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Business du jour : une petite pièce, une tonne de dollars

Business du jour

Dans chaque cuisine, il y a un objet qui a perdu un petit morceau de lui-même. Un bouton, une charnière, un clip. Rien de grave, sauf que sans ce morceau, tout s’arrête. Et si ce morceau, vous pouviez le fabriquer ?

La fiche express
L’idée
Fabriquer à l’imprimante 3D des pièces de remplacement, des supports et de petits accessoires introuvables ailleurs.
Le client idéal
Propriétaires d’appareils anciens, bricoleurs, petites entreprises.
L’investissement
Moyen : une imprimante 3D, des matériaux, un peu de temps.
Les revenus
Vente à l’unité, ou en petites séries.
Le piège
Les droits de propriété intellectuelle. Ne copiez pas les produits protégés.
Le premier pas
Repérer trois objets du quotidien qui cassent souvent, et les reproduire.

Une histoire de petit bout manquant

Il y a, quelque part dans un duplex de Villeray, un four des années 1980 qui cuit encore comme au premier jour. Il est solide, il est fidèle, il a vu passer trois locataires et mille tourtières. Mais la poignée de sa porte s’est cassée en décembre dernier. Le fabricant ne produit plus la pièce. Le magasin de pièces ne l’a pas. Le site de revente en propose une, usagée, à 90 $, expédiée de l’autre bout du continent.

Pour un morceau de plastique de la taille d’un pouce.

C’est ici que naît le business du jour. Pas dans les grandes usines, pas dans les laboratoires. Dans cette brèche minuscule entre ce qui existe et ce dont on a besoin. Une imprimante 3D, posée sur une table de cuisine ou dans un coin d’atelier, fait de cette brèche un commerce : elle dépose, couche après couche, un fil de plastique fondu, et d’un fichier numérique elle fait surgir un objet. Un objet précis. Celui qui manquait.

Pourquoi maintenant ?

Parce que les objets vieillissent plus vite que nos envies de les remplacer. Parce que les pièces d’origine disparaissent bien avant les appareils. Parce que de plus en plus de gens (et c’est tant mieux) préfèrent réparer plutôt que jeter, et que le vent légal et culturel souffle dans cette direction au Québec comme ailleurs.

Et parce que l’imprimante 3D de bureau n’est plus un jouet de laboratoire. Les modèles d’entrée de gamme se trouvent aujourd’hui à quelques centaines de dollars, fonctionnent bien et se maîtrisent en quelques soirées.

Vous ne vendez pas du plastique. Vous vendez la fin d’un problème.

Qui sont vos clients ?

Les propriétaires d’appareils anciens

Le grille-pain de grand-maman, la cuisinière du chalet, l’aspirateur increvable, la chaîne stéréo qu’on refuse de remplacer. Ils ne cherchent pas la nouveauté. Ils cherchent le même, encore un peu.

Les bricoleurs

Ceux qui ont une idée, un projet, un établi, et qui butent sur un support, un adaptateur, un boîtier qu’aucune quincaillerie ne vend. Pour eux, vous êtes la pièce manquante du casse-tête.

Les petites entreprises

Un café qui a besoin d’un porte-menu sur mesure. Un atelier de vélos qui veut un présentoir pour ses outils. Un salon qui cherche un support pour ses produits. Des besoins précis, en petites quantités, que les grands fournisseurs ne daignent pas regarder.

Leur point commun ? Un problème étroit, concret, et souvent pressant. Les gens paient volontiers pour qu’on le fasse disparaître.

Ce qu’il vous faut

C’est un investissement moyen, et c’est justement ce qui rend l’idée accessible.

Une imprimante 3D fiable. Les modèles d’entrée et de milieu de gamme se situent généralement entre 300 $ et 1 000 $. Mieux vaut une machine éprouvée, bien documentée, avec une grande communauté d’utilisateurs, qu’un modèle exotique.
Des matériaux. Le PLA est le plus simple pour débuter (facile à imprimer, peu coûteux, idéal pour les supports et les objets de décor). Le PETG résiste mieux aux chocs et à l’humidité. Pour les pièces soumises à la chaleur, il faudra se renseigner sur des matériaux plus techniques. Une bobine d’un kilo se trouve souvent autour de 25 $ à 40 $.
Un pied à coulisse. Petit outil, grande importance : tout se joue au dixième de millimètre. On mesure, on mesure encore, puis on imprime.
Un logiciel de modélisation. Plusieurs outils gratuits ou abordables existent, adaptés aux débutants. Comptez quelques semaines pour devenir à l’aise.
Un coin de table, de la patience et de la curiosité.
Budget de départ réaliste : entre 500 $ et 1 500 $, selon la machine et vos outils. Ce sont des ordres de grandeur, à valider selon vos propres recherches.

Comment ça rapporte

Le calcul est séduisant. Une pièce de la taille d’une poignée de four peut consommer pour quelques dizaines de cents de matériau. Ce que le client paie, ce n’est pas le plastique : c’est la mesure, la modélisation, l’essai, la solution trouvée.

La vente à l’unité

Une personne vous écrit : « Je cherche ce bouton pour ma cuisinière. » Vous le modélisez, l’imprimez, l’expédiez ou le remettez en main propre. Prix possible : de 10 $ à 40 $ selon la complexité. Chaque vente est un petit service sur mesure.

Les séries

Une fois qu’une pièce est au point, elle peut se vendre cent fois. Le même clip pour un modèle de store populaire, le même support pour un téléphone de caisse, le même capuchon pour un outil courant. Là, la machine travaille pendant que vous dormez. Vous vendez par lots, à des boutiques, à des ateliers, à des collègues d’affaires.

Le secret : la niche. Mieux vaut être l’incontournable d’un tout petit marché (« les charnières de tel type de réfrigérateur ») que l’un parmi mille à vendre des figurines.

Le piège : ne pas copier ce qui appartient à d’autres

La ligne rouge

Un objet de plastique est souvent protégé : par un droit d’auteur, un brevet, un dessin industriel, une marque. Reproduire à l’identique la pièce d’un fabricant pour la vendre en série peut vous mener à de sérieux ennuis.

Quelques réflexes sains :

Modélisez vous-même. Partez de vos mesures, pas d’un fichier téléchargé dont vous ignorez la licence.
Lisez les licences des modèles que vous trouvez en ligne. Certains interdisent l’usage commercial.
Évitez les marques, logos et produits sous licence (personnages, équipes sportives, grandes enseignes).
Privilégiez la fonction à la copie. Une pièce de remplacement qui remplit le même rôle n’est pas une contrefaçon de l’objet complet. Mais la frontière est subtile.
En cas de doute, consultez. Un avocat ou un conseiller en propriété intellectuelle vous évitera bien des regrets. Cet article n’est pas un avis juridique.

