L’entreprise montréalaise ARCHEX, spécialisée dans la conception d’espaces d’exposition et d’environnements de marque, célèbre cette semaine son 50e anniversaire après avoir accompagné pendant un demi-siècle des entreprises canadiennes dans certains des plus importants salons commerciaux internationaux.
Fondée en 1976 et établie dans l’arrondissement de Saint-Laurent, l’entreprise affirme avoir développé une présence dans plus de 70 pays grâce à un vaste réseau de partenaires, contribuant à la visibilité de marques et d’organisations lors d’événements d’affaires en Amérique du Nord, en Europe et ailleurs dans le monde.
À une époque où les foires commerciales misent de plus en plus sur l’expérience immersive pour attirer visiteurs et acheteurs, ARCHEX conçoit et fabrique des kiosques sur mesure, des boutiques éphémères et des installations destinées à renforcer le positionnement de ses clients.
« Les entreprises ne cherchent plus seulement un kiosque. Elles veulent créer une expérience forte et accélérer leur développement », a déclaré la présidente de l’entreprise, Anik Forest, dans un communiqué publié à l’occasion de cet anniversaire.
Au fil des décennies, ARCHEX a collaboré avec des entreprises et organisations de premier plan, notamment des acteurs des secteurs manufacturier, agroalimentaire, du commerce de détail et du divertissement. Parmi ses réalisations récentes figure un espace conçu pour Schluter Systems au salon BDNY de New York, récompensé par un prix « Best in Show » en 2025.
Aujourd’hui dirigée par les sœurs Anik et Stéphanie Forest, l’entreprise souhaite profiter de cet anniversaire pour mettre en lumière les parcours entrepreneuriaux qui se cachent derrière les projets qu’elle accompagne.
Selon ses dirigeants, les salons commerciaux demeurent un outil stratégique de développement des affaires, permettant aux entreprises de gagner en visibilité, d’établir de nouveaux partenariats et d’accéder à des marchés internationaux hautement concurrentiels.
Plus de 20 ans après sa dernière tenue dans la métropole, le Forum Les Arts et la Ville revient à Montréal du 9 au 11 juin pour réunir élus municipaux, professionnels de la culture, chercheurs, artistes et décideurs autour des grands défis du développement culturel des collectivités.
L’événement, organisé par le réseau Les Arts et la Ville, se déroulera sur plusieurs sites montréalais et proposera conférences, tables rondes, ateliers et visites de terrain consacrés à la place de la culture dans l’aménagement et le développement des territoires.
« Les municipalités ont une responsabilité croissante et un rôle déterminant à jouer sur le plan culturel », a déclaré le directeur général de l’organisation, David Lavoie, soulignant le contexte marqué par des transformations sociales, technologiques et démographiques rapides.
La première journée, sous le thème « Habiter », mettra notamment l’accent sur les relations entre les municipalités et les communautés autochtones, la gouvernance participative et le rôle des bibliothèques comme espaces de rencontre. Une table ronde consacrée à la co-construction de l’avenir culturel autochtone ouvrira officiellement les travaux.
Le deuxième jour, intitulé « Relier », abordera la médiation culturelle, la philanthropie et l’entrepreneuriat culturel. Un panel marquera également les 20 ans de la médiation culturelle au Québec.
La dernière journée, placée sous le signe de l’avenir, explorera les enjeux liés aux publics à l’ère numérique, au tourisme culturel régional, aux investissements municipaux en culture et à la vitalité des petites salles de spectacle.
Le forum se conclura par la remise des prix Les Arts et la Ville 2026, qui récompenseront une dizaine d’initiatives artistiques et culturelles réalisées dans différentes collectivités du Québec et de la francophonie canadienne.
Le réseau Les Arts et la Ville œuvre depuis plusieurs décennies à promouvoir la culture comme levier de développement durable et de cohésion sociale au sein des municipalités.
Alphonso Davies, capitaine du Canada, est né dans un camp de réfugiés. À 25 ans, il s’apprête à disputer la Coupe du monde dans le pays qui l’a sauvé.
par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026
Certaines histoires ont le mérite de rendre les films hollywoodiens honteux. Celle d’Alphonso Davies est une de celles-là. Sauf qu’elle est vraie, documentée, et qu’elle se déroule en ce moment même — à Toronto, à Montréal, dans nos propres rues.
Né dans un camp. Pas au sens figuré.
