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Élections 2026 : le SCFP met les partis au défi de défendre les services publics

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À deux mois du déclenchement prévu de la campagne des élections provinciales québécoises, le Syndicat canadien de la fonction publique lance un appel aux candidates et candidats de toutes les formations politiques afin qu’ils s’engagent publiquement à protéger les services publics et les droits des travailleurs.

Dans un communiqué publié lundi, le syndicat invite les aspirants députés à signer une déclaration en faveur du maintien et du renforcement des services publics, estimant que cet enjeu doit être au cœur du débat électoral.

Le président du SCFP-Québec, Patrick Gloutney, soutient que les électeurs doivent connaître les positions des partis sur le financement des services publics, le respect des droits des travailleurs et la place du secteur privé dans la prestation des services essentiels.

Selon l’organisation syndicale, plusieurs formations pourraient être tentées de réduire les dépenses publiques afin d’équilibrer les finances de l’État, tandis que d’autres privilégieraient un financement accru des services afin d’en préserver l’accessibilité et la qualité.

Le SCFP critique également les récentes réformes du droit du travail mises de l’avant par le ministre du Travail, Jean Boulet, qu’il juge défavorables aux travailleurs. Le syndicat demande aux futurs élus de s’engager à mieux protéger les employés du secteur public.

L’organisation affirme aussi vouloir faire de la privatisation un enjeu central de la campagne, citant notamment Hydro-Québec, le transport collectif et d’autres services essentiels comme secteurs où le caractère public devrait, selon elle, être préservé.

Le SCFP-Québec, qui regroupe environ 143 000 membres dans la province, estime que les électeurs doivent pouvoir voter en connaissant clairement les engagements des partis concernant l’avenir des services publics québécois.

Fréchette sur la corde raide : le dernier été avant le verdict

À cent jours des élections d‘octobre, la politique québécoise entre dans une zone de turbulences que les sondages, aussi multipliés soient-ils, peinent à cartographier avec précision. Une chose est claire cependant : la CAQ de Christine Fréchette a évité l’abîme. Elle n’a pas encore retrouvé la terre ferme.

Le portrait est saisissant. En janvier dernier, lorsque François Legault a quitté la chefferie, les sondages ne donnaient à la CAQ qu’entre 11 % et 19 % des voix — et les projections de sièges oscillaient entre zéro et deux. Zéro siège. Pour un parti qui détenait une majorité écrasante de 90 circonscriptions à peine quatre ans plus tôt. L’effondrement était sans précédent dans l’histoire politique québécoise moderne.

Puis est arrivée Christine Fréchette. Et l’hémorragie s’est stoppée. La CAQ a bondi de 9 points depuis le début d’avril, passant de 13 % à 22 % des intentions de vote, avec 47 % des Québécois se disant satisfaits du travail du nouveau gouvernement. Mais les sondages de juin tempèrent l’enthousiasme : la satisfaction à l’égard du gouvernement Fréchette est redescendue à 38 % en juin, après avoir atteint 47 % en mai. Et moins d’un électeur décidé sur deux affirme que son choix de vote est définitif.

Traduction politique brutale : l’effet de nouveauté s’estompe. La lune de miel est terminée. La vraie campagne commence maintenant.

Un paysage fragmenté, inédit et dangereux

Ce qui rend cette élection particulièrement imprévisible, c’est la fragmentation sans précédent de l’électorat. Seulement 18 points séparent actuellement la première de la cinquième place dans les intentions de vote — une telle fragmentation est sans précédent récent en politique québécoise.

Le PQ de Paul St-Pierre Plamondon trône en tête avec environ 30-31 % d’intentions de vote chez les francophones, mais son avantage ne se traduit pas mécaniquement en victoire électorale. Son principal problème reste sa promesse phare : le Oui ne récolterait que 30 % si un référendum sur la souveraineté avait lieu aujourd’hui. PSPP a construit une machine à mobiliser les souverainistes convaincus. Mais gouverner le Québec, en 2026, avec 30 % de l’électorat derrière soi, c’est s’exposer à un gouvernement minoritaire fragile — ou pire, à devoir rapidement choisir entre sa plateforme et le pouvoir.

Le PLQ de Charles Milliard, lui, illustre parfaitement le syndrome du parti qui cherche encore son identité. Le chef libéral ne remporte la palme pour aucun qualificatif dans les sondages de chefs : il se trouve loin derrière ses rivaux dans toutes les catégories — compétence, leadership, confiance, incarnation du changement. Un chef invisible à la tête d’un parti qui tire sa survie de son fief montréalais non francophone. Ce n’est pas une stratégie de gouvernement. C’est une stratégie de survie.