La règle d’or : créez des solutions, ne clonez pas des produits.

Votre premier pas : trois objets, trois victoires

Pas besoin de plan d’affaires de quarante pages. Voici une semaine pour démarrer.

Jour 1 : la chasse aux objets fragiles
Faites le tour de votre logement et de l’entourage. Trois objets qui cassent souvent : une poignée de tiroir, un clip de rideau, un bouton de four, un support de douche, un capuchon, un pied de meuble.
Jour 2 : mesurer
Notez tout. Dimensions, épaisseur, diamètre des trous, forme des attaches. Prenez des photos sous plusieurs angles.
Jours 3 et 4 : modéliser
Dessinez la pièce à votre façon, simple, fonctionnelle.
Jours 5 et 6 : imprimer et ajuster
Le premier essai sera presque bon. Le deuxième, bon. Le troisième, parfait. C’est normal : l’imprimante apprend à vous connaître et vous à elle.
Jour 7 : montrer
Photographiez la pièce installée. Publiez-la dans un groupe de quartier, dans une annonce locale, sur vos réseaux. Écrivez simplement : « J’imprime sur mesure les pièces introuvables. »

Des trois objets, un sera un échec, un sera correct, un sera votre premier client. C’est ainsi que tout commence.

Où trouver vos premiers clients ?

Votre voisinage. Les duplex, les logements d’étudiants, les chalets : les vieux appareils y abondent.
Les groupes de réparation et de bricolage, en ligne ou en personne.
Les petits commerces de quartier : cafés, ateliers, boutiques. Offrez-leur un support sur mesure à prix d’ami, en échange d’une photo et d’un bouche-à-oreille.
Les plateformes de vente locale ou artisanale, avec des photos nettes et une description honnête (matériau, dimensions, utilisation).
Un catalogue de séries, dès que vous avez trois ou quatre pièces fiables.

Trois erreurs à éviter

1Promettre l’impossible. Une pièce soumise à la chaleur d’un four ou à une charge importante peut ne pas convenir au plastique courant. Soyez franc, testez, et refusez quand ce n’est pas sûr. Votre réputation vaut plus qu’une vente.
2Sous-estimer votre temps. Mesurer, modéliser, ajuster : c’est du travail. Tenez-en compte dans votre prix.
3Vouloir tout faire. Spécialisez-vous. La personne qui répare ce problème précis finit par être celle qu’on recommande.

En guise de dernière couche

Il y a quelque chose de beau dans cette idée. Dans un monde qui nous pousse à jeter et à racheter, vous tenez à bout de bras un petit geste de résistance tranquille : celui qui dit ça se répare. Chaque pièce que vous fabriquez prolonge la vie d’un objet, évite un déchet, et rend à quelqu’un un peu de son quotidien.

Couche après couche, le plastique fondu devient promesse. Et un matin, quelque part à Montréal, un four de 1984 s’ouvre de nouveau, d’une simple poignée.

À demain pour une nouvelle idée.

À retenir

Une imprimante, un pied à coulisse, une niche étroite, trois objets à reproduire cette semaine. Et surtout : vos propres modèles, jamais ceux des autres.

Victoria’s Secret couronne Solange Omon, 21 ans, nouvelle « Ange »

C’est fait : la gagnante de la docusérie Angels Among Us est Solange Omon, 21 ans, dévoilée dimanche soir au Victoria’s Secret Fashion Show, aux Sony Pictures Studios de Culver City, en Californie. Elle répond à la question que nous laissions ouverte dans notre chronique d’hier.

Une gagnante née au Cameroun, installée dans le Maine

Née au Cameroun, la jeune femme vit dans le Maine, où elle étudiait et travaillait auprès d’organismes jeunesse avant son passage sur le podium. Elle l’a emporté devant les deux autres finalistes, Andreína Martínez Fournier, ex-représentante de la République dominicaine à Miss Univers 2022, et Tatyana Tinsley, mannequin new-yorkaise. Plus de 100 000 aspirantes avaient répondu à l’appel de casting lancé par la marque. La gagnante obtient un contrat exclusif avec l’agence IMG Models, une place sur le podium du défilé et le titre d’Ange.

Omon s’est dite sous le choc en entendant son nom, a-t-elle confié à People. Elle a fait son entrée seule, au milieu du spectacle, dans des ailes dorées dont les drapés se rattachaient à ses doigts. La PDG de Victoria’s Secret & Co., Hillary Super, a salué chez elle une « étincelle » bien à elle : sa joie, sa confiance et son individualité incarnent, selon la dirigeante, la nouvelle génération d’Anges, des femmes qui s’affirment telles qu’elles sont, qui voient grand et qui en inspirent d’autres.

Une soirée pleine d’effets

Hors couronnement, plusieurs moments ont retenu l’attention des médias américains. Selon Marie Claire, Kylie Jenner a participé à son premier défilé Victoria’s Secret en portant le « Fantasy Bra » de 50 millions de dollars, de retour après huit ans d’absence. Adriana Lima, qui vivait son 21<sup>e</sup> défilé, a clos la série des passages individuels, juste avant le finale réunissant toutes les Anges. Ashley Graham a défilé dans de grandes ailes couvertes d’un bouquet rose et jaune. Megan Thee Stallion, Tate McRae, KATSEYE et Megan Moroney ont rythmé la soirée.

Aucune donnée d’audience du défilé n’est disponible pour l’instant. On sait seulement, selon Forbes, que la série a cumulé 17,8 millions de vues sur YouTube. Il serait prématuré d’en tirer des conclusions commerciales. Les prochaines semaines, et la publication des résultats financiers de l’entreprise, diront si la formule, centrée sur la diversité des profils et le divertissement en ligne, porte vraiment ses fruits.

Pourquoi cela compte

Angels Among Us illustre la façon dont l’industrie réinvente ses propres rituels. Plutôt que de limiter la recherche de son prochain Ange aux circuits traditionnels du mannequinat, Victoria’s Secret a lancé un casting ouvert à l’échelle nationale, et en a fait le sujet de sa première docusérie, diffusée sur YouTube. Pour une marque dont l’image a été au cœur de débats sur les standards de beauté, c’est un pari assumé : celui d’un spectacle qui se veut plus ouvert, sans renoncer à ses codes de glamour. Reste à voir si le public y verra une véritable évolution ou un simple ajustement d’image, les premières réactions critiques étant déjà partagées.

