À l’approche des élections québécoises, l’Association des soins à domicile du Québec (ASDQ) interpelle les partis sur l’accès aux services à domicile, alors que 13 656 personnes attendaient en avril 2026 un premier service, selon les données citées par l’organisation.
Dans une lettre ouverte publiée mardi, l’ASDQ met en relation ces délais avec la présence de patients hospitalisés qui n’ont plus besoin de soins aigus, mais attendent une solution ailleurs dans le réseau. La proportion de patients en « niveau de soins alternatif » (NSA) est passée de 14,15 % en septembre 2023 à 14,75 % en juin 2026. Elle atteignait alors 29 % à Montréal et 25 % en Montérégie-Ouest.
Cette situation contribue, selon l’association, à la pression exercée sur les urgences. Le temps d’attente moyen avant l’obtention d’un lit d’hospitalisation atteignait 23 h 10, avec des délais supérieurs à 28 heures dans certaines régions.
L’ASDQ souligne que les dépenses publiques consacrées au soutien à domicile sont passées de 1,4 milliard de dollars en 2019 à 2,6 milliards en 2026. Elle cite également une étude de l’IRIS selon laquelle près de 90 % des heures de services jugées nécessaires n’étaient pas fournies par l’État, sur la base de données de 2023.
L’association réclame une plus grande intégration des entreprises certifiées de soins à domicile au réseau public. Elle s’inquiète par ailleurs des propositions visant à démanteler Santé Québec, estimant qu’un tel changement pourrait entraîner la perte d’investissements déjà consentis, sans garantie d’amélioration des services.



