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Triomphe et émotions au 35e Gala SOCAN : Plamondon et Marjo à l’honneur à Montréal

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La 35e édition du Gala SOCAN a célébré dimanche à la TOHU les créateurs et créatrices de la musique francophone canadienne, dans une soirée marquée par des hommages et des performances inédites.

Figure majeure de la chanson, Luc Plamondon a reçu le Prix Excellence pour l’ensemble de sa carrière, salué par une relecture collective de ses œuvres par plusieurs artistes de différentes générations. De son côté, Marjo s’est vu décerner le Prix Empreinte culturelle pour la chanson « Provocante ».

La cérémonie, animée par Philippe Fehmiu et dirigée musicalement par Chloé Lacasse, a également rendu hommage au groupe Harmonium et à son leader Serge Fiori, dont la chanson « Un musicien parmi tant d’autres » a été primée.

Parmi les autres lauréats, le trio Men I Trust a remporté le Prix international, tandis que JF Pauzé et Marc « Ruffsound » Vincent ont été récompensés dans les catégories d’écriture.

La soirée a été ponctuée de prestations de Cœur de pirate, Les Trois Accords et Loud, illustrant la vitalité et la diversité de la scène musicale d’ici.

Ottawa annonce de nouvelles aides face aux tarifs américains contre le Canada

Le gouvernement canadien doit annoncer lundi de nouvelles mesures de soutien destinées à atténuer l’impact des droits de douane américains sur plusieurs secteurs économiques clés, a indiqué Innovation, Sciences et Développement économique Canada.

La ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, et le ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon, dévoileront ces mesures lors d’un point de presse prévu lundi matin à Vars, en Ontario.

Selon le communiqué, ces initiatives visent à « protéger et renforcer » les secteurs les plus touchés par les barrières commerciales imposées par les États-Unis, dans un contexte de tensions persistantes entre les deux partenaires économiques.

Les ministres seront accompagnés de membres du Cabinet et de députés fédéraux. Une période de questions avec les médias est prévue à l’issue de l’annonce.

Ottawa cherche ainsi à soutenir les entreprises affectées et à préserver leur compétitivité, alors que plusieurs industries canadiennes subissent les répercussions de politiques commerciales protectionnistes au sud de la frontière.

Canada : un hommage aux héros de la bataille de l’Atlantique, 81 ans après

Le ministère de la Défense nationale du Canada a souligné dimanche le 81e anniversaire de la fin de la bataille de l’Atlantique, la plus longue campagne militaire de la Seconde Guerre mondiale.

Des cérémonies ont réuni des membres de la Marine royale canadienne, de l’Aviation royale canadienne et de la communauté navale pour rendre hommage aux milliers de marins, aviateurs et civils engagés dans cet affrontement crucial.

Déclenchée en septembre 1939 après le torpillage du paquebot SS Athenia, la campagne a duré 2 075 jours. Elle visait à sécuriser les convois reliant l’Amérique du Nord à l’Europe, essentiels à l’effort de guerre allié. Au total, plus de 26 800 navires ont traversé l’Atlantique, malgré des pertes estimées à environ 540 bâtiments.

Le conflit a coûté la vie à plus de 2 200 marins canadiens, 900 aviateurs et 1 700 membres de la marine marchande. Leur engagement a contribué à la victoire des Alliés en assurant l’acheminement de ressources stratégiques vers l’Europe.

La flotte canadienne, qui ne comptait que quelques navires au début du conflit, s’est considérablement développée pour devenir l’une des plus importantes au monde. Les forces canadiennes ont notamment participé à la destruction de nombreux sous-marins allemands et à l’escorte de milliers de convois.

« Leur héritage continue de nous guider », a déclaré le commandant de la marine, soulignant l’importance actuelle d’une force maritime solide face aux défis contemporains.