Le 2 novembre 2000, Alphonso Davies voit le jour à Buduburam. Ce n’est pas une ville. Ce n’est pas un village. C’est un camp de réfugiés au Ghana, situé à 40 kilomètres d’Accra, créé en 1990 pour accueillir les fuyards de la première guerre civile libérienne. Ses parents, Debeah et Victoria, ont quitté le Libéria sous les balles.
Son père se souvient : « C’était dur de vivre parce que la seule façon de survivre parfois, c’était de porter des armes. Nous, on n’avait aucun intérêt à ça. Alors on a décidé de simplement fuir. »
Dans ce camp, l’eau propre et la nourriture ne sont pas garanties. Sa mère Victoria raconte : « On était en sécurité au Ghana, mais c’était difficile d’y vivre. On était toujours anxieux. Des gens mouraient de faim dans les camps aussi, pas seulement dans les zones de guerre. »
Alphonso n’a aucun souvenir de tout ça. Il avait cinq ans quand la famille a décroché le précieux sésame : une place dans un programme de réinstallation de réfugiés vers le Canada. D’abord Windsor, en Ontario. Puis Edmonton, en Alberta. Un appartement. Une école. De la neige. Et du soccer.
À 10 ans, il changeait des couches après l’entraînement
Edmonton dans les années 2000, pour une famille de réfugiés libériens, ce n’est pas une vie facile. Son père se levait à quatre heures du matin. Sa mère travaillait de dix heures du soir à huit heures du matin. « C’était dur, mais on était heureux », dit le joueur aujourd’hui.
La petite famille n’avait pas les moyens de se payer une gardienne. Alors le petit Alphonso, à peine dix ans, rentrait de l’entraînement et allait directement changer les couches de son frère et de sa sœur. Son premier entraîneur, Nick Huoseh — qui deviendra plus tard son agent — s’en souvient encore.
C’est dans ce contexte qu’il a mis les pieds pour la première fois dans un vrai programme de soccer organisé : le Free Footie, une initiative gratuite pour les enfants de quartiers défavorisés d’Edmonton. Un entraîneur bénévole, Tim Adams, repère ce gamin qui court comme s’il avait le feu aux talons. Il appelle immédiatement un collègue coach, Marco Bossio. Bossio se souvient de cette première impression : « Il y avait quelque chose de spécial chez ce garçon. Des pieds fulgurants, une vitesse avec le ballon. Je lui ai demandé ce qu’il comptait faire la saison prochaine et il m’a répondu qu’il jouerait avec nous. On était ravis. »
La plupart des adolescents de 14 ans pensent aux jeux vidéo ou aux devoirs. Davies, lui, quitte Edmonton pour Vancouver afin d’intégrer le programme d’élite des Whitecaps. Il vit loin de ses parents pour poursuivre son rêve. Un sacrifice énorme pour un adolescent qui n’avait même pas encore obtenu la citoyenneté canadienne.
Le discours qui a ramené le Mondial au Canada
Juin 2018. Moscou. Le Congrès de la FIFA doit voter pour choisir le pays hôte du Mondial 2026. Dans la salle de l’Expocentre, plus de 200 délégués du monde entier. Et sur scène, un adolescent de 17 ans qui n’avait jamais parlé devant une audience plus grande qu’une équipe de soccer.
Alphonso Davies est monté sur cette scène pour raconter son histoire — comment le Canada avait accueilli sa famille, comment il était fier de jouer pour son pays. « Quand je suis entré dans la salle, j’étais sous le choc. Je ne pensais pas que ce serait aussi grand. Quand je suis monté sur scène, j’étais un peu nerveux. Mais une fois que j’ai commencé à raconter mon histoire, je me suis senti à l’aise. »
Le Canada, le Mexique et les États-Unis ont remporté le vote. Le Mondial 2026 aura lieu ici, en Amérique du Nord. Alphonso Davies avait 17 ans. Il avait littéralement aidé à ramener la Coupe du monde dans le pays qui l’avait adopté.
Peter Montopoli, alors Secrétaire général de Canada Soccer, avait dit : « Il était simplement le gars parfait pour commencer. Il incarne tout ce que cette candidature représentait — être uni. »
L’homme le plus rapide de la Bundesliga. Surnom : Road Runner.
Bon, parlons soccer une petite seconde.