Les Alouettes reposent leurs vedettes et s’inclinent 16-12 à Regina : le pari de Jason Maas

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Ce n’est pas la façon dont on aurait aimé finir l’avant-dernier match de la saison, mais Jason Maas avait un plan. Samedi après-midi, au Mosaic Stadium, les Alouettes de Montréal ont perdu 16-12 face aux Roughriders de la Saskatchewan après avoir laissé au repos plusieurs de leurs vedettes offensives, à moins de deux semaines des séries.

Un alignement privé de plusieurs vedettes

Le quart Davis Alexander, qui avait mené les siens à une victoire de 44-24 contre ces mêmes Roughriders lundi dernier, n’était pas du match. C’est Dustin Crum qui a obtenu le premier départ de sa carrière avec les Alouettes. Il a complété 20 de ses 26 passes pour 185 verges et un touché.

Une demie à Montréal, une fin à Regina

Montréal a pourtant dominé la première moitié du match. Une interception de Wesley Sutton aux dépens de Trevor Harris a mené à un placement de 25 verges de Jose Maltos Diaz au dernier jeu de la demie, et les Alouettes ont pris une avance de 11-3 au repos. La défensive montréalaise a ensuite limité la Saskatchewan à trois placements de Brett Lauther avant la dernière séquence du match.

À trois minutes de la fin, les Alouettes menaient 12-9. La défensive a même repoussé les Riders sur un troisième essai, et Tommy Stevens a été arrêté avant d’obtenir le premier jeu. Mais un placement de 44 verges raté à gauche par Maltos Diaz a été retourné de 46 verges par Mathew Sexton, relançant la Saskatchewan. Après une séquence de 74 verges où il a lui-même couru pour un gain de 22 verges, Harris a conclu avec une passe de touché de 17 verges à KeeSean Johnson, à une trentaine de secondes de la fin. Il a terminé avec un touché et une interception.

Les Riders valident leur place en séries

La victoire permet aux Roughriders de s’assurer d’une place en séries, après une séquence de quatre défaites. Les champions en titre de la Coupe Grey affichent maintenant une fiche de 9-8.

Un revers sans conséquence, mais une question demeure

La défaite ramène la fiche des Alouettes à 13-4. Elle ne compromet rien : le club avait déjà assuré le premier rang de l’Est. La question était de savoir si Maas protégerait ses meilleurs joueurs avant les séries, et la réponse est venue très clairement. Reste à voir si Tyson Philpot, qui poursuit le record de la concession établi par Hal Patterson en 1956 (1 914 verges), sera sur le terrain à Toronto le 23 octobre, pour le dernier match de la saison régulière.

« ORATORIO » : le Conservatoire d’art dramatique de Montréal ouvre sa saison sous le signe de la liberté

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Du 23 au 31 octobre, douze jeunes interprètes investissent le Théâtre Rouge dans une création inspirée de l’œuvre d’Olivier Choinière. Mis en scène par Sylvain Bélanger, le spectacle interroge les discours dominants, les figures salvatrices et la capacité de l’individu à penser librement.

Le Conservatoire d’art dramatique de Montréal (CADM) ouvre sa saison théâtrale 2026-2027 avec ORATORIO, une création qui place la liberté de pensée et l’émancipation individuelle au cœur de son propos. Présenté du 23 au 31 octobre au Théâtre Rouge, le spectacle réunit douze finissantes et finissants de la promotion 2027 autour de l’œuvre du dramaturge québécois Olivier Choinière, dans une mise en scène de Sylvain Bélanger.

Empruntant librement à la forme musicale de l’oratorio, cette proposition théâtrale compose un parcours à travers l’univers de Choinière. Elle invite à examiner l’inconscient collectif québécois, notamment son rapport aux figures auxquelles une société peut confier ses espoirs de salut.

Au-delà de cette lecture de la société, ORATORIO défend le libre arbitre, l’intégrité et l’indépendance d’esprit. Le spectacle entend également questionner les mécanismes de persuasion, les discours manipulateurs et les peurs qui entravent la capacité de chacun à se projeter dans l’avenir.

« En somme, cet Oratorio élève l’individu et célèbre son pouvoir créateur, juste au-dessus des discours manipulateurs et dominants, des peurs qui nous figent et du poids du passé qui nous empêchent de nous projeter », explique Sylvain Bélanger. Le metteur en scène y voit aussi une célébration du théâtre et de l’exigence d’honnêteté qu’impose la pratique artistique.

Douze interprètes aux portes de la vie professionnelle

Cette production marque une étape importante dans le parcours des douze artistes, qui abordent leur troisième et dernière année de formation au Conservatoire. Elle leur offre l’occasion de se confronter au public dans une œuvre exigeante, à l’approche de leurs débuts professionnels.

La distribution rassemble Mathieu Dufort, Nashane Dulièpre, Mariane Gauthier-Soucy, Félix Ghadiri, Alexie Haddad-Cliche, Flavie Langlois, Frédérique Laplante, Alexis Mailhot-Chevrier, Émile Martin-St-Arnaud, Scott Riverin, Nadège Sabourin et Inès Vieux Francœur.

La dramaturgie est assurée par Sébastien Rajotte et Sylvain Bélanger, tandis que Vincent Legault signe la musique. Carol-Anne Bourgon Sicard accompagne la mise en scène, avec une scénographie inspirée par Gabriel Tsampalieros et des éclairages conçus par Mathieu Roy.

Sept représentations à Montréal

Les représentations auront lieu au Théâtre Rouge du Conservatoire, situé au 4750, avenue Henri-Julien, à Montréal. Sept séances sont programmées : les 23 octobre à 19 h 30, 24 octobre à 14 h 30, puis du 27 au 31 octobre, à 19 h 30 chaque soir.

Pneus d’hiver au Québec : pourquoi il vaut mieux ne pas attendre le 1er décembre

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Alors que les températures baissent, les autorités québécoises invitent les automobilistes à prendre rendez-vous dès maintenant pour installer leurs pneus d’hiver. Au-delà de l’obligation légale, l’adhérence et l’état des pneus sont essentiels à la sécurité sur les routes.