L’Espace Riopelle franchit une étape clé avant son ouverture

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Le Musée national des beaux-arts du Québec a franchi une étape majeure dans la réalisation de l’Espace Riopelle – Pavillon Michael Audain, avec la première livraison du bâtiment appelé à ouvrir ses portes en octobre prochain.

Deux ans après le début du chantier, l’entrepreneur Tisseur a procédé à une remise symbolique de l’édifice aux autorités, dont la première ministre Christine Fréchette. La cérémonie s’est tenue dans le hall central du pavillon, en présence de plusieurs responsables politiques et partenaires du projet.

Ce nouvel espace, dédié à l’œuvre de Jean Paul Riopelle, constitue l’un des plus importants legs des célébrations du centenaire de l’artiste. Il accueillera la plus vaste collection publique de ses œuvres, dans un bâtiment conçu pour favoriser le dialogue entre art et nature, avec des vues sur le fleuve Saint-Laurent.

Doté d’un budget de 84 millions de dollars, le projet repose sur un partenariat entre l’État et des mécènes privés, dont Michael Audain et Pierre Lassonde. Le gouvernement du Québec a contribué à hauteur de 44 millions de dollars.

Les équipes du musée sont désormais à pied d’œuvre pour aménager les espaces d’exposition et préparer l’accueil du public. Quatre expositions inaugurales sont prévues, dont une rétrospective majeure de Riopelle et la présentation de la fresque « L’Hommage à Rosa Luxemburg ».

Présenté comme un équipement culturel de calibre international, le pavillon ambitionne de renforcer le rayonnement artistique de Québec et d’attirer des visiteurs du monde entier.

Carney : l’homme des chiffres face au vertige du politique

Dans l’irruption de Mark Carney au sommet de l’État canadien, on décèle quelque chose qui intrigue autant qu’il inquiète. Non pas que l’homme manque de compétence — il en déborde, à la manière des grands commis formés dans les temples feutrés de la finance mondiale — mais parce que sa vision du politique semble s’inscrire dans cette tendance contemporaine où l’économie ne se contente plus de guider l’action publique : elle la remplace.

Car enfin, que nous dit Carney ? Que le Canada doit se doter d’un fonds souverain, investir massivement, se prémunir contre les aléas d’un monde instable. Soit. Mais depuis quand la prudence financière tient-elle lieu de projet collectif ? Depuis quand la nation se résume-t-elle à un portefeuille à équilibrer, fût-il de 25 milliards de dollars ?

Il y a, dans cette gouvernance par les chiffres, une illusion redoutable : celle de croire qu’un pays peut se piloter comme une banque centrale. Or, un peuple n’est pas un bilan. Il est fait de passions, de contradictions, d’espérances que ne sauraient contenir ni les modèles économiques ni les prévisions budgétaires. À vouloir trop rationaliser, on finit par assécher ce qui fait le cœur même du politique : le conflit, le choix, la vision.

À cet égard, Carney est bien l’homme de son temps : prudent jusqu’à l’excès, ambitieux sans éclat, réformateur sans rupture. Il corrige les déficits mais évite les fractures, il investit sans bouleverser, il rassure sans entraîner. C’est une politique du « en même temps » version technocratique, où l’on promet la transformation sans jamais en assumer le coût symbolique.

Mais le Canada, comme tant d’autres démocraties occidentales, est à la croisée des chemins. Entre la tentation du repli et l’exigence d’ouverture, entre la souveraineté économique et l’interdépendance mondiale, il lui faudra plus qu’un bon gestionnaire. Il lui faudra une voix.

Et c’est peut-être là que le bât blesse. Car si Carney sait parler aux marchés, il reste à savoir s’il saura parler au peuple.

Susann Mayhead prend les rênes de Mercedes-Benz Canada

Mississauga — Mercedes-Benz Canada a annoncé la nomination de Susann Mayhead au poste de présidente-directrice générale, entrée en fonction le 1er mai 2026. Elle succède à Andreas Tetzloff, qui quitte ses fonctions après plus de 30 ans de carrière au sein du groupe.