Davies n’est pas juste une belle histoire. C’est aussi un monstre athlétique. À Bayern Munich, son coéquipier Thomas Müller lui a donné le surnom de « Road Runner » — en référence au dessin animé — après l’avoir vu pulvériser des records de vitesse. En juin 2020, à 19 ans seulement, il a été chronométré à 36,51 km/h lors d’un match contre Werder Bremen, devenant officiellement le joueur le plus rapide jamais enregistré en Bundesliga depuis que les données détaillées sont collectées.
Pour donner une idée : un bon sprinter amateur tourne autour de 25-28 km/h. Alphonso Davies fait ça en défendant, en costume de soccer, sur une vraie pelouse, après 70 minutes de jeu.
Il a aussi remporté la Ligue des Champions (2019-20), six titres de Bundesliga, et il est le premier Canadien à avoir gagné ces deux trophées. Il a aussi écrit sur Instagram après sa qualification pour le Mondial 2022 : « Un enfant né dans un camp de réfugiés n’était pas censé y arriver ! Mais nous voilà, on VA à une Coupe du monde. Ne laissez personne vous dire que vos rêves sont irréalistes. »
Son cœur a lâché. Puis il est revenu.
Janvier 2022. Le Canada est en train de se qualifier pour le Mondial du Qatar — une première depuis 1986. Et leur meilleur joueur est cloué au lit.
Après avoir contracté la COVID-19, Alphonso Davies a développé des symptômes de myocardite — une inflammation du muscle cardiaque. Il n’avait pas joué depuis le 17 décembre. Les médecins de Bayern Munich ont détecté la condition lors d’un examen de routine post-COVID.
Son entraîneur de l’époque, Julian Nagelsmann, avait dit : « Les signaux dangereux envoyés par le cœur ont presque disparu. Il reste encore une ou deux choses qui demandent un peu plus de temps. »
Le Canada s’est qualifié sans lui. Mais quand le nom du pays a été annoncé, Davies a fondu en larmes devant sa caméra Twitch, en direct, regardé par des milliers de personnes. Ses abonnés ont gardé le clip. Il circule encore aujourd’hui.
Twitch, FIFA et la solitude de Munich
Et là, on arrive au côté le plus humain du personnage.
Alphonso Davies a un compte Twitch. Pseudo : thatboydavies19. Il y joue à des jeux vidéo, il y parle avec ses fans. Et parfois, il y confie des choses qu’aucun agent de com’ n’aurait jamais approuvées.
Dans un stream devenu viral, il a confessé à ses abonnés : « Mon amie ne vit pas avec moi, je suis seul. J’ai genre cinq amis. Je suis un loser. »
L’internet, évidemment, a explosé — mais pas de moqueries. De tendresse. Des milliers de gens se sont mobilisés pour lui envoyer des messages de soutien. Parce que voilà : c’est un des meilleurs joueurs du monde, champion d’Europe, millionnaire, et il est seul dans son appartement à Munich à jouer à des jeux vidéo le soir. Comme tout le monde.
Quand il était plus jeune, son colocataire de chambre d’hôtel en déplacement avec les Whitecaps de Vancouver, Russell Teibert, se souvient qu’ils passaient leur temps libre à jouer à Fortnite et à regarder tous les films de la série Kung Fu Panda. « On ne réalise pas à ce moment-là que le gars avec qui tu joues aux jeux vidéo est sur le point de devenir le meilleur joueur canadien et un vainqueur de la Ligue des Champions. »
Ambassadeur de l’ONU à 20 ans
En 2020, l’UNHCR — le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés — a nommé Alphonso Davies Ambassadeur mondial de bonne volonté. Il est le premier footballeur et le premier Canadien à occuper ce rôle.
« Je crois que mon histoire personnelle peut aider à faire une différence dans la vie des gens », a-t-il dit lors de la conférence d’annonce. « Je n’oublierai jamais d’où je viens. C’est une partie de mon histoire et je suis heureux de la partager. Ça me motive chaque jour à vouloir tendre la main aux gens, à les sensibiliser à la situation des réfugiés. »
Et maintenant : le Mondial, à la maison, avec une blessure
En ce moment, en juin 2026, alors que vous lisez cet article, Alphonso Davies s’entraîne à Montréal avec l’équipe du Canada. Il a rejoint le groupe il y a quelques jours après une longue blessure.