Fréchette : compétente, mais à contre-courant de l’histoire

La première ministre Fréchette a réussi l’impossible sur le plan de la perception : elle incarne la compétence selon 25 % des répondants, elle inspire confiance davantage que ses adversaires, et elle est perçue comme capable de faire face à une décision difficile. Pour une dirigeante qui n’avait pas encore un mandat complet à son actif en janvier, c’est une performance remarquable.

Mais elle se bute à un mur structurel que les qualités personnelles ne suffisent pas à démolir : la CAQ gouverne depuis 2018. Huit ans au pouvoir, c’est long. Et les Québécois, même ceux qui apprécient Fréchette, ont le souvenir cuisant de la fin du règne Legault — la bureaucratie en santé, la crise du logement ignorée trop longtemps, la dérive sur l’immigration, les scandales à répétition. Le marché du travail québécois a connu son pire début d’année depuis 2009, hors pandémie, avec des pertes d’emplois particulièrement marquées dans la province. La conjoncture économique ne lui fait pas de cadeaux.n sur lequel se jouera une bonne partie de l’élection. Le Québec continuera de faire face à des difficultés commerciales pour les produits visés par les droits de douane américains en vertu de l’article 232 — l’acier, l’aluminium, le bois d’œuvre et les automobiles. Les tensions avec Washington ne se dissiperont pas entre maintenant et octobre. Et les Québécois qui peinent à payer leur loyer ou leur épicerie n’ont pas tendance à récompenser les gouvernements sortants.

Le vrai enjeu de cet été : qui va définir le terrain de jeu?

La campagne électorale officielle ne sera déclenchée qu’à la fin août. Mais l’été qui commence, c’est déjà la campagne — les tournées régionales, les annonces ciblées, la guerre des images.

Fréchette a un avantage que ses adversaires n’ont pas : elle est première ministre. Elle peut annoncer, inaugurer, signer des décrets. Elle l’a déjà compris, avec les nouvelles économies annoncées par Québec — des versements forfaitaires allant jusqu’à 200 $ pour les bénéficiaires du crédit d’impôt pour solidarité, et l’abolition de la TVQ sur certains produits dès juillet. C’est de la politique électoraliste assumée. Mais c’est aussi ce que font tous les gouvernements sortants, et ça fonctionne parfois.

PSPP, lui, doit éviter le piège de la surconfiance. Les sondages le placent en tête, mais la perspective d’une majorité péquiste s’évapore, maintenant que la région de Québec réserve des surprises et que la CAQ grappille des points aux dépens du PLQ. Un gouvernement minoritaire péquiste, contraint à des compromis permanents avec des partis aux positions diamétralement opposées sur la souveraineté, serait une promesse de paralysie.

Le 5 octobre, les Québécois auront à choisir entre trois visions distinctes de leur avenir : la continuité réformée de Fréchette, le nationalisme souverainiste de St-Pierre Plamondon, et le fédéralisme pragmatique de Milliard. Trois partis qui peuvent théoriquement former le gouvernement. Aucun qui peut le former confortablement seul.

C’est dans cet équilibre instable que se joue quelque chose de plus profond qu’une simple alternance politique. C’est la question de savoir quel Québec émergera de l’ère Legault — refondé, rafistolé, ou simplement redécoré.

Christine Fréchette a évité le naufrage. Mais elle n’a pas encore prouvé qu’elle pouvait gouverner par elle-même, pour elle-même, avec un mandat clair. Cet été sera sa dernière chance de le démontrer avant que les Québécois ne tranchent.

Le Canada arrache sa qualification en huitièmes grâce à un éclair d’Eustáquio

Le Canada poursuit son rêve au Mondial 2026. Les hommes de Jesse Marsch ont décroché dimanche une victoire historique en battant l’Afrique du Sud 1-0 en seizièmes de finale grâce à un but inscrit dans le temps additionnel par Stephen Eustáquio, envoyant les coorganisateurs du tournoi en huitièmes de finale pour la première fois de leur histoire.

Longtemps, les Canadiens ont dominé les débats sans parvenir à faire sauter le verrou sud-africain. Jonathan David, Tajon Buchanan et Tani Oluwaseyi se sont créé plusieurs occasions, tandis que le gardien Ronwen Williams multipliait les interventions décisives. L’Afrique du Sud, disciplinée défensivement, semblait avoir atteint son objectif de pousser la rencontre jusqu’en prolongation.

Mais à la 92e minute, Stephen Eustáquio a fait exploser les milliers de supporters canadiens présents au SoFi Stadium de Los Angeles. Sur un ballon repoussé à l’entrée de la surface, le milieu de terrain a contrôlé de la poitrine avant d’armer une reprise puissante du pied droit qui est venue se loger dans le petit filet. Un geste de grande classe qui restera parmi les moments les plus marquants de l’histoire du soccer canadien.

