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Un second scandale au SPVM en quatre mois, et des explications repoussées à plus tard

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Deux policiers du poste de quartier 21, qui couvre le centre-ville et le Centre-Sud, ont été suspendus pour des gestes humiliants et dégradants envers des citoyens. L’administration a choisi de ne pas convoquer le chef du SPVM devant les élus avant la fin des enquêtes. Le raisonnement se défend, mais il a un coût.

Les deux agents ont été suspendus au cours des dernières semaines, après des dénonciations venues de leurs propres collègues. L’un d’eux aurait uriné sur une personne en situation d’itinérance, des faits que la mairesse a qualifiés d’abominables. Ces allégations n’ont pas été prouvées et l’enquête se poursuit. Les policiers visés bénéficient, comme n’importe quel citoyen, de la présomption d’innocence.

Projet Montréal voulait une réponse rapide, l’administration a opté pour un autre calendrier.

L’opposition avait déposé une motion d’urgence pour que le chef Fady Dagher comparaisse devant une séance extraordinaire du conseil municipal dans les sept jours. L’administration a accepté d’en débattre, tout en rappelant que quelques fautifs ne devaient pas faire condamner l’ensemble du corps policier. Le résultat est connu: le chef ne sera pas convoqué de sitôt devant l’ensemble des élus. Il reviendra devant la Commission de la sécurité publique, et seulement après la conclusion des enquêtes en cours. La mairesse a rappelé qu’il avait déjà témoigné à huis clos puis en public ces derniers mois, à propos du poste 39.

La prudence de l’administration repose sur un argument sérieux.

Interroger publiquement un chef de police sur un dossier dont l’enquête n’est pas terminée peut compromettre des procédures criminelles ou disciplinaires. Le DPCP examine déjà la preuve transmise dans l’affaire du poste 39, et personne n’a intérêt à ce que des déclarations publiques fragilisent d’éventuelles poursuites. Ce raisonnement est légitime, et ce journal ne reproche pas à la mairesse de vouloir protéger l’intégrité des enquêtes.

Mais l’attente promise n’est pas anodine.

Dans l’affaire de Montréal-Nord, l’enquête a débuté en mars, le public a été informé en juin, la preuve a été remise à la poursuite en octobre, et aucune décision sur d’éventuelles accusations n’a encore été annoncée. Si le calendrier du poste 21 ressemble à celui du poste 39, les élus et la population pourraient attendre des mois avant d’entendre le chef sur la situation du centre-ville. Dans l’intervalle, la confiance envers le SPVM, déjà éprouvée cet été, continuera d’être entretenue par des révélations venues de la presse plutôt que par des explications officielles.

Surtout, la question que posent les élus ne se limite pas aux faits de l’enquête.

Une commission peut interroger la direction sur des enjeux structurels sans toucher au fond des dossiers individuels: comment la supervision opérationnelle de ces postes est assurée, pourquoi des gestes de cette nature ont pu se produire sans être détectés plus tôt, quelle protection reçoivent les policiers qui dénoncent leurs collègues, où en est le déploiement des caméras corporelles annoncé en août. Ces sujets n’exigent pas d’attendre le verdict d’une enquête, et on peut les aborder sans nuire à aucune procédure.

Un signe encourageant, un signal d’alarme.

Dans les deux dossiers, ce sont d’autres policiers qui ont signalé les comportements. Le mécanisme interne de dénonciation semble donc fonctionner, et le chef lui-même l’a reconnu. Mais la répétition de cas de ce genre en quatre mois laisse penser que la chaîne de supervision n’a pas détecté ces comportements par ses propres moyens. C’est précisément le type de constat qu’une instance publique devrait pouvoir examiner rapidement.

Ce que l’administration devrait annoncer sans attendre.

Elle peut maintenir le principe d’attendre la fin des enquêtes pour entendre le chef sur les dossiers précis, tout en mandatant dès maintenant la Commission de la sécurité publique pour examiner, séparément et publiquement, les mécanismes de supervision et de protection des dénonciateurs. Une séance sur la structure plutôt que sur les cas n’entrave aucune enquête et montrerait que l’administration refuse de laisser l’écoulement des procédures remplacer la reddition de comptes.

Business du jour : Conciergerie de quartier, des revenus en toute tranquilité

Business du jour

Il y a, dans chaque rue de Montréal, des gens qui partent à sept heures et rentrent à dix-huit. Des portes closes toute la journée, des plantes qui soupirent derrière les vitres, un colis qui attend sur la galerie, un technicien qui sonne dans le vide. Entre ces absents et le monde, il manque quelqu’un. Quelqu’un de fiable. Ce quelqu’un, c’est peut-être vous.