Le Canada entre dans ce Mondial 2026 classé 30e au monde — loin devant la Russie, la Suède ou le Chili. Quand Davies a fait ses débuts pour le Canada en 2017, le pays était 108e. Derrière le Kazakhstan, l’Inde, le Eswatini et les Îles Féroé.
Davies lui-même a confié aux journalistes à Montréal : « Il y avait un doute dans ma tête, j’étais triste. D’avoir été un gamin de 17 ans qui est allé à Moscou pour aider à décrocher ce Mondial pour notre pays, et de ne pas être en mesure d’y participer… ça m’avait frappé. »
Quand on lui a demandé si c’était possible qu’il joue le match d’ouverture contre la Bosnie-Herzégovine le 12 juin à Toronto, il a simplement répondu : « Tout est possible dans la vie. »
Ce qu’il faut retenir
Alphonso Davies n’est pas juste un athlète. Il est la preuve vivante que le Canada peut être, quand il le veut, un pays qui change des trajectoires de vie. Un enfant né sans eau potable ni sécurité dans un camp de réfugiés africain est devenu l’ambassadeur mondial des réfugiés de l’ONU, champion d’Europe avec Bayern Munich, et capitaine de l’équipe nationale qui s’apprête à disputer sa première Coupe du monde à domicile.
Et le soir, il joue à Fortnite et dit à ses abonnés Twitch qu’il est un loser.
Le premier ministre canadien Mark Carney entreprendra du 11 au 17 juin une tournée en France et en Irlande avant de participer au sommet du G7 à Évian, dans le cadre d’une offensive diplomatique visant à renforcer les partenariats commerciaux, technologiques et de défense du Canada.
À Paris, M. Carney doit rencontrer le président Emmanuel Macron afin d’approfondir la coopération bilatérale dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’intelligence artificielle, les technologies quantiques, l’aérospatiale, la défense et les minéraux critiques. Il doit également échanger avec des dirigeants d’entreprises afin de promouvoir le Canada comme destination d’investissement.
Le chef du gouvernement canadien se rendra ensuite à Dublin pour des entretiens avec le taoiseach Micheál Martin, avant de visiter le comté de Mayo où il rencontrera la présidente Catherine Connolly. Ottawa souhaite notamment accroître sa collaboration avec l’Irlande dans les domaines de l’agroalimentaire, des technologies numériques, des produits pharmaceutiques et de l’innovation.
La tournée culminera avec la participation de M. Carney au sommet du G7, où il entend promouvoir le rôle du Canada comme partenaire fiable en matière de sécurité économique, d’énergie propre et de technologies émergentes.
Selon Ottawa, cette mission s’inscrit dans une stratégie de diversification des partenariats internationaux dans un contexte mondial marqué par l’incertitude géopolitique et les tensions économiques croissantes.
Le Parc commémoratif de la Côte 70, situé à Loos-en-Gohelle, complétera officiellement son aménagement le 10 juin avec l’inauguration du pavillon des visiteurs Raymond-Brutinel, dernière grande infrastructure du site consacré à l’une des batailles les plus marquantes de l’histoire militaire canadienne.
Cette nouvelle installation portera le nom de Raymond Brutinel, pionnier des tactiques modernes de mitrailleuses durant la Première Guerre mondiale. Né en France avant d’émigrer au Canada, Brutinel symbolise les liens historiques entre les deux pays ainsi que l’innovation militaire qui a contribué aux succès du Corps canadien.
L’inauguration se veut aussi un rappel de l’importance de la Bataille de la Côte 70, menée du 15 au 25 août 1917. Cette opération fut la première grande offensive conduite sous commandement canadien par Arthur Currie. Plus de 100 000 soldats canadiens y participèrent pour s’emparer des hauteurs dominant la ville de Lens.
Selon les responsables du site, cette victoire a contribué à forger la réputation du Canada comme force militaire autonome et efficace, capable d’exercer un leadership indépendant au sein des Alliés.
Un lieu de mémoire franco-canadien
Le parc, inauguré en 2019, comprend déjà un monument commémoratif, un amphithéâtre et des sentiers d’interprétation. L’ajout du pavillon Raymond-Brutinel vient compléter un projet visant à mieux faire connaître une bataille souvent moins connue que celle de Bataille de la crête de Vimy, mais considérée par plusieurs historiens comme tout aussi déterminante dans l’affirmation du Canada sur la scène internationale.
