Home Blog Page 11

Langues en classe : une chercheuse de Bishop’s coédite un ouvrage international sur l’équité

Une professeure de l’Université Bishop’s appelle à mieux reconnaître le multilinguisme des élèves dans les salles de classe, dans un nouvel ouvrage international consacré à l’équité en éducation.

La publication, intitulée Translanguaging in Action in English-Medium Classrooms: A Resource Book for Teachers, est coéditée par la chercheuse Sunny Man Chu Lau et le professeur Zhongfeng Tian. Elle rassemble des contributions de chercheurs d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des Amériques autour des pratiques pédagogiques en contextes multilingues.

Selon les auteurs, chaque classe est déjà linguistiquement diverse et les systèmes éducatifs doivent adapter leurs approches afin de transformer cette réalité en levier d’apprentissage plutôt qu’en obstacle.

« Chaque salle de classe est déjà multilingue », souligne la Pre Lau, qui plaide pour des méthodes intégrant les langues d’origine des élèves dans les apprentissages afin de favoriser l’équité et la réussite scolaire.

Le volume comprend des études de cas et des outils pratiques, notamment un chapitre coécrit avec une chercheuse brésilienne et un autre élaboré avec un conseiller pédagogique de la commission scolaire Kativik Ilisarniliriniq, portant sur l’intégration des savoirs locaux et des langues autochtones.

La doyenne de la faculté d’éducation de Université Bishop’s, Julie Desjardins, estime que l’ouvrage « change la perspective » sur les élèves multilingues, longtemps perçus à tort comme en difficulté.

La FCM crée une équipe spéciale défense pour mobiliser les infrastructures locales

0

La Fédération canadienne des municipalités (FCM) a annoncé jeudi la création d’une équipe spéciale sur la défense visant à renforcer la coordination entre les gouvernements locaux et fédéraux autour des infrastructures jugées essentielles à la sécurité nationale.

L’initiative, dévoilée lors du congrès annuel de la Fédération canadienne des municipalités à Edmonton, entend mieux intégrer les capacités municipales dans la préparation du Canada, alors que le pays accroît ses investissements en matière de défense et ses engagements au sein de l’OTAN.

La présidente de l’organisation, Rebecca Bligh, a souligné que les infrastructures locales — routes, réseaux d’eau, logement et transport — constituent « un pilier de la capacité de défense », en raison notamment de la présence de bases militaires dans plusieurs collectivités.

Cette nouvelle structure sera coprésidée par les conseillers Will Cole-Hamilton et Conny Glenn. Elle devra proposer des solutions concrètes pour accélérer les projets d’infrastructures à usages multiples et améliorer la coordination entre les différents niveaux de gouvernement.

La FCM affirme que l’objectif n’est pas d’intervenir dans la politique de défense, mais de garantir que les investissements fédéraux se traduisent plus efficacement sur le terrain. L’organisation estime que les collectivités jouent déjà un rôle clé dans le soutien logistique et humain aux forces armées.

Dans ce contexte, la nouvelle équipe spéciale se concentrera sur trois axes : renforcer la collaboration institutionnelle, accroître les investissements dans les infrastructures partagées et lever certains freins locaux liés au logement et aux réseaux essentiels.

Selon la FCM, les travaux débuteront immédiatement avec la participation de municipalités accueillant des installations militaires à travers le pays.

La culture wendat débarque à l’aéroport de Québec avec un restaurant Sagamité

0

Les voyageurs transitant par l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec pourront bientôt découvrir la gastronomie et l’artisanat de la Nation wendat avant même d’embarquer, grâce à l’ouverture d’un restaurant-boutique Sagamité prévue à l’automne 2026.

Le nouvel établissement de 273 mètres carrés sera aménagé après le contrôle de sécurité, entre les portes 31 et 32 de l’aérogare. Le projet comprendra une salle à manger, un bar et une boutique mettant en valeur des produits artisanaux autochtones, notamment des bijoux, des mocassins et des mitaines.

Le restaurant pourra accueillir jusqu’à 80 personnes et offrira des mets inspirés des traditions culinaires des Premières Nations, dont le gibier, la bannique et la célèbre soupe sagamité, plat emblématique de la Nation wendat composé de maïs, de courges et de haricots.

Le propriétaire et fondateur de Sagamité, Steeve Gros-Louis, a salué une « occasion rêvée » de faire rayonner la culture wendat auprès des voyageurs internationaux.