  • Client idéalProfessionnels en télétravail partiel ou absents tout le jour, familles à deux revenus, proches aidants, propriétaires de plex et de condos.
  • InvestissementEnviron 300 à 800 $ pour démarrer (estimation) : assurance, cadenas à clés, cartes, téléphone, site d’une page.
  • RevenusUn abonnement mensuel récurrent, complété par des heures « à la carte ». Voir les scénarios plus bas.
  • Le piègeLa confiance se perd en une fois. Sans contrat, assurance et protocole pour les clés, on s’expose.
  • Premier pasDix voisins d’un même immeuble ou d’une même rue, en essai gratuit d’un mois.

L’idée, en une phrase

Vous devenez la personne de confiance du quartier : celle qui reçoit les colis, arrose les plantes, sort les bacs, fait les courses urgentes, ouvre la porte au plombier, au livreur ou à l’inspecteur, pendant que vos clients travaillent, voyagent ou simplement n’ont plus une minute à eux.

Ce n’est pas un service de ménage, ni de la conciergerie d’immeuble (le concierge qui lave les corridors). C’est un service de présence. On ne vend pas des heures de travail : on vend de la tranquillité d’esprit, vendue au mois.

Pourquoi maintenant ?

Parce que nos vies se sont déplacées vers l’écran et la porte d’entrée. Postes Canada estimait déjà les ventes en ligne canadiennes à 62,9 milliards de dollars en 2020, en hausse de 54 %, et avait livré plus de deux millions de colis en une seule journée à trois reprises lors de la période de pointe de 2019. Le flot n’a pas reflué : il a trouvé son lit.

Et ce flot a un revers. Le vol de colis sur les galeries est assez fréquent pour que les médias québécois en parlent chaque décembre, mais il est difficile à chiffrer : la police n’a pas de catégorie propre pour ce type de vol. Une cliente racontait avoir demandé à une amie de passer chercher son colis pendant ses vacances. Le temps que l’amie arrive, il n’y était plus.

Le colis, la clé, la plante, le technicien : de petites choses qui n’ont l’air de rien, jusqu’au jour où elles gâchent une journée entière.

Ajoutez le télétravail hybride, les horaires étirés, les parents qui vieillissent à l’autre bout de la ville : les occasions de « j’aurais besoin de quelqu’un sur place » se multiplient. Les grands immeubles de luxe ont leur portier (une offre d’emploi montréalaise récente propose de 22 à 27,50 $ de l’heure pour ce rôle). Le reste de la ville, celle des plex, des coops et des condos sans portier, n’a personne. C’est votre marché.

Ce que vous vendez : trois formules simples

Pour que ce soit facile à comprendre (pour vous comme pour vos clients), gardez trois portes d’entrée. Les prix ci-dessous sont des points de départ à tester dans votre quartier, non des tarifs établis.

Veille

≈ 45 $ / mois
Réception et mise à l’abri des colis (quota mensuel), photo de confirmation par texto, garde d’une clé de secours.

Quotidien

≈ 99 $ / mois
Tout Veille, plus arrosage des plantes, sortie et rentrée des bacs, relevé du courrier, un coup d’œil hebdomadaire au logement.

À la carte

≈ 35–45 $ / heure
Courses, accueil d’un technicien ou d’un livreur (plage de 2 à 4 h), dépôt d’un retour au comptoir postal, arrosage de plantes pendant les vacances…

Astuce : annoncez un prix minimum par visite à la carte (une heure facturée) pour couvrir vos déplacements.

Combien ça peut rapporter ? Trois scénarios

ScénarioAbonnés (moyenne ≈ 75 $/mois)Heures à la carteRevenu mensuel brut*
Démarrage (une rue)15 abonnés × 75 $10 h × 40 $≈ 1 500 $
Rythme de croisière30 abonnés × 75 $20 h × 40 $≈ 3 000 $
Quartier bien installé50 abonnés × 75 $40 h × 40 $≈ 5 300 $

*Hypothèses de travail, calculées à partir des prix ci-dessus, avant dépenses, impôts et taxes. Non garanties : le vrai test, c’est vos dix premiers clients. Comptez quelques dizaines à quelques centaines de dollars par mois de frais (assurance, téléphone, essence ou transport en commun).

La beauté du modèle, c’est la récurrence : un abonné qui reste douze mois vaut bien plus que douze petits contrats isolés. Et la densité : dix clients dans le même immeuble, c’est une seule tournée, presque sans déplacement. C’est là que la rentabilité se joue.