La cérémonie du 10 juin réunira des représentants civils et militaires du Canada et de la France, avec notamment un dévoilement officiel du pavillon, un dépôt de gerbes, des prestations musicales et des hommages aux combattants tombés lors des combats de 1917.
Pour les organisateurs, le message demeure actuel : les questions de leadership, de souveraineté et de responsabilité internationale qui ont marqué la Côte 70 continuent de résonner dans le contexte géopolitique contemporain.
Parc commémoratif de la Cote 70 (Groupe CNW/la Cote 70)
Un nouveau conflit de travail secoue le groupe Béton Provincial. Les 25 salariés de l’usine Demix Béton de Saint-Eustache ont été placés en lockout pour une durée indéterminée samedi, une décision dénoncée par leur syndicat, qui accuse l’employeur d’avoir rompu le dialogue alors qu’une entente demeurait possible.
Selon le Syndicat des travailleurs de Demix Béton-CSN, les négociations, amorcées en mars, avaient permis certains progrès, mais l’entreprise maintenait des demandes jugées inacceptables, notamment l’abolition des dîners payés, deux années de gel salarial et l’instauration d’un régime de retraite créant une disparité de traitement entre les employés.
Le lockout survient au lendemain d’un vote unanime rejetant les dernières offres patronales. Une grève de 24 heures devait être déclenchée le 9 juin afin de faire avancer les discussions.
Pour la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN, les demandes de concessions sont difficilement justifiables dans un contexte où le marché québécois du béton demeure soutenu par les projets d’infrastructures, la construction résidentielle et les futurs chantiers énergétiques. Le syndicat rappelle également que les usines de LaSalle et de Longueuil, appartenant au même groupe, sont déjà touchées par un lockout depuis près de 18 mois.
Les représentants syndicaux exhortent Béton Provincial à reprendre les négociations afin d’éviter l’enlisement du conflit et de parvenir à une convention collective répondant aux attentes des travailleurs confrontés à la hausse persistante du coût de la vie.
À l’occasion de la Journée des Forces armées canadiennes, le premier ministre Mark Carney a rendu hommage dimanche aux militaires qui servent au pays et à l’étranger, saluant leur engagement à défendre la souveraineté canadienne dans un contexte international qu’il a qualifié de « plus dangereux et divisé ».
Dans une déclaration officielle, le chef du gouvernement a mis en avant les mesures prises par Ottawa pour renforcer les capacités militaires du pays. Il a notamment souligné l’octroi de la plus importante hausse salariale aux membres des Forces armées canadiennes depuis une génération, affirmant que leur rémunération devait refléter l’ampleur de leurs responsabilités.
M. Carney a également rappelé que son gouvernement avait lancé ce qu’il décrit comme la plus forte augmentation des investissements en défense de l’histoire moderne du Canada. Ottawa prévoit d’atteindre des dépenses militaires représentant environ 4 % du produit intérieur brut d’ici la fin de la décennie, avec l’objectif de respecter l’engagement de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord visant 5 % du PIB consacré à la défense d’ici 2035.
Le premier ministre a aussi évoqué la création d’une nouvelle agence d’investissement pour la défense ainsi que l’élaboration d’une première stratégie industrielle nationale destinée à accélérer l’acquisition d’équipements modernes pour les militaires.
« Quand les gens voient une feuille d’érable sur un uniforme, ils y voient un symbole d’espoir », a déclaré M. Carney, estimant que les membres des Forces armées canadiennes incarnent « ce que le Canada a de mieux à offrir ».
La Journée des Forces armées canadiennes est célébrée chaque année pour reconnaître la contribution des militaires qui participent aux opérations de défense, aux missions internationales et aux interventions d’urgence à travers le pays.
La sélection masculine canadienne a conclu sa série de préparation avant la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ avec une victoire et un match nul lors de la fenêtre internationale de juin, affichant des signes encourageants à quelques jours du début du tournoi.
Le Canada Soccer a d’abord dominé l’Ouzbékistan 2-0 à Edmonton le 1er juin grâce à des buts de Jonathan Osorio et Jayden Nelson. Après une première période disputée dans des conditions météorologiques difficiles, les Canadiens ont pris le contrôle du match au retour des vestiaires.
Osorio a inscrit son 10e but en sélection nationale peu après la pause, avant que Nelson ne scelle le résultat dans le temps additionnel.
Vendredi soir au Stade Saputo, le Canada a ensuite fait match nul 1-1 contre la République d’Irlande lors de son dernier test avant le Mondial.