L’hiver approche et les automobilistes québécois sont invités à anticiper le changement de pneus. Dans un avis publié lundi 19 octobre, le ministère des Transports et de la Mobilité durable, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) et CAA-Québec recommandent de prendre rendez-vous sans tarder dans un garage, afin d’éviter les retards liés à l’affluence et de se préparer à une éventuelle première neige précoce.

Au Québec, la réglementation impose aux véhicules routiers motorisés immatriculés dans la province d’être équipés de pneus conçus pour la conduite hivernale du 1er décembre au 15 mars inclusivement. Les véhicules lourds, les véhicules-outils et les machines agricoles sont exemptés de cette obligation. Les contrevenants s’exposent à une amende de 200 à 300 dollars.

Mais attendre la date limite légale n’est pas nécessairement le choix le plus prudent. Les pneus d’hiver sont conçus pour conserver une meilleure souplesse lorsque les températures chutent, notamment sous les 7 °C, et offrir une adhérence adaptée aux chaussées froides, enneigées ou glacées.

L’état des pneus, un facteur déterminant

Installer des pneus d’hiver ne suffit pas : encore faut-il qu’ils soient en bon état. Une profondeur de rainure insuffisante réduit l’adhérence et les performances du véhicule, particulièrement lorsque la chaussée est glissante.

L’âge des pneus mérite également une attention particulière. Après six ans, le caoutchouc peut s’assécher, durcir et se fissurer, ce qui risque de compromettre la traction. Les automobilistes sont donc invités à faire inspecter leurs pneus par un professionnel avant leur installation.

Le stockage entre deux saisons joue aussi un rôle dans leur conservation. Les pneus doivent être gardés dans un endroit sec, tempéré et à l’abri des rayons ultraviolets. Ceux qui sont montés sur des jantes peuvent être empilés à l’horizontale, tandis que les pneus sans jantes doivent être rangés debout.

Pression, usure et installation : les vérifications à ne pas négliger

Les autorités recommandent de choisir des pneus adaptés au véhicule et portant le pictogramme officiel représentant un flocon de neige à l’intérieur d’une montagne. Elles préconisent également une installation professionnelle, ainsi qu’une attention particulière à l’uniformité des pneus avant et arrière, notamment en ce qui concerne leur marque, leur modèle et leur degré d’usure.

La pression doit être contrôlée régulièrement. Les conducteurs dont le véhicule est équipé d’un système de surveillance de la pression des pneus doivent aussi s’assurer de son bon fonctionnement. Le parallélisme des roues devrait, par ailleurs, être vérifié une fois par an.

Adapter sa conduite aux conditions hivernales

Même avec des pneus adaptés, la prudence reste indispensable. La neige, le verglas et les changements rapides de température peuvent rendre les déplacements plus dangereux.

Les automobilistes sont invités à consulter les prévisions météorologiques et l’état des routes avant de prendre le volant, notamment sur la plateforme Québec 511. Réduire sa vitesse, augmenter la distance de sécurité avec le véhicule qui précède et anticiper les réactions des autres usagers figurent parmi les mesures recommandées.

Pour les conducteurs, l’enjeu est donc double : respecter l’échéance réglementaire du 1er décembre et se préparer suffisamment tôt aux premières conditions hivernales. Une vérification préventive des pneus et un rendez-vous pris à l’avance peuvent contribuer à réduire les risques sur les routes québécoises.

L’UQTR recherche ses diplômés d’exception pour la 12e édition des prix Pythagore

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L’Université du Québec à Trois-Rivières lance un appel à candidatures jusqu’au 20 novembre. Sept catégories permettront de distinguer des parcours remarquables dans les domaines professionnel, scientifique, culturel et communautaire.

L’excellence des diplômés québécois sera de nouveau à l’honneur en 2027. L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a ouvert, lundi 19 octobre, les candidatures à la 12e édition du Gala des Pythagore, une cérémonie destinée à mettre en lumière les anciens étudiants dont les réalisations et l’engagement contribuent au rayonnement de leur milieu.

Les personnes intéressées ont jusqu’au 20 novembre 2026 pour proposer un candidat. Les postulants doivent détenir au minimum un grade de l’UQTR. Leurs dossiers seront examinés à partir de quatre critères : les accomplissements professionnels, la reconnaissance par les pairs, l’implication dans la communauté et les liens entretenus avec l’établissement.

« Nous faisons donc appel au grand public pour soumettre des candidatures dans nos différentes catégories afin de rendre hommage à nos diplômés les plus exceptionnels », souligne le recteur de l’université, Christian Blanchette.

Sept catégories à l’honneur

Les prix seront décernés dans sept catégories : arts et sciences humaines ; éducation, lettres et langues ; sciences administratives ; sciences et génie ; sciences de la santé ; sciences sociales ; et Pythagore relève, réservée aux diplômés âgés de 35 ans ou moins.

Fondée en 1969, l’UQTR a formé près de 100 000 diplômés. Pour sa direction, ces anciens étudiants constituent des figures inspirantes pour les nouvelles générations, par leurs réussites professionnelles, leur persévérance et leur engagement dans la société.

Le Gala des Pythagore se tiendra le 6 mai 2027, au Centre d’événements et de congrès interactifs (CECi), à Trois-Rivières.

Des personnalités déjà distinguées

Créée en 2005, cette soirée de reconnaissance a récompensé, au fil des éditions, plusieurs personnalités issues de différents horizons. Parmi elles figurent l’auteur et conteur Fred Pellerin, honoré en 2007, le commentateur sportif Dany Dubé et le gestionnaire culturel Daniel Gélinas, distingués en 2009, ainsi que l’humoriste Mario Jean, en 2013.

Le chroniqueur et écrivain Biz a également été récompensé en 2019, tandis que Jean Lamarche a reçu un prix en 2021 et Jean Poliquin en 2023.

L’établissement entend ainsi poursuivre la mise en valeur de parcours qui témoignent de la diversité des carrières empruntées par ses diplômés.

Êtes-vous prêt à démarrer votre business ? Le guide pratique pour passer de l’idée à l’action

Vous avez une idée qui vous passionne, un projet qui vous tient à cœur ou l’envie de devenir votre propre patron ? Vous rêvez de créer votre entreprise, d’améliorer votre situation financière et de construire quelque chose qui vous appartient ?

Alors, une question mérite d’être posée : êtes-vous vraiment prêt à démarrer votre business ?

Se lancer en affaires est une aventure qui peut transformer une vie. Mais entre avoir une bonne idée et bâtir une entreprise viable, plusieurs étapes sont nécessaires. Il faut comprendre les besoins des clients, évaluer son budget, tester son offre et apprendre à gérer les premières difficultés.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas toujours nécessaire de disposer d’un capital important ou d’une équipe complète pour commencer. Vous pouvez avancer progressivement, à condition de suivre une méthode claire et de prendre des décisions fondées sur la réalité du marché.