Cette décision, entérinée par Mercedes-Benz Group AG, s’inscrit dans une stratégie de continuité et de croissance sur le marché canadien. La nouvelle dirigeante supervisera l’ensemble des activités de la marque au pays, incluant les gammes Mercedes-Benz, Mercedes-AMG, Mercedes-Maybach et les véhicules utilitaires, ainsi qu’un réseau de 57 concessionnaires.

Forte d’un parcours international entamé en 2000 au sein de Daimler Financial Services, Susann Mayhead a occupé plusieurs postes de direction en Europe et en Amérique du Nord. Elle dirigeait récemment les ressources humaines et les relations de travail chez Mercedes-Benz Mobility AG.

Sa nomination intervient alors que le constructeur célèbre 140 ans d’innovation, depuis le brevet de la première automobile par Carl Benz en 1886, et poursuit le déploiement de nouvelles gammes, notamment électriques.

Avec environ 250 employés au Canada, Mercedes-Benz Canada entend poursuivre son développement dans un contexte de transformation du secteur automobile.

Mémoire de guerre : une réplique de l’« arbre du danger » pour honorer Beaumont-Hamel

À l’approche du 110e anniversaire de la bataille de Beaumont-Hamel, Anciens Combattants Canada a dévoilé une réplique de l’emblématique « arbre du danger », symbole marquant de la Bataille de la Somme.

Le 1er juillet 1916, lors de cette offensive, près de 90 % des soldats du Newfoundland Regiment ont été tués ou blessés en moins d’une heure, beaucoup au pied de cet arbre devenu un puissant lieu de mémoire.

Conçue en collaboration avec Université Memorial de Terre-Neuve, la réplique a été réalisée par son département des services techniques, avec une finition artistique assurée par Brittany Mitchell. L’œuvre sera installée de façon permanente au Mémorial terre-neuvien à Beaumont-Hamel.

« Ce monument symbolise à la fois la perte et l’espoir », a souligné la rectrice Janet Morrison, rappelant la vocation mémorielle de l’université, fondée pour honorer les disparus.

La ministre Jill McKnight a, pour sa part, évoqué « un moment solennel » de l’histoire de Terre-Neuve-et-Labrador, saluant le courage et les sacrifices des soldats.

Transportée en France par les Forces armées canadiennes, la réplique sera inaugurée le 30 juin, à la veille des commémorations officielles, afin de perpétuer le souvenir des combattants tombés lors de l’une des batailles les plus meurtrières de la Première Guerre mondiale.

Renaud-Bray ferme une deuxième librairie en grève à Québec, la CSN dénonce un « geste antisyndical »

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La chaîne Renaud-Bray a annoncé vendredi la fermeture de sa succursale de Laurier Québec, une décision qui frappe de plein fouet des employés en grève depuis novembre 2024 et ravive les tensions avec le syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Après la fermeture de la librairie des Galeries de la Capitale en octobre, cette nouvelle décision a été communiquée par courrier recommandé aux travailleurs concernés. Ces derniers réclamaient une hausse salariale d’environ un dollar au-dessus du salaire minimum.

La CSN a vivement réagi, accusant l’entreprise de chercher à « anéantir » les revendications syndicales. Elle dénonce une stratégie d’intimidation et promet de contester la fermeture devant le Tribunal administratif du travail, évoquant une possible entrave aux activités syndicales.

Selon la centrale, plusieurs décisions antérieures du tribunal ont déjà conclu à des manquements de l’employeur, notamment l’usage de briseurs de grève et un défaut de négocier de bonne foi.

Environ 60 employés sont touchés par ce conflit, entamé il y a plus de 17 mois, dans un contexte où leur convention collective est échue depuis fin 2023. Les négociations sont au point mort depuis l’été dernier, accentuant l’incertitude pour les travailleurs.