Cette victoire permet au Canada de poursuivre son parcours dans ce Mondial disputé à domicile. Les Canadiens affronteront en huitièmes de finale le vainqueur du duel entre les Pays-Bas et le Maroc, le 4 juillet à Houston. Avec un groupe en pleine confiance et le retour progressif d’Alphonso Davies, les ambitions canadiennes grandissent désormais au-delà d’une simple qualification historique.

Jonathan Osorio : 400 matchs avec Toronto. Et son anniversaire le jour du Mondial

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Jonathan Osorio est né à Toronto de parents colombiens, a grandi à Brampton, a partagé un dortoir uruguayen à 17 ans avec 30 jeunes qui le voyaient comme un intrus, a traversé des mois de noirceur entre deux continents — et a reçu la clé de la ville de Brampton à 25 ans. Le 12 juin 2026, le Canada jouait son match d’ouverture de la Coupe du monde à BMO Field. C’était aussi son 34e anniversaire.


par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026


Le 12 juin 2026, le Canada dispute son match d’ouverture du Mondial contre la Bosnie-Herzégovine à BMO Field, à Toronto.

Jonathan Osorio a 34 ans ce jour-là. C’est son anniversaire.

Son stade. Sa ville. Son pays. Son anniversaire. Le Mondial.

Il a toujours su que le destin avait un sens de la mise en scène. Mais là, même lui, l’homme tranquille de Brampton qui prend les choses comme elles viennent, n’avait probablement pas osé imaginer une coïncidence pareille.


Toronto, Cali, Medellín. Et Brampton à sept ans.

Le 12 juin 1992 — oui, ce même 12 juin — Jonathan Osorio naît à Toronto. Ses parents sont tous les deux nés en Colombie : son père Diego à Caicedonia, dans le département du Valle del Cauca, et sa mère Bibiana à Medellín. Deux villes colombiennes, deux personnalités différentes, un fils né au Canada.

Il a sept ans quand la famille déménage de Toronto à Brampton — la ville voisine, la ville de tout le monde dans cette série, la ville qui produit des internationaux à la chaîne. Il a deux frères, Anthony et Nicholas, tous deux joueurs de soccer aussi.

À quatre ans, il fait ses premières touches de balle dans la Toronto Futsal League — le futsal, le soccer en salle sur petit terrain, où les pieds apprennent à être rapides, précis, intelligents. À 12 ans, le Brampton Youth SC. Puis le Clarkson SC à Mississauga, où il rencontre un certain Lucas Cavallini.

Ce garçon-là va changer sa vie.


Le sous-sol de la famille Cavallini, et le tournoi en Uruguay

Lucas Cavallini a un père argentin. Jonathan Osorio a des parents colombiens. Les deux gamins parlent espagnol à la maison. Et ils se retrouvent dans les mêmes équipes locales de la région de Mississauga-Brampton, à s’affronter d’abord, puis à jouer ensemble, puis à devenir inséparables.

Le père de Cavallini a installé une sorte de terrain de soccer dans le sous-sol familial. Jonathan Osorio y passe de longues heures — lui et Lucas contre leurs petits frères, des matchs qui n’en finissent pas, des dribbles répétés jusqu’à l’épuisement dans un espace à peine assez grand pour dix personnes.

En 2009, l’équipe du Clarkson SC fait une tournée en Uruguay. Une de ces excursions sportives qui ressemble à un voyage scolaire — sauf que là-bas, quelque chose se passe. Les jeunes joueurs canadiens montrent suffisamment de talent pour attirer l’attention des recruteurs du Club Nacional de Football — un des deux plus grands clubs du pays, académie de Luis Suárez avant qu’il parte pour l’Europe.

On leur offre un essai. Puis un contrat junior.

Osorio et Cavallini se regardent. Ils ont 17 ans. Ils ne connaissent presque personne à Montevideo. Ils disent oui.


La Casona, les Uruguayens, et les intrus de Brampton

Dans le jargon de l’académie de Nacional, la résidence des joueurs juniors s’appelle la Casona — la grande maison, en espagnol. Osorio l’explique lui-même : « En français ça voudrait dire une sorte de manoir — je ne dirais pas que c’est un manoir — c’est plutôt un dortoir. »

Dans ce dortoir, des chambres avec trois lits superposés. Osorio et Cavallini vivent avec 30 autres gamins âgés de 12 à 18 ans — tous Uruguayens, venant de provinces éloignées de Montevideo, et qui ont d’abord vu les deux Canadiens comme des étrangers venus leur prendre leur place.

Ce n’est pas une figure de style. Dans les académies sud-américaines, la compétition pour les contrats est réelle. Chaque gabarit qui entre dans la Casona est un concurrent potentiel pour quelqu’un d’autre. La tension est palpable les premières semaines.