Le président et chef de la direction de Aéroport international Jean-Lesage de Québec, Stéphane Poirier, estime que cette nouvelle offre transformera l’aéroport en « lieu de découverte et de rencontre ».

Le projet bénéficie d’un appui financier des gouvernements fédéral et provincial ainsi que de la banque RBC.

Le grand chef de la Nation wendat, Pierre Picard, a affirmé que cette initiative illustre le dynamisme entrepreneurial de la communauté et renforcera la visibilité de la présence wendat dans la région de Québec.

Fondé en 1999 à Wendake, le restaurant Sagamité possède déjà des établissements dans la communauté wendat et dans le Vieux-Québec. Sa spécialité demeure le « Yatista », une grillade de gibier cuite sur potence devenue emblématique de la cuisine autochtone contemporaine au Québec.

Repentigny : vaste projet immobilier de 217 logements dans le futur quartier Avantia

Un nouveau projet résidentiel de 217 logements verra le jour à Repentigny, dans Lanaudière, alors que le Groupe Evoludev et le Fonds immobilier de solidarité FTQ ont annoncé vendredi le début des travaux du complexe Laurée, évalué comme l’un des premiers grands développements du futur quartier Avantia.

L’immeuble de 12 étages, qui sera construit au 104, boulevard Industriel, comprendra des logements allant du studio au 5 ½ ainsi que des espaces commerciaux totalisant près de 6 800 pieds carrés au rez-de-chaussée. Les premières unités doivent être livrées à l’automne 2027.

Le projet s’inscrit dans la requalification d’un ancien secteur industriel appelé à devenir un quartier mixte axé sur l’habitation, les commerces et la mobilité durable.

Selon les promoteurs, Laurée intégrera plusieurs mesures environnementales, dont une performance énergétique supérieure de 60 % aux normes du Code national de l’énergie pour les bâtiments de 2020. Le complexe prévoit également des infrastructures favorisant le transport collectif et le vélo, ainsi qu’un système de gestion des matières organiques utilisant la technologie Solucycle.

Vingt-deux logements, soit environ 10 % du projet, seront offerts à des loyers abordables.

Le maire de Repentigny, Nicolas Dufour, a salué une initiative qui « démontre concrètement la vision » du quartier Avantia, présenté comme un milieu de vie complet et plus vert.

Le président du Groupe Evoludev, Jonathan Trudel, a affirmé que le projet vise à répondre à la croissance des besoins en habitation dans la région métropolitaine.

Le complexe comprendra également un gym, des espaces de détente, un espace de coworking et près de 230 cases de stationnement, dont 189 souterraines.

Le Fonds immobilier de solidarité FTQ indique qu’il détenait, à la fin de 2025, 32 projets en développement ou en construction au Québec, représentant une valeur de 4,7 milliards de dollars.

Quatre médailles d’or pour Montréal : des étudiants québécois dominent les Olympiades canadiennes des métiers

Des étudiants du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSSMB) ont remporté quatre médailles d’or lors de la finale canadienne des Olympiades des métiers et des technologies, disputée les 28 et 29 mai à Toronto.

La délégation du CSSMB comptait cinq participants issus de centres de formation professionnelle de Montréal. Quatre d’entre eux se sont hissés sur la plus haute marche du podium dans leurs disciplines respectives.

Megan Audet-Jean a décroché l’or en infographie, tandis qu’Éliane Ayotte s’est imposée en dessin de bâtiment. Selma Kobal a remporté la compétition en secrétariat et Élise Zalazny s’est illustrée en photographie. Hugo Guérin, engagé en peinture automobile, a terminé au pied du podium en quatrième position.

La performance de Megan Audet-Jean a également été récompensée par le Prix RBC de la meilleure participante du Québec, toutes catégories confondues. Cette distinction est accompagnée d’une bourse de 1 500 dollars.

Les Olympiades canadiennes des métiers et des technologies réunissent chaque année des étudiants en formation professionnelle et technique venus de l’ensemble du pays afin de mesurer leurs compétences dans diverses spécialités.

Le Vancouver Rise FC s’allie à 2XU pour défendre son titre en NSL

0

Le Vancouver Rise FC, champion inaugural de la Northern Super League (NSL), a annoncé vendredi un partenariat avec l’équipementier australien 2XU, spécialiste des vêtements de compression destinés à la performance sportive.