Ce dont vous avez besoin pour démarrer

  • Un téléphone, une adresse courriel dédiée et un numéro que vous pouvez laisser sonner sans stress.
  • Une assurance responsabilité civile d’entreprise (comparez avec un courtier : elle protège vous et vos clients).
  • Une vérification d’antécédents judiciaires, que vous présentez vous-même : c’est votre meilleure carte de visite.
  • Un contrat d’une page : services inclus, exclus, durée, préavis, responsabilité en cas de perte ou de dommage.
  • Un coffre à clés numéroté, et un cahier (ou une feuille de calcul) de suivi : qui, quoi, quand, photo.
  • Un nom, un logo simple et une page web ou un profil local clair avec « Montréal, votre quartier » en vedette.
Les règles à ne pas oublier

Taxes. Tant que vos fournitures taxables ne dépassent pas 30 000 $ sur un trimestre ou sur quatre trimestres consécutifs, vous êtes un « petit fournisseur » : l’inscription à la TPS et à la TVQ n’est pas obligatoire, mais elle reste possible. Dépassez ce seuil et vous devez vous inscrire, sinon Revenu Québec peut réclamer les taxes rétroactivement. Vos revenus restent imposables dans tous les cas.

Travaux réglementés. Vous accueillez les techniciens ; vous ne faites pas leur travail. Plomberie, électricité et autres travaux de construction exigent des licences (RBQ). Restez dans votre rôle.

Un doute ? Un comptable ou le service aux entreprises de votre arrondissement répond en une heure à ce qui vous inquiète.

Vos 30 premiers jours

  1. Semaine 1 – Choisir la rue. Un immeuble de 6 à 12 logements, ou deux ou trois plex voisins. Marchez-y, observez les colis à la porte, parlez aux gens.
  2. Semaine 2 – Papiers et protocole. Assurance, antécédents, contrat, coffre à clés. Écrivez noir sur blanc comment vous gardez une clé et ce que vous refusez de faire.
  3. Semaine 3 – Dix voisins, un mois d’essai. Une carte glissée sous les portes, un mot affiché au hall (avec l’accord du propriétaire), un message sur le groupe de quartier. Offrez un mois gratuit à dix personnes.
  4. Semaine 4 – Preuves et bouche-à-oreille. Un texto de confirmation à chaque colis, une photo des plantes arrosées. Demandez ensuite un mot sincère à vos dix premiers clients : ce sera votre meilleure publicité.

Comment le rendre plus rentable, et plus accessible

Vendre à ceux qui payent pour quelqu’un d’autre

Les proches aidants ont besoin de quelqu’un sur place chez un parent âgé. Les propriétaires de plex et syndicats de copropriété veulent un point de contact fiable. Les agents immobiliers cherchent quelqu’un pour les clés et les visites. Un contrat avec un seul propriétaire peut vous apporter cinq à dix abonnés d’un coup.

Créer des forfaits à valeur ajoutée

  • Forfait vacances : visites, arrosage, courrier, bacs, photos : une semaine, un prix fixe.
  • Forfait arrivée : accueil des livreurs de meubles et des installateurs, utile pour les nouveaux arrivants.
  • Forfait retours : vous emballez, étiquetez et déposez les retours de colis.
  • Prépaiement annuel avec un mois de cadeau : de la trésorerie d’avance et des clients fidèles.

Rester accessible

Une « formule voisin » à petit prix pour les aînés du quartier, ou un tarif de groupe par immeuble, remplit vos tournées sans coûter plus cher à servir. Un service juste, c’est aussi un service qui dure.

Le piège principal

Tout repose sur la confiance, donc sur la constance. Ne promettez jamais plus que vous ne pouvez tenir. Refusez les clients en dehors de votre territoire, préparez un remplaçant pour vos vacances, et ne gardez jamais une clé sans la noter. Mieux vaut vingt clients heureux que cinquante déçus.

Questions fréquentes

Dois-je créer une entreprise officielle ?

Plusieurs travailleurs autonomes démarrent en entreprise individuelle. Vérifiez auprès du Registraire des entreprises et de Revenu Québec ce qui s’applique à votre situation.

Et si un colis est volé ou une plante meurt ?

C’est ce que prévoient votre contrat et votre assurance. Annoncez dès le départ ce qui est couvert, ce qui ne l’est pas, et ce que vous faites en cas de problème.

Combien de clients puis-je gérer seul ?