Osorio et Cavallini ne se découragent pas. Ils s’intègrent, lentement, match après match. Quand Osorio a 18 ans, la règle dit qu’on doit quitter la Casona. Lui et Cavallini trouvent alors un appartement avec deux coéquipiers. Quatre jeunes hommes, une cuisine, des factures à partager — et le rêve de devenir professionnels au bout du couloir.

Osorio reste deux ans à Nacional, passant des U19 aux réserves. Il ne signe pas de contrat professionnel. Mais il apprend. Il absorbe. Il revient au Canada en 2011, imprégné du style technique uruguayen — cette précision des pieds, cette lecture du jeu, ce garra charrúa qui fait que les équipes uruguayennes défient toujours leur taille.


Les jours sombres. Un gym. Une deuxième chance.

De retour à Toronto en 2011, Osorio cherche un club. L’essai attendu au Toronto FC — sous l’entraîneur Paul Mariner — ne se concrétise jamais. Et en plus, il se blesse au genou : une tendinite patellaire qui l’immobilise.

Il n’a pas de club. Il est blessé. Il a 19 ans.

Rétrospectivement, il décrit cette période avec une franchise qui force le respect : « C’était des jours vraiment sombres, pendant quatre ou cinq mois. »

La suite doit quelque chose au hasard. Il rencontre quelqu’un dans un gym local qui l’aide avec sa physiothérapie et l’invite à s’entraîner avec le SC Toronto, en Ligue canadienne de soccer — une ligue semi-professionnelle. L’académie du Toronto FC y participe, ce qui permet aux joueurs de se faire voir. Et c’est là que le coach de l’académie, Danny Dichio, le repère et lui dit de revenir en janvier 2012.

Ce gym anonyme, ce kinésithérapeute dont personne ne connaît le nom, cette invitation à s’entraîner dans une ligue semi-pro — c’est ce qui a sauvé la carrière de Jonathan Osorio.


400 matchs, une clé de ville, un Azteca — et le capitanat

Le 1er mars 2013, Osorio signe son premier contrat professionnel avec le Toronto FC. Il a 20 ans. C’est sa dernière chance, dit-il lui-même. Il regarde son premier camp d’entraînement comme un homme qui sait que les alternatives ont disparu.

L’entraîneur Ryan Nelsen le garde.

Treize ans plus tard, il n’est jamais parti.

326 apparitions en saison régulière de MLS. 52 buts. 38 passes décisives. Recordman absolu du TFC en nombre d’apparitions — 249 devant le suivant. En 2017, il fait partie du triplé historique du TFC : MLS Cup, Supporters’ Shield, Championnat canadien — la seule saison où un club de MLS a tout remporté en même temps.

En 2018, lors de la Ligue des Champions de la CONCACAF, il marque des buts dans chaque tour du tournoi — dont un au fameux Stade Azteca de Mexico City contre le Club América. Il finit meilleur buteur du tournoi avec quatre buts. Il marquera aussi pour le Canada contre le Mexique à l’Azteca lors des qualifications pour le Qatar — un des rares joueurs de l’histoire à avoir scoré dans ce stade pour deux équipes différentes.

Le 20 décembre 2017, la mairesse de Brampton, Linda Jeffrey, lui remet la Clé de la ville. Jonathan Osorio, 25 ans, fils d’immigrants colombiens, reçoit la clé de la ville où il a grandi. Cette distinction était remise à des héros de guerre, à des hommes d’État, à des pionniers — et maintenant à un milieu de terrain de soccer de Brampton.

En janvier 2024, il est nommé capitaine du Toronto FC — huitième capitaine de l’histoire du club. Il succède à l’Américain Michael Bradley, aujourd’hui entraîneur de New York Red Bulls.


« La dernière chance. »

Il y a une phrase de Jonathan Osorio, dite à inBrampton en 2022 alors qu’il approchait de son 300e match avec le TFC, qui mérite d’être citée exactement comme elle a été prononcée.

On lui demande ce qu’il ressentait en arrivant à son premier camp d’entraînement avec le Toronto FC en 2013. Sa réponse : « Je l’ai vécu comme ma dernière chance. Vraiment. Ma dernière chance de gagner ma vie en jouant au football et en faisant ce que j’aime. »

Ça sonne différemment maintenant qu’il en est à 400 matchs avec le même club.


Le 12 juin 2026 — l’anniversaire, le Mondial, et BMO Field

La date a été fixée des mois à l’avance. Le Canada contre la Bosnie-Herzégovine, premier match du groupe, à BMO Field à Toronto — le stade où Osorio a joué ses 400 matchs, où la foule le connaît par son prénom, où il a soulevé des trophées et marqué des buts qui sont devenus des moments de la culture sportive torontoise.

Et ce match a lieu le 12 juin.

Son anniversaire.