1. Choisir son idée avec trois questions essentielles

Avant de créer un logo, d’acheter du matériel ou de louer un local, prenez le temps de vérifier si votre idée mérite réellement d’être développée.

Posez-vous trois questions.

1. Le problème est-il réel ?

Votre future entreprise doit répondre à un besoin concret. Pouvez-vous nommer trois personnes qui seraient prêtes à payer pour résoudre le problème que vous avez identifié ?

Par exemple, si vous souhaitez lancer un service de livraison de repas, demandez-vous si les habitants de votre secteur ont réellement besoin de ce service, quels sont leurs obstacles et combien ils seraient prêts à payer.

2. Puis-je démarrer petit ?

Une bonne première version de votre projet devrait pouvoir être lancée en quelques semaines, avec un investissement limité, lorsque la nature de l’activité le permet.

Au lieu d’ouvrir immédiatement un restaurant, vous pourriez, sous réserve des autorisations nécessaires, tester une offre de repas sur commande. Au lieu de créer une application coûteuse, vous pourriez commencer par recueillir des commandes au moyen d’une page Web ou d’un outil simple.

L’objectif est de vérifier la demande avant d’engager des sommes importantes.

3. Ai-je envie de m’y consacrer pendant deux ans ?

Entreprendre demande du temps, des efforts et de la persévérance. Une idée peut sembler excellente au départ, mais perdre son attrait lorsque les difficultés apparaissent.

Choisissez un domaine dans lequel vous avez suffisamment d’intérêt pour continuer à apprendre, à améliorer votre offre et à servir vos clients.

Une idée prometteuse ne garantit pas le succès. En revanche, une bonne exécution, une écoute attentive des clients et une capacité à s’adapter augmentent vos chances de construire une activité durable.

2. Tester son idée avant d’investir : la règle des 30 jours

L’une des erreurs les plus coûteuses consiste à investir beaucoup d’argent dans une entreprise avant d’avoir vérifié que des clients souhaitent réellement acheter son produit ou son service.

Pour limiter ce risque, consacrez les 30 premiers jours à tester votre idée.

Semaine 1 : parler à dix clients potentiels

Identifiez dix personnes qui pourraient acheter votre produit ou votre service. Discutez avec elles en personne, par téléphone ou en ligne.

Posez des questions précises :

  • Quel problème rencontrez-vous actuellement dans ce domaine ?
  • Comment faites-vous pour le résoudre ?
  • Combien cela vous coûte-t-il aujourd’hui ?
  • Qu’est-ce qui vous déplaît dans les solutions existantes ?
  • Qu’est-ce qui vous inciterait à essayer une nouvelle solution ?

Notez les réponses avec les mots exacts des personnes interrogées. Ne cherchez pas uniquement à obtenir des compliments sur votre idée. Cherchez plutôt à comprendre leurs besoins et leurs habitudes d’achat.

Semaine 2 : créer une offre simple

Préparez une première version de votre offre. Elle doit présenter clairement trois éléments : ce que vous proposez, le prix et la manière de commander ou de réserver.

Cela peut être une page Web, un catalogue simple, une publication sur les réseaux sociaux ou une présentation envoyée à des clients potentiels.

Évitez de dépenser immédiatement pour un site complexe, une application personnalisée ou une campagne publicitaire coûteuse.

Votre priorité est de rendre votre offre compréhensible et de faciliter le passage à l’achat.

Semaine 3 : chercher cinq premiers clients

Présentez votre offre aux personnes susceptibles d’être intéressées. Votre objectif est d’obtenir cinq précommandes, réservations ou engagements d’achat concrets, selon votre activité.

Si vous n’y parvenez pas, ne concluez pas immédiatement que votre projet est mauvais. Essayez de comprendre les objections : prix trop élevé, manque de confiance, offre mal expliquée ou besoin insuffisamment important.

Cinq refus argumentés peuvent également vous fournir des informations précieuses pour améliorer votre proposition.

Attention : ne présentez jamais des précommandes comme des ventes définitives si les conditions de livraison, de remboursement ou d’annulation ne sont pas encore établies.

Semaine 4 : décider de la prochaine étape

À la fin du mois, faites le bilan.

  • Continuer : des clients manifestent un intérêt réel et certains sont prêts à payer.
  • Ajuster : le besoin existe, mais le prix, le produit ou la méthode de vente doit être amélioré.
  • Changer d’idée : la demande est trop faible ou le projet est trop coûteux ou difficile à réaliser dans les conditions actuelles.

Cette démarche ne garantit pas la réussite, mais elle vous permet de prendre une décision plus éclairée avant d’engager davantage de ressources.

3. Calculer le budget nécessaire pour démarrer

Avant de lancer votre activité, vous devez connaître le montant minimal nécessaire pour commencer et les dépenses à prévoir pendant les premiers mois.

Établissez une liste comprenant notamment :

  • les frais d’enregistrement et les autorisations éventuelles ;
  • l’achat de matériel ou de marchandises ;
  • la création d’un site Web ou d’outils numériques ;
  • le transport, la livraison et les frais de communication ;
  • la publicité et la prospection ;
  • les assurances et les frais professionnels ;
  • une réserve pour les imprévus.

Prenons un exemple fictif. Vous souhaitez lancer une petite activité de vente en ligne. Vous estimez vos dépenses initiales à 500 dollars et vos frais mensuels à 150 dollars.

Si vous voulez disposer d’une marge de sécurité couvrant trois mois de frais courants, votre budget de départ serait de 950 dollars, sans compter les autres dépenses imprévues éventuelles.

Le calcul est simple :

Budget de départ = dépenses initiales + frais mensuels prévus + réserve de sécurité.

Les montants doivent être adaptés à votre situation et à votre pays. Ne dépensez pas toutes vos économies pour donner une apparence professionnelle à une entreprise dont la demande n’a pas encore été validée.

4. Construire un mini-plan d’affaires sur une page

Vous n’avez pas besoin de rédiger immédiatement un document de cinquante pages. Commencez par résumer votre projet sur une seule page.

Votre mini-plan doit répondre à six questions :

Le produit ou le service : que vendez-vous exactement ?

Le client cible : qui est le plus susceptible d’acheter votre offre ?

Le besoin : quel problème résolvez-vous ?