Tout dépend de la densité. Si vos clients sont regroupés par immeuble ou par rue, une tournée d’une à deux heures peut en couvrir beaucoup. Au-delà, pensez à embaucher une personne de confiance.

Faut-il une voiture ?

Pas au départ : si vos clients sont à pied les uns des autres, le sac à dos et le vélo suffisent. La voiture devient utile pour les courses lourdes.

Le mot de la fin

Les grandes entreprises rêvent d’être « proches de leurs clients ». Vous, vous habitez à deux rues. Vous connaissez le prénom du chat, l’heure où passe le camion de livraison, la porte qui coince. Ce savoir-là, aucun algorithme ne l’a. Il suffit de le mettre en mots, en contrat et en abonnement, puis de frapper à dix portes.

Votre prochain geste : prenez aujourd’hui une feuille et notez dix voisins à qui vous pourriez offrir ce service. Demain, allez leur parler.

Sources et repères : Revenu Québec, « Petit fournisseur » (seuil de 30 000 $) ; Postes Canada, communiqué du 18 janvier 2021 (ventes en ligne, volumes de colis) ; Noovo Info, « Plusieurs vols de colis à domicile pendant les Fêtes » ; offre d’emploi de portier / concierge au centre-ville de Montréal (22 à 27,50 $/h). Les prix de formules et les scénarios de revenus sont des hypothèses de travail de la rédaction, à valider sur le terrain. Cet article ne remplace pas l’avis d’un comptable, d’un courtier d’assurance ou d’un conseiller juridique.

De la haute couture en papier hygiénique : la Collection Cashmere fait escale à Montréal

La haute couture peut-elle se faire avec du papier de toilette? Pour la 23e année consécutive, seize designers canadiens ont relevé le défi, et trois d’entre eux, établis au Québec, étaient à l’honneur le 14 octobre à la Maison Rose, à Montréal, lors d’une soirée présentée en partenariat avec la Fondation du cancer du sein du Québec (FCSQ).

Un défi créatif au service d’une cause

La Collection Cashmere est une initiative de Produits Kruger, fabricant du papier hygiénique du même nom, que l’entreprise dit fabriquer au Québec. Chaque année, des designers émergents et établis transforment ce produit du quotidien en pièces de couture uniques, autour d’un thème. Celui de 2026 est « Symphonie ». Les trois créateurs québécois mis de l’avant à Montréal sont Antoinette Di Carlo, Oscar Mendoza et Claudette Floyd.

La soirée comprenait des allocutions de Susan Irving, directrice du marketing chez Kruger, et de Karine-Iseult Ippersiel, présidente-directrice générale de la FCSQ, puis une discussion animée par la chroniqueuse mode Lolitta Dandoy, elle-même survivante du cancer du sein. Les designers y ont parlé de leurs sources d’inspiration, de leur lecture du thème et de l’influence du Québec sur leur travail.

Comment ça rapporte

Le mécanisme de financement repose sur deux volets. Le public peut voter une fois par jour, jusqu’au 15 novembre, pour sa création préférée sur le site de la Collection : pour chaque vote, Cashmere verse 1 $ à la cause du cancer du sein, jusqu’à concurrence de 100 000 $. À cela s’ajoute 1 $ pour chaque paquet de papier Cashmere portant une mention spéciale et un ruban rose, jusqu’à un autre plafond de 100 000 $. Les dons sont versés par l’intermédiaire de la Société canadienne du cancer et de la Fondation du cancer du sein du Québec. Les personnes qui votent peuvent aussi tenter de remporter un grand prix de 5 000 $. La création gagnante sera dévoilée le 18 novembre 2026.

Kruger affirme que la Collection a permis d’amasser, depuis 2004, plus de 5,6 millions de dollars pour des programmes de sensibilisation, de recherche et d’aide communautaire.

Ce qu’il faut en penser

Il s’agit d’abord d’une opération de marketing d’entreprise, et les informations sur la soirée proviennent du communiqué de Kruger. L’événement n’en reste pas moins un exemple durable du lien entre mode et philanthropie au pays : l’initiative est un tremplin pour des créateurs qui cherchent une visibilité, et ses plafonds de dons, fixes et publics, permettent d’évaluer son ampleur. Le public doit toutefois savoir que ces plafonds limitent le don que ces votes et achats peuvent générer cette année, soit 200 000 $ au maximum pour les deux volets combinés. Le montant réellement versé dépendra des résultats de la campagne, et Kruger n’a pas encore indiqué de bilan pour 2026.