Il dit, quand les journalistes lui posent la question avec des étoiles dans les yeux : « Le destin est quelque chose de fascinant. »

Il n’en dit pas plus. Il n’en a pas besoin.


Ce qu’il faut retenir

Jonathan Osorio n’a jamais quitté Toronto. Dans une époque où les joueurs changent de club comme de chemise, où les transferts redessinent les carrières tous les étés, il est resté. Treize saisons. 400 matchs. Un triplé. Une clé de ville. Le capitanat.

Et maintenant, à 34 ans, il joue la Coupe du monde dans son stade, dans sa ville, le jour de son anniversaire.

Ses parents Diego et Bibiana sont partis de Colombie pour lui donner une chance. Il a failli tout perdre sur une tendinite et un gym anonyme. Il a partagé un dortoir uruguayen à 17 ans avec 30 gamins qui ne voulaient pas de lui.

Et là, le 12 juin 2026, à BMO Field, l’arbitre siffle le coup d’envoi.

Bonne fête, Oso.

Ottawa injecte 5,6 millions $ pour soutenir l’entrepreneuriat noir en Alberta

Le gouvernement du Canada investira 5,6 millions de dollars afin de renforcer l’entrepreneuriat au sein des communautés noires en Alberta, en finançant des programmes de formation, de mentorat et d’accompagnement destinés aux entreprises en démarrage et en croissance.

L’annonce a été faite vendredi à Edmonton par la ministre responsable de Développement économique Canada pour les Prairies, Eleanor Olszewski, à l’occasion du sommet Black to the Future.

Le financement sera réparti entre trois initiatives. Le Africa Centre recevra 2,6 millions de dollars pour son projet « ACT », qui offrira des services-conseils, du mentorat, de l’incubation d’entreprises, de la formation numérique et un accompagnement vers les marchés.

La BIPOC Foundation bénéficiera de 1,5 million de dollars afin d’élargir son centre destiné aux fondateurs d’entreprises, avec des services de planification d’affaires, de préparation financière, de mentorat et d’accès aux investisseurs.

Enfin, la Black Canadian Women in Action recevra également 1,5 million de dollars pour accroître son soutien aux femmes entrepreneures noires de la province grâce à des programmes de développement des compétences et d’accompagnement à la création et à l’expansion d’entreprises.

Selon PrairiesCan, ces investissements s’inscrivent dans le Programme pour l’entrepreneuriat des communautés noires, qui vise à améliorer l’accès au financement et aux services de soutien pour les entrepreneurs confrontés à des obstacles systémiques.

Le gouvernement fédéral estime que les trois projets permettront de créer 280 emplois, de soutenir 950 entreprises, de former 720 participants et de contribuer à la création, au maintien ou à l’expansion de 302 entreprises d’ici la fin des projets, prévue en mars 2030.

« Lorsque les entrepreneurs noirs réussissent, l’économie de l’Alberta devient plus forte, plus compétitive et plus résiliente », a déclaré la ministre Eleanor Olszewski, soulignant que l’investissement vise à favoriser une croissance économique plus inclusive.

Crise du logement : Montréal annonce un nouvel investissement à la veille du 1er juillet

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La Ville de Montréal annoncera lundi un investissement supplémentaire destiné à prévenir les pertes de logement, à la veille du traditionnel déménagement du 1er juillet, une période marquée par une forte pression sur le marché locatif.

La mairesse Soraya Martinez Ferrada et le responsable du développement social et de la cohabitation au comité exécutif, Benoit Langevin, tiendront une conférence de presse à 10 h 30 pour présenter cette mesure. Ils seront accompagnés de Jaëlle Begarin, présidente-directrice générale de la Maison du Père.

Selon les informations transmises par la Ville, l’annonce portera sur un financement additionnel visant à soutenir les efforts de prévention de la perte de logement. Aucun détail n’a toutefois été communiqué sur le montant de l’investissement ni sur les mesures qui seront financées.

Le lieu de la conférence de presse sera communiqué uniquement aux représentants des médias ayant confirmé leur présence. L’annonce intervient alors que plusieurs ménages montréalais continuent de faire face à des difficultés pour trouver ou conserver un logement abordable à l’approche du 1er juillet.

Ottawa injecte 5,6 millions $ pour soutenir l’entrepreneuriat noir en Alberta

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Le gouvernement du Canada investira 5,6 millions de dollars afin de renforcer l’entrepreneuriat au sein des communautés noires en Alberta, en finançant des programmes de formation, de mentorat et d’accompagnement destinés aux entreprises en démarrage et en croissance.

L’annonce a été faite vendredi à Edmonton par la ministre responsable de Développement économique Canada pour les Prairies, Eleanor Olszewski, à l’occasion du sommet Black to the Future.