Dans le cadre de cette entente, 2XU deviendra le partenaire officiel du club en matière de compression pour la saison 2026. L’entreprise fournira aux joueuses des équipements conçus pour favoriser la récupération musculaire, améliorer le soutien physique et optimiser les performances tout au long de la campagne.

L’annonce survient alors que le Rise FC entame sa deuxième saison après avoir remporté le premier championnat de l’histoire de la ligue féminine canadienne. Le club souhaite s’appuyer sur cette réussite pour demeurer parmi les formations dominantes du circuit.

« Les champions ne répètent pas leurs exploits en restant immobiles. Ils cherchent constamment à mieux se préparer et à mieux récupérer », a déclaré le chef de la direction de 2XU, Harry Markl.

Fondée en Australie, 2XU s’est imposée dans le domaine de la compression sportive grâce à des produits développés à partir de recherches en science du sport et destinés aux athlètes de haut niveau.

Selon la directrice du soccer du Rise FC, Robyn Gayle, ce partenariat permettra aux joueuses d’avoir accès à des outils de pointe dans un calendrier exigeant. Elle estime que la récupération constitue un élément essentiel pour maintenir un niveau de performance élevé durant toute la saison.

Au-delà du terrain, les deux organisations prévoient également des initiatives conjointes, notamment du contenu éducatif, des récits mettant en valeur les athlètes et des activités communautaires visant à sensibiliser le public au rôle de la compression dans la préparation physique et la récupération.

Pour le Rise FC, cette alliance s’inscrit dans une stratégie visant à consolider son statut de référence du soccer féminin professionnel au Canada.

Après 30 ans à la tête d’Alloprof, Sandrine Faust passe le relais à un expert des technologies

Une page se tourne chez Alloprof. L’organisme québécois de soutien scolaire a annoncé vendredi la nomination d’Ignace Mouzannar au poste de directeur général, marquant la fin d’une ère de trente ans dirigée par sa cofondatrice, Sandrine Faust.

Le nouveau dirigeant entrera en fonction le 3 août prochain avec pour mandat de piloter la croissance de l’organisation et d’accélérer l’intégration des technologies au service de la réussite éducative. Alloprof affirme vouloir répondre à des besoins croissants chez les élèves québécois, particulièrement dans les matières de base comme le français et auprès des jeunes plus vulnérables.

Titulaire d’un EMBA McGill-HEC Montréal et d’une maîtrise en technologies de l’information, Ignace Mouzannar cumule plus de 18 ans d’expérience dans le secteur technologique. Il a notamment occupé des postes de direction au sein d’entreprises internationales comme Zendesk et Red Hat, ainsi que dans des jeunes pousses canadiennes.

Sandrine Faust, qui a participé au processus de relève, demeurera active au sein de l’organisme à titre de conseillère stratégique à la direction et aux partenariats. Le conseil d’administration a salué son rôle dans la création et le développement d’Alloprof, devenu l’un des principaux outils de soutien scolaire au Québec.

Chaque année, l’organisme affirme rejoindre quelque 600 000 élèves, 500 000 parents et plus de 100 000 enseignants grâce à ses services gratuits en ligne. La direction estime que l’innovation technologique devra servir à renforcer l’accompagnement humain plutôt qu’à le remplacer.

Cette transition survient alors que les enjeux liés à la réussite scolaire, à l’accès aux ressources éducatives et à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’éducation occupent une place croissante dans le débat public.

Porteurs de ballon : 13 jeunes Canadiens vivront leur rêve au Mondial 2026

0

Treize jeunes Canadiens ont été sélectionnés pour représenter le pays comme porteurs officiels de ballon de match lors de la Coupe du monde de la FIFA 2026, a annoncé vendredi Kia Canada, partenaire officiel du tournoi.

Ces jeunes auront l’occasion de participer à l’un des moments les plus symboliques d’un match en entrant sur le terrain avec le ballon officiel avant le coup d’envoi des rencontres disputées à Toronto et à Vancouver.

Sept d’entre eux ont été choisis à l’issue de la Coupe Kia des porteurs officiels de ballon de match, un tournoi international organisé à Los Angeles réunissant des joueurs âgés de 10 à 13 ans provenant de neuf pays. L’équipe canadienne s’y est illustrée en battant les États-Unis et en obtenant un match nul contre l’Espagne.