Pour la mode québécoise, c’est aussi un rappel que la visibilité des créateurs passe, parfois, par des partenaires inattendus. À l’approche de la saison des galas, mmode, la Grappe métropolitaine de mode, accepte pour sa part les candidatures aux prix de son gala, prévu le 7 décembre, jusqu’au 13 novembre.

Forge FC sacré champion canadien aux tirs au but, CF Montréal s’incline en finale

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La saison du CF Montréal n’aura pas eu droit à son dénouement heureux. Mercredi soir, au Stade Saputo, le Forge FC de Hamilton a vaincu les Montréalais 4-2 aux tirs au but après un match nul de 1-1 au terme de 120 minutes. Il devient le premier club de la Première Ligue canadienne à remporter le Championnat canadien.

Un penalty arrêté, un but en fin de première demie

Montréal a bien commencé la soirée. Fabian Herbers a forcé le gardien Dimitry Bertaud à un arrêt dès la 3e minute, et Daniel Ríos a eu une chance de la tête une minute plus tard. En première demie, Prince Owusu, meilleur buteur du club, a vu son penalty repoussé par Bertaud.

Montréal a continué de dominer par moments, mais sans réelle menace. Le Forge a frappé en toute fin de première demie : Antoine Batisse a repris de la tête, au premier poteau, un corner de Noah Jensen dans le temps additionnel pour donner une avance de 1-0 à son équipe à la pause.

Ríos égalise, Vera expulsé

Le CF Montréal a répliqué dès la reprise. Ríos a égalisé de la tête en début de deuxième demie. La soirée s’est toutefois compliquée cinq minutes plus tard : Brayan Vera a reçu un deuxième carton jaune, pour une simulation présumée dans la surface adverse, et son équipe a dû terminer la rencontre à dix, à la 54e minute.

Malgré l’infériorité numérique, Montréal a tenu bon, mais aucune des deux équipes n’a pu se départager en fin de match ni en prolongation.

La fusillade

Aux tirs au but, Bertaud a repoussé les tentatives d’Owusu et de Hennadii Synchuk. Manjrekar James a inscrit le tir décisif à la cinquième vague de tireurs. Avec le penalty arrêté en première demie, le gardien aura été le grand artisan du sacre.

Une première pour le Forge, un billet pour la Concacaf

Pour le Forge, quatre fois champion de la Première Ligue canadienne, c’est un triomphe historique. Le club a éliminé Montréal du Championnat canadien pour une troisième année de suite. La victoire lui donne aussi une place à la Coupe des champions de la Concacaf en 2027.

Alexis Sánchez, grand absent

Un détail a fait jaser : Alexis Sánchez, la grande acquisition du marché estival, n’a pas joué une seule minute de la finale. Selon Radio-Canada, il semblait sur le point d’entrer en jeu, avec le jeune gardien Samsy Keita (17 ans), dans les dernières minutes de la prolongation. D’autres comptes rendus indiquent que ces changements n’ont pas été complétés à temps. L’entraîneur Philippe Eullaffroy a expliqué sa décision après le match, en estimant que l’issue aurait été la même.

Une saison difficile qui se termine à vide

C’était la neuvième finale du Championnat canadien du club montréalais, la première depuis son titre de 2021. Dans une saison difficile en MLS, la Coupe des Voyageurs représentait la meilleure chance de redresser l’année. Montréal retrouve la MLS samedi après-midi, au Stade Saputo, contre le Nashville SC.

Romans écrits par l’IA : un prix littéraire portera le nom de Thélyson Orélien

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Un concours destiné aux livres générés par intelligence artificielle a été lancé sous le nom de l’écrivain québécois d’origine haïtienne, au cœur d’une controverse littéraire. Les organisateurs revendiquent une démarche satirique et précisent que l’auteur n’a pas approuvé l’utilisation de son nom.

Le site thelyson.ai présente le Prix Thélyson-Orélien des nouvelles écritures comme un concours ouvert aux systèmes d’intelligence artificielle. Les candidatures, gratuites, doivent être déposées au plus tard le 31 octobre. Les ouvrages doivent être rédigés en anglais et compter entre 40 000 et 120 000 mots.

Le Grand Prix est doté de 5 000 dollars, auxquels doivent s’ajouter les dons de mécènes. Une mention spéciale de 1 000 dollars sera attribuée par un jury humain. Pour le prix principal, une plateforme de marchés prédictifs, Seer, doit permettre de désigner une dizaine de finalistes, puis de classer leurs œuvres.