Le financement sera réparti entre trois initiatives. Le Africa Centre recevra 2,6 millions de dollars pour son projet « ACT », qui offrira des services-conseils, du mentorat, de l’incubation d’entreprises, de la formation numérique et un accompagnement vers les marchés.

La BIPOC Foundation bénéficiera de 1,5 million de dollars afin d’élargir son centre destiné aux fondateurs d’entreprises, avec des services de planification d’affaires, de préparation financière, de mentorat et d’accès aux investisseurs.

Enfin, la Black Canadian Women in Action recevra également 1,5 million de dollars pour accroître son soutien aux femmes entrepreneures noires de la province grâce à des programmes de développement des compétences et d’accompagnement à la création et à l’expansion d’entreprises.

Selon PrairiesCan, ces investissements s’inscrivent dans le Programme pour l’entrepreneuriat des communautés noires, qui vise à améliorer l’accès au financement et aux services de soutien pour les entrepreneurs confrontés à des obstacles systémiques.

Le gouvernement fédéral estime que les trois projets permettront de créer 280 emplois, de soutenir 950 entreprises, de former 720 participants et de contribuer à la création, au maintien ou à l’expansion de 302 entreprises d’ici la fin des projets, prévue en mars 2030.

« Lorsque les entrepreneurs noirs réussissent, l’économie de l’Alberta devient plus forte, plus compétitive et plus résiliente », a déclaré la ministre Eleanor Olszewski, soulignant que l’investissement vise à favoriser une croissance économique plus inclusive.

Kamal Miller, l’indispensable défenseur qui ne fait jamais les manchettes

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Kamal Miller a grandi à Malvern, un des quartiers les plus durs de Scarborough, avec un père jamaïcain qui lui a transmis l’amour du soccer et l’idole Ronaldinho. Il a joué chaque minute des trois matchs du Canada au Qatar. Et quand il a appris sa sélection, il a posté le message le plus touchant de toute l’équipe sur les réseaux. Portrait du défenseur qui ne rate jamais un match qui compte.


par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026


Le 13 novembre 2022, Canada Soccer annonce la liste officielle des 26 joueurs sélectionnés pour le Mondial du Qatar. Les noms défilent. Et dans la liste, celui de Kamal Miller.

Quelques heures plus tard, il publie deux messages qui feront le tour des réseaux sociaux canadiens.

Sur Instagram : « Just a boy from Scarborough, dreams really do come true. »

Sur Twitter : « Mom and Dad, your son is officially going to the FIFA World Cup. »

Deux phrases. Scarborough. Sa mère. Son père. Pas de surnom de scène, pas de photo glamour, pas d’emojis en cascade. Juste un fils qui appelle ses parents dans un texte de 140 caractères, parce que les mots les plus importants sont souvent les plus simples.


Malvern, Scarborough. Le quartier qui forge les caractères.

Le 16 mai 1997, Kamal Anthony Miller naît à Scarborough, en Ontario — le quartier est de Toronto, là où les gratte-ciels de la ville laissent place aux rues plus tranquilles, aux parcs communautaires, aux maisons en rangée. Il grandit dans le quartier Malvern, à l’extrémité nord-est de Scarborough.

Malvern, c’est un des quartiers les plus multiculturels de Toronto — et un de ceux où grandir demande une certaine solidité. C’est un quartier de logements communautaires, de familles immigrées, de jeunes qui doivent trouver leurs repères dans un environnement qui ne leur donne pas tout sur un plateau. Dans ses interviews, Kamal Miller parle de son quartier avec fierté — pas de la nostalgie sucrée qu’on a parfois pour son enfance, mais la reconnaissance lucide de ce que cet endroit lui a construit.

Son père Leighton est né à Kingston, en Jamaïque — la capitale, la ville de Bob Marley, des Raptors de Toronto et de la diaspora jamaïcaine la plus dense du monde en dehors de l’île. Sa mère Sauzette est née à Toronto. Leighton amène avec lui l’héritage culturel jamaïcain — la musique, les valeurs familiales, et le soccer vu comme un langage universel.

À quatre ans, Kamal commence à jouer au Malvern SC — le club de son quartier, dont le nom porte celui du coin de rue où il a grandi. Ensuite le North Scarborough SC, puis le Vaughan Azzurri en Ontario.

Son idole de jeunesse ? Ronaldinho. Le Brésilien aux dribbles impossibles et au sourire permanent, deux fois Ballon d’Or, qui transformait le soccer en spectacle pur. Pour un gamin de Malvern qui commençait à taper dans un ballon, difficile de trouver un modèle plus inspirant.

Il aimait aussi le basketball — les Toronto Raptors, Russell Westbrook, Cam Newton. Et le paintball — un loisir qu’il cite dans son profil officiel Canada Soccer avec le même sérieux qu’une statistique défensive.