Les six autres lauréats ont été sélectionnés dans le cadre du programme « Récits inspirants », qui récompense des jeunes ayant démontré du leadership, de la persévérance et un engagement positif dans leur communauté.

« Ces jeunes incarnent réellement l’esprit du jeu », a déclaré Michael Kopke, directeur général du marketing chez Kia Canada, soulignant leur passion pour le soccer et leur influence positive au-delà du terrain.

Parmi les jeunes retenus figurent notamment Abel Hervé et Christophe Nachou de Montréal, Ibrahim Elsherif de Halifax, John Armstrong de Vancouver ainsi que Théo Labelle du Nouveau-Brunswick.

La Coupe du monde 2026, organisée conjointement par le Canada, les États-Unis et le Mexique, offrira ainsi à ces jeunes ambassadeurs une expérience unique au cœur du plus grand événement sportif de la planète.

La CAQ réduit la formation des préposées en RPA : les syndicats dénoncent un « recul dangereux »

0

La décision du gouvernement du Québec de réduire considérablement les exigences de formation des préposées en assistance à la personne dans les résidences privées pour aînés (RPA) soulève une vive opposition syndicale, qui y voit une menace pour la qualité des soins offerts aux personnes âgées.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), l’AREQ-CSQ, la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ) et la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) ont dénoncé vendredi un projet de règlement qui ferait passer la formation obligatoire de 180 à 14 heures.

« Ce sont nos aînées et nos aînés qui en feront directement les frais », a affirmé le secrétaire-trésorier de la CSQ, Luc Beauregard, jugeant la mesure incompatible avec les objectifs gouvernementaux visant à améliorer le soutien à domicile et les services aux personnes vieillissantes.

Les organisations syndicales soutiennent que les besoins des résidents sont de plus en plus complexes et nécessitent du personnel adéquatement formé pour intervenir en situation d’urgence, prévenir les infections et fournir une assistance adaptée.

L’AREQ s’inquiète également d’autres assouplissements réglementaires envisagés, notamment la réduction de certaines exigences de surveillance dans les résidences, particulièrement durant la nuit.

Pour la FSE-CSQ, l’abandon de la formation actuelle représente un important recul. Son président, Richard Bervegin, rappelle que la formation de 180 heures permet l’acquisition de compétences essentielles, alors que celle exigée pour les préposés aux bénéficiaires en milieu hospitalier dépasse 700 heures.

Les syndicats pressent le gouvernement de revoir son projet avant l’adoption du règlement, estimant qu’une réduction aussi importante de la formation risque d’accroître les hospitalisations et de compromettre la sécurité des résidents.

La ministre Marjorie Michel dévoile la première stratégie canadienne pour prévenir la perte de vision

0

Le gouvernement fédéral a présenté sa première Stratégie nationale sur les soins oculaires, un plan visant à améliorer l’accès aux services, prévenir la perte de vision et renforcer le soutien aux personnes non voyantes ou malvoyantes à travers le pays.

Déposée mercredi au Parlement par la ministre de la Santé, Marjorie Michel, la stratégie établit un cadre commun destiné aux gouvernements, aux professionnels de la santé et aux partenaires communautaires afin de répondre à la hausse des besoins liés au vieillissement de la population et à l’augmentation des maladies chroniques.

Selon Santé Canada, plus de 1,2 million de personnes vivaient en 2019 avec une perte de vision importante ou la cécité, tandis que des millions d’autres étaient touchées par des affections comme la dégénérescence maculaire, le glaucome, la cataracte ou la rétinopathie diabétique.

La stratégie mise notamment sur le renforcement des partenariats, l’amélioration de l’accès aux soins, la sensibilisation du public à la santé oculaire, l’utilisation accrue des données ainsi que le recours aux nouvelles technologies pour soutenir la prévention et les traitements.

Ottawa affirme vouloir favoriser des soins accessibles, inclusifs et adaptés aux réalités culturelles des différentes communautés. Le gouvernement s’est également engagé à faire rapport au Parlement dans un délai de cinq ans sur les progrès réalisés et l’évolution de la prévention et du traitement des maladies oculaires au Canada.

Cette initiative s’appuie sur les programmes fédéraux déjà en place, notamment le financement de la recherche sur la vision et certains services de soins oculaires destinés à des populations ciblées.