Le choix du nom n’est pas anodin. Thélyson Orélien est au centre d’une polémique depuis les accusations d’utilisation de l’IA dans son roman C’était ça ou mourir. Le 21 octobre, son éditeur québécois, les Éditions du Boréal, a annoncé la fin de leur collaboration après avoir relevé des traces de balises d’IA dans les métadonnées de certains documents de travail.

La maison d’édition affirme toutefois ignorer dans quelle mesure l’IA a contribué à la création du livre. Elle a annoncé qu’elle ne réimprimerait pas le roman et ne publierait plus d’autres ouvrages de l’auteur. Celui-ci avait auparavant nié avoir utilisé une intelligence artificielle pour écrire son livre.

Les promoteurs du nouveau concours assument le caractère provocateur de leur initiative. Leur site affirme que le prix est réel, mais précise qu’il n’est pas approuvé par l’écrivain. Aucune information consultée ne permet d’établir que celui-ci participe à son organisation.

Au-delà de la satire, ce prix met en lumière un débat qui traverse le monde de l’édition : comment évaluer une œuvre produite par une machine, déterminer la part de création humaine et reconnaître la responsabilité de l’auteur à l’heure des outils génératifs ?

Le concours entend apporter sa propre réponse en faisant de l’intelligence artificielle non plus un soupçon, mais une condition de participation.

Muse, l’agent IA de Meta, déjà au cœur d’une tempête sur la vie privée

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Fin septembre, on vous racontait que Muse propulsait l’action de Meta et la fortune de Mark Zuckerberg. Un mois plus tard, l’application approche les 11 millions de téléchargements. Les accusations s’accumulent aussi, et elles touchent à ce qu’on a de plus personnel.

L’affaire la plus commentée vient du journaliste Jason Aten, du magazine Inc. Il affirme que Muse lui a parlé d’une conversation privée avec son coanimateur de balado, alors qu’il avait refusé de lui donner accès à ses messages. En fouillant, il aurait trouvé que l’agent avait synchronisé plus de 187 000 lignes de sa base de données de messages sur son Mac. Meta conteste cette version : selon David Singleton, responsable des Meta Superintelligence Labs, Muse ne peut lire les messages que si l’utilisateur active lui-même un accès complet au disque et le connecteur de messages. Meta reconnaît toutefois que l’explication donnée par Muse à Aten sur son propre fonctionnement était fausse, une « hallucination » dont l’entreprise se dit responsable.

D’autres signalements s’ajoutent. Un journaliste de Wired raconte que Muse l’a poussé à plusieurs reprises à relier son compte bancaire, à scanner ses courriels et à photographier son passeport et son permis de conduire. Un vendeur sur Facebook Marketplace affirme que son adresse a été divulguée à un acheteur, qui s’est présenté chez lui. Meta enquête, et l’utilisateur reconnaît avoir lui-même accordé une permission. Enfin, selon Reuters, Meta testait en interne un « concierge humain » qui permettait à des personnes de relire certains échanges de Muse. Après qu’un employé a trouvé une remarque raciste dans la transcription d’un échange avec un fournisseur, l’essai a été suspendu.

Selon une analyse de Malwarebytes, Muse actualise ses dossiers personnels chaque heure, analyse vos conversations récentes la nuit et, par défaut, utilise vos interactions pour entraîner les modèles de Meta, sauf si vous désactivez l’option. Meta assure que ces données ne sont pas transmises à ses systèmes publicitaires.

Pourquoi ça vous concerne : un agent IA est utile parce qu’il a accès à beaucoup de choses, et c’est justement ce qui le rend risqué. Avant d’en installer un, quelques réflexes :

  • N’accordez que les permissions dont vous avez réellement besoin, et revérifiez-les dans les réglages de votre appareil, pas seulement dans l’application.
  • Désactivez l’utilisation de vos conversations pour l’entraînement si l’option existe.
  • Ne photographiez jamais vos pièces d’identité pour une application dont vous ne maîtrisez pas l’usage.
  • Souvenez-vous que ceux qui vous écrivent peuvent, eux aussi, être lus par l’IA de leur propre téléphone.

El Niño : l’ONU redoute une crise alimentaire touchant 50 millions de personnes

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Les Nations unies ont lancé mercredi un appel urgent à la mobilisation internationale face à un épisode d’El Niño qui pourrait atteindre une intensité exceptionnelle et aggraver l’insécurité alimentaire de jusqu’à 50 millions de personnes.

Le phénomène climatique, caractérisé par un réchauffement inhabituel des eaux du Pacifique équatorial, pourrait provoquer des sécheresses prolongées dans certaines régions, des pluies torrentielles dans d’autres et des perturbations des récoltes sur plusieurs continents.