Le Canada a ouvert le score à la 23e minute sur un corner de Stephen Eustáquio détourné contre son camp par la défense irlandaise. Les visiteurs ont toutefois égalisé en seconde période après un penalty repoussé par le gardien Maxime Crépeau.
Malgré plusieurs occasions de part et d’autre, aucune équipe n’est parvenue à reprendre l’avantage.
Le Canada disputera encore trois rencontres préparatoires avant son entrée officielle dans la Coupe du Monde : contre la Bosnie-Herzégovine le 12 juin à Toronto, puis face au Qatar et à la Suisse à Vancouver.
Le Mondial 2026 débutera le 11 juin sur le sol canadien, américain et mexicain.
Le gouvernement canadien a réaffirmé vendredi son engagement envers la sécurité sanitaire des aliments à l’occasion de la Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments 2026, soulignant le rôle central de la science, des données et des inspections dans la prévention des maladies d’origine alimentaire.
Dans un message diffusé par l’Agence canadienne d’inspection des aliments, la ministre fédérale de la Santé, Marjorie Michel, a rappelé que la salubrité alimentaire demeure essentielle à la santé publique, à la stabilité économique et à la sécurité alimentaire du pays.
Placée cette année sous le thème « Du fardeau aux solutions – un accès universel à des aliments sûrs », cette journée internationale met l’accent sur l’utilisation des données pour mieux comprendre les impacts des maladies alimentaires et développer des solutions préventives.
Selon Ottawa, le système canadien de contrôle alimentaire figure parmi les plus rigoureux au monde. Santé Canada établit les normes scientifiques, tandis que l’Agence canadienne d’inspection des aliments assure leur application par des inspections, des analyses de laboratoire et des activités de surveillance à travers le pays.
L’ACIA indique analyser chaque année des dizaines de milliers de produits alimentaires et mener environ 2 800 enquêtes liées à la salubrité des aliments. Ces interventions découlent notamment de plaintes du public, d’analyses en laboratoire ou d’alertes internationales.
Lorsqu’un produit dangereux est identifié, l’agence supervise les rappels d’aliments et veille à leur retrait rapide du marché.
Le gouvernement fédéral rappelle également que la prévention repose sur une responsabilité partagée entre autorités publiques, industrie alimentaire et consommateurs, notamment à travers le respect des pratiques sécuritaires de manipulation des aliments.
Ottawa estime enfin qu’un système alimentaire fiable contribue à réduire le gaspillage, protéger les emplois et soutenir l’accès du Canada aux marchés internatio
Le gouvernement canadien a annoncé vendredi une série d’investissements destinés à soutenir les activités de soccer pour les jeunes et les célébrations communautaires à travers le pays à l’approche de la Coupe du Monde de la FIFA 2026.
L’annonce survient alors que l’équipe nationale masculine du Canada disputait à Montréal son dernier match à domicile avant le tournoi mondial que le pays coorganisera avec les États-Unis et le Mexique.
Le secrétaire d’État aux Sports et sherpa du Canada auprès de la FIFA, Adam van Koeverden, a assisté à la rencontre en compagnie de milliers de jeunes joueurs et de familles invités grâce à une contribution fédérale de 300 000 dollars accordée à Canada Soccer.
Le financement doit permettre à l’organisme sportif de développer des programmes de sensibilisation dans les écoles et d’offrir à près de 5 000 jeunes Canadiens la possibilité d’assister aux matchs de l’équipe nationale à Montréal, Edmonton et Toronto.
Ottawa a également confirmé une aide de 800 000 dollars à l’Association de l’industrie touristique du Canada pour soutenir la tournée « Le Canada en fête pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ ». Le programme prévoit 39 rassemblements communautaires dans 35 villes canadiennes afin de faire vivre l’ambiance du tournoi au-delà des villes hôtes de Toronto et Vancouver.
Selon le gouvernement, ces initiatives visent à stimuler la participation sportive chez les jeunes et à renforcer l’engouement populaire autour du soccer à l’échelle nationale.
« Le sport rassemble les gens », a affirmé Adam van Koeverden, estimant que ces activités contribueront à inspirer « la prochaine génération » de joueurs et de partisans.
Dans sa mise à jour économique du printemps 2026, le gouvernement fédéral a par ailleurs annoncé un investissement de 755 millions de dollars sur cinq ans afin de renforcer le système sportif canadien.