Syracuse University — et la connexion avec Tajon Buchanan

En 2015, Miller obtient son diplôme de secondaire à l’École catholique Blessed Mother Teresa de Scarborough. Et il part jouer à l’Université de Syracuse, dans l’État de New York — la même université qui a accueilli Tajon Buchanan après son fameux camp à 250 dollars, comme on l’a raconté dans cette série.

Deux futurs internationaux canadiens, formés dans la même université de l’État de New York. Le soccer canadien est vraiment un petit monde.

À Syracuse, Miller joue quatre saisons. 78 matchs. 7 buts. 3 passes décisives. En 2018, sa dernière année, il est nommé dans la troisième équipe All-ACC et dans la troisième équipe All-South Region des United Soccer Coaches. Pas une star qui brille, mais un défenseur solide, fiable, qui fait le travail sans en faire trop — exactement ce qu’il sera plus tard en professionnel.


De la 27e position au Qatar. Un chemin tout sauf direct.

En janvier 2019, Orlando City le sélectionne en 27e position lors de la MLS SuperDraft — deuxième tour. Une cote modeste pour un arrière central dont personne ne connaît encore vraiment le potentiel.

Deux saisons à Orlando. Correct, mais pas éblouissant. Et à la fin 2020, lors du repêchage d’expansion MLS, Austin FC le réclame — avant de l’échanger immédiatement au CF Montréal contre une allocation d’argent et un choix de draft. Miller apprend qu’il va jouer à Montréal… en étant sélectionné par une équipe qui n’existait pas encore.

C’est là, à Montréal sous les ordres de Wilfried Nancy, que tout change.


Montréal. L’explosion. Le Mondial.

De 2021 à 2023, Kamal Miller joue 60 matchs de saison régulière avec le CF Montréal, pour 82 apparitions toutes compétitions confondues. Il devient le défenseur central titulaire de l’équipe, ancre le côté gauche de la défense avec une autorité silencieuse, et participe à la conquête du Championnat canadien 2021.

En juillet 2022, le commissaire de la MLS Don Garber le sélectionne personnellement pour le MLS All-Star Game — une reconnaissance individuelle qui sort des sentiers battus pour un défenseur qui ne marque pas beaucoup et ne fait pas de dribbles spectaculaires.

Il y joue la première mi-temps face aux meilleurs joueurs de la Liga MX. Et à l’automne, son nom apparaît dans la liste de John Herdman pour le Mondial du Qatar.

« Just a boy from Scarborough, dreams really do come true. »


Qatar 2022 : chaque minute. Les trois matchs. Sans interruption.

Voilà le fait le plus significatif de la carrière internationale de Kamal Miller jusqu’à ce jour : lors du Mondial du Qatar 2022, il a disputé chaque minute des trois matchs du Canada en phase de groupe.

Belgique. Croatie. Maroc.

270 minutes. Zéro remplacement. Zéro blessure. Zéro match raté.

Dans une équipe où Davies gère sa myocardite, où Crépeau se casse la jambe deux semaines avant, où des joueurs vont et viennent du groupe — Miller, lui, est là, présent, solide, du début à la fin de chaque match. Le défenseur sur lequel John Herdman sait qu’il peut compter quand tout le reste tremble.

Il dit de cette expérience : « La chose la plus importante était d’être là pour mon équipe. »


Miami, Portland, et le cinquantième sélection

Après Montréal, un passage à Inter Miami en 2023 — il gagne la Leagues Cup avec Messi et compagnie — puis un transfert aux Portland Timbers en janvier 2024. À Portland, il s’impose comme vétéran de la défense, meneur silencieux d’une arrière-garde qui compte sur son expérience.

En novembre 2025, lors d’une fenêtre internationale, il dispute sa 50e sélection avec le Canada. Cinquante matchs en maillot rouge et blanc. Un milieu de chemin entre les stars qui font la une et les titulaires indéboulonnables dont les équipes ont besoin pour exister.

Il approche la cinquantaine de sélections avec la même humilité qu’il avait à 22 ans quand il signait en deuxième tour de la MLS SuperDraft.


Le Mondial 2026 — contre la Jamaïque, aussi

Il y a un détail géographique et émotionnel dans la préparation de ce Mondial 2026 que Kamal Miller n’a pas pu ignorer.

En novembre 2023, le Canada affrontait la Jamaïque — le pays natal de son père Leighton — en quarts de finale de la Ligue des Nations CONCACAF. Deux matchs : d’abord à Kingston, la ville où son père est né, puis à Toronto, sa ville à lui.

Miller a joué les deux matchs. Défenseur canadien contre l’équipe nationale jamaïcaine. Fils contre la terre de son père.