« L’épisode El Niño actuel pourrait être d’une intensité sans précédent », a averti Celeste Saulo, directrice de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), évoquant des niveaux susceptibles de dépasser les références utilisées depuis quatre décennies.

Les conséquences pourraient particulièrement toucher l’Amérique latine, l’Afrique orientale et australe, ainsi que certaines régions d’Asie et du Pacifique. Selon les estimations présentées par l’ONU, les pertes économiques en Afrique pourraient atteindre 10 à 20 milliards de dollars, tandis que la croissance du produit intérieur brut pourrait reculer de 1 % à 2 %.

Tom Fletcher, chef des opérations humanitaires des Nations unies, a exhorté les gouvernements, les banques de développement et les institutions financières à débloquer des fonds avant que les catastrophes ne surviennent. L’objectif est de protéger les récoltes, les troupeaux et les moyens de subsistance des populations vulnérables.

Les deux prochaines semaines seront déterminantes pour préparer les régions exposées, notamment la Corne de l’Afrique, où la Somalie, l’Éthiopie et le Kenya doivent anticiper les fortes pluies, et l’Afrique australe, où la protection du bétail et la distribution de semences figurent parmi les priorités.

L’ONU a déjà débloqué plus de 50 millions de dollars de son Fonds central d’intervention d’urgence au profit de onze pays, dont le Tchad, le Salvador, l’Éthiopie, la Somalie et le Soudan du Sud.

Les responsables humanitaires redoutent que les destructions agricoles et les pertes de revenus prolongent la crise bien après la fin du phénomène. La baisse de l’aide internationale et les difficultés économiques de nombreux pays risquent également de réduire leur capacité à répondre aux besoins.

« Nous ne pouvons pas arrêter El Niño, mais nous pouvons prévenir bon nombre de ses pires conséquences humaines », a souligné Celeste Saulo, appelant à privilégier l’anticipation plutôt que les interventions d’urgence après les catastrophes.

Ericsson et l’ÉTS s’allient pour faire avancer l’informatique quantique au Québec

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Ericsson Canada et l’École de technologie supérieure (ÉTS) lancent un partenariat de recherche visant à améliorer les performances de l’informatique quantique et ses applications dans les télécommunications. Le projet bénéficie du soutien du programme Mitacs Accélération.

Les travaux porteront notamment sur les algorithmes quantiques, avec pour objectif de réduire les erreurs de calcul et d’améliorer l’optimisation des systèmes. Les chercheurs utiliseront du matériel quantique et des simulations pour évaluer la fiabilité et les performances de ces méthodes.

Le projet réunit le professeur Jacob Biamonte et son équipe de l’ÉTS ainsi que des chercheurs du programme quantique d’Ericsson. Il vise également à former une nouvelle génération de spécialistes dans un secteur technologique en développement.

« Les algorithmes quantiques variationnels pourraient contribuer à résoudre des problèmes complexes d’optimisation dans les réseaux de télécommunications », souligne Anders Vestergren, responsable de la recherche chez Ericsson. Leur utilisation pratique demeure toutefois tributaire de la capacité à surmonter les limites actuelles du matériel quantique.

Le partenariat constitue le deuxième projet universitaire soutenu par Mitacs dans le cadre du Centre de recherche quantique d’Ericsson Canada, établi à Montréal en 2022. Il fait suite à une collaboration avec l’Université de Sherbrooke, renouvelée cette année.

Selon Mitacs, l’organisme a investi plus de 34,8 millions de dollars dans les technologies quantiques depuis 2018 et soutenu plus de 700 projets d’innovation avec plus de 180 entreprises.

Vulnérabilité critique de PHP : la STQ suspend préventivement plusieurs applications

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La Société des traversiers du Québec (STQ) a annoncé mercredi la fermeture temporaire de plusieurs applications informatiques en raison d’une vulnérabilité critique affectant PHP, un langage de programmation utilisé par de nombreux sites Web, dont celui de l’organisme public québécois.

Cette mesure préventive vise à protéger les systèmes informatiques de la Société dans un contexte de préoccupations à l’échelle mondiale concernant cette faille de sécurité.

Les fonctionnalités suspendues comprennent l’envoi d’alertes opérationnelles, la mise à jour des horaires, l’accès aux comptes clients ainsi que la gestion des bandeaux d’alerte affichés sur le site Web de la STQ.