Le prix : combien le client paiera-t-il ?

La vente : comment allez-vous trouver vos premiers clients ?

La rentabilité : combien vous restera-t-il après les dépenses liées à chaque vente et les autres frais de l’entreprise ?

Par exemple, si vous vendez un produit à 30 dollars et que son achat, son emballage et sa livraison vous coûtent 18 dollars, il vous reste 12 dollars par vente avant les frais fixes, les impôts et les autres dépenses non incluses dans ce calcul.

Ce montant est votre marge sur les coûts pris en compte, et non nécessairement votre bénéfice net.

Cet exercice vous aidera à déterminer si votre activité peut être rentable et combien de ventes vous devrez réaliser pour couvrir vos dépenses.

5. Trouver ses premiers clients sans gros budget

Au début, vous n’avez pas nécessairement besoin d’une grande campagne publicitaire. Vous devez surtout identifier les endroits où se trouvent vos clients et leur présenter une offre pertinente.

Voici quelques actions concrètes :

  • Créez une page professionnelle sur le réseau social utilisé par votre clientèle.
  • Présentez clairement vos produits ou services, vos prix et vos coordonnées.
  • Publiez des informations utiles qui démontrent votre sérieux.
  • Contactez directement des clients potentiels, sans envoyer de messages répétitifs ou non sollicités.
  • Demandez à vos premiers clients satisfaits de vous recommander.
  • Mesurez les résultats de vos actions : demandes reçues, rendez-vous obtenus, ventes réalisées et coûts engagés.

La confiance joue un rôle essentiel. Répondez rapidement aux questions, respectez les délais annoncés et soyez transparent sur vos prix et vos conditions.

Il vaut mieux commencer avec quelques clients bien servis que chercher à attirer des centaines de personnes sans être capable de répondre à leurs attentes.

6. Utiliser les outils numériques pour gagner du temps

Le numérique permet aux petites entreprises de travailler plus efficacement et d’atteindre des clients au-delà de leur quartier.

Selon votre activité, vous pouvez utiliser :

  • un tableur pour suivre les ventes et les dépenses ;
  • un outil de facturation adapté à votre pays ;
  • une messagerie professionnelle pour communiquer avec vos clients ;
  • une boutique en ligne pour présenter vos produits ;
  • des outils de gestion des commandes et des stocks ;
  • les réseaux sociaux pour faire connaître votre entreprise.

Si vous souhaitez créer une application ou une plateforme numérique, commencez par définir les fonctions indispensables. Évitez de financer des fonctionnalités coûteuses avant d’avoir confirmé les besoins des utilisateurs.

Dans une activité de livraison, par exemple, vous pourriez d’abord tester la prise de commandes et la gestion des livraisons avant d’investir dans une application complète.

L’objectif n’est pas d’utiliser le plus d’outils possible, mais de choisir ceux qui répondent à un besoin réel.

7. Vérifier les obligations légales avant de commencer

Une idée peut être intéressante commercialement tout en nécessitant des démarches administratives particulières.

Certaines activités sont réglementées, notamment dans les domaines de l’alimentation, de la santé, du transport, de l’immobilier, de la finance et de la garde d’enfants ou d’animaux.

Selon le lieu où vous exercez, vous pourriez avoir besoin d’un enregistrement d’entreprise, d’un permis, d’une assurance, d’une qualification professionnelle ou d’une autorisation spécifique.

Les obligations varient selon le pays, la région, la municipalité et la nature de l’activité.

Avant de vendre, vérifiez les exigences auprès des organismes officiels concernés et, si nécessaire, auprès d’un comptable, d’un juriste ou d’un conseiller en création d’entreprise.

Si vous envisagez de vendre en ligne, renseignez-vous également sur les règles applicables aux taxes, à la protection des consommateurs, aux données personnelles et aux remboursements.

Important : les exemples et les idées présentés dans cet article sont des pistes d’inspiration, et non des promesses de revenus. La rentabilité dépend notamment du marché, des coûts, de la concurrence, de la qualité de l’exécution et de nombreux facteurs propres à chaque projet.

8. Préparer un plan d’action pour les 90 premiers jours

Après avoir testé votre idée pendant un mois, vous pouvez organiser les deux mois suivants autour d’objectifs mesurables.

Jours 1 à 30 : valider l’idée. Interrogez vos clients potentiels, préparez une offre simple et vérifiez leur volonté de payer.

Jours 31 à 60 : lancer une première version. Réalisez vos premières ventes, améliorez votre service et identifiez les dépenses qui peuvent être réduites.

Jours 61 à 90 : évaluer les résultats. Analysez les ventes, la marge, les commentaires des clients et les possibilités de fidélisation. Décidez ensuite s’il est raisonnable d’investir davantage.

À chaque étape, fixez des objectifs réalistes et suivez vos résultats. Le chiffre d’affaires seul ne suffit pas : une entreprise peut vendre beaucoup tout en perdant de l’argent.

Conclusion : votre business commence par une décision

Vous n’avez pas besoin de tout savoir avant de vous lancer. Vous devez cependant être prêt à poser les bonnes questions, à tester vos idées et à apprendre de vos erreurs.

Ne commencez pas par dépenser beaucoup d’argent pour donner une apparence professionnelle à votre projet. Commencez par comprendre vos futurs clients, vérifier la demande et calculer vos coûts.

Votre première victoire ne sera peut-être pas de posséder un grand bureau ou de réaliser des milliers de ventes. Ce sera de trouver votre premier client, de lui apporter une vraie solution et de réussir à lui vendre votre produit ou votre service dans des conditions viables.

Êtes-vous prêt à passer à l’action ?

Choisissez une idée, identifiez dix clients potentiels et planifiez votre première semaine de travail. Vous n’avez pas besoin de réussir tout aujourd’hui. Vous devez simplement poser la première pierre d’un projet que vous pourrez construire, étape par étape.

Où irez-vous ce soir?

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Rendez-vous du Dimanche 18 octobre

Rive-Nord

À Laval

1. Spectacle et activités d’Halloween au Centre de la nature

901, avenue du Parc, Laval

Le spectacle familial À la découverte des dinosaures est annoncé à 11 h 30 et 14 h 30. Des jeux thématiques de type western sont également prévus de 11 h à 16 h.

2. Marche guidée et documentaire

Parc de la Rivière-des-Mille-Îles

Une activité autour du documentaire À pied, de Vali Fugulin : marche guidée de 14 h à 15 h, puis projection et discussion de 15 h à 17 h. L’activité est annoncée gratuitement.