Le Canada s’est qualifié pour les demi-finales. Et Miller a continué à porter ce double héritage — Kingston et Scarborough, Leighton et Sauzette — avec la même constance tranquille qui définit tout ce qu’il fait.


Ce qu’il faut retenir

Kamal Miller n’est pas le joueur dont on parle le plus dans cette équipe canadienne. Il ne marque pas beaucoup, ne dribble pas comme Ronaldinho — son idole de jeunesse — et n’a pas de surnom médiatique. Il joue le plus souvent dans l’ombre d’Alphonso Davies sur le flanc gauche de la défense canadienne.

Mais dans les grandes occasions — le Qatar, les qualifications, les tournois majeurs — il est toujours là. Chaque minute. Chaque match.

Un gamin de Malvern, Scarborough, dont les parents viennent de Kingston et de Toronto, qui a écrit à ses parents sur les réseaux sociaux le soir de sa sélection pour le Mondial.

« Mom and Dad, your son is officially going to the FIFA World Cup. »

Deux fois.

Rosemont inaugure son nouveau marché public : un rendez-vous gourmand pour revitaliser l’Est du quartier

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L’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie a inauguré samedi le nouveau Marché public du P’tit Beaubien, aménagé au Parc Joseph-Paré, avec l’ambition d’en faire un nouveau pôle de rencontre et d’animation pour les résidents de l’est du quartier.

Ouvert tous les samedis, du 27 juin au 5 septembre, le marché réunira une douzaine de producteurs, artisans et commerçants offrant des produits frais, locaux et artisanaux. Des ateliers, des prestations artistiques et des activités familiales viendront également animer le site tout au long de la saison.

Le maire de l’arrondissement, François Limoges, a indiqué que cette initiative s’inscrivait dans un vaste projet de revitalisation du secteur, qui comprend notamment le réaménagement du P’tit Beaubien, la réfection de la piscine et de la pataugeoire ainsi que l’organisation d’activités culturelles estivales.

Le conseiller municipal Jocelyn Pauzé a souligné que le marché vise autant à améliorer l’accès à des aliments frais qu’à renforcer les liens entre les habitants en créant un nouveau lieu de rassemblement.

Le projet est né à la suite d’une démarche de consultation citoyenne. Selon l’arrondissement, un sondage réalisé en 2024 a révélé que 86 % des répondants souhaitaient l’implantation d’un marché public à l’est du boulevard Pie-IX. Une consultation tenue en octobre dernier, réunissant plus de 120 résidents du secteur, a également fait ressortir le désir d’un marché convivial favorisant les rencontres et le sentiment d’appartenance au quartier.

La première journée de la saison a été marquée par une fête d’ouverture proposant musique, animations et jeux destinés aux familles. Le marché sera accessible chaque samedi jusqu’au 5 septembre.

Fermeture du dernier Renaud-Bray syndiqué à Québec : 18 mois de grève, un conflit qui vire au symbole politique

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Après dix-huit mois de grève, les 60 employés du dernier magasin syndiqué de CSN – Confédération des syndicats nationaux chez Renaud-Bray ont tenu vendredi leur dernière journée de piquetage, au lendemain de la fermeture définitive du site.

Le conflit, amorcé le 22 novembre 2024, opposait les salariés à la direction de la chaîne de librairies. Selon le syndicat, l’employeur a été reconnu coupable par le Tribunal administratif du travail de négociation de mauvaise foi, d’entrave aux activités syndicales et d’utilisation de briseurs de grève, des accusations que l’entreprise n’a pas publiquement commentées dans le communiqué syndical.

« Cette grève n’aurait jamais dû se solder par une fermeture », a déclaré le président syndical Jimmy Demers, estimant que les travailleurs réclamaient seulement des « conditions décentes » et un salaire légèrement supérieur au minimum. Il accuse le gouvernement québécois de la CAQ de tolérer des pratiques antisyndicales.

La vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre, voit dans cette affaire « un choix politique » défavorable aux travailleurs, affirmant que l’affaiblissement des contre-pouvoirs aurait permis à certains employeurs de contourner leurs obligations. Ces accusations n’ont pas été commentées par Québec.

Pour sa part, la Fédération du commerce-CSN s’inquiète du précédent créé. « On normalise l’idée qu’il est plus avantageux de contourner les droits fondamentaux », a déploré son président Serge Monette.

La direction de Renaud-Bray n’a pas réagi aux propos syndicaux dans l’immédiat. Les 60 employés touchés, dont plusieurs comptaient plus de 20 ans d’ancienneté, se retrouvent désormais sans emploi, alors que la convention collective était échue depuis décembre 2023 et que les négociations étaient au point mort depuis l’été 2025.

Malgré la fermeture, la CSN affirme vouloir accompagner les travailleurs dans leur transition et poursuivre les recours juridiques encore disponibles.