La Société n’a pas précisé la durée de cette interruption ni indiqué si ses systèmes avaient fait l’objet d’une attaque. Son avis présente cette décision comme une mesure temporaire destinée à assurer la sécurité de ses infrastructures informatiques.

La STQ a indiqué qu’elle informerait sa clientèle lorsque la situation serait revenue à la normale. Dans l’intervalle, la suspension de ces services pourrait limiter l’accès à certaines informations et fonctionnalités en ligne, notamment celles concernant les horaires et les avis opérationnels.

PHP est un langage de programmation largement utilisé pour le développement de sites Web et d’applications. Une vulnérabilité critique dans cet environnement peut nécessiter des mesures rapides de sécurisation, selon les systèmes concernés et le risque associé.

Le nouveau premier ministre du Québec dévoile son Conseil des ministres

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Le premier ministre québécois Paul St-Pierre Plamondon a dévoilé la composition de son Conseil des ministres. Catherine Gentilcore devient vice-première ministre, chargée notamment de l’immigration et de l’indépendance. Nicolas Marceau prend les Finances, tandis que Guy Jr Lapointe hérite de la Sécurité intérieure. Le gouvernement confie également à Dieudonné Ella Oyono les Relations internationales et le Commerce extérieur, et à Anne Nguyen le Numérique et l’Intelligence artificielle.

M. Paul St-Pierre Plamondon
Premier ministre
Ministre responsable de la Lutte contre l’itinérance

Mme Catherine Gentilcore
Vice-première ministre
Ministre de l’Immigration et de l’Intégration
Ministre responsable de l’Accession du Québec à l’indépendance
Leader parlementaire du gouvernement

M. Nicolas Marceau
Ministre des Finances
Ministre responsable des Infrastructures

M. Alain Therrien
Ministre responsable de l’Administration gouvernementale et
Président du Conseil du trésor
Ministre responsable de l’Action communautaire
Leader parlementaire adjoint du gouvernement

M. Sébastien D’Astous
Ministre délégué à l’Efficacité gouvernementale et
à l’Allègement réglementaire de l’État
Ministre responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue
et de la région du Nord-du-Québec

Mme Anne Nguyen
Ministre déléguée à l’Intelligence artificielle et au Numérique
Ministre responsable de la région des Laurentides

M. Nicolas Girard
Ministre des Transports et de la Mobilité durable
Ministre des Affaires municipales
Ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale

M. Stéphane Paquet
Ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Énergie
Ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal

M. Dieudonné Ella Oyono
Ministre des Relations internationales, de la Francophonie et
du Commerce extérieur
Ministre responsable de la région de Laval

M. Joël Arseneau
Ministre de l’Éducation nationale

Mme Elsie Lefebvre
Ministre de l’Enseignement supérieur
Ministre responsable de l’Habitation
Ministre responsable de la Condition féminine
Ministre responsable de la région de Lanaudière

M. Mathieu Lebrun
Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale

Mme Méganne Perry Mélançon
Ministre de la Famille et de la Jeunesse
Ministre responsable des Sports et des Loisirs
Ministre responsable de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Mme Marie-Karlynn Laflamme
Ministre de la Santé, de la Prévention et des Aînés
Ministre responsable de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Mme Camille Pellerin-Forget
Ministre responsable des Institutions démocratiques
Ministre déléguée à la Santé mentale et aux Services sociaux
Ministre responsable de la région de l’Outaouais

Mme Marie-Claude Sarrazin
Ministre de la Justice
Ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes
Ministre responsable des Relations avec les Québécois d’expression anglaise
Ministre responsable de la Lutte contre le racisme
Ministre responsable de la lutte contre la discrimination envers les personnes LGBTQ+
Ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Protection des renseignements personnels
Ministre responsable de la Laïcité

M. Guy Jr Lapointe
Ministre de la Sécurité intérieure
Ministre responsable de la région de la Montérégie

M. Pascal Bérubé
Ministre de la Culture, du Patrimoine, des Communications et de
la Langue française
Ministre responsable de la région du Bas-St-Laurent

M. Jean Pellerin
Ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements
climatiques, de la Protection de la biodiversité, de la Faune et des Parcs
Ministre responsable de la région de la Mauricie

M. Simon-Pierre Savard-Tremblay
Ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit.

Mme Natalie Bisaillon
Ministre des Ressources naturelles et des Forêts
Ministre responsable de la région du Centre-du-Québec et de la région de la Chaudière-Appalaches

M. Bernard Sévigny
Ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation
Ministre responsable de la région de l’Estrie

Mme Meggie Richard
Ministre responsable des Régions et de l’Occupation du territoire
Ministre responsable de la région de la Côte-Nord