Ordre de Montréal 2026 : 17 personnalités honorées pour leur contribution à la métropole

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Le comité exécutif de la Ville de Montréal a entériné la nomination de 17 personnalités qui recevront, le 8 mai, les insignes de l’Ordre de Montréal, la plus haute distinction honorifique de la métropole.

« Ces personnes d’exception partagent une volonté de mettre leur expertise au service du bien commun », a déclaré la mairesse Soraya Martinez Ferrada, saluant des parcours aux impacts « concrets et durables » sur la collectivité.

Le grade de commandeur, le plus élevé, sera décerné notamment à la scientifique Christiane Ayotte, à l’homme d’affaires Stephen Bronfman, à l’ancien sprinteur olympique Bruny Surin et à l’explorateur Bernard Voyer.

Au rang d’officier figurent plusieurs personnalités issues de milieux variés, dont l’artiste Diane Juster, le gestionnaire sportif Richard Legendre et la juriste Catherine Régis, spécialiste de l’intelligence artificielle.

Onze autres récipiendaires recevront le titre de chevalier, parmi lesquels le compositeur Denis Gougeon, le médecin et chercheur Guy Sauvageau ainsi que le fondateur du Fonds 1804 pour la persévérance scolaire, Édouard Staco.

Créé en 2017 à l’occasion du 375e anniversaire de Montréal, l’Ordre vise à reconnaître des citoyennes et citoyens dont les réalisations contribuent au rayonnement local et international de la ville. Les candidatures sont évaluées par un conseil consultatif indépendant, chargé d’apprécier l’impact et l’exemplarité des parcours.

Avec cette nouvelle cohorte, Montréal rend hommage à des figures issues de la culture, des sciences, des affaires et de l’engagement communautaire, illustrant la diversité et le dynamisme de la métropole.

Grand Montréal : des entreprises sous pression, mais déterminées à investir et à croître

Malgré un climat d’incertitude économique marqué, les entreprises du Grand Montréal restent résolument tournées vers la croissance et la productivité, selon un récent sondage publié par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Réalisée en avril 2026, l’enquête révèle que 52 % des entreprises se disent peu confiantes quant aux perspectives économiques du Québec à court terme. La conjoncture mondiale pèse lourd : près des trois quarts des répondants affirment être directement affectés par les bouleversements géopolitiques et économiques.

Face à ces défis, 64 % des entreprises indiquent avoir déjà amorcé — ou envisager — des transformations internes pour renforcer leur résilience. « Les entreprises sont sous pression, mais elles refusent l’inertie », a déclaré la présidente-directrice générale de la Chambre, Isabelle Dessureault.

Malgré les incertitudes, les ambitions demeurent : 46 % des entreprises misent prioritairement sur la croissance. Les principaux leviers identifiés sont l’amélioration de la productivité (54 %), l’innovation (46 %) et la diversification des marchés (42 %).

Les entreprises appellent toutefois à des actions concrètes des pouvoirs publics. Parmi les priorités évoquées figurent l’allègement du fardeau fiscal et réglementaire (37 %) et la modernisation des infrastructures (33 %), jugées essentielles pour soutenir la compétitivité.

Le sondage met également en lumière des préoccupations liées à l’accès aux talents, à l’évolution des politiques d’immigration et à une éventuelle révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique. Dans ce contexte, 75 % des entreprises craignent que des changements en matière d’immigration nuisent à l’attractivité du Québec.

La transition climatique constitue un autre enjeu majeur, avec 81 % des entreprises exprimant une forte inquiétude. Par ailleurs, plus de 70 % des répondants se disent favorables à une hausse des dépenses en défense, reflet d’un environnement international jugé instable.

La Chambre entend poursuivre le dialogue avec les décideurs politiques dans le cadre de sa série d’événements préélectoraux. Cette démarche culminera avec la publication d’un livre blanc en juin, visant à proposer des solutions concrètes pour renforcer les chaînes de valeur et relancer l’économie québécoise.