professeure associée à la direction de la transition durable et directrice exécutive de l’École des dirigeantes et dirigeants de HEC Montréal, cette œuvre peut contribuer à donner un visage concret à une transformation qui demeure souvent abstraite.

L’établissement assurera désormais la garde officielle de la chaise et travaillera avec le collectif à la faire circuler dans différents milieux professionnels et universitaires.

Au-delà de sa matérialité, La Chaise de la transmission pose ainsi un défi aux entreprises : intégrer le temps long à leurs décisions, réduire le gaspillage et faire de la responsabilité intergénérationnelle un principe de gouvernance. Reste à savoir jusqu’où ce symbole pourra infléchir les pratiques, dans une économie où les impératifs de croissance et de rentabilité continuent de peser sur les choix quotidiens.

À Québec, la jeune garde symphonique fait danser les grands maîtres sous la baguette de Clemens Schuldt

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Le 3 novembre, une soixantaine de jeunes musiciens issus des conservatoires québécois investiront la scène du Palais Montcalm pour un concert consacré aux multiples visages de la danse, de Haydn à Dvořák, en passant par Brahms et Liszt.

La relève musicale québécoise s’apprête à prendre ses quartiers au Palais Montcalm. Le 3 novembre prochain, à 19 h 30, l’Orchestre symphonique des conservatoires du Québec présentera Danses, un programme placé sous le signe du mouvement et des contrastes, dirigé par le chef allemand Clemens Schuldt.

Réunissant une soixantaine d’étudiantes et d’étudiants provenant des conservatoires de musique de plusieurs villes de la province, cette formation éphémère entend conjuguer l’exigence du grand répertoire symphonique et l’énergie d’une jeunesse en pleine affirmation.

Au programme, quatre univers musicaux se répondent. L’élégance de Joseph Haydn côtoiera l’ampleur des Variations sur un thème de Haydn de Johannes Brahms, tandis que les Danses slaves d’Antonín Dvořák déploieront leurs rythmes et leurs couleurs populaires. Les Préludes de Franz Liszt apporteront, pour leur part, une dimension plus dramatique à cette traversée musicale. Une dernière pièce inspirée du folklore québécois viendra clore la soirée.

Trois jours pour façonner un orchestre

Au-delà du concert, le projet constitue un exercice de formation grandeur nature. Les jeunes instrumentistes se retrouveront dans la capitale pour trois journées de répétitions intensives et d’activités musicales, avec l’ambition de faire converger leurs expériences et leurs sensibilités au service d’une même interprétation.

À la tête de l’ensemble, Clemens Schuldt apporte une expérience reconnue sur les scènes québécoise et internationale. Également professeur de direction d’orchestre au Conservatoire de musique de Québec, il accompagne la nouvelle génération dans un travail où la précision technique doit se conjuguer à l’écoute collective et à l’expression artistique.

Pour Marc Hervieux, directeur général du Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec, cette rencontre représente une occasion privilégiée pour les jeunes artistes de jouer ensemble, de bénéficier de l’expertise d’un chef expérimenté et de nouer des liens avec des musiciens partageant la même ambition.

L’Orchestre symphonique des conservatoires du Québec rassemble des élèves issus des sept établissements de musique du réseau. Sa vocation : permettre à ces jeunes instrumentistes de se confronter aux grandes œuvres du répertoire et de mesurer leurs talents à l’échelle d’une formation symphonique.

Le Canada signe sept accords commerciaux avec la Chine dans les industries créatives

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Le Canada a conclu sept accords commerciaux et partenariats avec la Chine, d’une valeur totale de plus de 4,2 millions de dollars, à l’issue d’une mission commerciale de cinq jours destinée à renforcer la présence des entreprises canadiennes sur le marché chinois, a annoncé mardi Patrimoine canadien.

La mission, menée par le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, Marc Miller, s’est déroulée à Shanghai, Shenzhen et Suzhou. Elle réunissait près de 50 représentants de 36 entreprises et organisations canadiennes, principalement issus des secteurs des jeux vidéo, des médias numériques interactifs et des arts de la scène.

La délégation a participé à plus de 370 rencontres interentreprises ainsi qu’à deux activités officielles de réseautage. D’autres accords restent en négociation avec des partenaires chinois, selon le ministère.

« Cette mission a contribué à transformer ces atouts en nouveaux débouchés et partenariats commerciaux sur un important marché international », a déclaré Marc Miller, estimant que ces initiatives pourraient favoriser les investissements et soutenir la croissance économique au Canada.

Un marché stratégique pour les créateurs canadiens

En Chine, le ministre a rencontré son homologue chargé de la Culture et du Tourisme, Sun Yeli, ainsi que des responsables municipaux de Shanghai, Shenzhen et Suzhou. Les discussions ont notamment porté sur l’accès aux marchés, les partenariats entre institutions culturelles et le renforcement de la coopération bilatérale.

Les échanges se sont déroulés dans le contexte de la relance du Comité mixte Canada-Chine sur la culture, dont la réactivation avait été convenue en mai lors d’une précédente visite de Marc Miller en Chine.

Un nouveau partenariat stratégique a été annoncé en janvier 2026 par le premier ministre canadien Mark Carney et le président chinois Xi Jinping, qui ont notamment exprimé leur volonté de renforcer les échanges dans les domaines de la culture, des arts, du patrimoine et des industries créatives.

Selon les données communiquées par Patrimoine canadien, les exportations créatives canadiennes vers la Chine ont atteint 734,1 millions de dollars en 2023.

Les industries créatives représentaient environ 692 019 emplois au Canada en 2025 et contribuaient à hauteur de 69,1 milliards de dollars au produit intérieur brut (PIB), d’après le ministère.

Une stratégie tournée vers l’exportation

La mission s’inscrit dans la Stratégie d’exportation créative du Canada, qui vise à aider les entreprises culturelles à diversifier leurs marchés et à accroître leurs revenus à l’étranger.

Le programme a soutenu plus de 3 250 entreprises et organismes sans but lucratif dans leurs démarches vers 140 marchés internationaux, selon les chiffres officiels.

Les missions commerciales organisées dans ce cadre ont généré plus de 220 accords signés ou en phase avancée de négociation, représentant une valeur estimée à 167,7 millions de dollars, précise le ministère.

Pour Ottawa, l’objectif est de consolider les débouchés internationaux des entreprises canadiennes dans des secteurs allant du cinéma et de l’animation au design, en passant par les expériences interactives et le divertissement en direct.

Les sept accords conclus en Chine constituent un résultat immédiat de cette démarche, alors que le gouvernement cherche à diversifier les échanges commerciaux du pays et à renforcer les partenariats économiques et culturels avec les marchés internationaux.