3. Le Cosmodôme

2150, autoroute des Laurentides, Laval

Une sortie intérieure consacrée à l’espace et aux missions spatiales interactives. Horaire habituel annoncé le dimanche : 10 h à 17 h. Vérifie les disponibilités et les tarifs avant de partir.

*À Terrebonne et Blainville*

4. La Grande marche Pierre Lavoie

Terrebonne — dimanche 18 octobre

Une activité de plein air pour marcher et profiter de l’automne. L’événement figure au calendrier municipal de Terrebonne. Consulte les détails du départ et du parcours avant de te déplacer.

*Ville de Terrebonne*

*Calendrier officiel de Terrebonne*

5. La Maison enchantée

Blainville — du 16 au 25 octobre

Une activité saisonnière à découvrir pendant la période d’Halloween. Les horaires varient selon les séances : vérifie les modalités d’accès auprès de la Ville.

*Ville de Blainville*

*Agenda officiel de Blainville*

6. Expositions artistiques à Blainville

L’exposition automnale du Club Photo est annoncée jusqu’au 1er novembre au centre d’exposition. Une option tranquille pour une sortie culturelle. Vérifie les heures d’ouverture.

*Montréal*

7. Foire d’automne du Vieux-Port

En famille

12 h à 18 h · Vieux-Port

Manèges, jeux d’adresse et kiosques gourmands : une option pour profiter de l’ambiance automnale.

Tarifs selon les attractions.

8. Festilumi Halloween

Soirée · Marché Central

Un parcours lumineux d’environ 1,5 km, réparti en univers thématiques. Les entrées sont annoncées entre 18 h et 20 h 30.

Billets annoncés à partir de 14,95 $.

9. Mamma Mia! à la Place des Arts

13 h et 19 h 30 · Quartier des spectacles

Une comédie musicale rythmée par les chansons d’ABBA, idéale pour une sortie en couple ou entre amis.

Billetterie evenko.

10. AURA à la basilique Notre-Dame

19 h et 21 h · Vieux-Montréal

Un spectacle immersif de lumière et de musique dans l’architecture de la basilique.

Billets annoncés à partir de 27,02 $.

11. Tranquille à roulettes

10 h à 22 h · Esplanade Tranquille

Une ambiance rétro pour patiner à roulettes au cœur du Quartier des spectacles. Vérifie les conditions d’accès et la disponibilité du matériel.

12. Igorrr — concert électro-métal

19 h 30 · MTELUS

Pour les amateurs de musique expérimentale et de métal.

13. Bruce Cockburn — folk

20 h · Gesù

Un concert pour les amateurs de guitare et de musique folk canadienne.

14. L2B — spectacle rap

20 h · L’Olympia

Une option pour les amateurs de rap français.

*Rive Sud*

15. Halloween à l’ArchéoMusée : les pirates fantômes

En famille

La Prairie · Dimanche 18 octobre

Une activité thématique autour d’Halloween, annoncée pour tous les âges. Une bonne option pour les familles à la recherche d’une sortie originale.

16. La Grande marche de Chambly

10 h · Parc naturel des Ruisseaux

Une activité de plein air organisée dans le cadre du Grand défi Pierre Lavoie. La marche est annoncée gratuitement pour les participants.

17. Coucou Passe-Partout, le spectacle !

15 h · Théâtre Manuvie, Brossard

Une sortie avec les enfants autour de l’univers de Passe-Partout.

18. Activités à la bibliothèque de Brossard

Salle Colette-Bédard · 10 h à 12 h 15 et 14 h

Biblio-Jeux pour les tout-petits, puis heure du conte en espagnol pour les enfants de 3 ans et plus. L’heure du conte affiche des places disponibles selon le calendrier consulté.

19. Les Trois fabuleux

Longueuil · 11 h et 13 h

Un spectacle familial mêlant conte et danse percussive, destiné aux enfants de 3 à 6 ans. Le tarif annoncé est de 8 $, avec inscription requise.

20. Jardin céleste — installation lumineuse

Gratuit

Brossard · Dès 17 h, jusqu’à 23 h

Une sphère lumineuse de neuf mètres, entourée de globes et d’installations artistiques. Une idée originale pour une promenade en soirée après le coucher du soleil.

Lieu : place de la Gare, 2000, rue de l’Éclipse, secteur Solar Uniquartier. Installation annoncée jusqu’au 2 novembre.

21. Promenade au parc Michel-Chartrand

Petit budget

Longueuil · Parc ouvert jusqu’à 23 h

Une balade en forêt pour profiter des couleurs d’automne, prendre des photos et se détendre. Privilégie les sentiers avant la tombée de la nuit.

Adresse : 1895, rue Adoncour, Longueuil.

Demain, une nouvelle grève à la Ville de Montréal, et la même question sur sa méthode de négociation

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Les quelque 3100 professionnels de la Ville de Montréal entament demain une grève en soirée, la nuit et durant les fins de semaine. Ce conflit ressemble beaucoup à ceux que ce journal a suivis depuis septembre, et il pose la même question sur la façon dont l’administration mène ses négociations.

Le Syndicat des professionnelles et professionnels municipaux de Montréal, indépendant des grandes centrales, a déposé un avis de grève entrant en vigueur lundi 19 octobre. Il visera les jours de semaine de 17 h à 8 h, ainsi que les fins de semaine complètes. La présidente, Anne Dorais, affirme que les services essentiels seront assurés conformément à la loi. Le mandat de grève illimitée avait été adopté à 90,61 % le 23 septembre. Ces employés travaillent notamment dans les bibliothèques, les technologies de l’information, la gestion de l’eau, la culture, l’environnement et les finances. Ils sont sans convention collective depuis le 1er janvier 2024, soit depuis deux ans et neuf mois.

Le choix des horaires visés n’a rien d’accidentel.

Mme Dorais l’a baptisée la grève du grand dérangement. Elle compte sur les bibliothèques, les services culturels et les services informatiques, où le travail déborde régulièrement des heures normales, pour que la Ville ressente l’absence de ces employés. Elle a aussi rappelé que le processus budgétaire est très intense à l’automne et exige souvent des soirées de travail. La stratégie est habile : elle limite les inconvénients pour la population tout en pesant sur l’administration au moment de la préparation du budget de 2027.

Cette grève s’ajoute à une série de négociations qui semblent progresser surtout sous la pression.

Les professionnels avaient déjà débrayé pendant 24 heures le 30 mars, et les cols bleus de la Ville ont fait grève le 4 février, puis du 15 au 18 avril. Début septembre, une entente de principe est intervenue avec les pompiers, environ deux ans et huit mois après l’échéance de leur convention. Les membres doivent encore se prononcer. Les cols bleus, de leur côté, ont conclu une entente de principe le 21 septembre, alors qu’une grève de six jours devait débuter le lendemain, en pleine tenue des Championnats du monde de cyclisme. Ce journal avait alors souligné que la Ville semblait attendre un ultimatum à haute visibilité avant de négocier sérieusement. Avec les professionnels, la même dynamique se reproduit, cette fois sans l’effet de levier d’un grand événement, mais avec une échéance budgétaire qui joue un rôle semblable.

Le litige porte sur un enjeu que tous les contribuables comprennent.

Selon le syndicat, il s’agit notamment du maintien du pouvoir d’achat de ses membres. La présidente refuse toute négociation qui se traduirait par un recul des conditions de travail. À ce jour, ce journal n’a trouvé aucun exposé public détaillé des offres de la Ville, et le contenu des ententes de principe demeure confidentiel jusqu’aux votes. Le public ne sait donc pas si l’écart est mince ou considérable, ni ce que coûterait un règlement.

Ce silence s’accompagne d’un autre, financier celui-là.

L’arrondissement de Ville-Marie a annoncé une hausse de 10 % de sa taxe locale dans son budget de 2027. Cette taxe ne représente qu’une partie du compte de taxes, mais elle s’ajoute à la hausse que la Ville dévoilera dans son propre budget. Les contribuables ont donc le droit de savoir quelle provision ce budget réserve aux règlements de conventions collectives. La Ville négocie avec les professionnels et avec les cols blancs, qui étaient toujours en négociation au début de septembre. La convention des policiers arrive aussi à échéance en décembre. Le coût de ces ententes pèsera sur les finances de la Ville et, selon les arbitrages budgétaires, sur le compte de taxes.

Ce que l’administration devrait faire dès cette semaine.

Elle devrait expliquer publiquement, sans trahir ses positions de négociation, ce qui sépare les parties et dans quelle mesure le cadre budgétaire qu’elle invoque limite sa marge de manœuvre. Elle devrait aussi détailler la provision prévue pour les règlements dans le prochain budget. Une grève qui cible les soirs et les fins de semaine passera peut-être inaperçue pour bien des Montréalais, mais elle rappelle que la Ville règle ses conflits de travail au dernier moment, et que ce rythme coûte cher en confiance, en services et, tôt ou tard, en dollars.

Vieux-Montréal, un projet de piétonnisation mis de côté sans que son remplaçant existe

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Pour 485 000 dollars, l’administration vient de retirer au Vieux-Montréal une partie de son avenir piéton pour l’orienter vers l’hippodrome. La somme est modeste. La manière de procéder, moins.

Mercredi 14 octobre, le comité exécutif de la Ville a entériné le retrait de 485 000 dollars du budget prévu pour la reconfiguration des rues du Vieux-Montréal. L’argent servira à financer des études sur le prolongement de la rue Jean-Louis-Lévesque, à l’est de l’ancien hippodrome, jusqu’à la rue Paré. Un nouveau projet pour le Vieux-Montréal sera élaboré ultérieurement, sans qu’aucun échéancier ait été communiqué.

Une révision défendable.

Le président du comité exécutif, Claude Pinard, soutient que les plans de l’ancienne administration ne répondaient pas aux besoins des résidents et promet une mise à jour fondée sur les meilleures pratiques. Le dossier était déjà fragile, puisque les reconfigurations du « royaume des piétons » de Valérie Plante n’avaient jamais été réalisées. La Presse rapportait en juillet que la Ville remettait ce projet en question.

Les commerçants du quartier n’étaient pas unanimes. Un sondage mené en juin 2023 par la Société de développement du Vieux-Montréal auprès de 141 entrepreneurs, commerçants et gestionnaires de bureaux, montrait que 70 % s’opposaient à la piétonnisation de leur propre rue, et 55 % à celle d’autres secteurs du quartier. Ce sondage reposait sur une participation volontaire. Il ne permet donc pas de conclure que ces proportions valent pour l’ensemble des entreprises du Vieux-Montréal. Il montre néanmoins des inquiétudes réelles, surtout sur l’accessibilité et la logistique des livraisons. Remettre le dossier sur la table pour mieux consulter est défendable.

Un site qui mérite de l’attention.

Le site de l’ancien hippodrome pourrait accueillir jusqu’à quelque 20 000 logements selon la cible de la Ville. L’accessibilité du secteur y est un enjeu documenté. Financer une étude routière va dans le sens d’un développement qui doit être desservi, en pleine crise du logement.

C’est la façon de faire qui pose problème.

Christopher McCray, seul élu de Projet Montréal dans Ville-Marie, dénonce la décision. Il l’a résumée par la formule « déshabiller Pierre pour habiller Paul ». Une somme prévue pour un projet est déplacée vers un autre par un transfert du comité exécutif, sans échéancier de remplacement. Commerçants et résidents, favorables ou non à la piétonnisation, se retrouvent sans plan précis ni date. Un comité consultatif existait déjà en juillet, mais aucune consultation propre au nouveau projet n’a été annoncée.

Un mouvement plus large.

Le 6 août, l’administration a annoncé des ajustements au projet de la rue Sainte-Catherine Est. Elle prévoit toujours une rue réservée aux piétons sur un kilomètre, entre Berri et Papineau. Mais l’aménagement sera flexible, de façon à pouvoir en faire une rue partagée au besoin. Les travaux, prévus à l’automne 2027, s’échelonneront jusqu’en 2030. Le plan précédent prévoyait une piétonnisation à l’année. Prises une à une, ces décisions s’expliquent par la prudence commerciale. Prises ensemble, elles laissent entendre que l’administration recule sur la piétonnisation du centre sans avoir exposé sa propre vision de l’espace public.

Ce que la Ville devrait annoncer maintenant.

Elle doit fixer un échéancier précis pour le nouveau projet du Vieux-Montréal et engager une vraie consultation des résidents, des commerçants et de leurs associations avant d’y consacrer d’autres fonds. Elle doit aussi publier les paramètres de l’étude sur la rue Jean-Louis-Lévesque, avec un calendrier et un coût total. Un plan qu’on retire pour en préparer un autre devrait se mesurer à ce que le suivant apportera, pas seulement à ce qu’on enlève au précédent.